L'allaitement est une période spéciale pour la mère et l'enfant, mais elle peut aussi soulever des questions concernant la prise de médicaments. De nombreuses mamans allaitantes s'interrogent sur la compatibilité de leurs traitements avec l'allaitement, surtout lorsqu'il s'agit de médicaments pour dormir. Cet article vise à informer les mères allaitantes sur les risques potentiels des médicaments, notamment ceux favorisant le sommeil, et à présenter les alternatives sûres pour garantir la santé de la mère et du bébé.
Allaitement et médicaments : une compatibilité possible ?
Si vous êtes une maman allaitante et que vous souffrez d’une maladie chronique nécessitant un traitement de longue durée, une question cruciale vous traverse l’esprit : puis-je prendre mes médicaments sans risque pour mon bébé ? Il est normal de s’inquiéter, car certains médicaments peuvent passer dans le lait maternel et impacter la santé de votre enfant. Mais bonne nouvelle : la majorité des traitements courants sont compatibles avec l’allaitement !
Risques liés à la prise de médicaments pendant l'allaitement
Lors de l'allaitement, certains médicaments sont déconseillés en raison des risques qu'ils présentent pour le nourrisson. Ces risques peuvent être classés en trois catégories principales :
Toxicité directe pour le nourrisson
Certains médicaments peuvent passer dans le lait maternel en quantités significatives et provoquer des effets indésirables chez le bébé. Par exemple, des antibiotiques peuvent entraîner des troubles digestifs ou affecter le développement dentaire de l'enfant. Autre exemple, des médicaments utilisés contre les troubles psychiques chez la mère peuvent induire une somnolence ou une léthargie chez le nourrisson. Lorsque le médicament passe dans le lait maternel, il est absorbé par le nourrisson et il peut provoquer des effets indésirables comparables ou supérieurs à ceux observés chez l’adulte. Certains médicaments peuvent déclencher des troubles digestifs banals de type constipation ou diarrhée. D'autres peuvent provoquer des troubles plus graves, voire une intoxication. Les risques de toxicité pour le nouveau-né sont plus importants chez les prématurés et les nourrissons qui souffrent de maladies du rein ou du foie. Parfois, un nouveau-né peut être sensibilisé à un médicament par le biais du lait maternel et présenter une réaction allergique plus tard dans sa vie.
Impact sur la production de lait maternel
Certains traitements peuvent réduire la production de lait. Par exemple, la bromocriptine, un agoniste dopaminergique pour la maladie de Parkinson, (Parlodel®), et la cabergoline (Cabergoline, Dostinex®), prescrite pour le traitement symptomatique de l’hyperprolactinémie, freinent la libération de prolactine, une hormone essentielle à la production de lait. D’autres diminuent la sécrétion du lait (par exemple, les diurétiques) ce qui les contre-indique pendant l’allaitement. Les dérivés de l’ergot de seigle (bromocritine, cabergoline) freinent la libération de la prolactine, l’hormone qui intervient dans la montée de lait après l’allaitement. Les médicaments contenant de la pseudoéphédrine (Actifed®, Dolirhume®), utilisés pour soulager la congestion nasale, peuvent réduire significativement la production de lait en abaissant le taux de prolactine. Leur usage est donc déconseillé pendant l'allaitement.
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Difficulté d'élimination par l'organisme immature du nourrisson
Le foie et les reins des nouveau-nés étant encore en développement, certains médicaments sont éliminés plus lentement, ce qui peut entraîner leur accumulation et augmenter le risque d'effets toxiques. C’est le cas des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme Diclofénac, Celebrex® ou Nurofen®.
Médicaments autorisés pendant l'allaitement
Lors de l'allaitement, de nombreux médicaments sont considérés comme sûrs pour la mère et le nourrisson. Voici une liste des plus couramment utilisés :
Antalgiques et antipyrétiques
Le paracétamol et l'ibuprofène sont largement recommandés pour soulager la douleur et la fièvre chez les mères allaitantes. Leur passage dans le lait maternel est minimal, ce qui les rend compatibles avec l'allaitement. Le paracétamol est l'antalgique et l'antipyrétique de choix chez la femme enceinte et la femme allaitante. Il permet de soulager les maux de tête, les douleurs dentaires et de faire baisser la fièvre. Les antalgiques non opiacés tels que le paracétamol, et les anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’ibuprofène ou encore le diclofénac sont autorisés pendant l’allaitement.
Antibiotiques
Des antibiotiques tels que l'amoxicilline, les pénicillines et les céphalosporines, une classe d'antibiotiques β-lactamines (Alfatil®, Céfixime), sont généralement considérés comme sûrs pendant l'allaitement. Ils sont couramment prescrits pour traiter diverses infections bactériennes. Si la plupart des antibiotiques sont compatibles avec l’allaitement dans le respect des modalités usuelles d’administration, certains comme les tétracyclines ont un effet toxique sur le développement dentaire du bébé (coloration en jaune des dents).
Antihistaminiques
Pour traiter les allergies, des antihistaminiques non sédatifs comme la loratadine et la cétirizine sont préférés, car ils présentent un faible risque de somnolence pour le nourrisson.
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Médicaments pour certaines maladies chroniques
Certains traitements pour des affections telles que l'hypertension artérielle, le diabète ou les troubles thyroïdiens sont compatibles avec l'allaitement. Toutefois, une évaluation médicale avec son médecin traitant est nécessaire pour chaque cas particulier ! Les femmes qui souffrent de maladies chroniques - polyarthrite, asthme, diabète, lupus érythémateux, épilepsie, maladie thyroïdienne - n’ont pas la possibilité d’arrêter leur traitement. Or, certaines molécules peuvent avoir des effets notables sur le nourrisson allaité au sein. Les femmes qui souffrent d’une maladie chronique et qui souhaitent allaiter doivent en parler avec leur médecin traitant ou leur spécialiste pendant leur grossesse, recommande Céline Mounier. Celui-ci évaluera le bénéfice/risque pour l’enfant et la maman. Si le traitement est incompatible avec l’allaitement, il pourra prescrire une alternative thérapeutique quand elle existe. Il est vraiment essentiel de faire le point avec un professionnel de santé afin de trouver la solution la mieux adaptée.
Médicaments interdits ou à éviter pendant l'allaitement
Lors de l'allaitement, certains médicaments sont déconseillés ou interdits en raison des risques qu'ils peuvent poser pour le nourrisson. Voici une liste des principales catégories de médicaments à éviter :
Opioïdes
La codéine et le tramadol sont généralement déconseillés pendant l'allaitement en raison du risque de dépression respiratoire chez le nourrisson. Leur utilisation ne doit être envisagée que sur avis médical, pour une durée très courte (2 à 3 jours) et à la posologie la plus faible possible. En revanche, la codéine, un dérivé de la morphine, utilisée pour soulager la douleur ou la toux ne doit pas être utilisée. En effet, certaines femmes ont la particularité de transformer la codéine en morphine de manière anormalement élevée : dans ce cas, le lait contient une quantité significative de morphine, explique le dictionnaire Vidal, un ouvrage médical répertoriant les différentes caractéristiques des médicaments. Dans de très rares cas, ces taux élevés de morphine dans le lait peuvent entraîner des symptômes de toxicité chez l'enfant : somnolence, difficultés à téter, pauses dans la respiration - voire dépression respiratoire - qui peuvent être fatales. Par mesure de prudence, la codéine ne doit jamais être prescrite chez la femme qui allaite. Habituellement, lors de traitement, la codéine est présente dans le lait maternel à des doses très faibles et il est peu probable qu'elle entraîne des effets indésirables chez l'enfant allaité. Mais certaines femmes ont la particularité de transformer la codéine en morphine de manière anormalement élevée : dans ce cas, le lait contient une quantité significative de morphine. Dans de très rares cas, ces taux élevés de morphine dans le lait peuvent entraîner des symptômes de toxicité chez l'enfant : somnolence, difficulté à téter, pauses dans la respiration (voire dépression respiratoire) qui peuvent être fatales.
Antidépresseurs et anxiolytiques
Certains inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), comme la fluoxétine, ainsi que des benzodiazépines telles que le diazépam, peuvent entraîner une somnolence, une léthargie et une prise de poids ralentie chez le nourrisson. Il est donc recommandé de les éviter ou de les utiliser avec une extrême prudence sous supervision médicale. Les médicaments les plus sujets aux problématiques en lien avec l’allaitement sont les anticancéreux et les psychotropes. Cela peut poser problème sachant que les femmes enceintes sont parfois atteintes de dépression post-partum. Benzodiazépines, anxiolytiques, hypnotiques, compléments alimentaires à base de mélatonine… De nombreux médicaments augmentent la somnolence. Quels sont ceux qui font dormir ? Quels dangers ? Quelles précautions d'emploi ? Certains médicaments, de par leur mécanisme d'action, ont pour conséquence d'avoir un effet sédatif c'est-à-dire qu'ils provoquent entre autres une relaxation, un apaisement, une réduction de l'anxiété ou encore un endormissement. Ils sont généralement utilisées dans les anxiétés et les troubles du sommeil qui y sont associés. Les benzodiazépines hypnotiques ou apparentés (appelés couramment somnifères) sont des molécules à courte durée d'action et qui ont pour principal effet d'induire le sommeil, ainsi que pour certaines d'entre elles, de le prolonger en évitant les réveils nocturnes. Il existe également d'autres médicaments à propriétés hypnotiques qui sont indiqués dans certaines formes d'insomnies, tels que les antihistaminiques hypnotiques comme le Donormyl® (doxylamine), le Phénergan® (prométhazine) et le Théralène® (alimémazine), qui facilitent le sommeil. La mélatonine, une hormone naturelle proche de la sérotonine et intervient dans le rythme veille-sommeil. Le Circadin® (mélatonine) est un médicament qui favorise l'endormissement et qui est également indiqué dans les insomnies, bien que ses indications soient limitées. On trouve par ailleurs divers compléments alimentaires à base de mélatonine (de noms et de marques variés), qui ne sont pas considérés comme des médicaments en raison de leur plus faible teneur en mélatonine, mais qui sont commercialisés en vue de réduire la survenue des insomnies ou l'effet du décalage horaire (après un voyage à l'étranger ou d'horaires de travail variables par exemple). Outre ces molécules utilisées pour les insomnies ou les troubles du sommeil, d'autres classes thérapeutiques peuvent avoir comme effets secondaires d'entraîner de la somnolence.
Décongestionnants oraux
Les médicaments contenant de la pseudoéphédrine (Actifed®, Dolirhume®), utilisés pour soulager la congestion nasale, peuvent réduire significativement la production de lait en abaissant le taux de prolactine. Leur usage est donc déconseillé pendant l'allaitement.
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Médicaments sans ordonnance, en automédication
Des sirops contre la toux, des anti-inflammatoires ou des remèdes naturels peuvent être nocifs pour le nourrisson.
Mélatonine
Dans un avis publié ce 11 avril, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) recommande à certaines populations dont les femmes enceintes et allaitantes, les enfants, adolescents et personnes immunodéprimées, de ne pas consommer de compléments alimentaires contenant de la mélatonine. Dans le cadre du dispositif national de nutrivigilance, des signalements d’effets indésirables susceptibles d’être liés à la consommation de compléments alimentaires contenant de la mélatonine ont été rapportés à l’Anses. Sur les 90 cas d’effets indésirables survenus à la suite de la prise de compléments alimentaires contenant de la mélatonine, l’imputabilité a été jugée « vraisemblable » dans 11 cas. L’Anses rappelle également aux professionnels de santé la « nécessité de déclarer auprès du dispositif national de nutrivigilance les effets indésirables susceptibles d’être liés à la consommation de compléments alimentaires ». La mélatonine est déconseillée pendant la grossesse et l'allaitement, chez les enfants et adolescents (sauf car particuliers), en cas de maladie inflammatoire, auto-immune, d'épilepsie, d'asthme, de troubles de l'humeur ou de la personnalité ainsi qu'avec de nombreux médicaments.
Domperidone
Parmi les médicaments dont il faut faire attention, est souvent mentionnée la dompéridone (Motilium) , antagoniste des récepteurs D2 de la Dopamine. Ce produit est utilisé comme anti-nauséeux. En raison des effets indésirables cardiaques graves rares associés à son utilisation (notamment un allongement de l’intervalle QT, des torsades de pointes, une arythmie ventriculaire grave voire une mort subite), l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM, anciennement nommée AFSSAPS) a mis en garde contre l’utilisation hors-AMM pour l’allaitement de cette molécule en 2011. Puis l’ANSM a émis des recommandations pour limiter le risque cardiaque en 2014 et a restreint son utilisation aux personnes âgées de plus de 12 ans en 2019 (3). Le protocole de l’Academy of Breastfeeding Medicine sur l’usage des galactogènes publié en 2018 (4) mentionne un risque d’incidence très faible des arythmies chez les femmes en post-partum prenant de la dompéridone, mais qui peut augmenter en fonction de l’historique médical, l’IMC, la posologie utilisée et les interactions médicamenteuses. Quelle efficacité en tant que galactogène? La base de donnée pharmacologique américaine Lactmed recense les différentes études sur l’efficacité de la dompéridone (1). Dans le cadre de l’induction de lactation, des protocoles ont été proposés par Newman et Godfarb (5), comprenant l’usage d’oestro-progestatifs et de la dompéridone, sur des durées de plus de 6 mois, à des doses allant jusqu’à 80 mg pour la dompéridone. Ces protocoles sont par ailleurs remis en question, puisqu’ils n’ont pas fait l’objet d’études randomisées. En effet, l’antagonisme de la dopamine entraîne un effet anti-psychotique. Un article paru dans le journal Breastfeeding Medicine fin 2022 (7) rapporte 3 cas de troubles psychiatriques sévères survenus suite à l’arrêt de la dompéridone. Les doses prescrites aux patientes dans ce case-report étaient supérieures aux doses recommandées dans l’AMM: entre 80 mg/j et 160 mg / jour. Même avec une diminution progressive des doses (10 mg/semaine), un syndrome de sevrage a pu être observé. Du fait des doses élevées utilisées, ils supposent que la dompéridone a bénéficié d’ un plus grand passage de la barrière hémato-encéphalique. Les auteurs avancent la théorie d’une hypersensibilité à la dopamine pour expliquer le développement rapide de ces symptômes psychiatriques à l’arrêt de la dompéridone. La dompéridone est un antagoniste des récepteurs D2 de la dopamine. L’antagonisme chronique des récepteurs de dopamine D2 pourrait entraîner un mécanisme d’adaptation de l’organisme: une augmentation du nombre de récepteurs, et également une augmentation de l’efficacité des récepteurs. Il est donc proposé de réaliser un sevrage très lent en diminuant les doses de 10 -25% tous les 3-6 mois. Les auteurs soulignent le fait que les patientes américaines ont pu se procurer le médicament en ligne, et faire leurs ajustements de dose en suivant les conseils de forums sur internet.
Alternatives en cas de contre-indication
Lorsqu’un médicament est incompatible avec l’allaitement mais reste indispensable pour la santé de la mère, il existe plusieurs solutions permettant de poursuivre le traitement tout en protégeant le nourrisson.
Choisir des équivalents sûrs
De nombreux médicaments possèdent des équivalents sûrs pour l’allaitement. Par exemple, en cas de douleur, le paracétamol est souvent privilégié par rapport à d’autres antalgiques plus puissants. Toutefois, un médecin ou un pharmacien peut également vous conseiller sur les meilleures options adaptées à chaque situation.
Adapter le moment de la prise
Si aucune alternative n’est disponible, il peut être recommandé de prendre le médicament immédiatement après une tétée. Cette méthode permet de limiter la présence du médicament dans le lait maternel au moment de la tétée suivante, réduisant ainsi l’exposition du nourrisson. Pour un médicament à prise unique quotidienne : en fonction de ses caractéristiques, il y aura des horaires de prise adéquats pour jongler avec le moment de la tétée. Evitez de prendre un médicament avant de nourrir votre bébé au sein afin de minimiser le risque de passage des molécules dans le lait maternel.
Envisager une pause temporaire de l'allaitement
Dans les cas où aucun ajustement n’est possible, une pause temporaire de l’allaitement peut être envisagée. En outre, avant de débuter le traitement, il est recommandé de tirer et conserver du lait maternel pour assurer l’alimentation du bébé durant cette période. Un dernier conseil : pour éviter une baisse de lactation, la maman devra continuer à stimuler la production de lait en tirant régulièrement son lait.
Sommeil de la maman allaitante
Au cours des tétées, de nombreuses hormones sont libérées qui jouent un rôle sur le sommeil de la mère :L’ocytocine qui favorise un état de détente et d’apaisement, ainsi que le repos. La prolactine qui accélère le passage en sommeil lent, celui-ci joue un rôle dans la récupération physique. Les bêta-endorphines et la dopamine jouent un rôle dans le sentiment de plaisir et facilitent les réveils pour répondre aux besoins de son enfant. De nombreuses études ont été menées sur le sommeil de la maman allaitante. Elles ont démontré que les mères qui allaitent ont un sommeil lent et donc réparateur plus long que celles qui n’allaitent pas. Certaines études ont même démontré que les couples parentaux dont la maman allaite, dorment plus.
Sommeil partagé et allaitement
Le sommeil partagé ou cododo est une pratique de sommeil où le nourrisson partage une surface de sommeil avec sa mère / ses parents. Les deux seuls facteurs qui favorisent naturellement le sommeil sont l’allaitement et le “cododo” ou le sommeil partagé. L’allaitement maternel favorise le sommeil grâce au L-tryptophane que contient le lait maternel. Ce dernier est un précurseur de la sérotonine et de la mélatonine (souvent appelée « hormone du sommeil »).
Les bienfaits du cododo :
- favorise l’évolution naturelle du sommeil, en effet l’enfant passera plus aisément d’une phase de sommeil à l’autre en réglant sa respiration sur celle de sa maman.
- le contact proximal entre la mère et son enfant facilite les réponses rapides à ses besoins et assure un confort psychologique et un sentiment de confiance et de rassurance autant chez l’enfant que pour la maman
- Le cododo a des effets bénéfiques dans la mise en place de l’allaitement maternel :
- Facilite les tétées nocturnes en évitant à la maman de se lever et donc d’être complètement réveillée
- Engendre une synchronisation des rythmes du sommeil
- Augmente considérablement les taux et les durées d’allaitement
- Facilite l’accès aux seins pour l’enfant
- Favorise le sommeil de l’enfant et aide à l’acquisition naturelle du sommeil
Il y a tout de même des petites conditions à respecter pour pratiquer le cododo :
- Pas de tabagisme passif et/ou tabagisme maternel et paternel
- Bébé est couché sur le dos
- Pas de consommation d’alcool ou de produits altérant l’état mental des adultes qui partagent le lit
- Pas de médicaments type somnifères
- Ne pas couvrir le bébé, pas d’oreiller, s’assurer que rien ne peut venir couvrir la tête de bébé
- Une surface sécurisée et plate, un matelas ferme, (pas de canapé, divans ou literies molles/ à eau)
- Ne pas pratiquer si un des parents est en obésité morbide
- Ne pas laisser l’enfant seul dans le lit adulte
Autres astuces
- les massages bébés : certaines études montrent qu’un massage avant le coucher est bénéfique sur le sommeil du nouveau-né
- la mise en place de rituels
- les bruits blancs
- les siestes de la journée dans les lieux de vie de la maison
Conseils généraux pour la prise de médicaments pendant l'allaitement
- Consultez un professionnel de santé : Avant de prendre un médicament, les mères allaitantes doivent absolument consulter un professionnel de santé, afin d'évaluer les bénéfices et les risques pour leur enfant. Ne faites pas d’automédication : il est essentiel de demander conseil à son médecin traitant, à sa sage femme ou à son pharmacien avant de prendre tout médicament, y compris ceux vendus sans ordonnance ou à base de plantes. Vous allaitez et vous avez un doute sur un médicament ? Lisez la notice : « Si vous n’avez pas la possibilité de consulter un professionnel de santé, le premier réflexe à avoir est de consulter la notice, insiste Céline Mounier. Celle-ci apporte des informations précieuses en cas de grossesse ou d’allaitement et ce d’autant qu’un médicament autorisé pendant la grossesse peut ne pas être autorisé pendant l’allaitement.
- Évitez l’automédication : L’objectif n’est pas d’arrêter les traitements en cours, mais de limiter au maximum l’automédication. Il est nécessaire de proscrire les médicaments non indispensables en évitant ceux dits de « confort ». De la même manière, il est essentiel d’éviter au maximum les associations médicamenteuses, c’est-à-dire de prendre plusieurs médicaments en même temps. Attention cependant aux crèmes ou autres gels à appliquer sur le sein.
- Surveillez l’enfant : Si la plupart des médicaments sont sans risque pour l’enfant, il est tout de même conseillé de surveiller son état général.
- Le CRAT : Le CRAT est un organisme qui recense les données disponibles sur l’usage des médicaments pendant la grossesse ou l’allaitement. Il met à disposition des informations validées sur les médicaments qu’il est possible de prendre lorsqu’on souffre d’un problème de santé pendant l’allaitement.
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