Le Languedoc-Roussillon, vaste région viticole s'étendant sur plus de 250 000 hectares, représente à lui seul environ un tiers de la production française. Ce vignoble immense, qui s'étend de Nîmes à Banyuls-sur-Mer en passant par les Terrasses du Larzac et les Corbières, longe le littoral méditerranéen sur près de 200 kilomètres. Bien que son importance ait diminué au fil des invasions, l'Église a progressivement réinvesti le vignoble à partir du VIIIe siècle. C'est à Limoux, en 1531, que les moines de l'abbaye bénédictine de Saint-Hilaire ont créé le premier vin effervescent.

Un Terroir Méditerranéen Diversifié

Le vignoble bénéficie d'un climat méditerranéen, caractérisé par des hivers doux, des étés chauds et secs, et de faibles précipitations. La Tramontane, vent dominant, favorise le séchage des vignes et prévient les maladies. La région offre une mosaïque de vignobles aux situations variées, avec une grande diversité de sols : schistes, galets roulés, terrains calcaires, arènes granitiques, grès, éboulis calcaires, terrains sablo-argileux, marnes, etc.

Bien que les cépages majoritaires soient le Grenache et la Syrah, on trouve également d'autres cépages, dont certains presque oubliés qui reviennent chez de nombreux vignerons. Parmi les rouges, on peut citer le Carignan, le Mourvèdre, le Merlot, le Cinsault et le Cabernet Sauvignon. Pour les blancs, on retrouve la Clairette, la Roussanne, le Bourboulenc, le Maccabeu, le Piquepoul, le Grenache blanc, le Vermentino et le Muscat.

Appellations et Vins Remarquables

La région se distingue par ses Indications Géographiques Protégées (IGP), notamment les IGP d'Oc (environ 70% de la production, regroupant des vins ne bénéficiant pas d'une AOC) et les IGP du Roussillon (principalement des vins de coopératives). Parmi les grands vins du Languedoc, on peut citer le Domaine Peyre Rose (Coteaux-du-Languedoc), le Domaine Léon Barral (Faugères), le Château Puech-Haut et le Château Cazeneuve en Pic Saint-Loup.

Clos des Augustins : Une Histoire de Famille et de Passion

Le Clos des Augustins incarne l'histoire de vignerons du Languedoc qui se transmettent leurs vignes, leurs méthodes de travail et leur passion pour la création de belles cuvées de Pic-Saint-Loup. Situé au pied de la montagne, ce domaine à petits rendements en agriculture biologique dédie chaque cuvée à la nouvelle génération, ce qui explique les noms sur les bouteilles.

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Pic-Saint-Loup "Les Bambins" : Un Vin Fruité et Frais

"Les Bambins", ce sont les enfants de Fred (lui-même surnommé "Le Gamin"). Cet assemblage à majorité Syrah (60%), de Grenache (20%) et de Mourvèdre (20%) offre une cuvée de fraîcheur et de fruits rouges, légèrement épicée.

Pic-Saint-Loup "Le Gamin" : Un Vin Concentré et Intense

Si "Les Bambins" est une cuvée de fruits rouges, "Le Gamin" est un Pic-Saint-Loup plus concentré, plus marqué par les fruits noirs.

Guide Vert 2026 : L'Évolution du Domaine

En 1998, Roger Mézy replante 3,5 hectares de vignes sur le terroir de la commune du Triadou pour son fils Frédéric, passionné par la vigne et le vin. Frédéric reprend l'exploitation, rejoint par son épouse Pauline. Le domaine compte aujourd'hui 58 hectares, répartis sur les différents secteurs de l'appellation Pic Saint-Loup et travaillés en biodynamie depuis 2007.

Les variations géologiques permettent de jouer sur les assemblages. Le Guide Vert 2026 note que "Joseph", en 2023, convoque un chardonnay léger et une roussanne. "Les Bambins" est jugé moins intéressant, tandis que "Le Gamin" propose la fraîcheur du Pic sur une matière lisse et élégante. "Sourire d'Odile" dévoile le socle du terroir et le cépage syrah, sensible, épicé, profond, graphite, minéral, puissant mais vigoureux.

Frédéric et Pauline Mézy travaillent entre collines calcaires, murets de pierres sèches et garrigue vibrante. Frédéric a grandi dans une famille de vignerons, tandis que Pauline apporte la précision et la maîtrise des fermentations. Ensemble, ils ont repris les vignes familiales, en limitant les intrants et en se dirigeant vers une viticulture biologique.

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La Bonne Presse et le Renouveau de la Presse Enfantine

La Bonne Presse, forte d'une longue expérience dans les journaux pour l'enfance et la jeunesse, a entrepris un renouveau dans les années 1950. Le supérieur général des assomptionnistes souhaitait moderniser ses publications, et pour cela, il a fait appel à de nouvelles idées.

L'Influence des Mouvements de Jeunesse Chrétiens

Les mouvements de jeunesse chrétiens, tels que la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC), ont joué un rôle fondamental dans cette phase de mutation. Créés pour contrer la laïcisation de la société, ils se sont considérablement développés dans l'entre-deux-guerres et ont pris une importance nouvelle après la Libération. La Bonne Presse a trouvé au sein de ces mouvements les journalistes et les cadres qui ont insufflé un nouvel esprit à la presse enfantine, un esprit marqué par la pédagogie jésuite.

Les Assomptionnistes et la Modernité

Dans les années 1950, la congrégation des assomptionnistes a connu un certain bouleversement. Le père Wilfrid Dufault, supérieur général, a souhaité rajeunir les modalités d'action de l'ordre en direction de la jeunesse. Pour cela, il s'est appuyé sur l'énergie du père Gabel, rédacteur en chef de La Croix, qui a entrepris de renouveler l'équipe éditoriale du quotidien en faisant appel à des personnalités issues de l'Association catholique de la jeunesse française (ACJF).

Roger Lavialle et l'Équipe de Renouveau

Roger Lavialle, ancien secrétaire général de l'ACJF, a fait entrer à son tour de jeunes talents, parmi lesquels Jean Boissonnat, Jacques Duquesne, Noël Copin et Jean Gélamur. Pour les journaux destinés à la jeunesse, Lavialle a fait appel à Yves Beccaria, secrétaire général adjoint de la JEC.

La Pédagogie Jésuite : Voir, Juger, Agir

L'encadrement et la formation des jeunes militants reposaient sur une pédagogie de l'action qui se résumait en trois verbes : voir, juger, agir. Ce système faisait appel à l'intelligence et à l'observation préalable, à la vie spirituelle et à la connaissance de la doctrine, et à l'expérience militante. Cette pédagogie a exercé une influence déterminante sur les futurs acteurs du petit groupe chargé de repenser les publications pour enfants de la Bonne Presse.

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Beccaria et la Refonte des Journaux pour la Jeunesse

Roger Lavialle a accordé une attention particulière aux journaux d'enfance, s'appuyant sur des enquêtes engagées par le père Dufault. En 1955, il a conclu qu'il fallait soit un mouvement de jeunesse, soit un "centre" pour monter des journaux d'enfants. C'est ainsi qu'a été créé le "Centre de recherches et d'informations pédagogiques", confié à Yves Beccaria.

Beccaria a mené des enquêtes, rencontré des éditeurs, s'est rendu à Rome pour recueillir les recommandations de Mgr Veuillot, et a entretenu des liens permanents avec les mouvements catholiques de jeunesse. Il a impulsé une réflexion théorique sur le rôle, la valeur et les devoirs du journal d'enfants.

Une Équipe de Militants

Si Rome a interdit à la Bonne Presse d'investir dans de nouveaux journaux d'enfants, elle a laissé place à des expérimentations dans le champ de l'adolescence et de la bande dessinée. Le journal Rallye jeunesse, créé en 1959, a favorisé la participation effective de jeunes militants venus de la JAC, de la JACF, de la JEC et de la JECF.

L'objectif de Beccaria était de lancer un nouveau magazine pour les jeunes enfants et de créer un "chaînage" de journaux accompagnant la croissance de l'enfant. Ce projet s'est concrétisé en 1966 avec la parution de Pomme d'Api.

Concours de Sommellerie et Mise en Valeur du Pic Saint-Loup

Un concours de sommellerie organisé à Carcassonne a mis en valeur les vins du Pic Saint-Loup. Les candidats ont participé à des ateliers pratiques, tels que le carafage et le service d'un magnum de Pic Saint-Loup (la cuvée Les Bambins 2016 du domaine Les Augustins), une mise en situation en anglais, une analyse sensorielle à l'aveugle d'un vin rouge (cuvée Le roc des mates 2014 du Château de Cazeneuve), l'identification de boissons (bière IPA, muscat de Rivesaltes, Rivesaltes ambré, fine du Languedoc) et un accord mets-vins (brandade de morue et vins blancs).

Archéologie et Histoire Toulousaines : Anecdotes et Découvertes

L'archéologie toulousaine révèle des anecdotes et des découvertes surprenantes, allant des latrines médiévales aux monnaies antiques.

Latrines et Objets Perdus

Les archéologues découvrent parfois les vestiges d'une cave transformée en fosse de latrines, où ils dénichent des objets, notamment des monnaies. Des sculptures et des peintures montrent des personnages cul nu, mais il est difficile de savoir s'il s'agit d'une simple posture de provocation ou d'une nécessité.

Chiffres Arabes et Blasons Capitouls

Les chiffres arabes, introduits en Occident à l'époque médiévale, se sont diffusés par le biais de l'imprimerie et des décorations monumentales. Les blasons des Capitouls toulousains de l'exercice 1600-1601, gravés sur l'ancienne école de médecine, témoignent de cette diffusion.

La Porte de Villeneuve et l'Expulsion des Protestants

En 1562, huguenots et catholiques se sont affrontés à Toulouse. Les protestants, expulsés par la porte de Villeneuve, ont donné lieu à l'invention du concept de bouche-troubles.

Le Chemin du Rat et l'Apothicaire Pierre Rat

Dans le village de Pouvourville, on trouve un chemin du Rat. À Toulouse, le cadastre de 1571 recense un apothicaire nommé Pierre Rat, qui résidait dans une ruelle disparue.

Les Moulins du Château Narbonnais et les Crues de la Garonne

Les moulins du Château Narbonnais, fréquemment endommagés par les crues de la Garonne, étaient ornés de plaques commémoratives indiquant la date des débordements exceptionnels.

Vol au Couvent de Valbonne et Collections d'Antiquités

Un vol au couvent de Valbonne en 1733 révèle que les religieux étaient des collectionneurs d'antiquités. L'abbaye du Mas-Grenier possédait également une collection de monnaies anciennes.

Le Triens en Or et la Malédiction Toulousaine

Un triens en or à l'effigie de Sévère III, découvert lors des fouilles du métro de Toulouse, a été volé peu après son exposition, ravivant la légende de la malédiction toulousaine.

Pénitence et Repentance : Les Repenties de Toulouse

Au Moyen Âge, on trouvait des confréries de pénitents et pénitentes. Les repenties, des femmes acceptant de quitter la prostitution, étaient conduites au monastère par les Capitouls.

Moulins à Vent : Structures Disparues du Paysage Toulousain

Les moulins à vent, autrefois omniprésents dans le paysage toulousain, ont progressivement disparu avec la centralisation de l'activité de minoterie.

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