Augustina Otero Iglesias, plus connue sous le nom de La Belle Otero, fut une figure emblématique de la Belle Époque. Sa vie, marquée par la misère et la violence, est une histoire de revanche, de succès fulgurant et de déclin. Cet article explore son parcours exceptionnel, de son enfance difficile à son statut de courtisane et de danseuse adulée, ainsi que la vie de sa descendante, Isabel Otero.

Une Enfance Difficile et une Soif de Revanche

Née en 1868 à Pontevedra, en Espagne, Augustina Otero Iglesias grandit dans la pauvreté. Fille d'une mère prostituée et d'un père inconnu, elle est bannie du domicile familial dès l'âge de 11 ans. Cette enfance traumatisante forge chez elle une détermination farouche : prendre sa revanche sur la gent masculine et conquérir le monde de la scène.

La jeune fille quitte son village natal en suivant des forains. Elle commence à se produire dans les rues, les auberges et les petits cabarets d'Espagne et du Portugal. Son talent brut et sa beauté singulière ne passent pas inaperçus.

L'Ascension d'une Étoile à Paris

En 1889, à l'âge de 21 ans, Augustina quitte l'Espagne pour Paris, à la veille de l'Exposition Universelle et de l'inauguration de la Tour Eiffel. Elle intègre rapidement le Cirque d'Été et le Grand Véfour, des lieux prisés par les personnalités politiques et les hommes de lettres.

Son talent et son charisme captivent le public parisien. La revue de théâtre La Soirée parisienne la surnomme officiellement « la Belle Otero ». Son ascension est fulgurante.

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Un an plus tard, elle fait la rencontre d'Ernest Jurgens, un co-administrateur de l'Eden Musée de New York. Séduit par son talent, Jurgens l'invite à participer à une tournée aux États-Unis. En 1892, elle retourne à Paris et triomphe sur les scènes des Folies Bergère, du Théâtre des Mathurins et du Moulin Rouge. Elle se lie d'amitié avec l'écrivaine Colette.

La presse de l'époque est dithyrambique. En mars 1894, Le Petit Journal illustré écrit : « On peut voir aux Folies Bergère la belle Otéro, cette merveille de grâce, ce miracle de charme et de beauté… elle arrive en scène étincelante de sa radieuse perfection ». Le Figaro s'enthousiasme : « Souple comme une panthère, le poignet sur sa croupe extra-andalouse, elle exécute une rotation lente, lascive, scandée par des mouvements automatiques : le ventre s'offre, se retire, et le torse se renverse complètement en arrière dans une attitude pâmée. »

La Belle Otero devient une étoile internationale, se produisant en Russie, en Allemagne et aux États-Unis. Son nom est synonyme de beauté, de talent et de sensualité.

Courtisane et Joueuse: La Vie Mondaine de La Belle Otero

La Belle Otero fascine et attire les regards des hommes les plus puissants de la société. Parmi ses admirateurs, on compte le prince Albert Ier de Monaco, le roi Édouard VII du Royaume-Uni, ainsi que de nombreux aristocrates, intellectuels et financiers. Elle devient une courtisane célèbre, connue pour son charme, son esprit vif et son goût du luxe.

Elle découvre Monaco à l'âge de 18 ans, accompagnée d'un banquier. Elle se passionne pour le jeu, une habitude qui la suivra toute sa vie. « Cette grande joueuse se rend régulièrement au casino de Monte-Carlo au bras de ses soupirants qui mettent généreusement la main à la poche pour éponger ses pertes parfois colossales », raconte la Société des Bains de Mer.

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La Belle Otero ne cache pas son cynisme envers la gent masculine : « Quand un homme est riche, il n’est plus laid », affirme-t-elle.

Déclin et Fin de Vie

Après des années de succès et de faste, La Belle Otero se retire de la scène et s'installe à Nice, dans un manoir qu'elle baptise Villa Caroline. Cependant, sa passion pour le jeu la conduit à dilapider toute sa fortune. Elle perd sa demeure et finit par vivre dans un appartement modeste près de la gare de Nice.

À partir de 1951, la Société des Bains de Mer lui verse une allocation annuelle, après avoir été sollicitée par son avocat. La Belle Otero meurt dans la pauvreté, loin des feux de la rampe qui l'avaient autrefois illuminée.

Isabel Otero: Une Descendante Épanouie

Isabel Otero, actrice et descendante de La Belle Otero, mène une vie épanouie, partagée entre la France et le Costa Rica. Elle est la mère de l'actrice Ana Girardot et la grand-mère de Jazz et Billie.

Fidèle au genre policier, celle qui a été le visage de Diane, femme flic pendant sept saisons l'est aussi à sa région natale. "J'ai vécu mes dix-huit premières années en Bretagne, avec une petite parenthèse en Normandie. Des années qui ont nourri chez moi une vraie affection pour cette région. Mon lieu de vacances a été très vite le Morbihan (…) Entre mer et terre, je me souviens aussi de couchers de soleil magnifiques. Les plus beaux de ma vie. Isabel Otero a aussi des origines espagnoles du côté de son père, le peintre Antonio Otero. Quant à son grand-père, Antonio Otero Seco, il était écrivain. "Madrid a longtemps été ma seconde ville, l'espagnol étant ma langue de coeur.

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Avant de rencontrer l'homme avec qui elle partage sa vie aujourd'hui, Isabel Otero a vécu deux autres grandes histoires d'amour. Elle a d'abord fréquenté l'acteur Hippolyte Girardot, avec qui elle a eu sa fille unique, avant d'être mariée au journaliste Éric de Kermel entre 2010 et 2018.

Depuis 2021, Isabel Otero habite avec son compagnon au Costa Rica. Ils vivent aujourd'hui sur une propriété bordée par trois hectares de terrain pour laquelle Isabel Otero a eu le coup de foudre sur Internet. "J'ai abordé la soixantaine en me demandant ce que j'avais envie de vivre, sachant que j'ai la même énergie qu'avant. Il se trouve qu'au Costa Rica, il y a de l'eau et du soleil. C'est un lieu propice à l'abondance. J'y suis partie il y a dix-huit mois et depuis, j'ai planté trois mille arbres. Également grand-mère de deux enfants, Jazz et Billie, l'actrice essaie tout de même d'en profiter au maximum. "Quand je suis de retour, je ne suis à la que pour eux", a-t-elle déclaré à Télé Magazine. Elle-même devenue orpheline très jeune, Isabel Otero a à coeur de préserver sa famille.

En 2020, Ana Girardot avait créé la surprise en révélant qu’elle était enceinte de son premier enfant au Festival du film francophone d’Angoulême. Rayonnante, l’actrice était apparue vêtue d’une longue robe corail qui laissait deviner un ventre arrondi. Une grossesse sur laquelle sa mère, la célèbre Isabel Otero, n’avait pas hésité à se confier dans les colonnes du magazine Télé Star. "Je suis extrêmement heureuse de l’arrivée de cet enfant et de pouvoir lui proposer ce rapport à la vie et au vivant. J’ai hâte d’aller faire avec lui des balades dans la campagne", avait déclaré l’ancienne star de Diane femme flic, visiblement ravie à l’idée de devenir grand-mère.

Dans un entretien accordé à Télé Magazine, Isabel Otero s'est confiée sur sa nouvelle vie au Costa Rica, où elle vit depuis un an et demi. "J’ai abordé la soixantaine en me demandant ce que j’avais envie de vivre, sachant que j’ai la même énergie qu’avant. Il se trouve qu’au Costa Rica, il y a de l’eau et du soleil. C’est un lieu propice à l’abondance. J’y suis partie il y a dix-huit mois et depuis, j’ai planté trois mille arbres. Aujourd’hui, je suis même ostréicultrice", explique-t-elle. Une grand-mère soucieuse de l'avenir de son petit-filsDepuis qu’elle vit de l’autre côté de l’Atlantique, Isabel Otero voit forcément moins souvent sa fille Ana Girardot et son petit-fils Jazz, aujourd’hui âgé de 2 ans. L’actrice met donc un point d'honneur à profiter le plus possible d'eux dès qu’elle se rend en France. "Quand je suis de retour, je ne suis à la que pour eux", confie la star de séries télévisées, qui prend son rôle de grand-mère très à cœur. "Ce que je prépare aujourd’hui, c’est pour Jazz.

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