Le mal des transports est un problème courant chez les nourrissons et les jeunes enfants, transformant parfois les voyages en moments désagréables pour toute la famille. Il est essentiel de comprendre les causes de ce trouble et de connaître les solutions pour atténuer les symptômes et rendre les déplacements plus confortables.

Comprendre le mal des transports

Le mal des transports, également appelé cinétose, est une réaction normale du corps face à des mouvements inhabituels. Il se manifeste lors de voyages en voiture, en bateau, en avion, ou même en train. Il est crucial de comprendre que le mal des transports n'est pas une maladie, mais plutôt une réponse physiologique à un conflit sensoriel.

L'oreille interne : l'organe clé

L'organe de l'équilibre, situé dans l'oreille interne, joue un rôle central dans le mal des transports. Ce système vestibulaire est responsable de la coordination de l'équilibre et de la spatialité. Il détecte les mouvements et les changements de position, et envoie ces informations au cerveau.

Le conflit sensoriel : la cause principale

Le mal des transports survient lorsque le cerveau reçoit des informations contradictoires de différents organes sensoriels. Par exemple, en voiture, le corps peut ressentir des mouvements et des vibrations, tandis que les yeux, fixés sur un point à l'intérieur du véhicule ou sur un livre, perçoivent l'immobilité. Ce décalage entre la perception visuelle et la perception vestibulaire crée une confusion qui déclenche les symptômes du mal des transports.

Les causes et facteurs favorisants

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l'apparition du mal des transports chez les nourrissons et les enfants :

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  • Affections de l'oreille interne : Les affections aiguës et chroniques de l'oreille interne peuvent rendre les enfants plus susceptibles au mal des transports.
  • Anxiété et peur : L'anxiété et la peur anticipatoire jouent un rôle important. Le stress peut amplifier la perception des symptômes et déclencher des malaises avant même le début du voyage. Pour éviter que les trajets en voiture ne tournent au calvaire, les jours qui précèdent, on prend le temps de rassurer l’enfant sur les conditions du voyage à venir. « Un petit qui est sujet au mal des transports commence, en général, à avoir des nausées dès qu’il sait qu’il va prendre la route », constate le Dr Kossowski.
  • Facteurs génétiques : La génétique influence la sensibilité aux transports. Certains adultes aussi sont susceptibles d’être malades dans les transports. En effet, les gènes jouent un rôle crucial dans la régulation du système vestibulaire et d'autres mécanismes sensoriels liés à la perception du mouvement. Attention, l’influence génétique n'est qu'un aspect de l'équation.

Les symptômes du mal des transports

Les signes avant-coureurs et les symptômes du mal des transports peuvent varier d'un enfant à l'autre, mais certains sont plus fréquents :

  • Signes avant-coureurs : Une pâleur marquée, une salivation excessive, des bâillements fréquents, une respiration rapide ou irrégulière (hyperventilation), voire des signes d'inconfort général comme des pleurs ou de l'irritabilité. Ces manifestations doivent alerter, car elles précèdent souvent les nausées et les vomissements si aucune pause ou adaptation n'est envisagée rapidement. Parfois, il est possible de détecter les maux de ventre avant même cette phrase fatidique. En effet, pâleur, sueurs froides et nausées sont quelques signes annonciateurs.
  • Symptômes principaux : Les nausées et les vomissements sont les symptômes les plus caractéristiques, souvent précédés d'une sensation diffuse d'inconfort abdominal. Les vertiges et les malaises généralisés sont fréquents, accompagnés d'une pâleur marquée et de sueurs froides. Bouffées de chaleur, étourdissements, nausées… votre enfant ne supporte vraiment pas les longs trajets sur la route des vacances.

Solutions et mesures préventives

Heureusement, il existe plusieurs stratégies pour prévenir et atténuer le mal des transports chez les nourrissons et les enfants :

Avant le voyage

  • Préparation et détente : Créer un environnement apaisant pour réduire le stress et l'anxiété qui favorisent l'apparition des troubles. Avant le départ, essayez de garder un climat détendu. Préparez les affaires à l'avance pour éviter la précipitation de dernière minute.
  • Alimentation légère : Évitez les repas copieux avant le voyage, mais ne partez pas pour autant à jeun. Proposer une collation légère, de type yaourt, compote ou biscuits salés. « Le jour J, l’enfant ne doit pas partir le ventre vide pour éviter l’hypoglycémie, vecteur de nausées », rappelle le Dr Loïs Bonne, ORL à l’Hôpital d’instruction des Armées à Brest. Prévoyez une collation, en évitant les boissons gazeuses, les aliments gras et difficiles à digérer.
  • Positionnement stratégique : Assurez-vous de lui réserver la meilleure place. En voiture par exemple, il doit être assis dans une position telle que ses yeux puissent voir le même mouvement que celui que le corps et l'oreille interne ressentent. S’il est trop jeune pour s’asseoir devant, réservez-lui la place du milieu à l’arrière, de façon à ce qu’il puisse fixer l’horizon devant lui. Le mettre face à une vue dégagée sur l’horizon. C’est à dire, si possible, installer son siège auto à la place centrale pour qu’il puisse voir la route. Installez Bébé légèrement basculé en arrière. Cette position diminue les symptômes du mal des transports.
  • Voyager de nuit : « Je conseille aux parents, lorsque c’est possible, de partir de nuit. Quand l’enfant dort, il n’est pas malade, car pendant le sommeil, le cerveau réduit le traitement des signaux sensoriels, notamment ceux provenant de l’oreille et des yeux.

Pendant le voyage

  • Pauses fréquentes : Prévoir des pauses fréquentes, permettant de retrouver un équilibre sensoriel temporaire. Faites des arrêts réguliers.
  • Conduite souple : Adoptez une conduite souple, légère. Plus vous anticiperez le freinage des voitures devant vous, moins vous ferez d’à-coups.
  • Air frais : Roulez les fenêtres ouvertes afin d’apporter un peu de fraîcheur. L'air frais soulage légèrement le mal des transports.
  • Occupation et distraction : Occupez Bébé en jouant avec lui. L’objectif est qu’il ne garde pas la tête baissée. « Intéressez l’enfant à la conduite pour le rendre acteur du voyage, ou proposez-lui des devinettes pour occuper ses fonctions supérieures à autre chose », insiste le Dr Bonne.
  • Remèdes naturels : Le gingembre est souvent cité pour ses vertus anti-nauséeuses. Il peut être donné sous forme d'infusion, de bonbons ou de capsules. Le rhizome de gingembre, sous forme de poudre ou de jus, peut être proposé dans la prévention et le traitement des nausées dues au mal des transports et au mal de mer. PEDIAKID® Mal des transports offre une réponse adaptée et pratique, aux actifs 100% d’origine naturelle. Sa formule associe du Gingembre, traditionnellement reconnu pour soulager les nausées, de la Menthe, de la Sauge et du Chardon-marie qui participent au confort digestif et aident à lutter contre le mal des transports.
  • Acupression : Pendant le trajet, il suffit de porter un bracelet à chaque poignet, la boule pressée contre la peau, sur le Point Nei Kuan (P6) et ça marche en quelques minutes ! (Sea-Band Enfant). Acupression ou acupuncture, vous pouvez essayer l’une ou l’autre de ces disciplines. Un praticien en acupression travaille avec les mêmes points que ceux utilisés en acupuncture, mais stimule ces sites de guérison par une pression des doigts, plutôt que par l'insertion de fines aiguilles.

Après l'apparition des symptômes

  • Arrêt et repos : Dans ce cas, il faut prendre les choses en main et vite ! Il est temps d’arrêter la voiture sur le bas-côté ou sur une aire d’autoroute et en toute sécurité. Laissez votre enfant sortir, allongez-le sur le dos. Si vous le pouvez, posez un linge humide sur son front.
  • Éviter la lecture : Lire est une bonne activité pour s’occuper lors d’un long voyage. Mais les yeux plongés dans son livre, le cerveau de votre enfant reçoit des signaux contradictoires. D’un côté, l'œil fixé sur une phrase lui renvoie les signaux d’un monde immobile.

Quand consulter un médecin ?

Dans la plupart des cas, le mal des transports est bénin et ne nécessite pas de consultation médicale. Cependant, il est important de consulter un médecin dans les situations suivantes :

  • Symptômes sévères : Si les symptômes sont intenses et persistent malgré les mesures prises.
  • Suspicion d'une autre affection : Une évaluation médicale permettra de vérifier l’absence d’affection sous-jacente affectant le système vestibulaire, comme une labyrinthite ou d’autres désordres de l’équilibre.
  • Inefficacité des traitements : Si les traitements homéopathiques s’avèrent inefficaces, consultez votre pédiatre. Il pourra prescrire à votre enfant un antihistaminique de première génération, qui aura pour effet d’atténuer l’activité sensorielle et de limiter les risques de nausée sur le trajet. La métopimazine est également un médicament que vous pouvez utiliser en cas de mal des transports.

Médicaments

Pour les enfants qui souffrent souvent du mal des transports, il existe des médicaments. Si certains peuvent s’acheter en pharmacie sans ordonnance, nous vous conseillons de demander conseil à votre médecin généraliste.

  • un médicament de la famille des antihistaminiques H1. Ces médicaments peuvent être obtenus sans ordonnance, néanmoins leur utilisation sans avis médical est déconseillée chez la personne âgée et chez la femme enceinte ou qui allaite. Ces différents médicaments sont contre-indiqués en cas de risque de glaucome à angle fermé ou de risque de blocage des urines (lié à un adénome de la prostate).

Le mal des transports s'atténue-t-il avec l'âge ?

Le mal des transports s’atténue-t-il avec l’âge ? Cette meilleure coordination réduit les situations de conflit sensoriel à l’origine des symptômes. Néanmoins, quelques adultes peuvent parfois conserver une légère sensibilité, notamment dans des situations de mouvement inhabituel ou intense.

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