Face aux défis de l'infertilité, de nombreux couples et femmes seules se tournent vers la procréation médicalement assistée (PMA). La Belgique, avec sa législation progressiste et ses cliniques de fertilité réputées, est devenue une destination de choix pour les patients français et internationaux. Cet article vise à vous fournir un aperçu complet des aspects à considérer pour choisir la clinique de PMA la plus adaptée à vos besoins, en mettant l'accent sur la Belgique.

Pourquoi choisir la Belgique pour une PMA ?

La Belgique est particulièrement attractive pour les patients français en raison de sa législation plus souple en matière de PMA. En effet, contrairement à la France, la Belgique autorise l'accès à la PMA aux couples de femmes homosexuelles et aux femmes célibataires, leur offrant ainsi les mêmes droits que les couples hétérosexuels. Ce phénomène a conduit à l'expression « bébé Thalys », en référence au train reliant Paris à Bruxelles, symbolisant le choix de nombreuses Françaises de franchir la frontière pour réaliser leur projet parental.

Les critères essentiels pour choisir une clinique de PMA

Le choix d'une clinique de PMA est une décision personnelle et importante. Il est crucial de prendre en compte plusieurs facteurs pour s'assurer de faire le choix le plus éclairé possible.

Transparence et communication

La meilleure clinique de FIV n’est pas forcément celle qui affiche les meilleurs chiffres sur son site, mais celle qui vous propose des prix transparents, une communication claire, un accès réel aux médecins, un soutien émotionnel et des informations honnêtes sur vos chances de succès selon votre situation. Une clinique idéale doit vous aider en vous proposant des prix transparents et clairs, un accès facile au personnel, notamment aux coordinateurs, aux infirmières et aux médecins, ainsi qu’un soutien émotionnel et de l’empathie.

Informations sur les résultats escomptés

La meilleure clinique de fertilité doit être en mesure de fournir des informations sur les résultats escomptés de la FIV en fonction de votre situation médicale personnelle. Vous n’avez peut-être pas la garantie que le traitement sera couronné de succès, mais vous devez savoir que vous êtes soutenu par des professionnels qui se soucient de vous.

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Accréditation et conformité

Vous devez choisir une clinique qui adhère à un cadre national ou international établi par un organisme de réglementation approprié. Il s’agit notamment de l’ESHRE (European Society of Human Reproduction and Embryology), de la HFEA (Human Fertilisation and Embryology Authority) ou de l’ASRM (American Society for Reproductive Medicine).

Communication directe avec le médecin

Vérifiez si vous pourrez communiquer directement avec votre médecin. Les cliniques mettent à votre disposition un « coordinateur de patients » qui ne sera pas en mesure de répondre à toutes vos questions médicales - vérifiez quelle est la politique de la clinique en matière de communication et de délais de réponse.

Éviter les dépenses cachées

Méfiez-vous dépenses cachées ; une patiente a déclaré : « avant le transfert d’embryon congelé, on nous a demandé de faire signer et authentifier un autre formulaire de consentement, car la clinique en avait besoin d’un pour chaque procédure. Cela représente donc 80 euros supplémentaires.

Les étapes de la recherche d'une clinique de PMA

Nous recommandons à toute personne à la recherche d’un prestataire de soin d’adopter une approche en trois étapes pour trouver la clinique la mieux adaptée à ses besoins.

  1. Recherche préliminaire : En utilisant des plateformes spécialisées telles que www.cliniquesdefertilitealetranger.fr ou www.lesamisdudondovocytes.fr, vous pouvez facilement effectuer une première recherche de pays et de cliniques. Ce large éventail permettra de définir le ou les pays qui offrent légalement le traitement que vous recherchez.
  2. Analyse des besoins spécifiques : Dressez la liste de vos besoins spécifiques et comparez-les aux règles, réglementations et procédures propres à chaque pays.
  3. Examen approfondi : Une fois que vous avez fait une présélection raisonnable de pays ou de cliniques, vous pouvez commencer à en examiner les spécificités. Le taux de réussite des cliniques est de loin l’information la plus recherchée par les patients.

Les taux de réussite : une information à nuancer

Il n’existe pas de « classement » des cliniques de FIV permettant aux patients de situer les performances d’une clinique particulière par rapport à celles d’autres cliniques. À ce stade, on pourrait imaginer que toutes les cliniques communiquent leurs statistiques de la même manière, ce qui faciliterait grandement le processus. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Heureusement, il existe un certain nombre de ressources indépendantes et fiables qui peuvent être utilisées pour obtenir plus d’informations sur les taux de réussite par pays, par clinique ou par type de diagnostic ou de traitement.

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Il est crucial de comprendre que les taux de réussite peuvent varier considérablement en fonction de plusieurs facteurs, tels que l'âge de la patiente, son historique médical et le type de traitement effectué. Il est donc essentiel de discuter de vos chances de succès individuelles avec les médecins de la clinique.

Les coûts des traitements de PMA en Belgique

Hors frais de déplacement et de logement, celles qui décident de franchir la frontière devront débourser parfois jusqu’à 3 000 euros selon les traitements et les cliniques. Le prix des médicaments oscille entre 1000 et 1500 €. Les frais d’hospitalisation (anesthésie, chirurgie gynécologique - ovocyte, transfert d’embryons, laboratoire de FIV) : 1600-2500 €. Le coût du diagnostic préimplantatoire est de 1640 €.

Voici quelques exemples de prix pratiqués dans certaines cliniques belges :

  • Le travail du laboratoire coûte environ 1 450 €.
  • Il faut compter environ 900 euros pour une ponction d’ovocytes et 300 euros pour une ponction testiculaire.
  • Pour les coûts liés au laboratoire de fécondation in vitro, compter 1 850 euros.

Il est important de noter que ces prix sont indicatifs et peuvent varier en fonction de la clinique et des traitements spécifiques nécessaires. Il est donc conseillé de demander un devis détaillé à chaque clinique avant de prendre une décision.

Les types de traitements proposés

Les centres de PMA proposent une variété de traitements de fertilité, tels que la fécondation in vitro (FIV), le don d’ovocytes, le don de sperme, le don et transfert d’embryon, l’ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïdes) et l’IAD (insémination artificielle avec donneur). Le centre de PMA propose toute une série d’examens (bilan hormonal, analyse de sperme, échographie, hystérographie, hystéroscopie ou laparoscopie).

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  • Centres de type A : Ces centres prennent en charge le traitement jusqu’à la phase de ponction ovocytaire.
  • Centres de type B : La fécondation in vitro et les transferts d’embryon sont réalisés dans les centres de type B qui disposent d’un laboratoire d’embryologie.

Les défis et les espoirs de la PMA

Quarante ans après les débuts de la fécondation in vitro, le nombre d’enfants nés grâce aux diverses techniques d’assistance médicale à la procréation a explosé. Le 25 juillet 1978, il y a quarante ans, une enfant du nom de Louise Joy Brown voyait le jour à l’hôpital d’Oldham, au Royaume-Uni. Son nom s’est depuis étalé sur les couvertures des journaux comme celui du premier « bébé-éprouvette » au monde, conçu par fécondation in vitro (FIV). Cette technique consiste à mettre en contact spermatozoïdes et ovule en laboratoire, puis à transférer les embryons dans l’utérus de la patiente. Depuis, plus de 8 millions de bébés auraient été conçus de cette façon dans le monde.

La FIV, tout comme d’autres techniques de procréation médicalement assistée (PMA), est de plus en plus utilisée par les couples ne parvenant pas à procréer, mais avec de fortes variations selon les Etats. En Europe, l’Espagne est souvent désignée comme le plus actif en la matière. C’est là que s’initient en effet le plus grand nombre de « cycles » d’assistance médicale à la procréation : près de 119 000 en 2015, contre 94 000 pour la France, qui compte 20 millions d’habitants de plus que son voisin ibérique. Ces données sont récoltées par l’ESHRE, la société européenne de reproduction humaine et d’embryologie. Elle publie chaque année dans la revue Human Reproduction un rapport sur la PMA et calcule notamment le pourcentage que représentent les enfants qui en sont issus dans les naissances annuelles. En Espagne, il représente 6,4 % des enfants qui ont vu le jour en 2014. C’est un peu moins en Belgique, où 4,6 % des nouveau-nés sont concernés. Au contraire, en Irlande ou encore en Roumanie, les enfants conçus grâce à la PMA ne dépassent pas 1 % des naissances annuelles.

Pourquoi de telles différences ? « Les situations entre les pays sont très variables, il est difficile de faire des comparaisons entre eux », relève Françoise Merlet, du pôle assistance médicale à la procréation à l’agence de biomédecine. Les professionnels de l’infertilité signalent toutefois plusieurs facteurs :

  • Les conditions de remboursement : En France, la prise en charge par la solidarité nationale permet aux couples, quelles que soient leurs ressources, de recourir à l’assistance médicale à la procréation. Un couple peut ainsi effectuer quatre tentatives de fécondation in vitro, à condition que la femme ait moins de 43 ans. Or le remboursement par l’Etat influe sur le nombre de demandes, comme l’indique la professeure Christine Wyns, cheffe du service de gynécologie-andrologie des cliniques universitaires Saint-Luc, à Bruxelles. En Belgique, l’amélioration de la prise en charge des frais liés à la procréation médicalement assistée, en 2003, a entraîné une hausse du nombre de fécondations in vitro. « Mais dans certains pays, il n’existe pas ou peu de couverture des frais », rappelle-t-elle, ce qui peut priver certains couples de traitement. Par exemple, en Roumanie, où le taux d’enfants nés grâce à l’assistance médicale à la procréation est bien plus faible, le programme national de remboursement ne concerne qu’une seule tentative.
  • La législation : Les pays les plus actifs dans la PMA font souvent partie de ceux qui autorisent les couples de femmes homosexuelles, ou les femmes seules, à en bénéficier. L’Espagne attire ainsi de nombreux patients et se classe parmi les premiers en Europe dans le traitement de personnes étrangères. « Elles ne peuvent pas recourir à la procréation médicalement assistée dans leur pays, en raison du cadre législatif », explique Irene Cuevas, de la société espagnole de fertilité.
  • La facilité d’accès aux traitements : L’accès aux traitements influe également sur le nombre de tentatives. En France, hors traitements nécessitant un don notamment d’ovules, « il n’y a pas de liste d’attente », insiste Françoise Merlet, de l’agence de biomédecine. En Espagne aussi, les patients accèdent facilement aux différents traitements : comptez 41 établissements publics et 197 cliniques privées la pratiquant en 2015. Au contraire, il y a deux ans, la Roumanie comptait 22 centres déclarés, dont 13 permettant le remboursement du traitement. Un rapport de l’ESHRE note d’ailleurs que patients et professionnels du monde médical y plaident « pour un meilleur accès au traitement de l’infertilité et une stratégie nationale sur la fertilité ».

Le classement des cliniques de PMA en Belgique

Il est important de noter qu'il n'existe pas de classement officiel des cliniques de PMA en Belgique. Cependant, l'Agence de Biomédecine compile et retraite les données des centres de PMA, ce qui permet d'établir un classement basé sur les taux de réussite. Les données de 2016-2017 ont été publiées le 12 février 2021.

Le taux de réussite est calculé sur les transferts d’embryons frais et congelés (TEC). Les facteurs d’ajustement ont été testés dans un modèle statistique d’analyse univariée et multivariée afin d’estimer leur effet prédictif sur les taux d’accouchement. Ces modèles permettent d’estimer pour chacun des facteurs étudiés une pondération qui mesure l’effet prédictif « propre » de chaque facteur, indépendamment des autres facteurs du modèle (par exemple, l’effet du « nombre d’ovocytes obtenus » indépendamment de l’effet de « l’âge des femmes »).

Les alternatives à la Belgique

Si vous envisagez un traitement FIV en dehors de votre pays d’origine, l’Europe devrait définitivement être dans votre viseur. Renommée pour son expertise en médecine reproductive, l’Europe offre une gamme de destinations exceptionnelles pour ceux qui cherchent espoir et succès dans leur parcours de fertilité. Ces dernières années, la recherche d’un traitement FIV à l’étranger est devenue de plus en plus populaire parmi les couples confrontés à des défis de fertilité.

Voici quelques pays à considérer :

  • Espagne : L’Espagne s’est imposée comme une destination de premier plan pour les couples cherchant un traitement de la fertilité. Avec ses installations médicales avancées, son expertise en médecine de la reproduction et son cadre légal soutenant, l’Espagne offre une gamme d’options pour ceux qui poursuivent un traitement FIV. La loi espagnole autorise la FIV pour les couples mariés et non mariés, ainsi que pour les femmes célibataires. Bien que la limite d’âge pour le traitement FIV puisse varier légèrement d’une clinique à l’autre, l’Espagne permet généralement aux femmes jusqu’à l’âge de 50 ans de subir une FIV, garantissant ainsi que les patientes plus âgées ont également l’opportunité de réaliser leurs rêves de parentalité.
  • République Tchèque : La République Tchèque s’est imposée comme l’une des principales destinations pour le traitement FIV, offrant des installations modernes et un environnement favorable pour les couples en quête de solutions à leur infertilité. Le traitement FIV est disponible uniquement pour les couples hétérosexuels en République Tchèque. De plus, la limite d’âge pour le traitement FIV en République Tchèque est parmi les plus souples en Europe.
  • Grèce : La Grèce s’est imposée comme une destination de choix pour les individus recherchant un traitement FIV de haute qualité. Réputée pour ses installations médicales exceptionnelles, ses médecins expérimentés et ses options de traitement abordables, la Grèce offre un environnement accueillant pour les couples et les individus du monde entier. En Grèce, les femmes jusqu’à 54 ans sont éligibles pour les traitements FIV.
  • Chypre du Nord : Chypre du Nord s’est imposée comme une destination populaire pour les couples recherchant un traitement de Fertilisation In Vitro (FIV). À Chypre du Nord, le cadre légal pour le traitement FIV est favorable et accueille les patients tant nationaux qu’internationaux. Le pays adopte une approche progressiste permettant aux patients jusqu’à 58 ans, aux couples mariés, ainsi qu’aux femmes célibataires et aux couples de femmes homosexuelles de bénéficier d’un traitement FIV.
  • Portugal : Le Portugal émerge comme une destination populaire pour les couples recherchant des options de traitement FIV abordables. Le pays autorise les traitements FIV pour les couples hétérosexuels et homosexuels, assurant l’inclusivité et un accès égal aux services de fertilité. Les femmes sont éligibles pour le traitement FIV jusqu’à l’âge de 50 ans.
  • Lettonie : En matière de traitement de la fertilité, la Lettonie se distingue comme une destination attrayante en raison de sa technologie de pointe et de ses installations médicales avancées. La Lettonie dispose de lois progressives concernant le traitement FIV, le rendant accessible tant aux individus mariés que non mariés. Aucune limite d’âge spécifique n’est imposée pour subir un traitement FIV.
  • Danemark : Le Danemark est largement reconnu comme une destination de premier plan pour le traitement FIV, offrant aux patients des soins de haute qualité et des taux de réussite exceptionnels. Le pays propose des lois inclusives qui permettent l’accès au traitement FIV pour tous les patients, indépendamment de leur statut marital ou de leur orientation sexuelle. Selon la législation danoise, le traitement de fertilité n’est pas autorisé pour les femmes de plus de 46 ans.
  • Pologne : La Pologne est devenue une destination populaire pour les patients internationaux à la recherche d’options de traitement FIV de haute qualité.

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