L'Exposition Universelle de 1878 à Paris fut un événement majeur, attirant des visiteurs et des exposants du monde entier. Les journaux industriels de l'époque se sont empressés de tenir leurs lecteurs informés des merveilles rassemblées au Champ-de-Mars. Cet article propose un aperçu des préparatifs, des défis et des innovations qui ont marqué les premières étapes de cette grande exposition.
La Revue de l'Exposition : Un Regard Précoce
Notre journal se devait d'être parmi les premiers à entreprendre une revue de l'Exposition Universelle de 1878. Au-delà des produits finis et des décorations, il était essentiel d'examiner les parties cachées et fondamentales nécessaires à l'édification de l'exposition, celles qui disparaîtraient bientôt sous les présentations. Malgré les efforts de l'administration, l'activité n'était pas encore à son apogée, et le palais du Champ-de-Mars apparaissait incomplet dans son ornementation. C’était donc le moment opportun pour porter un jugement éclairé.
Critiques et Observations Initiales
Nous ne pouvions ignorer certains aspects critiquables, notamment ces "chevalets bas, lourds, antifrançais". Il était impératif de corriger rapidement cette erreur. Notons la présence, dans la classe 60 (côté de l’École militaire), d’une grande machine à papier déjà presque entièrement montée, de M.
Les Générateurs de l'Exposition : Un Aperçu Technique
L'exposition mettait en valeur des avancées technologiques significatives, notamment dans le domaine des générateurs de vapeur.
Groupe Thomas et Laurens : Le deuxième groupe comprenait trois générateurs semi-tubulaires du système Thomas et Laurens, avec bouilleur au-dessus, construits par la Société centrale de construction de machines de Pantin. Chacun de ces générateurs offrait une surface de chauffe de près de 70 mètres. L’un d’eux était muni d’un porte-tube séparateur de niveau d’eau.
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Générateurs Belleville : Le troisième groupe (générateurs Belleville) et le cinquième ne présentaient encore que leurs cheminées en briques.
Machines de M. Boyer : Les machines de M. Boyer étaient prêtes à fonctionner, avec une mise en marche prévue entre le 20 et le 22 mars. Ce résultat était dû en partie à l’activité incessante de M. Le Chevalier, directeur de la fonderie veuve Thiébaut.
Installations et Travaux en Cours
Beaucoup de travail restait à faire dans la galerie des machines, bien que certaines installations soient déjà presque complètes, notamment celle de M. Les groupes de générateurs étaient au nombre de quatre, desservis par des cheminées en briques construites par MM. La disposition Ten~Brink était exposée par MM. La galerie des machines était encore peu avancée.
Cheminées de l'Exposition : Un Regard Architectural et Technique
Les cheminées de l'Exposition Universelle étaient des structures imposantes, témoignant de l'ingénierie de l'époque.
Cheminée de Fives : La cheminée de Fives était d’une seule pièce, formée de viroles en tôle de 4 à 8 millimètres d’épaisseur. Ses dimensions étaient environ : hauteur 25 mètres, diamètre au sommet 90 centimètres, à la base 1m 35 ; c’était un cône très-allongé. Ce monofer reposait sur un socle en fonte de 2 mètres de hauteur ayant lui-même une forme conique très-évasée à la base. Cette cheminée constituait un véritable progrès.
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Défis et Solutions : Pour donner à l’appareil une assise suffisante, il a fallu le mettre de forme conique. Or, pour bien déterminer l’appel des gaz, il faudrait donner à la cheminée la forme d’un cône renversé. De plus, l’air froid frappant directement sur la tôle est une cause de diminution dans le tirage et d’usure plus rapide du métal. Une solution proposée était une cheminée en forme de cône renversé avec une enveloppe conique, ce qui permettrait de diminuer la hauteur et l'épaisseur des tôles, réduisant ainsi les coûts.
Constructeurs et Emplacements : Dans la section française, la première cheminée en partant de la Seine était construite par la maison Chevalier et Grenier sous la direction de M. Léon Droux, ingénieur. La troisième, desservant les générateurs Belleville, a été élevée par M. Guénot. Dans les sections étrangères, les deux premières cheminées en partant de l’École militaire, desservent les générateurs de Belgique et d’Autriche ; elles ont été construites par M. Joachim. Les cinq autres cheminées sont l’œuvre de M.
Cheminée de M. Cordier : La cheminée de M. Cordier, desservant les quatre générateurs, avait 1 m. Dans les sections étrangères, M. Cordier a élevé deux cheminées, l’une destinée aux générateurs des États-Unis et qui a 34 mètres de hauteur avec 94 centimètres de diamètre au sommet, l’autre desservant les générateurs anglais de la maison Galloway. Cette dernière, la plus importante de toute l’Exposition, mesurait 38 mètres de hauteur et 1 m.
Formes et Matériaux : Toutes ces cheminées étaient à section circulaire, avec des socles de forme variée, octogones ou à pans coupés. Celle qui dessert les trois générateurs de la Société centrale de construction de machines de Pantin est d’une forme plus sévère, mais beaucoup plus rationnelle.
Cheminée Innovante : Une cheminée se composait d’un cylindre vertical en briques à plat de 11 centimètres de largeur, emboîtées les unes dans les autres et réunies à la manière ordinaire par un joint en mortier. Pour consolider cette colonne creuse, on a élevé extérieurement et au carré, quatre montants coniques, formés de deux cornières de 6 à 7 centimètres, allant du bas en haut et entretoisés par un treillage formé d’une série de croix de Saint-André surperposées en fer plat de 8 à 10 m/m d’épaisseur.
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Montage des Galeries des Machines
La construction des galeries des machines nécessitait des techniques de montage sophistiquées.
Compagnie de Fives-Lille : La Compagnie de Fives-Lille utilisait un échafaudage se composant d’un plancher de 39m,50 de largeur, sur 6m,60 de longueur, à 23m,00 de hauteur, et sur lequel roulait un chariot surmonté d’un treuil. Ce chariot portait une flèche de 8m,00, sur laquelle étaient deux poulies. Les piliers étaient montés à l'aide de poulies de renvoi fixées à l’échafaudage et à leur tête.
Schneider et CÎ0 : MM. Schneider et CÎ0, du Creusot, ont employé un échafaudage composé d’un vaste plancher dn 23»,00 de largeur sur 20m,00 de longueur, situé à 16 mètres du sol. Les piliers étaient couchés à peu près parallèlement à l’axe de la galerie et levés à l’aide de deux palans fixés aux angles du grand plancher supérieur.
Dispositions Administratives et Logistiques
L'organisation de l'exposition impliquait des règles et des procédures spécifiques.
Bulletins d'Exposant : Chaque producteur français admis à exposer recevait un bulletin d’exposant portant son numéro d’ordre et indiquant les dimensions de l’emplacement mis à sa disposition.
Colis Étrangers : Les colis de provenance étrangère devaient porter les lettres E. U. entourées d’un cercle et l’indication bien visible de leur provenance, à savoir : les couleurs et emblèmes de leur pavillon national.
Admission des Produits : Les produits tant français qu’étrangers étaient admis dans les enceintes de l’Exposition à partir du 1er janvier 1878, jusques et y compris le 30 mars suivant.
Installation et Enlèvement : Les produits de toute nature devaient être installés et les expositions partielles complètement terminées pour le 15 avril 1878. Aussitôt après la clôture de l’Exposition, les exposants devaient procéder à l’enlèvement de leurs produits et installations.
Congrès et Conférences : L’administration offrait son patronage aux congrès et conférences internationaux, sans pour autant se substituer à l’initiative privée dans leur organisation intérieure.
Commissions et Organisation des Congrès
L'organisation des congrès et conférences internationaux était structurée autour de commissions spécialisées.
Commissions Thématiques : Les six premières commissions se rapportaient respectivement aux six premiers groupes de l'exposition. La septième commission couvrait les groupes 7, 8 et 9. Une commission supplémentaire était dédiée aux questions touchant aux sciences économiques, à la législation et à la statistique.
Comité Central : Un comité central composé des huit présidents des commissions centralisait et coordonnait le travail des commissions. Il arrêtait les dispositions réglementaires relatives à leur marche et fixait l’ordre et la nature des conférences et des congrès.
Crédit Alloué : Un crédit de 100,000 francs était alloué pour l'organisation de ces congrès et conférences.
Acteurs et Fournisseurs
De nombreuses entreprises et individus ont contribué à la construction et à l'organisation de l'Exposition Universelle. Parmi eux :
- L. Amenc, à Clermont-Ferrand.
- Artige et C% 66, rue du Théâtre, à Paris-Grenelle.
- Autier, 40, rue du Bac, à Paris.
- Bérendorf, 75, avenue d’Italie, à Paris.
- Bon et Lustrement, 71, rue de Chabrol, à Paris.
- Boudier frères, à Rouen.
- Jean et Peyrusson, (ancienne maison Baudet et Boire), à Lille.
- Brissonneau frères, à Nantes.
- Delle Biaise, à Signy-îe-Petit (Ardennes).
- Demaux et fils, à Toulouse.
- Poisson, 90, rue Ro…
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