La fécondation in vitro (FIV) incarne une révolution biomédicale et bioéthique, soulevant des questions fondamentales sur la place de la médecine face au désir d'enfant. Cette technique, qui consiste à reproduire en laboratoire les premières étapes de la fécondation et du développement embryonnaire, a ouvert de nouvelles perspectives pour les couples confrontés à l'infertilité. Cependant, elle suscite également des interrogations sur les enjeux éthiques, sociaux et culturels liés à la procréation médicalement assistée (PMA).

La FIV : Une Révolution Biomédicale et Bioéthique

Le 25 juillet 1978, la naissance de Louise Joy Brown, premier "bébé-éprouvette", marquait un tournant majeur dans l'histoire de la médecine reproductive. Cet exploit technique représentait un immense espoir pour les couples infertiles, mais il soulevait également des questions éthiques profondes. La médecine doit-elle répondre à un désir ? Quelles sont les limites de l'intervention médicale dans le processus de procréation ?

La FIV, en tant que technique de PMA, se déroule "in vitro", c'est-à-dire en dehors du corps de la femme. Elle implique plusieurs étapes, allant de la stimulation ovarienne à la ponction des ovocytes, en passant par la fécondation en laboratoire et le transfert embryonnaire.

Stimulation Ovarienne et Ponction des Ovocytes

Chez la femme, la réserve d'ovules diminue avec l'âge. La stimulation ovarienne, réalisée par injections hormonales, vise à obtenir le développement simultané de plusieurs follicules et à prélever les ovocytes avant l'ovulation. Ce traitement est surveillé par échographies et dosages hormonaux. Lorsque les follicules sont matures, le déclenchement de l'ovulation est effectué.

La ponction ovarienne, réalisée par voie vaginale sous contrôle échographique et sous anesthésie ou analgésie, permet d'aspirer le liquide folliculaire contenant les ovocytes. Les liquides folliculaires contenant les ovocytes (ou ovules) sont transmis au laboratoire.

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Recueil et Préparation du Sperme

Le recueil du sperme par masturbation a lieu au laboratoire. Le sperme est ensuite préparé sur place le jour de la ponction ovarienne. Dans des situations particulières, des spermatozoïdes préalablement congelés peuvent être utilisés.

Fécondation et Développement Embryonnaire

Après le recueil et la préparation, les spermatozoïdes sont simplement déposés au contact des ovocytes dans une boîte de culture contenant un milieu liquide nutritif et placée dans un incubateur à 37° C. Les spermatozoïdes mobiles viennent spontanément, sans aide extérieure, au contact de l’ovocyte. Un seul spermatozoïde fécondera celui-ci. Dans certaines situations, la technique de la FIV peut être associée à l’ICSI : un seul spermatozoïde.

Le lendemain de la ponction, les ovocytes fécondés (ou zygotes) sont identifiables par la présence de 2 noyaux, appelés pronucleï : l’un provient de l’ovocyte, l’autre du spermatozoïde. Tous les ovocytes ne sont pas forcément fécondés. Les zygotes deviennent des embryons de deux à quatre cellules en 24 heures, puis de six à huit cellules 24 heures plus tard.

Transfert Embryonnaire et Congélation des Embryons Surnuméraires

Dans la majorité des cas, les embryons sont transférés deux à trois jours après la ponction dans l’utérus. Le transfert embryonnaire est un geste simple et indolore qui est parfois pratiqué sous contrôle échographique. Il est réalisé au moyen d’un cathéter fin et souple introduit par voie vaginale dans l’utérus, la patiente étant allongée en position gynécologique. L’embryon est déposé à l’intérieur de l’utérus.

Le nombre d’embryons obtenus peut être supérieur au nombre d’embryons transférés. Dans ce cas, les embryons non transférés dits « surnuméraires » et qui présentent des critères de développement satisfaisants peuvent être congelés. Ces embryons, après décongélation, pourront être placés dans l’utérus.

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Interruption du Processus et Effets Indésirables

Il peut arriver que le processus soit interrompu pour diverses raisons (non-réponse des ovaires à la stimulation, maturité des ovocytes, caractéristiques du sperme, potentiel évolutif des embryons). Malgré toutes les précautions mises en place, la possibilité d’une altération de la qualité du sperme, des ovocytes ou des embryons.

Des effets indésirables peuvent survenir en cours de traitement. On observe généralement un taux légèrement plus élevé de poids de naissance inférieur à la normale et de naissances prématurées chez les enfants conçus par FIV. Comme tout geste chirurgical, la ponction ovarienne. Le plus souvent, l’hyperstimulation se manifeste par une augmentation de la taille des ovaires, une gêne ou des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements, une diarrhée. Exceptionnellement, l’hyperstimulation ovarienne peut avoir des conséquences sévères (formation de caillots sanguins).

Suivi de la Grossesse et Projet d'Enfant

Le premier test de grossesse est réalisé environ quinze jours après l’insémination ou la ponction ou grossesses extra-utérines. Une première échographie est faite environ un mois après l’insémination ou le transfert. De légers saignements peuvent survenir au cours des premiers mois de grossesse. Contactez aussitôt votre médecin même si cela ne signifie pas systématiquement un arrêt de la grossesse. Un suivi spécifique peut parfois être instauré. Sachez que pour votre projet d’enfant, il est préférable de ne pas trop attendre pour programmer le transfert des embryons. C’est pourquoi, il est important de lui communiquer la technique de conception par assistance médicale à la procréation.

Infertilité et Désir d'Enfant : Un Enjeu Complexe

Les couples qui rencontrent des problèmes d’infertilité et qui cherchent une solution pour leur désir d’enfant se tournent pour la plupart vers la médecine reproductive, celle-ci faisant office d’autorité quant aux questions relatives à la grossesse et à la reproduction. La valorisation de l’enfant, tant sur le plan social qu’au sein de la conjugalité, intervient dans le vécu relatif à l’infertilité et influence le regard que posent les couples sur les nouvelles technologies reproductives.

L’infertilité est définie d’un point de vue médical comme une « difficulté à concevoir un enfant après un an de relations sexuelles régulières, sans contraception et avec le même partenaire ». Pour l’instant, aucune instance officielle ne compile de statistiques précises au regard de l’infertilité, mais l’Association des obstétriciens et gynécologues du Québec estime qu’au Canada de 10 % à 15 % des couples qui désirent concevoir un enfant n’y parviendront pas au cours de la première année. L’infertilité demeure tout de même un concept multidimensionnel dont la définition est loin de faire l’unanimité.

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Le concept même d’infertilité est relativement récent et a progressivement remplacé celui de stérilité. Au fur et à mesure que s’est développée la médecine reproductive, la stérilité, considérée comme un état irrémédiable, a cédé sa place à l’infertilité, laquelle réfère d’abord à une difficulté de concevoir un enfant dans les délais déterminés par le projet de conception du couple. Ainsi, l’apparition des nouvelles technologies reproductives et, plus particulièrement, de la fécondation in vitro, la notion d’infertilité a progressivement remplacé celle de stérilité comme façon de désigner l’incapacité reproductive.

Plusieurs auteurs se sont attardés à la dimension « vécue » de l’infertilité et ont montré que celle-ci ne peut être réduite à son aspect médical et biologique : non seulement l’infertilité s’inscrit-elle dans un cadre culturel toujours particulier, mais les femmes et les hommes concernés ne parlent jamais de leurs difficultés de conception strictement en termes mécaniques. Leur infertilité est toujours abordée dans une optique et un esprit plus larges qui concernent leur identité, leur couple, leurs familles élargies et la société dans laquelle ils vivent. D’un point de vue expérientiel, l’infertilité est vécue comme une cassure dans le parcours de vie de l’être adulte et comme un événement perturbant qui met en jeu la stabilité et la qualité des relations sociales des personnes concernées.

D’un point de vue social, le vécu et les enjeux qui entourent l’infertilité sont largement dépendants des valeurs et des représentations qui gravitent autour de l’enfant et de la place qu’occupe celui-ci dans la définition de la famille. Dans la mesure où elle réfère avant tout à des couples qui désirent des enfants et qui n’arrivent pas à en concevoir, la notion même d’infertilité demeure étroitement liée aux conjonctures culturelles et historiques dans lesquelles s’inscrit la venue au monde d’un enfant.

Le contexte conjugal dans lequel s’inscrit l’arrivée de l’enfant, c’est-à-dire la tendance chez les couples à retarder le projet d’enfant, est à son tour étroitement relié à la croissance fulgurante des consultations et des traitements en clinique de fertilité et participe à l’augmentation des taux d’infertilité dans les populations occidentales. Ainsi, l’expérience de l’infertilité impose une rupture qui est d’autant plus importante que la contraception a laissé croire que le processus de reproduction était parfaitement prévisible et sujet au contrôle humain. Par conséquent, la perte de contrôle sous-jacente à l’infertilité est souvent difficile à accepter pour les couples qui, après plusieurs mois ou même plusieurs années d’essais infructueux, se retrouvent donc devant l’obligation de faire certains choix : entreprendre des démarches en milieu médical, entamer des procédures d’adoption ou simplement choisir de vivre sans enfant.

Que ce soit pour renouveler la chaîne de la vie, défier l’inexorabilité du temps qui passe, assurer la pérennité du nom et de la lignée ou encore répondre aux standards sociaux, certaines dimensions du désir d’enfant et de sa réalisation (ou de sa non-réalisation dans le cas de difficultés reproductives) concernent la collectivité dans son entier, le principe de base étant que la reproduction même d’une société passe par la reproduction de ses membres. À ce titre, le phénomène de la procréation assistée, parce qu’il sollicite l’intervention de la médecine, remet à l’avant-scène la dimension publique et collective de la reproduction et de la filiation. De plus, l’émergence des nouvelles technologies reproductives participe à la modification du rapport à la procréation chez les couples et dans la population en général. En ce sens, l’apparition de la médecine reproductive et de ses nouvelles technologies ont obligé tant les spécialistes que le grand public à revisiter leurs représentations de la parenté et des relations familiales.

Pour la première fois dans l’histoire humaine, les techniques biologiques interviennent dans le processus reproductif de manière à permettre « une reproduction sans sexualité » : « après la rupture des liens qui unissaient sexualité et procréation (c’était l’ère contraceptive), nos contemporains ont assisté à la division des liens qui unissaient procréation et filiation ». En ce sens, l’avènement de la FIV (fécondation in vitro) marque un repère incontournable : la grossesse de Lesley Brown et la naissance de sa fille Louise en 1978 constituaient la preuve que les cliniciens pouvaient dorénavant pallier certains problèmes reproductifs féminins et ainsi donner la chance aux femmes dites infertiles de procréer.

La Relation Médecin-Couple : Un Espace Clé

Ce sont aussi ces mêmes technologies reproductives et les acteurs qui les entourent (médecins, cliniciens, infirmières) qui sont au centre des expériences vécues par les couples infertiles en milieu médical. Les traitements suivis en clinique de fertilité transforment le rapport qu’entretiennent les couples avec leurs corps et la reproduction. En ce sens, leurs propos témoignent des défis rencontrés et aussi des valeurs et principes qui les ont guidés dans leurs décisions. D’un point de vue social, l’étude des relations entre les médecins et les couples constitue un espace-clé pour comprendre certaines normes et représentations relatives à la famille et à l’enfant et aussi pour distinguer les enjeux sociaux et éthiques qui se jouent à l’intérieur des cliniques. La dynamique relationnelle entre les médecins et les couples ne s’inscrit pas strictement dans une logique d’opposition : elle met surtout en évidence les différents discours qui circulent sur la reproduction et sur l’accès à l’enfant.

Durant plusieurs mois, parfois quelques années, les couples ont été en contact répété avec le milieu médical et ses différents acteurs. Ces relations ont souvent été déterminantes dans la trajectoire des couples. Il est donc nécessaire d’y porter une attention particulière, non seulement pour mieux comprendre le cheminement des couples en clinique de fertilité, mais surtout pour mettre en lumière la complexité des relations « médecins-couples infertiles » et pour démystifier l’idée, largement répandue, selon laquelle les couples seraient prêts à tout pour avoir un enfant biologique (et les médecins prêts à tout pour vendre leurs services).

Avant même leur entrée dans le monde de la procréation médicalement assistée, les couples étaient déjà passablement familiers avec la « technicité des rapports sexuels », l’utilisation de méthodes de régulation et de surveillance du cycle reproductif (comme les tests d’ovulation ou la prise de température quotidienne) les ayant préalablement contraints à intégrer une vision très mécanique de la reproduction. Mais cette dimension technique se trouve amplifiée lorsqu’intervient l’introduction des diverses méthodes proposées par la procréation médicalement assistée. Non seulement celles-ci impliquent-elles un ensemble de techniques complexes relevant de la médecine spécialisée, mais elle fait de surcroît intervenir un troisième acteur, le médecin, figure de proue et d’autorité du processus.

Désir d'Enfant : Entre Obsession et Droit

Un enfant à tout prix est une pensée récurrente qui devient obsédante chez la plupart des femmes (et des hommes) passé un certain âge : vieillissement des gamètes. Jadis, la seule alternative était l’adoption (ou le vol de bébé ou la grossesse pour autrui). Depuis 1978 (1982 en France) il y a la PMA. Avec toutes ses facettes, toutes ses possibilités. L’homme et la femme qui viennent consulter découvrent alors en direct et font leur marché. Couples hétérosexuels ou homosexuels, l’accès à l’enfant devient non seulement un droit, mais un dû de la nation. Le remboursement des PMA (4 tentatives) en est un signe. Le temps fait l’obsession.

L’augmentation de la prématurité (liée pour une bonne part à l’âge moyen de la première grossesse désormais de 30 ans contre 25 ans en 1975), la modification des habitudes de vie des couples, la judiciarisation de notre société, l’accès par le web à une masse d’informations qui noie l’internaute, amènent inévitablement le pédiatre à revoir sa propre vision de ce que représente l’arrivée d’un bébé dans un couple.

Le désir d’enfant s’arrête où ? A la conception ? A la naissance ? L’éventail des raisons qui poussent une femme, un couple à avoir un bébé est tellement vaste, qu’il serait présomptueux d’en dresser une liste exhaustive (culturelle, projection, comparaison, poids de l’entourage, familiale, ethnique, religieuse). Sans compter sa propre histoire, son lien avec son père, sa mère.

Certaines femmes, certains couples, habitués à ce que notre société offre comme technologie (biologie, PMA, stimulation ovarienne, dons de gamètes, grossesse pour autrui) voient leur subconscient se projeter dans cette cyber conception et cherchent un responsable : la société qui leur a menti et qui leur demandé de faire d’abord leurs preuves sur le plan social, professionnel.

Est-il moins bien dans sa peau le bébé, l’enfant issu d’une PMA ? Est-il surinvesti par les parents ? Peut-être, mais cela arrive aussi sans PMA. L’âge des parents, toujours. S’il y a don de gamète, voudra-t-il savoir un jour qui était le donneur ? Probable. A-t-il des problèmes de santé que les autres n’ont pas ? Peut-être un risque de naître prématurément un peu plus important que les autres, mais l’âge de la mère, toujours cette horloge. Tombe-t-il plus souvent malade ? Ira-t-il voir plus souvent le psy ? Au vu de l’augmentation des consultations chez les psychiatres dans notre société, on peut dire que non. Enfant d’un couple homosexuel : sera-t-il homosexuel lui-même ? On sait que non. Aura-t-il des troubles psy ? Tout dépend du comportement du couple, comme tous les couples.

Les témoignages, les groupes de paroles ou de soutien se donnent tous à dire que la FIV est une épreuve pour le couple. Ce parcours médical est long, il s’immisce dans la plus profonde intimité. Bien sûr la pudeur de toutes les femmes est mise à mal pendant la grossesse, mais devoir demander de l’aide pour concevoir un bébé est un processus qui peut être douloureux et laisser des traces. Nous avons l’habitude de rencontrer des parents d’enfants issus de FIV, ils parlent tous d’une grossesse précieuse, d’un bébé tellement attendu. Il nous est apparu incroyable de comprendre combien de parents n’avaient jamais parlé de ce qu’ils avaient traversé pendant ce processus. L’attente si importante, la déception quand les tentatives échouent, la tristesse immense quand un début de grossesse ne tient pas, la honte parfois dans le cercle social et amical, le désespoir de temps en temps de ne jamais voir un enfant naître… Parler de toute cette bataille intérieure devrait être conseillé et recommandé à tous les parents, même quand une stérilité est avérée physiquement, le psychisme peut tellement assister le corps, ils cohabitent tous les deux et doivent s’entendre.

Pourtant c’est bien l’amour qui est à l’origine du désir d’enfant, l’envie de se mélanger et de laisser une trace de cet amour pour toujours. Avant même d’être amoureux et en âge de procréer, tout être humain s’interroge sur sa capacité à faire un enfant. Les femmes notamment s’astreignent parfois avec angoisse à prendre toutes les précautions pour ne pas tomber enceinte depuis l’adolescence et le jour où toutes les conditions sont réunies, le conte de fée s’effondre, l’histoire nous claque la porte au nez ! C’est à ce moment que tout se joue, comment aborder la question, comment affronter le problème, à qui peut-on en parler ?

Perspectives d'Avenir et Enjeux Éthiques

La FIV a révolutionné le traitement de la stérilité, mais il reste encore beaucoup d'incompréhensions en matière de fertilité. Il est crucial de faire passer deux messages principaux : il existe une horloge biologique, surtout chez la femme mais aussi chez l'homme, et notre environnement au sens large (tabac, alcool, pollution, problèmes de nutrition, stress psychologique, etc.) n'est pas optimal pour la fertilité. Il est nécessaire de travailler la question de la fertilité en amont parce que nous serions d'une plus grande aide si nous n'avions pas autant de demandes un peu tardives. Ce n'est pas qu'une course en avant à la nouvelle technique : la prévention est la clé.

Avec l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes célibataires, davantage de donneurs et de donneuses sont nécessaires. Pour augmenter le nombre de donneurs et de donneuses, il faut à mon avis deux mesures : augmenter le nombre de centres procédant au recueil de dons et affecter une personne dédiée à un ou plusieurs centres, qui soit présente pour accueillir, informer et accompagner les donneurs et donneuses. Donner ses gamètes est tellement intime, ce n'est pas un simple don de sang. Il faut donc de l'humain, faire un effort qualitatif dans l'accompagnement de cette démarche très généreuse.

Il est important de mieux comprendre le fonctionnement de cet organe encore très mystérieux qu'est l'ovaire. Entre la puberté et la ménopause, de nombreux follicules existent sans être utilisés. Pourquoi ? Et pourquoi y a-t-il autant d'anomalies et de fausses couches ? Il y a tout un mécanisme profond de la formation d'un ovule et de tout ce qui peut perturber cette formation que l'on connaît encore très mal. Le point clé est de comprendre ce fameux potentiel de développement : pourquoi un ovocyte va se développer et un autre non ? De même pour un embryon.

La véritable crainte porte sur la commercialisation du corps, en particulier celui de la femme. C'est pourquoi je reste opposé à la gestation pour autrui (GPA). Il n'y a pas un endroit au monde où il existe une GPA « éthique ». Cette expression est antinomique puisqu'on utilise le corps d'une femme qui est commercialisé. Au niveau mondial, on voit une forte évolution vers la commercialisation dans tous les domaines liés à la médecine de la reproduction, ce qui est préoccupant. Face à une innovation, il faut toujours bien évaluer les risques, l'encadrer, l'apprécier et revenir en arrière si nécessaire.

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