La maternité des Lilas, institution pionnière de « l’accouchement sans douleur », est confrontée à des difficultés financières qui mettent en péril son existence. L'établissement bénéficie d'un court sursis jusqu'au 1er novembre 2023. En cas de fermeture, la Seine-Saint-Denis pourrait être dépossédée d'une structure vitale pour sa natalité. Cet article explore les enjeux de cette situation, les spécificités de la maternité des Lilas, et les perspectives d'avenir pour ce lieu emblématique.
Un Accompagnement Intimiste et Respectueux
La maternité des Lilas se distingue par son approche de l'accouchement physiologique. « On écoute les mamans, on se tutoie, on respecte leur consentement. Si une mère décide d’accoucher sur le côté, debout, dans l’eau ou à quatre pattes : on peut le faire », revendique fièrement Tita, sage-femme aux Lilas. Dans cet établissement, on assume cette « expertise » en matière d’accouchement physiologique. Une méthode d’accompagnement intimiste où l’on ne médicalise pas (ou peu) la naissance. Dans les locaux « vétustes » de la rue du Coq Français, on propose une alternative à la technicisation de la mise au monde, qui fait encore autorité.
Ce modèle, centré sur la femme et son vécu, s'oppose à une vision plus technicisée de l'accouchement. C'est à la maternité des Lilas que nous avons choisi d'accoucher, pour fuir l'hôpital, dans lequel la femme, objet-de-soin, évolue dans l'anonymat, pour ne pas être des corps-machines, entre les mains des accoucheurs et de la technique. Les sages-femmes y jouent un rôle primordial, offrant un accompagnement personnalisé et respectueux des choix de chaque femme.
Aude tient à le préciser : « On parle beaucoup de la maternité des Lilas comme d’un lieu pionnier, un sanctuaire de l’accouchement physiologique. Oui, mais ce qui est féministe, c’est surtout d’accompagner les femmes, quel que soit leur choix. Enfin moi, qu’elles aient ou non une péri[durale], je m’en contrefiche. Il y en a énormément de petites structures qui ont disparu : des maternités qui ne sont pas accolées à des hôpitaux où on fait de la chirurgie, ce n’est pas du tout rentable.
Quelques chiffres sur la médicalisation de l'accouchement
Selon Santé publique France, le recours au déclenchement du "travail" culmine désormais à 25,8 % en 2021 contre 22 % en 2016. La péridurale est plus que majoritaire : 82,7 % des femmes ont eu recours à cette analgésie en 2021.
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Difficultés Financières et Menaces de Fermeture
Malgré son modèle unique, la maternité des Lilas est en grande difficulté financière depuis plusieurs années. Au bout du compte, le modèle des Lilas, peu rémunérateur, couplé à des errances budgétaires épinglées dans Le Monde ont creusé un dangereux déficit. Chaque année, l’ARS doit sortir de sa poche plus de 4 millions d’euros pour maintenir l’établissement sous perfusion.
Cette situation est en partie due au mode de financement des établissements de santé, basé sur la tarification à l’activité (T2A). Mais voilà, à l’heure où la majeure partie des ressources des établissements de santé proviennent de la tarification à l’activité (T2A), c’est-à-dire au nombre d’actes, une maternité qui prend son temps creuse aussi sa tombe.« Un accouchement par voie basse, ça ne coute pas cher et ça peut durer huit heures. Les maternités ne sont pas rentables et elles ne le seront jamais », tranche nette Corina Pallais, déléguée Sud de la maternité. Dans un établissement où peu d’actes médicaux, comme une césarienne ou une épisiotomie, sont pratiqués, les rentrées d’argent sont donc moindres. Or, toujours selon Corina, une césarienne peut être réalisée en trente minutes tandis qu’un accouchement physiologique dure parfois jusqu’à une journée entière. Dans ce cas, le travail d’accompagnement de la sage-femme n’est pas reconnu : « Qu’est ce que ça veut dire de payer une césarienne ? Comme si intervenir sur le corps des femmes valait plus cher. Un médecin passe une demi-heure pour une césarienne. Une sage-femme, elle va passer des heures et des heures. Elle est un soutien immense. Mais ça sera payé 300 €. Quel que soit le temps.
La maternité, en sursis, doit donc trouver urgemment des solutions pour se réinventer. Mais l’ARS est à bout de souffle et souhaite se délester du poids financier que représente le lieu, dont le déficit se creuse d’années en années. Ce n’est pas la première fois que l’étau se resserre, et que face à cela, des projets sont pensés, montés, et proposés à l’ARS.
En 2021, l’ARS contribuait à hauteur de 4,8 millions d’euros pour combler le déficit de la maternité d’après Myriam Budan, directrice des lieux. Être rentable, une notion qui pose problème à de nombreuses maternités. « C’est assez classique que les maternités soient déficitaires, que ce soit ici, ou dans n’importe quel CHU ou clinique. Ce qui sauve les autres maternités, c’est d’être englobées dans toute une structure avec des services qui vont être bénéficiaires. Le « déficit » de la maternité va être absorbé par le bénéfice d’un autre service. Ça va être un pourcentage moins important. Sauf que nous, puisqu’on est qu’une maternité et qu’un centre d’orthogénie, on ne peut pas se faire absorber dans un contexte plus grand » explique Aude.
La T2A et ses Conséquences
Depuis 2004, l’instauration de la T2A (tarification à l’activité) dans le cadre du plan « Hôpital 2007 » pour le financement des hôpitaux privilégie la multiplication des actes médicaux. La tarification s’applique aux activités de médecine, de chirurgie, d’obstétrique et d’odontologie, à travers un principe de codage informatique. Les patient·e·s sont regroupé·e·s en « groupes homogènes de malades », puis « groupes homogènes d’hospitalisation » en fonction des diagnostics et des actes médicaux. Sur l’ensemble de ces groupes, près de 2 300, le ministère de la Santé applique un tarif, sur la base duquel l’Assurance-maladie rembourse l’établissement.
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Aude, dont une partie du temps de travail est justement consacré au codage de ces actes, précise : « Ce qui fait l’argent, c’est le diagnostic, c’est-à-dire qu’effectivement plus tu as un cas complexe, plus cela va rapporter d’argent à la structure. Ce n’est donc pas du tout un système qui va valoriser les choses simples, effectivement.
L'Importance de Relégitimer le Travail des Sages-Femmes
Pour Corina Pallais, psychologue et représentante syndicale Sud, l’enjeu est donc de relégitimer le travail des sages-femmes : « L’idéal, ce serait de gérer la T2A. En attendant, il faudrait qu’on reconnaisse le travail des sages-femmes en payant les accouchements physiologiques autrement. » Car si l’acte ne fait pas tout dans le financement de la maternité, un accouchement physiologique rapporte 313€ et une césarienne 500€.
Projets de Rapprochement et Résistances
Face à ces difficultés, plusieurs projets de rapprochement avec d'autres établissements ont été envisagés. Après l’étude de plusieurs hypothèses, il a été décidé lors d’une réunion tenue en janvier 2023 d’approfondir le rapprochement avec la maternité de l’hôpital public de Montreuil, tout en développant l’offre de santé aux Lilas (…).
Toutefois, ces projets suscitent des inquiétudes et des résistances de la part des équipes de la maternité des Lilas. Le projet de rapprochement discuté entre les parties prenantes ne convainc pas les 20 accoucheuses des Lilas. « À Montreuil, il y a un turn-over incroyable. Les sages-femmes sont épuisées. Ici aussi il y a de la fatigue, mais elles restent parce qu’elles aiment ce qu’elles font », soupèse la syndicaliste. « On ne veut pas être aspirée par Montreuil, abonde Marie, sage-femme. On espérait une solution intermédiaire ou les Lilas aurait été le pôle physiologique de l’hôpital. Si on n’est pas en capacité de reproduire ce que l’ont fait ici ailleurs, ça ne vaut pas le coup ».
Evelyne Vander Heym, ancienne directrice de la maternité des Bluets, a comme un sentiment de déjà-vu. « En 2007, c’était la même chose. Dans un contexte de fermeture des maternités de niveau 1 nous avons dû nous rapprocher de l’hôpital Trousseau. C’était soit ça, soit on disparaissait ». Un « transfert » qui s’est finalement révélé vertueux puisque l’établissement a pu continuer à faire valoir son savoir-faire alternatif. Mais la retraitée, par ailleurs membre de la Coordination des comités de défense de la santé, craint que la maternité de Seine-Saint-Denis ne soit passée à côté de cette occasion : « Pendant un temps, il y avait des lits disponibles à Montreuil pour de l’accouchement physiologique. Maintenant, ce n’est plus le cas. Les Lilas sont restés dans un splendide isolement. C’est une prise en charge humaine de la femme et de l’enfant qui pourrait disparaitre au profit d’une vision industriel ».
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L'Échec du Projet de Rachat par le Groupe Avec
Plusieurs repreneurs se sont déjà penchés sur le cas des Lilas, avant d’abandonner l’idée. Lorsque Myriam Budan prend la direction de la maternité en mars 2021, une négociation est en cours avec le groupe d’hospitalisation privée Almaviva Santé (propriétaire de la clinique Floréal), qui renonce finalement au rachat.
Déjà propriétaire de la clinique Vauban à Livry-Gargan, le groupe Avec proposait une solution : faire fusionner son établissement, privé à but lucratif, et l’actuelle maternité des Lilas. Pour la direction, qui soutenait le projet, cette opération était une réponse aux problèmes structurels liés au fonctionnement de la maternité, dont l’activité repose presque essentiellement sur des actes non-rentables. Mais ce projet de rachat est loin d’avoir fait l’unanimité. Car il soulève une question centrale pour l’équipe soignante, qui se posera pour chaque futur projet : la maternité peut-elle continuer de fonctionner selon les principes qui l’animent depuis qu’elle a ouvert, en 1964 ?
Dès qu’elles ont pris connaissance du projet de rachat, elles ont fait part de leurs inquiétudes à une direction qui ne les partageait pas autant, et qui tentait tant bien que mal de les atténuer. En vain, puisque l’équipe soignante a fait front pendant de longs mois, obtenant même le retrait du groupe il y a un mois. Pour une grande partie des salarié·e·s en effet, ce rachat était inenvisageable. Aude, sage-femme, soutenait en juin dernier : « Il n’y a, à ma connaissance, aucune sage-femme de l’équipe qui ira travailler avec le groupe Avec.
Car la maternité, aujourd’hui à but non lucratif, serait profondément transformée par un rachat par un groupe privé lucratif, un argument aujourd’hui entendu par l’ARS. Marie, sage-femme depuis 4 ans aux Lilas, évoque cette impossible fusion pour la maternité, qui fait du soin pour toustes une priorité : « pour garder la maternité des Lilas comme elle est maintenant, ce n’est pas possible de se rattacher à un établissement à but lucratif. On prend en charge des patientes qui sont des femmes de tous horizons. On ne fait pas de sélection à l’entrée. On ne peut pas défendre les valeurs de la maternité, de l’accueil multi-ethnique, multi-genre et se dire qu’on va travailler avec une structure dont le but est de faire de l’argent. »
La Vétusté des Locaux : Un Symbole Paradoxal
Car si les locaux actuels sont « vétustes », et que cette vétusté fait partie des raisons invoquées pour justifier la fermeture, ils contiennent aussi en partie le charme du lieu. Marie nous confie : « l’âme de la maternité des Lilas vient aussi du fait, c’est un peu bizarre de dire ça, que les locaux sont décadents. Dans le sens où les gens viennent parce qu’ils savent qu’ils vont avoir un accompagnement différent. Ils ne viennent pas ici parce que c’est beau et clinquant neuf. » La directrice reconnaît elle aussi qu’aux Lilas, « les personnes ne viennent pas pour l’hôtellerie mais pour la philosophie ».
Les Enjeux pour la Seine-Saint-Denis
Si l’institution de la comtesse de Charnière venait à disparaître, où iront les 1 100 mères qui y ont accouché en 2022 ? La Seine-Saint-Denis dans le rouge ? Les effectifs de sages-femmes ont augmenté de 63 % à Paris, entre 2011 et 2022, contre seulement 10 % en Seine-Saint-Denis, selon le Répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS). Alors même que ce département limitrophe est champion du taux de natalité en France. Les incertitudes qui planent sur l’avenir de la maternité inquiètent plus largement pour l’offre de soins en Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de la métropole.
Les populations les plus vulnérables, éloignées d’un accès gratuit et facilité aux soins, seraient les premières touchées par une fermeture. Corina Pallais, psychologue et fortement engagée dans la lutte, fait elle aussi part de son inquiétude, alors que le centre d’orthogénie des Lilas, financé par le département, prend en charge des centaines d’IVG chaque année : « On ne peut pas donner le centre d’orthogénie à du privé, ce n’est pas possible. Donc ça veut dire que le centre d’ortho saute ? (…) Il n’est pas question de priver le département du 93 et des femmes de 900 IVG par an.
Mobilisation et Perspectives d'Avenir
Comment faire, dès lors, pour sauver ce lieu emblématique des luttes féministes et si essentiel sur le territoire ? L’ARS vient de décliner début octobre le projet d’Avec, suite à la mobilisation menée par les membres de la maternité et le collectif de soutien. C’est un profond soulagement pour les sages-femmes, auxiliaires de puériculture, médecins et usager·ère·s mobilisé·e·s, mais aussi une victoire en demi-teinte pour le lieu, dont l’avenir demeure incertain.
La lutte s’organise principalement autour du collectif des usager·ère·s, qui lance régulièrement des appels à la mobilisation. Le dernier en date, mardi 11 octobre devant la mairie des Lilas, a été l’occasion de présenter publiquement les dernières avancées. L’ARS soumet, en ce moment, trois propositions de reprise pour la maternité. La première est un adossement à la maternité des Bleuets, située dans le 12e arrondissement. Une aberration pour Corina et Céline, pour qui la maternité doit rester implantée dans le 93 afin de continuer à répondre à des besoins de proximité. Pour elles, conserver cette proximité du soin est une lutte politique primordiale. La seconde option serait de fusionner avec l’hôpital de Montreuil, une structure plus importante, de niveau 3. L’hôpital manque actuellement de 19 sages-femmes et ferme des lits, une source d’inquiétude pour le corps médical des Lilas. Il s’agirait de construire un projet avec des exigences absolues afin de penser l’accouchement respectueusement.
Pour Corina Pallais, le projet doit nécessairement tenir compte du fonctionnement historique de la maternité : « nous, dans les projets, ce qu’on veut absolument, c’est garder notre approche physiologique, parce qu’il y a vraiment des femmes qui en ont le désir, qui en ont besoin. » Loin d’être pessimiste, Corina est rassurée de voir que la maternité continue à attirer des soignantes, souvent féministes et désireuses d’apprendre à leur tour le métier aux Lilas : « On se battra pour trouver des moyens de faire perdurer ce lieu, parce qu’il est quand même porteur qu’il y ait de nouvelles sages-femmes, des jeunes sages-femmes qui viennent, qui demandent à récupérer ce savoir. Et nous on a envie de le transmettre.
La Maternité des Lilas : Un Lieu Unique et Indispensable
Aux Lilas, la maternité du même nom est de nouveau sur la sellette. C’est une façade de bois, rue du Coq Français, aux Lilas (93). Un nom de rue bien choisi pour une institution dont la région parisienne peut être fière. Véritable institution féministe, la maternité des Lilas (93) accueille des usager·ère·s depuis 1964. Dans cet établissement où les sages-femmes occupent le premier rôle, le soin est au cœur des pratiques, et les méthodes, attentives aux vécus singuliers des personnes suivies. Leur accompagnement de personnes trans en a ainsi fait la première « transsernité » de France.
La maternité des Lilas est une institution, un lieu où les femmes accouchent comme elles l’entendent, et sans acharnement médical, et ce depuis 1976. En 2020, 1 276 femmes ont accouché à la maternité des Lilas. Parmi elles, 72 % ont reçu une péridurale et seules 0,5 % a subi une épisiotomie. Aux Lilas, les femmes viennent accoucher sans douleur ou bien pratiquer une IVG (près de 900 par an). Tous les parents sont les bienvenus : la maternité a également accompagné en 2020 l’accouchement d’Ali, premier homme transgenre à être reconnu parent dès la naissance de sa fille. Une respiration salutaire dans le département le plus pauvre de France métropolitaine, où les maternités ressemblent plus à des usines à bébé et où le planning familial galère à atteindre toutes les femmes dans le besoin.
Un Peu d'Histoire
Tout commence grâce à la comtesse de Charnière, dont le rêve est de créer un lieu dans lequel toutes les femmes pourraient accoucher sans douleur, la fameuse « psycho-prophylaxie » obstétricale. La comtesse avait fait la connaissance de Fernand Lamaze, le “pape” de l’accouchement sans douleur en France, qui avait découvert une technique de relaxation et de respiration lors d’un voyage en Russie. Nous sommes dans les années soixante-dix, à une époque où la gynécologie-obstétrique ne fait vraiment pas dans la dentelle, pire les douleurs de l’enfantement sont encore considérées par beaucoup comme faisant partie d’un châtiment divin. En 1976, la clinique doit faire face à une première menace de fermeture : la raison est simple, elle n’est pas rentable car les procédures sont très peu chères, une volonté de la Comtesse ! Malgré ce contexte, les équipes continuent de lutter contre l’hyper médicalisation des accouchements et ce dans une ambiance de travail et une hiérarchie toute soixante-huitarde : » Chacun pouvait parler, s’exprimer… La femme de ménage pouvait aussi donner son avis sur le comportement de la sage-femme qui venait de faire un accouchement. On était dans la continuité d’un post-68. En 1980, la clinique privée devient association à but non lucratif, un établissement donc à la fois privé mais inclus dans le groupe des hôpitaux publics. Année après années, les difficultés apparaissent (elle enregistre un déficit de 4,5 millions d’euros par an), les menaces de fermeture, de reprise, de déménagement se multiplient et les salariés-militants font chaque fois le planton devant le ministère de la Santé, battent le pavé pour défendre l’institution. En 2011, un collectif citoyen mené par l’élue Madeline Da Silva avait déjà été créé pour défendre la maternité des Lilas, menacée de fermeture. Le 29 avril dernier, les pancartes répétaient à peu près les mêmes choses que lors des combats précédents : « Maternité fermée, Seine-Saint-Denis délaissée » ! Lionel Benharous, maire socialiste des Lilas faisait partie du cortège : « Ce lieu fait partie du patrimoine de la ville, et il est un véritable symbole militant. On ne défend pas une maternité aux Lilas, mais cette maternité-là », avait-il confié à nos collègues de Libération.
Un An de Sursis Grâce à la Mobilisation
Grâce à la pétition et à son combat, le collectif a obtenu en mai un an de sursis. Reçus au ministère, des représentants ont obtenu une prolongation de l’autorisation d’exercer jusqu’à juin 2023. Après un meeting à la mairie des Lilas, plusieurs groupes de travail se sont constitués visant à établir un nouveau projet… Et éviter le projet de fusion avec la clinique de Livry-Gargan. La maternité dispose désormais d’un an pour trouver une solution viable.
Informations Pratiques sur la Maternité des Lilas
La Maternité des Lilas, située en région Île-de-France (93), est une maternité de niveau 1. La Maternité des Lilas réalise chaque année plus de 1 200 naissances. À la Maternité des Lilas, les pratiques physiologiques sont privilégiées.
Soulagement de la Douleur et Accompagnement Personnalisé
Soulagement de la douleur : déambulation, utilisation de ballons, tabouret d’accouchement, barres de suspension, douches chaudes, et baignoire sont proposées tout en proposant la mise à disposition de la péridurale 24h/24 si elle est souhaitée. Peau à peau : après la naissance, le peau à peau est favorisé dès les premiers contacts avec le bébé.
Voici une synthèse des avis laissés sur les différentes plateformes de notation à propos de la maternité des Lilas. Les principaux avis sont extrêmement positifs. Qualité de l’équipe soignante : Les équipes de sages-femmes, médecins, auxiliaires, et anesthésistes sont souvent décrites comme très bienveillantes, qualifiées, et à l’écoute. Les patientes mettent en avant un accompagnement empathique, rassurant et sans jugement, permettant une relation de confiance. L’accompagnement post-accouchement est apprécié avec un soutien dans l’allaitement et les premiers soins du bébé.
Services et Ateliers Proposés
La Maternité des Lilas propose un ensemble de services et d’ateliers qui accompagnent les futurs parents tout au long de leur parcours de grossesse, de l’accouchement au post-partum. Consultation de diagnostic prénatal et d’amniocentèse. Entretien sur la césarienne. La présence du père à l’accouchement. Grossesse et sexualité. D’autres services et ateliers payants sont proposés au sein de la maternité des Lilas : groupes pères, sport & grossesse, massage bébé, préparation en piscine, hypnose, haptonomie, ostéopathie, yoga, chant prénatal, sophrologie. Enfin, un photographe professionnel intervient plusieurs fois par semaine pour proposer des séances photo aux nouveaux parents.
Les visites sont autorisées de 13h à 20h, et le conjoint peut arriver dès 9h le matin pour assister aux soins comme le bain du bébé. Pour accoucher à la Maternité des Lilas, l’inscription est requise. La maternité accepte les grossesses à bas risque et dispose de critères précis concernant l’âge, l’IMC, et les antécédents médicaux. La sortie standard est prévue après trois jours d’hospitalisation, avec des consultations régulières pour la mère et l’enfant.
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