L'interruption volontaire de grossesse (IVG) est un sujet sensible, constamment au cœur des débats éthiques, politiques et sociaux. Cet article explore les différentes facettes de l'IVG, en s'appuyant sur des témoignages poignants, des analyses juridiques et des perspectives féministes, afin de mieux comprendre les enjeux liés à ce droit fondamental.
L'Impact de l'Arrêt Dobbs et la Réactivation du Débat sur l'Avortement
L’arrêt Dobbs v. Jackson rendu par la Cour suprême des États-Unis a provoqué une déflagration médiatique et politique de portée mondiale. La question de l’accès à l’avortement était alors remise sur le devant de la scène politique alors même qu’un certain statu quo (plutôt libéral) existait en la matière en France. Depuis les intenses débats relatifs à la loi de 2001, les discussions entourant les évolutions législatives dans ce domaine étaient relativement apaisées. Certes, en 2014, au moment de la suppression de la condition de « détresse » présente dans les textes depuis 1975, ou en 2022, au moment de l’allongement du délai d’IVG de douze à quatorze semaines de grossesse, il y a pu, bien sûr, y avoir des oppositions et quelques controverses dans l’arène parlementaire.
Témoignages et Réalités de l'IVG
Des témoignages poignants mettent en lumière les difficultés rencontrées par certaines femmes. Kari a fait une fausse couche il y a plusieurs mois. Obligée d’aller de nuit, cachée, dans un centre gynécologique, pour ne pas risquer de poursuites. La plainte a été classée sans suite, mais le danger est là. « Pendant plusieurs semaines, aucun médecin n’a voulu me recevoir. Pour eux, je les mettais en danger. Je me suis sentie complètement abandonnée. » Kari envisageait d’agrandir sa famille, elle a deux garçons, mais vu les risques dans cet État, elle n’essaie plus d’avoir d’enfants. Kari porte désormais un tee-shirt où est écrit « Mère par choix », et elle est une fervente supportrice du Parti démocrate.
L'accès à l'IVG reste un enjeu majeur, notamment aux États-Unis, où la bataille se mène également sur le terrain de la désinformation. Sur les réseaux sociaux, mais également sur les moteurs de recherche, une personne qui cherche « avortement à côté de chez moi » va voir s’afficher, en premier, des publicités pour des « centres de grossesse non désirée » (« crisis pregnancy center »). Il en existe plus de 2 500 dans tout le pays. Après une plainte des associations pro-avortement, en 2019, un petit texte en gris indique sur Google que ces centres « ne procurent pas d’IVG ». Mais ils représentent toujours un tiers des publicités autour de l’avortement. C’est ce qui est arrivé à Maleeha : son histoire est relatée dans le documentaire Preconceived, réalisé par Kate Dumke et Sabrine Keane, qui est présenté en avant-première, ce samedi 9 mars, au festival South by Southwest, à Austin. Elle se souvient. « Je suis tombée enceinte, j’avais 20 ans et aucune envie de l’être. J’ai trouvé une clinique au Texas, c’était en fait un centre de naissance pro-vie et non un espace médicalisé. Il y avait des iconographies chrétiennes au mur. Ils m’ont fait regarder un film pendant trente minutes où un homme habillé comme un médecin mettait en pièces un bébé, disant » un avortement, c’est ça ». Une « consultation » a suivi, avec deux personnes, qui m’ont pressée de poursuivre ma grossesse, me parlant des programmes d’aides, et me disant qu’une IVG cause la stérilité, des cancers du sein et que les médicaments abortifs sont interdits au Texas. Paniquée, je me suis rendue dans le Colorado. J’étais étudiante, et cela m’a coûté 2 000 dollars pour l’avion, la location de voiture, l’hôtel et la visite médicale, alors qu’à l’époque le médicament était encore légal au Texas. Les réalisatrices ont aussi rencontré Maria qui, elle, a suivi les conseils de la fausse clinique et a poursuivi sa grossesse, pour s’apercevoir, quand l’enfant a grandi, que les aides financières promises n’ont pas suivi. En 2021, j’étais choquée de ne jamais avoir entendu parler de ces centres, qui sont trois fois plus nombreux que les cliniques abortives aux États-Unis ! » explique Sabrine Keane. Ces mouvements anti-avortement n’aiment pas la lumière, mais les réalisatrices ont quand même réussi à obtenir des entretiens, comme le relate Kate Dumke : « Nous sommes allées de nombreuses fois devant ces centres, nous étions à Washington lors de la décision de la Cour suprême en juin 2022, et, à force de conviction, certains ont accepté de nous parler. De fil en aiguille, on a été présentées aux membres influents des mouvements anti-IVG. Mais il faut dire que les gens qui travaillent dans les centres de grossesse non désirée ne sont, dans le fond, pas de mauvaises personnes. Les deux réalisatrices américaines se sont rencontrées lors de leurs études au lycée américain, à Paris. Vivre en dehors des États-Unis leur a donné du recul vis-à-vis de leur pays. « En France, vous avez une certaine protection, les coûts de santé sont minimes et l’IVG est pris en charge. Aux États-Unis, le fait que ces centres fournissent des services et des ressources gratuites attire beaucoup de monde et trompe beaucoup de monde », finit Sabrine.
La Clause de Conscience : Un Débat Persistant
La clause de conscience, qui permet aux professionnels de santé de refuser de pratiquer un acte médical contraire à leurs convictions, est un sujet de discorde. Des médecins, il y en avait dans le mini-cortège de dimanche, venus défendre leur fameuse clause de conscience. Cette clause symbolise désormais le nerf de la guerre entre anti-IVG et "pro-choix". Certains réclament même sa suppression, comme le Planning familial, le Haut Conseil à l'Égalité, ainsi que certains sénateurs et sénatrices, sous l'égide de Laurence Rossignol, ancienne ministre des Droits des femmes.
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Lisa Carayon, maîtresse de conférence à l'université Paris 13 et juriste, spécialisée en droit de la santé et droit de la famille, souligne que « La clause de conscience est une question politiquement fondamentale. Son insertion dans le texte en 1975 était clairement un acte de compromis facilitant l'adoption de la loi. La raison pour laquelle elle est remise en question par les féministes est qu'elle est, symboliquement, la marque que l'IVG ne serait pas un acte comme les autres, plus grave, plus problématique. » Elle ajoute que la suppression de la clause de conscience ne garantirait pas nécessairement un accès plus facile à l'IVG : « Les personnels médicaux ont dans leurs Codes de déontologie, une clause générale de conscience qui permet à tout personnel de refuser de faire un acte dès lors qu'il est en contradiction avec sa conscience, qu'il n'y a pas d'urgence, que la personne n'est pas en danger immédiat et qu'il s'assure que la prise en charge est possible ailleurs. »
La Fragilité du Droit à l'Avortement
Lisa Carayon rappelle que « Légalement, rien n'empêche le législateur, c'est-à-dire, l'Assemblée nationale et le Sénat, de remettre en cause la loi s'il le souhaitait : l'accès à l'IVG n'est pas un droit constitutionnel ». De même que le droit à l'avortement n'a toujours pas été reconnu comme un droit fondamental par la Cour européenne des droits de l'Homme. « Ce qui permet d'ailleurs toujours à la Pologne d'avoir un droit extrêmement restrictif », pointe Lisa Carayon.
Les Stratégies des Mouvements Anti-Avortement
Pour paraître moins séculiers, les anti-avortement ont modernisé leur approche ces dernières années, avec notamment des faux sites d'information offrant de manière plus ou moins frontale des discours culpabilisateurs, sanctionnés avec difficultés par la loi en étant mal référencés sur les moteurs de recherche, au nom du délit "d'entrave" numérique à l'IVG.
Emilie Mondo constate qu'« Il existe une réelle bataille discursive entre les opposants et les défenseurs d’un droit à l’avortement. Les premiers s’autoqualifient de "pro-vie", les seconds de "pro-choix". Or, chacun conteste les étiquettes revendiquées par le camp adverse. Les militants pro-choix en particulier préfèrent dénoncer les velléités liberticides d’un mouvement "anti-choix" ; ils réfutent par ailleurs qu’on les dépeigne comme les fervents partisans d’une "culture de la mort" (i.e. celle de l’embryon ou du fœtus avorté). À l’inverse, avancer un profil "pro-vie" permet aux anti-IVG de maquiller leurs revendications sous un angle plus positif et plus engageant que ne le suggère l’appellation "anti-choix". »
Aux anti-IVG l'érigeant en signe d'une société qui périclite, on oppose souvent la stabilité des chiffres de l'avortement en France, autour de 215.000 annuels depuis 15 ans.
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Les Mouvements Anti-Genre et l'IVG
« En France, les poussées conservatrices ont connu un regain d’intérêt et de dynamisme depuis la Loi Taubira et la Manif’ pour Tous, retrace Emilie Mondo. La Marche pour la vie organisée chaque année au mois de janvier s’inscrit plus largement dans les mouvements dits « anti-genre » opposés au mariage homosexuel, aux droits LGBTI, à la PMA et la GPA, aux cours d’éducation sexuelle, etc. Ces mouvements gagnent de l’ampleur partout en Europe, notamment grâce aux vagues populistes et au soutien d’organisations religieuses étrangères, principalement originaires des États-Unis et de Russie.
L'IVG comme Liberté Fondamentale
« Parce que la liberté d'avorter va bien bien au-delà de la seule liberté d'avorter !, répond de son côté Lisa Carayon. La liberté d'avorter, ou de ne pas avorter évidemment, c'est la liberté de ne pas être soumise à ses fonctions corporelles, c'est donc s'émanciper de la "nature", concept en réalité très construit, pour se construire comme personne sociale, libre. »
La Réduction Embryonnaire : Un Acte Médical Encadré
Face aux risques de complications lors de grossesses triples ou quadruples, une réduction embryonnaire peut être proposée aux parents. Les complications lors de grossesses triples, voire quadruples ou plus, sont fréquentes, tant au niveau materno-fœtal que néonatal. L'aspect médical n’est, de plus, pas l’unique source d'inquiétude : les grossesses multiples entraînent aussi des perturbations au sein de la famille, qui n'est pas forcément préparée psychologiquement, socialement et financièrement à accueillir simultanément trois, quatre ou… six bébés ! Face à ces difficultés, une technique peut vous être proposée : la réduction embryonnaire.
Avant le 2 août 2021, aucune loi n’encadrait la réduction embryonnaire. Désormais, les contours de ce geste médical sont définis par la loi de bioéthique de 2021. Ses motifs sont différents de ceux d’une interruption volontaire de grossesse « classique », même si elle intervient dans les mêmes délais que ceux autorisés par la loi sur l’IVG. Comme avant tout acte médical, le couple reçoit une information détaillée sur cette technique et bénéficie d’un délai de réflexion, avant de donner son consentement écrit. Depuis août 2021, la réduction embryonnaire ne peut être effectuée qu'au cours du premier trimestre de la grossesse, ce qui n'est pas le cas du fœticide sélectif.
Lisa Carayon, Maîtresse de conférences à l'Université Sorbonne Paris Nord, spécialiste des droits de la santé et de la famille, et membre élue du Conseil de laboratoire de l'Iris (Institut de relations internationales et stratégiques), considère que la loi du 2 août 2021 réduit à ce sujet les droits des femmes. Elle explique dans un article, publié sur le site de Dalloz, que, désormais « si le développement des fœtus est mis en danger par la grossesse multiple mais qu’aucun n’est, à proprement parler, atteint d’une pathologie et que la santé de la femme enceinte n’est pas en danger, la réduction ne peut théoriquement avoir lieu après douze semaines […] alors qu'auparavant, une femme enceinte de moins de douze semaines qui ne souhaitait pas avoir de jumeaux pour des raisons sociales pouvait demander une réduction embryonnaire, sans devoir justifier de motifs en lien avec sa santé ou celle des embryons. En effet, s'il n'y a pas de risques de graves problèmes médicaux chez la maman ou les bébés, les grossesses gémellaires ne sont pas concernées par la réduction embryonnaire.
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Si une grossesse multiple de haut rang (plus de trois) peut être spontanée, c'est surtout le développement de la PMA qui a entraîné une augmentation du nombre de ce type de grossesses. Mais attendre trois ou quatre enfants en même temps n'est pas sans danger pour la mère, comme pour les fœtus. Toutefois, la réduction embryonnaire est un geste médical qui reste rare en France et qui diminue depuis dix ans, grâce aux mesures prises par les centres pratiquant la procréation médicalement assistée (PMA). En effet, le nombre d’embryons transférés après une fécondation in vitro est désormais de deux, ce qui permet de limiter la survenue de grossesses multiples supérieures à trois. L’attitude la plus répandue consiste alors à ramener le nombre d’embryons à deux et le geste s'effectue entre la 8ème et la 14ème semaine d'aménorrhée. La plus fréquente consiste à passer par voie abdominale maternelle (de façon similaire à une amniocentèse), souvent vers 11 semaines d’aménorrhée (SA). Une aiguille est introduite jusqu’au thorax d’un (ou des) embryon(s), via l'abdomen de la mère, puis des produits létaux sont injectés pour d'abord endormir l’embryon, puis pour stopper l’activité cardiaque. Rassurez-vous, les embryons ne souffrent pas, car le cœur cesse de battre en quelques secondes. Les embryons ne sont pas choisis au hasard mais sur différents critères. Les plus rares, comme l’existence d’une malformation ou la suspicion d’une anomalie chromosomique permettent une première sélection. Votre médecin regarde ensuite attentivement le nombre de placentas et de poches des eaux. La seconde technique, moins utilisée, passe par voie transvaginale et se déroule aux environs des 7ème ou 8ème SA. Une aiguille est alors introduite par le vagin en étant reliée à une sonde échographique endovaginale. Le ou les embryons qui ont été endormis restent dans l'utérus jusqu'à l'accouchement. Si la réduction a eu lieu rapidement, au début de la grossesse, les tissus seront quasiment résorbés au moment de l'accouchement.
Aucune longue hospitalisation n'est requise, puisque la réduction a lieu en hôpital de jour. Vous n’avez pas besoin non plus d’être à jeun, aucune anesthésie n’étant nécessaire. L’aiguille utilisée, quant à elle, est très fine et vous ne devez sentir qu’une toute petite piqûre. Le geste est toujours précédé d’une échographie approfondie qui permet le repérage des embryons. Ensuite, afin d'éviter une infection, un traitement antibiotique est indispensable. L’utérus, quant à lui, est mis au repos grâce à des antispasmodiques. Une fois le geste réalisé, la patiente reste sous surveillance une heure avant de pouvoir rentrer chez elle.
L’impact psychologique d’un tel geste est important. La réduction est souvent vécue comme une expérience traumatisante par le couple, qui a besoin du soutien de toute l’équipe médicale et de son entourage pour y faire face. Les parents éprouvent des sentiments contradictoires, notamment liés au fait que la réduction survient le plus souvent après un traitement d’infertilité. Le soulagement de ne pas affronter une grossesse à risque cède souvent la place à la culpabilité d’avoir dû se séparer d’embryons non malades. La principale complication d’une réduction embryonnaire est la fausse couche spontanée, qu'on estime à environ 4 % des cas avec la technique la plus utilisée. Généralement, la fausse couche survient après une infection au niveau du placenta (une chorioamniotite), quelques temps après le geste.
"Un Podcast à soi" : Exploration Féministe des Questions de Genre et d'Égalité
Chaque mois, Charlotte Bienaimé explore les questions de féminisme, de genre, de sexualité et d'égalité entre les femmes et les hommes. Chaque épisode mêle récits personnels et analyses de chercheurs et de chercheuses. Né en octobre 2017, au même moment que naissait le mouvement #MeToo, ce podcast se veut un espace de rencontre entre intimité et expertise, où les témoignages d'expériences vécues se frottent aux travaux de spécialistes pour tenter de mieux penser et comprendre nos vies après la déflagration de MeToo et des manifestations qui en ont découlé.
Dans chaque épisode, Charlotte Bienaimé aborde avec les lunettes du féminisme différentes thématiques comme la sexualité, la politique, la justice et l'éducation, les violences conjugales, la santé mentale ou la dépression, tout en mettant en lumière les parcours de militantes et militants féministes hétéros, gays, lesbiennes, trans ou non binaires. Elle explore toutes les dimensions de la révolution féministe et de ses manifestations, amplifiées par #MeToo. Elle donne aussi des pistes pour s’émanciper du patriarcat en essayant d'échapper à la vision binaire de la société, à travers des histoires de personnes hétérosexuelles, lesbiennes, homosexuelles, cisgenres ou issues des communautés LGBT et queer, traitant de sujets comme le racisme, l'homophobie, la transphobie et les luttes intersexes. Toutes ces voix, au travail ou en manifestation, mais toujours à travers le prisme du féminisme, nous parlent de la grossophobie, de l'âgisme, de l’homophobie des violences conjugales et sexuelles et des autres formes d'inégalités qui affectent les femmes et les minorités de genre, sans jamais oublier de tenir compte de l’intersectionnalité des discriminations qui seront toujours plus fortes pour les personnes racisées ou pauvres, mais aussi pour ceux et celles qui ont une santé mentale fragile.
Elle consacre également du temps à des sujets trop longtemps marginalisés, tels que la santé mentale, la dépression, et les violences structurelles comme le viol, l'inceste et les violences conjugales. Elle donne aussi la parole à des psys, des gynécologues et d'autres experts et expertes aux approches féministes pour proposer aux auditeurs et auditrices des espaces de parole et de soutien et de nouvelles formes de thérapies, voire d'autodéfense, ou même de sexualité et toujours en s’adressant autant aux personnes hétérosexuelles qu’aux personnes LGBT. Les épisodes traitent aussi de la parentalité et des défis de la matrescence, en donnant la parole aux mères et pères pour discuter du post-partum, de la sororité et de la solidarité dans les communautés hétéros ou LGBTQI. Ils explorent l'impact des inégalités de genre dès l'enfance et comment elles affectent notre identité et notre désir à l'âge adulte que l’on soit hétéro, lesbienne, gay, ou bisexuel(le). Ils abordent aussi les questions de sexualité, de dépression ou de santé mentale en donnant à entendre des expériences lesbiennes, gay, trans et non-binaires sur le terrain ou en manifestation.
"Un Podcast à soi" a pu se pencher sur des sujets aussi divers que la manifestation, le mouvement des Gilets Jaunes, les violences conjugales, la sexualité, l’homophobie, la religion, l’amitié, la domination adulte, et la place des femmes noires et des militantes dans les luttes sociales, mais aussi la vieillesse, la ruralité et l'identité. Chaque épisode est un voyage à travers les différentes dimensions de la domination masculine et du patriarcat, tout en célébrant la diversité des voix et des expériences. Le podcast soigne aussi sa forme en faisant entendre de la musique, des ambiances, mais aussi et surtout la voix des artistes à travers les textes et la poésie d'Audre Lorde, de Virginie Woolf, de Virginie Despentes ou de Françoise d'Eaubonne pour illustrer les luttes féministes et les mouvements afroféministes ou écoféministes.
Ce podcast est aussi une manière de créer un groupe de parole et un espace sécurisé où chaque individu peut partager son histoire et trouver du soutien dans le contexte du mouvement Metoo. "Un Podcast à soi" est plus qu'un simple podcast : c'est une manifestation, un mouvement de réflexion, de solidarité et de résilience. C'est un féminisme en mouvement, un féminisme à la première personne porté par l'écriture de Charlotte Bienaimé. En célébrant les voix des pionnières et des militantes LGBTQI ou hétéros d'aujourd'hui, nous espérons inspirer une génération qui continuera de lutter pour un monde plus juste et plus égalitaire. Rejoignez-nous chaque mois pour découvrir des histoires de courage, d'amour, de lutte et de transformation. Et comme dit Charlotte : « Vive la révolution féministe !
Comprendre le Périnée : Un Enjeu de Santé Féminine
Connaissez vous vraiment le périnée ? A quoi ressemble-t-il ? À quoi sert-il ? Pourquoi tant de femmes ont des fuites urinaires ? Des descentes d'organes ? Quel lien avec les troubles de la vulve ? Pourquoi en parle-t-on si peu alors que c'est sur lui que reposent tous nos organes ? Il y a quelques années, on ne savait pas représenter le clitoris. Aujourd'hui, qui sait dessiner un périnée ? Dans un cabinet d'une sage femme engagée, au cœur d'un groupe de parole d'une maison de quartier d'Ivry, ou au fil d'un cours de yoga féministe à Dunkerque, cet épisode s'attache à faire sortir le périnée de l'ombre. Connaissez vous vraiment le périnée ? Pourquoi en parle-t-on si peu ? Il y a quelques années, on ne savait pas représenter le clitoris. Connaissez vous vraiment le périnée ? A quoi ressemble-t-il ? À quoi sert-il ? Pourquoi tant de femmes ont des fuites urinaires ? Des descentes d'organes ? Quel lien avec les troubles de la vulve ?
La Marche pour la Vie et les Oppositions à l'IVG
De la porte Dauphine à la place du Trocadéro, ils ont été entre 50.000 selon les organisateurs, et 7.400 selon la police, à braver le froid parisien, dimanche 20 janvier, pour revendiquer leur opposition à l'interruption volontaire de grossesse. La loi défendue par Simone Veil a fêté son 44e anniversaire trois jours plus tôt, mais est souvent remise en cause. La Marche pour la vie, qui s'inscrit aussi dans la lutte contre l'euthanasie, a ainsi réalisé sa 13e édition, dans un climat social tendu. Des familles, des jeunes, parfois mineurs, des tenants conservateurs comme Christine Boutin, ont défilé derrière une banderole de tête revendiquant : « Les droits de l'homme commencent dès son origine ». Alors que la loi Veil est considérée comme une avancée fondamentale dans la lutte pour les droits des femmes, l'IVG n'est toujours pas admise de toutes et de tous.
« Le débat sur l’avortement est de plus en plus défini comme un débat autour des "droits", analyse Emilie Mondo, Docteure en sciences politiques et sociale, affiliée à l'Université libre de Bruxelles (Cevipol/Institut d'Études Européennes). « De la même manière, les anti-choix ont trouvé une nouvelle opportunité dans la clause de conscience pour s’opposer à l’IVG à travers le thème de la liberté de pensée et de croyance, poursuit cette spécialiste des mouvements anti-choix en Europe. Ils mettent en avant le droit des médecins, des infirmières ou encore des pharmaciens à refuser de pratiquer ou de participer à une interruption volontaire de grossesse, de nature médicamenteuse ou chirurgicale, au nom du respect des convictions religieuses et philosophiques des praticiens.
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