L'arrivée d'un enfant est un événement exceptionnel, un petit miracle de la vie qui fascine les scientifiques. Des chercheurs de l'Institut Curie s'intéressent à la manière dont un embryon humain de quatre jours s'organise pour prendre forme. Après neuf mois de division cellulaire, le nouveau-né émet son premier cri.
Le Choix du Prénom : Une Quête Joyeuse et Codifiée
Au Togo, le choix du prénom est une tradition joyeuse et codifiée. Traditionnellement lié au jour de naissance, à l'ordre dans la fratrie et au sexe du bébé, le prénom doit « résumer une histoire ».
L'Importance du Hochet : Premier Jouet et Instrument de Développement
Pour célébrer l'heureux événement, le hochet est le cadeau idéal. D'abord instrument de musique au « rythme régulier, lent, pour calmer les bébés, les mener vers le sommeil », il devient au XXe siècle le premier jouet du tout-petit, « favorisant son développement ». Il est préférable qu’il ne vienne pas encombrer le lit de bébé, endormi sur le dos pour prévenir la mort subite du nourrisson.
Le Design au Service de l'Enfance
Le mobilier pour enfant, du berceau au bureau d'écolier, offre un terrain d'expérimentation pour les plus grands designers du XXe siècle, de Charles et Ray Eames à Matali Crasset. L'exposition « L'Enfance du design », au Centre Pompidou, à Paris, revient sur ces créations colorées et inventives.
L'Incessant Flux de Questions : Comprendre le Monde Qui Nous Entoure
En grandissant, nos chers bambins se transforment parfois en véritables moulins à paroles, nous assaillant de questions (« Pourquoi cette tulipe est rouge et celle-là jaune ? », « Pourquoi faut pas fixer le soleil ? »…) auxquelles, il faut bien l'avouer, nous n'avons pas toujours de réponse… mais plutôt l'envie irrépressible de rétorquer, un poil agacé, « Mais pourquoi tant de questions ? », voire de hurler, « Je t'en pose, moi, des questions ? ».
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Préparer l'Envol : Un Rituel de Départ
Avant que l'on ait le temps de dire ouf ! (l'enfance, à l'instar de cette chronique, passe à vitesse grand V), et nos petites têtes blondes - plus si blondes que ça - sont déjà en âge de quitter le nid familial. Pour passer le cap et les aider à prendre leur envol, la réalisatrice Lisa Azuelos nous souffle un conseil : « Faire une petite fête pour le départ des enfants de la maison, ritualiser ce moment. » Chiche !
PARLER Bambin : Stimuler le Langage dès le Plus Jeune Âge
Depuis 2008, près de cent crèches ont adopté PARLER Bambin, un dispositif de stimulation du langage chez les tout-petits, élaboré à Grenoble. Ce projet est impulsé dans les crèches par Michel Zorman, médecin de santé publique à Grenoble et chercheur en neurosciences (décédé en 2012). L’objectif est de contrer l’échec scolaire et le développement des inégalités sociales en renforçant les compétences langagières d’enfants de 18 à 30 mois repérés comme « petits parleurs », par des conversations individualisées, reproduites dans la famille à l’aide d’imagiers. Expérimenté en 2008 à Grenoble dans deux crèches de « zones sensibles », le programme est ensuite étendu aux 28 crèches municipales. En 2015, il est parrainé par la fondation La France s’engage créée par M. François Hollande, président de la République. Piloté par l’Agence nouvelle des solidarités actives, et parce qu’il aurait « fait ses preuves à petite échelle », il est déployé dans une centaine de crèches avec à la clé une « évaluation scientifique d’une ampleur inédite » d’ici 2021.
Les Principes de PARLER Bambin
« Pour nous, PARLER Bambin, c’est une réflexion sur les conditions propices à l’émergence du langage » explique Yannicke Oubry, psychologue au CCAS de Bourges. Ici, les professionnels de la petite enfance ont sauté le pas début 2014. L’ensemble du personnel, de l’agent d’entretien à la directrice de crèche, a reçu une courte formation théorique et pratique pour comprendre les trois axes du dispositif et la stricte méthodologie à mettre en place.
Adopter une Posture Langagière
Au quotidien, PARLER Bambin, nous aide à « adopter une posture langagière qui redonne de la place à chaque enfant dans le groupe » explique Nathalie Encinas, puéricultrice, directrice du service Petite Enfance de Courcouronnes. Soigner son attitude lorsqu’on lui parle, se mettre à sa hauteur pour croiser son regard, individualiser la parole qui lui est dite, nommer chaque enfant accueilli, prendre le temps d’écouter sa réponse. Lorsqu’on vit en collectivité, beaucoup de consignes impersonnelles sont données au groupe. Commençons par oublier le « on » ! Utilisons « je » et « tu » pour un échange bien plus personnalisé. Des attitudes pleines de bon sens qu’il est certes bon de rappeler. « Il faut dire que le langage a peu de place dans la formation initiale des professionnels de la petite enfance, avoue Nathalie Encinas. Certaines équipes, en formation PARLER Bambin, se demandaient encore comment converser avec un bébé qui n’a pas la parole ! ».
Inciter les Enfants à S'Exprimer
PARLER Bambin préconise aussi des attitudes plus poussées qui inciteront les enfants à s’exprimer : poser des questions ouvertes, ne pas anticiper les demandes de l’enfant, ne pas tout mettre à portée de main pour lui laisser l’occasion de demander. Le Dr Zorman, initiateur de PARLER Bambin, suggérait de donner un yaourt sans cuillère, des ciseaux aux lames scotchées… « Il ne s’agit pas non plus de mettre l’enfant en situation d’échec, souligne Nathalie Encinas, à chaque professionnel de juger jusqu’où aller, par sa connaissance de l’enfant. »
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Soutenir les « Petits Parleurs »
Placer le langage au cœur de nos préoccupations « c’est aussi se poser la question de qui l’on a entendu s’exprimer aujourd’hui » rappelle Yannicke Oubry. Apprendre à observer les enfants, les timides qui ne s’expriment pas en groupe, les bavards qui occupent tout l’espace, ceux qui parlent à la maison et deviennent mutiques à la crèche… Parmi la diversité des profils, le dispositif demande aux équipes d’identifier des « petits parleurs » qui parlent peu ou pas pour leur âge. « Nous prenons le temps d’observer les enfants dans différents contextes, de voir ou ils en sont dans le jeu, et au niveau moteur, avant de leur proposer un atelier. Un enfant qui est incapable de s’asseoir pour une activité, qui est complètement dans le mouvement, ce n’est pas sa priorité pour l’instant » tempère Yannicke Oubry.
PARLER Bambin prévoit aussi que les parents évaluent le niveau de langage de leur enfant à la maison. Par un questionnaire et une liste de mots à repérer dans le babillage de l’enfant, qu’ils soient bien ou mal prononcés, en français ou dans une autre langue. A partir de deux ans, ces « petits parleurs » peuvent être conviés à des ateliers de conversation pour bénéficier « d’un accompagnement renforcé ». Ils rassemblent deux à trois enfants et un adulte pendant 20 minutes, trois fois par semaine. « Ce sont eux les moteurs de cette conversation autour d’un imagier, de photos ou d’un petit jeu » souligne Yannicke Oubry. Un objectif : enrichir le lexique de l’enfant, renforcer la confiance et l’estime de soi. D’ailleurs, chaque atelier fait l’objet d’un compte rendu spécifique. « Mais plus les équipes travaillent le langage au quotidien, moins nous avons besoin des ateliers ! » remarque Nathalie Encinas. Des ateliers parfois difficiles à mettre en place par manque d’effectifs, déjà limités, ou d’espace nécessaire pour s’isoler.
Impliquer les Parents
Enfin, PARLER Bambin insiste beaucoup sur la coopération parents-professionnels. Une dynamique qui passe par des transmissions précises et élargies sur le développement de l’enfant. Les fiches transmissions ont désormais un item « langage » pour toujours garder ce critère en mémoire. « Bien que les parents soient les premiers transmetteurs du langage, ils n’ont pas toujours tous les éléments en main, souligne Aline Chevit, longtemps en charge de la coordination de Parler Bambin et désormais experte associée à l’Agence Nouvelle des Solidarités Actives, qui a repris le projet. Dans les milieux défavorisés, la façon de s’adresser à un enfant n’est pas la même. (…) Quand on voit l’écart en nombre de mots selon les milieux sociaux, on se dit que certains enfants vont avoir un lexique très limité si l’on ne fait rien. » Dans une démarche de sensibilisation, les parents sont incités à venir voir les ateliers, à emprunter un imagier, à aller à la bibliothèque et à trouver le plaisir de discuter avec leur enfant. Car il n’y a que dans le plaisir de la relation que se construit le langage.
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