L'ancien footballeur international français Marcel Desailly, figure emblématique de l'équipe de France championne du monde en 1998, se retrouve au centre d'une affaire familiale complexe. Poursuivi en justice par son ex-compagne, Cosma Batista de Alcantara, il a été contraint de se soumettre à un test ADN qui a confirmé sa paternité de Victoria, une fillette de 10 ans. Cette reconnaissance tardive soulève des questions sur ses responsabilités financières et ses relations familiales, révélant une situation plus nuancée qu'il n'y paraît.

La reconnaissance de Victoria : un test ADN sans appel

Après des années de déni, Marcel Desailly a finalement été identifié comme le père de Victoria, née d'une relation avec Cosma Batista de Alcantara. Le test ADN, réalisé à la suite d'une action en justice intentée par la mère, a révélé une probabilité de paternité de "99,99999 %". Cette confirmation met fin à des années d'incertitude pour Victoria, qui a toujours considéré Desailly comme son "papa".

Cosma Batista de Alcantara et Marcel Desailly se sont rencontrés à Paris en 2010, alors que le footballeur était encore marié à Virginie, la mère de ses quatre premiers enfants. Leur relation a évolué au point qu'ils ont emménagé ensemble dans le XVIe arrondissement de Paris. Cependant, lorsque Cosma a accouché de Victoria en mars 2014, alors que Desailly était à l'étranger, il n'a pas déclaré l'enfant.

Malgré cette absence de reconnaissance officielle, plusieurs témoignages et photos attestent de la proximité entre Desailly et Victoria. Selon Le Parisien, l'enfant appelait l'ancien footballeur "papa", et une vidéo le montre tenant Victoria dans ses bras et déclarant : "Je suis avec papa ! Coucou !".

Demande de pension alimentaire et difficultés financières

Suite à la reconnaissance de paternité, Cosma Batista de Alcantara a réclamé une pension alimentaire de 5 000 euros mensuels, ainsi qu'un euro symbolique de dommages et intérêts pour les menaces subies. Elle souhaite également que Victoria puisse porter le nom de Desailly.

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Cependant, Marcel Desailly affirme être incapable de régler une telle somme. Son avocate, Me Françoise Majnoni d’Intignano, soutient que son client est aujourd’hui quasiment ruiné et que « son avenir professionnel est des plus incertains », n’ayant « aucune perspective d’un nouveau contrat ».

Jusqu’en 2022, Marcel Desailly déclarait percevoir autour de 8 600 euros mensuels, des revenus surtout issus de son poste de consultant pour BeIN Sports. Cette chaîne lui a également versé une prime de 42 650 euros pour son rôle d’ambassadeur de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Cependant, son contrat avec BeIN Sports a pris fin le 31 août 2024.

De plus, Desailly affirme qu’il ne touche aucune rémunération de ses sociétés, en France ou au Ghana, son pays d’origine où il vit depuis quelques années. Il doit également faire face à un redressement fiscal de 257 000 euros, soit environ 5 000 euros par mois à rembourser au fisc jusqu’en 2026.

Une situation familiale complexe

Outre Victoria, Marcel Desailly a sept autres enfants : quatre enfants qu’il a eus avec sa première épouse, Virginie, deux autres au Ghana, et une fille Aïda qu’il avait refusé de reconnaître dans un premier temps. Il doit déjà verser des pensions alimentaires pour plusieurs de ses enfants, ainsi que 1580 dollars par mois de frais de scolarité pour ses deux enfants, Marcel Jr et Elizabeth, au Ghana.

Cette situation financière et familiale complexe est contestée par Cosma Batista de Alcantara, qui ne croit pas à la "ruine" de l'ancien footballeur. "Depuis que je le connais, il a toujours prétendu qu’il n’avait pas un sou", explique-t-elle.

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Violences conjugales

La relation entre Desailly et Cosma a par ailleurs été houleuse. En 2013, il l’aurait soulevée pour la cogner contre un mur avant, quelques semaines plus tard, de lui donner une gifle dans un bar. Une main courante a été déposée.

Décisions de justice à venir

L'affaire est désormais entre les mains de la justice, qui devra trancher sur la demande de pension alimentaire de Cosma Batista de Alcantara. Une audience est prévue le 10 décembre au tribunal judiciaire de Paris pour valider l’expertise ADN et examiner les demandes de la mère de Victoria.

La justice devra déterminer le montant de la pension alimentaire en fonction des revenus des parents et des besoins de l’enfant. Elle devra également prendre en compte les difficultés financières invoquées par Marcel Desailly.

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