Introduction

L'affaire John Szablewski est un cas judiciaire complexe, marqué par le meurtre de sa compagne, Laurence, en novembre 2007. Ce crime a conduit à un long processus judiciaire, caractérisé par des aveux tardifs, des versions contradictoires et un appel. Cet article retrace la biographie criminelle de John Szablewski, en mettant en lumière les détails du meurtre, les procédures judiciaires et les répercussions sur les proches de la victime.

Rencontre et relations tumultueuses

John Szablewski, commercial pour une entreprise lensoise, rencontre Laurence en mai 2006 dans une salle de sport. À cette époque, il venait de se séparer de sa première épouse, Valérie, avec qui il a eu un enfant. Valérie décrit Szablewski comme quelqu'un "qui n'a pas d'état d'âme même pour son fils" et qui prenait "plaisir à me voir me détruire". Les experts le dépeignent comme arrogant et manipulateur, et il reconnaît lui-même être un séducteur invétéré.

Malgré ce nouvel amour, John Szablewski retrouve ses démons et se met à fréquenter d'autres filles. « Il y avait quelques tensions entre nous, je suis retombé dans mes travers. » Confronté à des problèmes financiers, il n'hésite pas effectuer des retraits avec la carte bancaire de sa compagne à son insu. Il lui ment sur sa situation. Il est au chômage depuis plusieurs mois et ne paie plus le loyer.

Le meurtre de Laurence

Le 28 novembre 2007, à Farbus, un petit village du nord de la France, John Szablewski signale la disparition de sa compagne, Laurence. Il explique aux gendarmes qu'il est allé chercher des médicaments pour elle et qu'elle n'était plus là à son retour. Il simule l'inquiétude, allant même jusqu'à mobiliser les médias et multiplier les avis de recherche.

Cependant, des éléments matériels prélevés dans la chambre du couple et dans sa voiture, soigneusement nettoyée, le mettent en cause. Confondu, John Szablewski avoue avoir enterré le corps de sa femme dans le bois de Vimy. L'autopsie révèle de fortes doses de Zolpidem dans le corps de la victime, un puissant sédatif que Szablewski s'était fait prescrire quelques jours avant le meurtre.

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Selon ses aveux, une dispute aurait éclaté entre eux à cause de ses problèmes financiers. Usé par les reproches, il aurait violemment repoussé sa compagne, avant de l'étrangler avec son collier et de transporter son corps dans la forêt de Vimy. La dépouille enterrée dans ce bois fréquenté en matinée surprend également. D’autant que le trou pour y déposer le cadavre aurait été creusé avant la mort de la jeune femme, précise France 3.

Le procès et l'appel

En mars 2011, lors du procès en première instance, John Szablewski avoue son crime, mais tente de minimiser sa responsabilité en plaidant la thèse de l'accident suite à une dispute. Il est condamné à trente ans de réclusion criminelle assortie d'une période de sûreté de vingt ans.

Insatisfait du verdict, John Szablewski fait appel. Le procès en appel s'ouvre à Douai. Les proches de Laurence espèrent enfin connaître "la vérité". Sa mère dénonce les mensonges de Szablewski et son manque de franchise.

Lors du procès en appel, John Szablewski est sommé de se présenter. Il retrace sa rencontre avec Laurence et reconnaît être un séducteur invétéré. Son ex-épouse témoigne également, le décrivant comme quelqu'un qui n'a pas d'état d'âme.

Le verdict en appel

Mercredi soir, John Szablewski a été condamné à trente ans de réclusion criminelle, dont vingt ans de sûreté. Une peine conforme aux réquisitions de l'avocat général et au premier verdict de la cour d'assises . L'homme de 31 ans devra également se soumettre à un suivi socio-judiciaire pendant dix ans après sa sortie de prison. Une mesure qui n'avait pas été retenue en première instance.

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La peine de John Szablewski est donc confirmée voire alourdie par rapport au 1er procès il y un an. Car l'accusé aura un suivi socio-judiciaire pendant 10 ans après sa sortie de prison. John Szablewski avait fait appel en espérant voir sa peine diminuée. Il a cinq jours pour éventuellement se pourvoir en cassation.

L'avocat général, dans son réquisitoire, avait décrit John Szablewski comme "un homme sadique, dangereux, vidé de toute humanité". Il y a dix mois, lors du premier procès aux assises, il avait reconnu le meurtre de son ex-compagne arguant un coup de colère. Les proches de la victime veulent en savoir plus. Il y a peu de chance que les trois jours de procès apportent des réponses à leurs questions et interrogations.

Portrait de l'accusé

John Szablewski présente bien. Cheveux courts, petite chemise, petite veste et… gros bagou. Lorsque la présidente lui demande de se présenter en quelques mots, John Szablewski reprend son ancienne casquette de commercial et vend du Szablewski, quitte à forcer quelque peu le trait.

Pas vraiment doué pour les études, il a, très jeune, eu le goût du travail. Il multiplie les petits boulots, pas toujours déclarés, jusqu'à devenir commercial pour une boîte lensoise de travail temporaire. C'est là qu'on lui apprend à vendre toujours plus. C'est là aussi, qu'il se met à se vanter, surtout devant les filles. Il aime flamber. Sa première voiture : une BMW. L'homme n'hésite pas à gonfler son CV quand il parle de son boulot. Ça plaît toujours aux filles…

Du côté de sa vie sentimentale, l'accusé aime plaire. Il n'hésite pas à s'acheter de beaux habits, à sculpter son corps pour attirer les demoiselles. Il rencontre sa première femme, Valérie, quand il a 18 ans. « Un amour de jeunesse, une relation fusionnelle », glisse-t-il. Ils resteront dix ans ensemble avec, en prime, la naissance d'un enfant. Malgré cet amour fusionnel, John Szablewski va voir ailleurs. Il multiplie les maîtresses. Sa relation avec Valérie se détériore. Elle le confirmera d'ailleurs, à la barre, hier matin. « On a fait un bout de chemin ensemble mais il a mené une double vie. Il avait plaisir à me voir me détruire. C'est quelqu'un qui n'a pas d'état d'âme même pour son fils. » C'est d'ailleurs à l'évocation de celui-ci que l'accusé fend quelque peu sa carapace. « Il n'y a plus que mon fils qui me tient à la vie, je n'ai plus que lui ». « Tu ne lui as apporté que des problèmes, s'emporte son ex-épouse. Quelques jours après son divorce, elle décide d'habiter avec lui. à Farbus.

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