Administrer un médicament à un enfant est une décision importante qui ne doit pas être prise à la légère. Ces dernières années, des études ont mis en évidence un recours parfois excessif aux traitements médicamenteux chez les plus jeunes. Il est donc essentiel d'adopter une approche mesurée et éclairée pour soigner les maux bénins de l'enfance, en privilégiant des solutions simples et en évitant les médicaments inutiles, voire dangereux.
Rhume : L'eau salée, votre meilleure alliée
Après six mois, les rhumes sont fréquents chez les bébés, mais rarement graves. Le principal problème est le nez bouché, qui peut entraîner de la toux et perturber le sommeil. Pour y remédier, la solution la plus simple et la plus efficace est le sérum physiologique en dosette ou l'eau salée en spray, à utiliser plusieurs fois par jour. Ces solutions permettent de désobstruer le nez et d'éviter ainsi la toux.
Il est important d'oublier définitivement les sprays antiseptiques ou décongestionnants pour le nez, qui sont officiellement contre-indiqués aux moins de 15 ans. De même, les suppositoires combinant un antiallergique et du paracétamol, ainsi que les inhalations à base d'huiles essentielles, sont à proscrire. Ces dernières, même naturelles, peuvent entraîner un risque de convulsions à cause du camphre ou de l'eucalyptus (terpènes).
Toux : Traiter la cause, pas seulement le symptôme
Sauf si elle s'accompagne d'une fièvre persistante, de difficultés à respirer ou si elle est liée à une allergie, la toux est le plus souvent bénigne. Il est donc essentiel de traiter la cause de la toux plutôt que de chercher à la supprimer à tout prix. Dans la plupart des cas, empêcher l'écoulement des glaires du rhume dans la gorge en désobstruant le nez avec du sérum physiologique ou de l'eau de mer stérile est la mesure la plus efficace.
Il est important de savoir que la totalité des sirops, suppositoires ou poudres qui prétendent supprimer la toux sèche ou grasse n'ont pas d'utilité prouvée et présentent des effets indésirables. Il est donc préférable de s'en passer si possible. Ces médicaments sont tous contre-indiqués chez les moins de deux ans, mais ils sont en vente libre, d'où l'importance d'être vigilant.
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Des mesures simples et sans médicament doivent être entreprises en cas de toux chez l’enfant comme faire des lavages de nez au sérum physiologique si le nez est pris, proposer des boissons régulièrement, aérer la chambre et ne pas fumer au domicile. L’utilisation des sirops contre la toux sèche ou grasse n’est pas recommandée chez le nourrisson. Chez les enfants, un avis médical préalable est toujours préférable et leur usage doit se limiter au cas où l’enfant a du mal à supporter la toux. Les médicaments utilisés pour calmer la toux sèche sont des antitussifs qui diminuent ce réflexe en agissant sur le système nerveux. Les antitussifs antihistaminiques sont plutôt recommandés en cas de toux sèche survenant la nuit, en raison de leur effet sédatif. Les antitussifs opiacés peuvent renfermer de la codéine, du dextrométorphane ou de la noscapine. Les antitussifs opiacés peuvent parfois être mal tolérés (constipation, nausées ou sensation de vertiges, par exemple). Les sirops à base de pholcodine utilisés contre la toux (DIMETANE, BIOCALYPTOL, BRONCALENE, PHOLCODINE BIOGARAN) ont été associés à des réactions allergiques croisées graves avec les curares utilisés lors d'anesthésie générale. Ils ne sont plus disponibles depuis septembre 2022. Les antitussifs non opiacés, non antihistaminiques présentent généralement moins d’effets gênants. Les fluidifiants bronchiques contenant de l’acétylcystéine ou de la carbocystéine sont destinés à diminuer la viscosité des sécrétions et à faciliter leur remontée et leur élimination. Leur usage est rarement indispensable. De plus, l'usage des médicaments contenant de la carbocistéine ou de l'acétylcystéine est contre-indiqué chez les enfants de moins de deux ans. Des médicaments contenant des substances qui fluidifient les glaires (terpine, sulfogaïacol…) ou des extraits de plantes (lierre, pin, etc.) sont également proposés dans le traitement des affections respiratoires accompagnées de sécrétions importantes. Coquelusedal associe des extraits de plantes à visée antitussive et de l’essence de niaouli. Cette essence est traditionnellement utilisée comme antiseptique des voies respiratoires. Coquelusedal est indiqué dans le traitement des toux sans fièvre, chez l’adulte, l’enfant et le nourrisson. En effet, le médicament Coquelusedal est prescrit pour le traitement d’appoint des affections bronchiques aiguës bénignes chez l’enfant et le nourrisson ainsi que chez l’adulte. Une toux sèche légère est souvent le premier signe de bronchite aiguë. On observe ensuite l’apparition de glaires, initialement claires ou blanchâtres. Les sécrétions deviennent jaunes et purulentes en cas de surinfection bactérienne. Les symptômes fréquents de la bronchite aiguë sont la fièvre, le mal de gorge, les maux de tête, les courbatures, le rhume, la sinusite et la fièvre. La trachéite, qui est une inflammation infectieuse de la paroi de la trachée, peut également y être associée. En revanche, une toux persistante et prolongée peut parfois être provoquée par une bronchite aiguë. Coquelusedal est à utiliser en complément d’autres médicaments prescrits par le médecin. La dose habituelle est de 1 à 2 suppositoires par jour. En effet, il se peut que votre médecin vous prescrive d’autres médicaments à associer avec l’usage de Coquelusedal selon vos symptômes. S’installer confortablement. Si vous constatez un de ces effets secondaires chez vous ou votre petit, adressez-vous à votre pédiatre ou à votre médecin. Lavez-vous les mains avant de manger pour éviter d’ingérer les bactéries qui pourraient s’y trouver. Le manque d’humidité dans les pièces chauffées pendant l’hiver assèche les muqueuses bronchiques et augmente leur sensibilité aux infections. Parfois, une bronchite aiguë laisse une toux persistante. Chez les personnes âgées ou celles dont le système immunitaire est affaibli, une pneumonie peut également se développer. La pneumonie désigne une inflammation des poumons généralement provoquée par une infection virale ou bactérienne. Une fois les poumons infectés, les micro-organismes en cause se propagent dans les alvéoles, de minuscules sacs microscopiques où le sang absorbe l’oxygène et élimine le dioxyde de carbone. Les alvéoles se remplissent de liquide inflammatoire ou de pus, et les échanges gazeux sont altérés. Dans le cas de la pneumonie virale : la surveillance de l’évolution de la pneumonie virale et l’utilisation de paracétamol pour réduire la fièvre et l’inconfort sont les piliers du traitement. Dans le cas de la pneumonie bactérienne : dès qu’elle est identifiée, des antibiotiques sont généralement prescrits comme traitement. Généralement, le patient doit prendre ce dispositif médical pendant une ou deux semaines, de façon constante pendant toute la durée du traitement. En l’absence de prise en charge, la pneumonie bactérienne peut récidiver. Dans le cas de la grippe : si les symptômes sont très importants, le médecin peut recommander un traitement antiviral. Dans le cas des pneumonies dues à des champignons microscopiques ou au bacille de la tuberculose : des médicaments antifongiques ou antituberculeux particuliers sont prescrits pour les soigner.
Fièvre : Pas forcément l'ennemi à abattre
La fièvre est souvent source d'inquiétude, mais si le bébé ou l'enfant la supporte bien, il n'est pas forcément utile de la traiter. Si un médicament est nécessaire, le paracétamol (Doliprane, Dolko, Dafalgan pédiatrique) est généralement suffisant, à condition de bien respecter la posologie. L'ibuprofène (Advilmed, Nurofenpro) est également efficace, mais en raison de ses contre-indications et de ses effets indésirables, un avis médical est nécessaire avant de l'utiliser.
Douleurs : Le paracétamol en premier recours
Là encore, le paracétamol est le médicament de premier recours pour soulager les douleurs des oreilles, le mal de tête, le mal de gorge ou les douleurs dentaires. L'ibuprofène peut être plus efficace dans les douleurs intenses et les traumatismes, mais il est préférable de l'utiliser en étant conscient des contre-indications et, dans l'idéal, après avoir consulté un médecin. Il faut l'éviter dans les douleurs dentaires.
Diarrhée : La réhydratation, priorité absolue
En cas de diarrhée aiguë, la priorité est de prévenir la déshydratation, en particulier chez l'enfant de moins de deux ans. Pour ce faire, les solutions de réhydratation orale (SRO) doivent être présentes de manière préventive dans l'armoire à pharmacie familiale. D'autres médicaments estampillés antidiarrhée n'ont en revanche rien à y faire.
L'Imodium enfants, délivré sur ordonnance pour ralentir la motricité intestinale chez l'enfant à partir de 2 ans, peut provoquer des syndromes pseudo-occlusifs en bloquant le transit et expose à des somnolences gênant la réhydratation. De même, les antiseptiques intestinaux (panfurex, nifuroxazide), également sur ordonnance et réservés aux plus de 2 ans, n'ont aucun effet sur la diarrhée aiguë et sont même potentiellement toxiques pour l'enfant (troubles allergiques, effets indésirables cutanés graves…).
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Enfin, les AINS (Advilmed et Nurofenpro), disponibles sans ordonnance pour le nourrisson dès trois mois et souvent utilisés dans la douleur ou la fièvre, sont contre-indiqués en cas de déshydratation, car ils peuvent favoriser la survenue d'insuffisance rénale chez l'enfant déshydraté.
Reflux du nourrisson : Rassurer plutôt que surtraiter
Le reflux du nourrisson est courant, mais la plupart du temps absolument bénin, ne justifiant pas de proposer un traitement médicamenteux. Des mesures hygiéno-diététiques (comme l'épaississement du bol alimentaire ou le fractionnement des repas chez les gros mangeurs) sont en général suffisantes.
Les médicaments à base de dompéridone (Motilium, Peridys, Oroperidys et leurs génériques), autrefois très prescrits pour les « bébés RGO », ont été abandonnés dans cette indication du fait de leur totale inefficacité et de leurs effets indésirables graves (problèmes cardiaques et neurologiques rares). La Haute autorité de santé (HAS) recommande de ne plus les utiliser chez l'enfant.
Rhume chez le nourrisson : précautions et surveillance
Si votre nourrisson a des symptômes de rhume, cela peut vous impressionner, surtout s’il est encore tout petit. Rassurez-vous, le rhume n’est pas une maladie grave, mais il faut prendre des précautions particulières lorsque c’est un bébé qui l’attrape.
Il existe plus de 200 virus responsables de rhumes. Les bébés et les enfants avant 6 ans en attrapent fréquemment, car leur immunité n’est pas encore construite. Si votre nourrisson a une respiration un peu ronflante, le nez qui coule par intermittence, il est sans doute enrhumé. Les symptômes du rhume chez le nourrisson peuvent aussi comprendre un peu de fièvre, entre 38°C et 39°C. Votre bébé peut être grognon et téter moins bien.
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Les symptômes du rhume ne présentent en général pas de gravité mais il faut bien les surveiller. En effet, avant 3 mois, les bébés respirent uniquement par le nez. Un simple rhume peut donc causer une détresse respiratoire chez un nourrisson de 15 jours ou 3 semaines. Soyez attentif également aux signes d’aggravation, comme la toux, une fièvre élevée ou des yeux rouges. Si votre bébé a en plus du mal à respirer mais aussi des difficultés à prendre le biberon, dort mal et est agité, il peut alors développer une bronchiolite à VRS (Virus Respiratoire Syncitial) qui peut être grave.
Bon à savoir : le lait maternel protège les nourrissons contre les virus des rhumes jusqu’à 4 mois au moins.
Rhume et Covid-19 : chez les adultes, les symptômes d’un rhume peuvent s’apparenter à ceux de la Covid-19. Il faut donc passer un test PCR Covid au plus vite pour savoir s’il s’agit d’un rhume ou du coronavirus et ainsi éviter de propager le virus. Des médecins généralistes sont disponibles en téléconsultation 7J/7.
La durée d’un rhume chez le nourrisson est de 7 à 10 jours. La fièvre disparaît en 2 ou 3 jours mais le nez guérit moins vite. Que votre bébé ait un mois ou plus, il peut avoir le nez bouché pendant plus longtemps. Et s’il va à la crèche, il attrapera facilement des rhinopharyngites d’origine virale.
Il n’existe pas de médicament pour soigner les rhumes puisqu’ils sont dus à des virus. Systématiquement si votre nourrisson a un rhume alors qu’il n’a qu’une semaine ou 15 jours. Si vous avez l’impression que votre bébé a un teint différent du mal à respirer avec une accélération de sa respiration, ou s’il semble apathique, endormi, s’il ne se nourrit plus.
Le traitement principal consiste en des lavages de nez réguliers au sérum physiologique. Le paracétamol peut être utilisé pour faire baisser la fièvre. Utilisez du sérum physiologique en dose unique. Insérez doucement le sérum physiologique dans une narine puis l’autre, en couchant votre bébé sur le dos puis l’avoir mis sur le côté. Vous pouvez aussi utiliser un mouche-bébé.
Bon à savoir : Il est fortement déconseillé de s’essayer aux remèdes de grand-mère pour soigner les rhumes chez les bébés.
Médicaments à éviter : l'alerte de "Que Choisir"
Le magazine "Que Choisir" a publié une enquête sur les médicaments à éviter pour traiter les pathologies bénignes chez les enfants. Il est important de prendre en compte ces recommandations pour éviter d'administrer des traitements inutiles, voire dangereux, aux plus jeunes.
Régurgitations
Mieux vaut éviter d'utiliser les pansements gastriques, comme le Gaviscon nourrisson ou le Polysilane, qui n'ont pas d'efficacité prouvée. Dans la plupart des cas, il suffit de quelques conseils sur la façon de donner le biberon pour limiter les régurgitations. Si le problème persiste, Que Choisir recommande les épaississants (Magic Mix de Picot, Gumilk bébé expert de Gallia…) ou le lait déjà épaissi tel que le Galliagest. En cas de reflux pathologique, seuls les inhibiteurs de la pompe à protons ont prouvé leur efficacité.
Rhume
Il ne faut pas utiliser de sprays décongestionnants à l'instar du Pernazène ou du Rhinofluimucil chez les moins de 15 ans, car ils contiennent des vasoconstricteurs contre-indiqués à cause des risques sur le système vasculaire et cardiaque. Il faut également éviter les sprays antiseptiques (comme le Dolirhume) qui peuvent provoquer des irritations, ainsi que les antihistaminiques (Algotropyl, ActifedSign…) qui n'ont aucune utilité dans le traitement du rhume. En cas de rhume, il n'y a rien d'autre à faire que des lavages de nez avec du sérum physiologique et un mouche-bébé.
Toux
S'ils peuvent parfois être utilisés pour traiter la toux sèche, les sirops antihistaminiques (Humex toux sèche, Toplexil, Rhinathiol…) sont "rarement utiles" et peuvent parfois provoquer des convulsions. Les fluidifiants bronchiques (Mucomyst, Bronchokod et tous les génériques à base d'acétylcystéine…) sont totalement proscrits chez les enfants, en particulier les moins de deux ans. Que Choisir ne recommande aucun médicament pour traiter les quintes de toux chez l'enfant, car la toux est un réflexe naturel pour dégager les voies respiratoires. Mieux vaut donc faire des lavages de nez et élever la tête du lit, pour éviter que les sécrétions nasales ne coulent dans la gorge. Que Choisir suggère éventuellement de donner "du miel, mélangé à du yaourt", chez les enfants de plus d'un an.
Fièvre
L'ibuprofène (Advilmed, Nurofenpro) n'est pas le premier médicament à donner à votre enfant en cas de fièvre, car il peut avoir des effets secondaires au niveau des reins et du système digestif. Lorsque la maladie est provoquée par une bactérie et pas un virus, l'ibuprofène peut aggraver l'infection. Le paracétamol (Doliprane, Dafalgan pédiatrique…) peut être donné dès la naissance pour traiter la fièvre car il n'a que "peu d'effets secondaires".
Diarrhée
Certains traitements sont contre-indiqués si les enfants connaissent un épisode de diarrhée aiguë. Les antiseptiques intestinaux, comme le Panfurex, ne sont pas efficaces et peuvent avoir des effets secondaires graves. D'autres médicaments ne sont que peu utiles. L'effet bénéfique des probiotiques, censés rétablir la flore intestinale de l'enfant, "n'a pas été démontré". Le Smecta modifie l'apparence des selles mais ne réduit pas le risque de déshydratation. En cas de diarrhée aiguë chez les plus petits, Que Choisir recommande de donner régulièrement des solutions de réhydratations orales (Adiaril, Hydranova…).
Pediakid Toux Sèche & Grasse : Une alternative naturelle
Adapté aux enfants dès 6 mois, PEDIAKID® Toux Sèche & Grasse est une formule exclusive destinée à soulager la toux et calmer l’irritation de la gorge. Les fibres d’acacia forment un film sur la muqueuse pour en soulager l’irritation et la protéger des agents extérieurs irritants. La glycérine végétale, grâce à ses propriétés lubrifiantes, humectantes et émollientes, favorise l’hydratation du mucus facilitant ainsi son expectoration physiologique, tout en apaisant la muqueuse irritée. Délicieusement aromatisé au citron (arôme naturel).
Conseils d'utilisation : Agiter avant usage. De 6 mois à 5 ans : 5 ml à l’aide du bouchon doseur gradué, une à quatre fois par jour. Après 5 ans : 10 ml à l’aide du bouchon doseur gradué, deux à quatre fois par jour en effectuant la dernière prise avant le coucher. Les prises peuvent être rapprochées. Laver soigneusement le bouchon doseur après chaque utilisation. Ce produit peut convenir à l'adulte de plus de 15 ans.
Recommandations : Si les symptômes persistent au-delà de 5 jours ou en cas de fièvre, consulter un médecin. Ne pas utiliser en cas de sensibilité ou d’allergie à l’un des composants, ou en cas de traitement médical pour la gorge, sauf avis contraire d’un professionnel de santé. Réservé aux enfants de plus de 6 mois. A conserver hors de la vue et de la portée des enfants, à l’abri de la chaleur. A utiliser de préférence avant la date indiquée sur l’emballage.
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