Louise Augusta de Danemark, née le 7 juillet 1771 et décédée le 13 janvier 1843, a été une figure marquante de la royauté danoise. Bien que la paternité de son père officiel, Christian VII, roi de Danemark, soit sujette à débat, elle a été reconnue comme membre de la famille royale. On la soupçonne universellement d'être la fille de Caroline-Mathilde et de son amant, le fameux comte Struensée ; et sans ambages, à la Cour, elle était tout simplement appelée - à mi-voix, s'entend - la petite Struensée.
Cet article explore la vie et les descendants de Louise Augusta, mettant en lumière leurs contributions à l'histoire européenne.
Mariage et Descendance
Louise Augusta épousa Frédéric-Christian II, duc de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg. De cette union naquirent plusieurs enfants, dont :
Christian-Auguste II, duc de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg.
Frédéric, prince de Noer.
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Caroline, qui épousa Christian VIII, roi de Danemark.
Christian-Auguste II, Duc de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg
Christian-Auguste II épousa Louise-Sophie Danneskjold-Samsøe. Il est important de noter que Louise-Sophie était issue d'une lignée de bâtardises royales, étant la fille de Christian-Conrad, comte Daneskjold-Samsoe, et de Jeanne Kaas. Christian-Conrad était le fils de Frédéric-Christian, demi-frère de Frédérique-Louise évoquée ci-dessus (leur père Christian, bâtard du roi Christian V, s'étant marié d'abord avec Charlotte-Amélie Gyldenløve, ensuite avec Dorothée Krag de Jylland).
De cette union sont nés :
Frédéric, duc de Schleswig-Holstein.
Christian, duc de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg, qui épousa Hélène de Grande-Bretagne, fille de la reine Victoria. Ils eurent Albert, duc de Schleswig-Holstein, et Marie-Louise, qui épousa Aribert, prince d'Anhalt.
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Frédéric, Prince de Noer
Frédéric, prince de Noer, épousa Henriette Danneskjold-Samsøe, propre sœur de Louise-Sophie. Leurs enfants contractèrent de belles mésalliances. Et, veuf, Frédéric se remaria avec une Mary Lee, new-yorkaise de trente-sept ans sa cadette…
Caroline, Reine de Danemark
Caroline épousa Christian VIII, roi de Danemark. Caroline Amalie voit le jour le 28 juin 1796 au palais de Augustenborg à Copenhague. Elle est le premier enfant de Frédéric Christian II, duc de Schleswig-Holstein-Sønderborg-Augustenborg, et de son épouse la princesse Louise Augusta de Danemark.
Le 3 décembre 1839 à la mort de Frederik VI, l’époux de Caroline Amalie devient, comme prévu, le nouveau souverain du Danemark, sous le nom de Christian VIII. Il fait d’elle sa reine consort. Elle ne le reste qu’un peu plus de huit ans, jusqu’au décès de son mari, le 20 janvier 1848, date à laquelle elle devient reine douairière pour… 32 ans. D’abord sous le règne de son beau-fils, Frederik VII (qui n’eut pas d’enfants), puis de Christian IX.
Déjà lorsqu’elle n’était encore que la femme du prince héritier, Caroline Amalie s’était donnée comme mission de soutenir les enfants pauvres et nécessiteux. En 1829, elle avait créé un asile pour ceux dont les parents travaillent. À cela s’ajoute la fondation, en 1843, de la Den Kvindelige Pleieforening (L’Association des femmes infirmières), dont la fonction initiale était principalement de fournir une nourriture fortifiante et des conseils à des femmes en post-partum, mais dont les bénévoles furent particulièrement actives auprès des malades lors de la grande épidémie de choléra de 1853 dans la capitale danoise.
Veuve depuis 33 ans, Caroline Amalie s’éteint le 9 mars 1881 au palais de Christian VIII à Amalienborg à Copenhague où elle vivait l’hiver, tandis qu’elle passait ses étés au palais de Sorgenfri. Elle était âgée de 84 ans. Elle est inhumée aux côtés du son époux dans la cathédrale de Roskilde, qui abrite la nécropole des rois et reines du Danemark.
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Descendants Notables et Alliances Stratégiques
Parmi les descendants de Louise Augusta, certains ont contracté des alliances matrimoniales significatives, renforçant les liens entre les familles royales européennes.
Augusta-Victoria épousa le Kaiser, Guillaume II, empereur allemand.
Caroline-Mathilde épousa Frédéric-Ferdinand, duc de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glucksbourg, puis duc de Schleswig-Holstein.
Louise-Sophie épousa Frédéric-Léopold, prince de Prusse.
Ernest-Gunther épousa Dorothée de Saxe-Cobourg-Gotha, fille de Philippe, duc de Saxe-Cobourg-Gotha et de Louise de Belgique.
Impact Historique et Héritage
Les descendants de Louise Augusta ont joué des rôles importants dans l'histoire européenne, notamment à travers leurs alliances matrimoniales et leurs positions politiques. Son héritage continue d'influencer les familles royales d'aujourd'hui.
Autres Descendants de la Famille Royale Danoise
Il est pertinent de mentionner d'autres membres de la famille royale danoise et leurs descendants, afin de contextualiser l'importance de Louise Augusta et de sa lignée.
Christian X, roi de Danemark : Il régna du 14 mai 1912 au 20 août 1947. Son règne fut marqué par l'indépendance de l'Islande et le retour au Danemark d'une partie du Schleswig perdue en 1864.
Haakon VII, roi de Norvège : Né Georges Valdemar Axel Charles Christian Frédéric, il devint roi de Norvège le 18 novembre 1905.
Ingeborg Charlotte Caroline Frédérique Louise, princesse de Danemark : Elle épousa Charles Guillaume Oscar, prince de Suède et de Norvège.
Gustave VI Adolphe, roi de Suède : Né Gustave Adolphe Oscar Frédéric Guillaume Olaf, il régna sur la Suède.
Marthe Sophie Louise Dagmar Thyra, princesse de Suède : Elle épousa Olaf V, roi de Norvège.
La Princesse Hélène et la Seconde Guerre Mondiale
La princesse Hélène, épouse de Frédéric Georges Guillaume, prince zu Schaumbourg-Lippe, est un exemple frappant des complexités et des contradictions au sein des familles royales pendant la Seconde Guerre mondiale. Son histoire illustre comment les affiliations personnelles et les sympathies politiques pouvaient diverger des intérêts nationaux, créant des tensions et des controverses.
Sympathies Nazies et Impopularité
La princesse Hélène est devenue très impopulaire au cours de la Seconde Guerre mondiale en raison de sa sympathie pour le parti nazi après l'occupation allemande du Danemark en 1940. Le mouvement danois de résistance a déclaré que la princesse Hélène était le seul membre de la maison royale danoise à avoir trahi le Danemark : elle a reçu les Allemands dans sa maison. Ses actions étaient si impopulaires que, dans certains cas, des Danois furieux avaient même cassé les fenêtres de sa limousine.
Relations Familiales Tensions
En raison de son prétendu soutien pour les Allemands, elle n'était pas en bons termes avec ses fils, qui ont été gênés par son comportement. Même son mari évitait la salle à manger quand elle était l'hôte des allemands. Un de ses serviteurs, Paul Dall, responsable de la définition de sa table, a été un contact de l'Abwehr à Copenhague, et a été, après la guerre, jugé coupable comme un espion.
Participation à des Événements Controversés
Le 18 janvier 1942, elle a participé à la commémoration d'un officier SS, C. E. von Schalburg, qui était mort sur le front russe, un service auquel le monarque a refusé d'assister. En 1942, Hélène fait des efforts pour convaincre le Prince de Danemark Knud de convaincre le monarque pour permettre membres nazi dans le gouvernement danois.
Conséquences Après la Guerre
La princesse Hélène n'est pas considérée comme ayant été régulièrement un agent allemand, mais plutôt un informateur et un contact sur une base informelle. Après la guerre, comme elle était membre de la maison Royale, elle n'a pas été déférée à la justice. Elle a été exilée du Danemark le 30 mai 1945 et placée en résidence surveillée au château de Glücksburg en Allemagne. Elle a été autorisé à retourner au Danemark, en 1947, quand le Prince Harald est tombé gravement malade. Elle est restée avec son conjoint jusqu'à sa mort, deux ans plus tard. le Prince Harald est décédé le 30 mars 1949 à Copenhague. La princesse Hélène a survécu 13 ans à son mari, et meurt le 30 juin 1962 à Copenhague, au Danemark.
Christian VII, Caroline-Mathilde et Struensee : Un Aperçu Historique
L'histoire de Christian VII, Caroline-Mathilde et Johann Friedrich Struensee est un récit fascinant de pouvoir, d'amour et de réforme dans le Danemark du XVIIIe siècle. Cette période tumultueuse a eu des répercussions durables sur la famille royale et le pays.
Christian VII : Un Roi Troublé
Christian VII (29 janvier 1749 - 13 mars 1808) fut roi de Danemark et de Norvège de 1766 jusqu'à sa mort. Il semble avoir disposé d'une grande intelligence et de talents certains, mais son éducation, menée par un gouverneur brutal, le fit sombrer dans la folie. Il accéda au trône le 14 janvier 1766 mais, s'abandonnant à ses excès, finit par sombrer dans une stupeur mentale totale, avec des crises de paranoïa, d'automutilation et d'hallucinations.
En 1766, Christian VII avait contracté un mariage arrangé avec Caroline-Mathilde de Grande-Bretagne, une cousine qui n’avait que 15 ans à son mariage et qui ignorait tout des problèmes mentaux de son futur époux. Un problème qu’elle découvrit bien vite et qui la fit déchanter. Le roi et la reine avaient néanmoins réussi à avoir un enfant, le prince héritier Frédéric mais il semblait difficile pour la reine Caroline-Mathilde de vivre aux côtés de son époux instable.
Dans le livre Behind the Palace Doors, on y apprend que le passe-temps préféré de Christian VII était « de se trouver des prostitués, la masturbation excessive et casser des choses. Aussi, il aimait être puni, surtout être attaché à une chaise et fouetté comme un banal criminel ».
Caroline-Mathilde : Une Reine Malheureuse
Caroline-Mathilde est décrite comme vive et charmante. Bien que n'étant pas une beauté, elle est considérée comme séduisante : on a dit d'elle que son apparence était à même d'attirer l'attention des hommes sans attirer pour autant la critique des femmes. Cependant, sa personnalité pleine de naturel et sans affectation n'est guère populaire à la cour du Danemark, à l'étiquette stricte. Elle est proche de sa première dame de compagnie, Louise von Plessen. C'est le seul lien affectueux qu'elle peut nouer dans cette Cour hostile.
Johann Friedrich Struensee : Le Médecin Réformateur
Malade et déséquilibré, Christian VII laissa de facto les rênes du pouvoir à son médecin, Johann Friedrich Struensee, qui mena une politique libérale et humaniste, audacieusement inspirée des Lumières. De son aveu même, Struensee a pour modèle des scientifiques célèbres, comme le médecin suisse Haller ou le philosophe français Helvétius, dont les autorités du royaume de France ordonnent de brûler en place publique l'ouvrage le plus célèbre, De l'esprit (1758). Dans sa bibliothèque figurent des livres de Voltaire, Jean-Jacques Rousseau ou du norvégien Ludvig Holberg (Pensées morales, dans une traduction allemande). Struensee subit donc l'influence concomitante des idées des Lumières et de la religiosité piétiste.
Struensee noua des contacts avec l'aristocratie locale, notamment le comte Schack Carl Rantzau, qui le fit nommer médecin pour le voyage que le roi Christian VII de Danemark entreprend à l'étranger.Après le retour au Danemark, Struensee commença, au contact quotidien du roi, à comprendre les conditions qui prévalaient à la cour. La folie du monarque et ses excès, entre autres d'ivrogne et de coureur de jupons, avaient placé la reine Caroline Mathilde dans une situation qui n'avait rien d'agréable. Il semble que le médecin fut le seul qui pût s'en rendre compte et il convainquit le roi de traiter la reine avec davantage de déférence. Ce faisant, il entra également dans les bonnes grâces de la souveraine et sa position au palais s'en trouva encore renforcée.
Au début de l'année 1770, Struensee fut nommé secrétaire du cabinet de la reine Caroline Mathilde et lecteur du roi Christian VII. Durant l'été 1770, le roi et sa suite se déplacèrent dans le duché de Holstein, où Struensee réussit à mettre le comte Holck sur la touche en obtenant qu'Enevold Brandt fût réintégré dans l'entourage royal.
En sa qualité de maître des requêtes, Struensee était chargé de transmettre au roi les demandes qui lui étaient adressées - et il suffisait qu'il le priât de signer un document pour que le souverain s'exécutât. Pour les embauches aux emplois de la cour, y compris les fonctions gouvernementales, il exerçait un pouvoir absolu, qui aboutit à plusieurs mutations par lesquelles des nobles incompétents durent céder leurs fonctions à des fonctionnaires méritants d'extraction bourgeoise, et qui lui donna par ailleurs la latitude de pourvoir de sa propre initiative tout poste au gouvernement.
La Chute de Struensee et Caroline-Mathilde
La reine douairière Juliana, deuxième épouse du précédent roi, prend les choses en main. À son initiative, une troupe de militaires pénètre dans le château royal dans la nuit du 16 au 17 janvier 1772. Une partie se rend dans la chambre du roi pour éviter qu’il n'intervienne en faveur de son conseiller et lui faire signer un mandat d'arrêt. Pour légitimer la mise à l’écart de Caroline-Mathilde, on force Struensee à plus ou moins avouer ses relations avec la reine. Struensee et Brandt sont condamnés à mort et exécutés pour crime de lèse-majesté. Bernstorff reprend les rênes du gouvernement. Elle meurt de la scarlatine deux ans plus tard, le 10 mai 1775, à 23 ans.
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