Icône de la variété française sous le nom de Karen Cheryl, Isabelle Morizet s’est ensuite imposée à la télévision puis à la radio, où elle s'est distinguée comme une intervieweuse respectée de grandes personnalités. Sa vie privée, tout aussi riche, a été marquée par sa rencontre et son mariage avec Jérôme Bellay, une figure influente du monde des médias.

Une rencontre professionnelle déterminante

La carrière radiophonique d'Isabelle Morizet a été le théâtre de sa rencontre avec Jérôme Bellay, alors président d’Europe 1. De ce croisement professionnel est née une complicité. Selon Isabelle Morizet, Jérôme Bellay lui avait confié : "Le seul mantra pendant une interview doit être : intéressez-moi."

Le couple a officialisé sa relation au début des années 2000 avant de se marier en 2002. Isabelle Morizet aime rappeler qu’elle a toujours refusé les autres demandes avant de dire "oui" à Jérôme Bellay, dont elle est la sixième épouse. "Il est mon premier, mon unique et mon dernier. Nous sommes ensemble depuis un quart de siècle. Cet homme m’a fascinée parce que je trouve l’intelligence sexy", confiait l’ancienne chanteuse, également connue pour avoir partagé un temps la vie de l’avocat Éric Rubiana.

Isabelle Morizet : De Karen Cheryl à une intervieweuse reconnue

Invitée dans le podcast Décibels, Isabelle Morizet est revenue sur sa carrière à succès, en tant que chanteuse mais aussi en tant qu'animatrice radio. Elle a également évoqué son choix de se faire connaître sous un pseudonyme et celui de s'en détacher ensuite pour vivre une deuxième carrière.

Isabelle Morizet, qui anime l'émission Il n'y a pas qu'une vie dans la vie sur Europe 1, a expliqué comment elle a repris son vrai nom pour changer de carrière. "Il fallait absolument que je fasse oublier le pseudonyme", a commencé Isabelle Morizet avant d'expliquer que "la liste d'invités (d'Il n'y a pas qu'une vie dans la vie, NDLR) a du relief et qu'elle est très très variée".

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Elle explique : "En 2002, je rêvais d'élargir le champ. Je venais de lire une autobiographie de Georges Charpak, Prix Nobel de physique. Je rêve de le recevoir. Crois-tu que j'ai mes chances, si j'appelle le secrétariat de Georges Charpak en disant : 'Bonjour, je me présente, je suis Karen Cheryl, j'aimerais beaucoup…' et là le téléphone est raccroché. Bon, tu sais bien comme les étiquettes sont à jamais collées".

Elle poursuit : "Donc, je suis allée trouver l'homme qui dirigeait Europe 1", reprend Isabelle Morizet avant de chuchoter, comme une confidence : "qui plus tard est devenu, l'amour de ma vie, mon mari". "Je dis 'Monsieur le Président, excusez-moi, mais voilà, je souhaiterais recevoir… Est-ce que je pourrais reprendre le nom qui est le mien, Isabelle Morizet ?'. Mais je n'avais pas signé de contrat pour m'appeler Isabelle Morizet, donc ça se négocie quand même parce que c'était Karen Cheryl qui était à l'antenne. Finalement, il m'a accordé cela et le champ des invités s'est ouvert", a raconté Isabelle Morizet avant de conclure son histoire par une petite analyse : "En fait, c'est totalement schizophrénique, mais c'est joyeusement schizophrénique mon histoire".

Jérôme Bellay : Un homme influent des médias

Jérôme Bellay a souhaité quitter fin juin ses fonctions au sein de Lagardère Active qu'il avait rejoint en 1996, indique un communiqué lundi 30 mai. Homme d'information, créateur de France Info et de LCI, ancien patron d’Europe 1, Jérôme Bellay était à la tête de Maximal Productions (une société de Lagardère Studios, filiale de Lagardère Active) qu’il a créée en 2000.

Avec C dans l'air, Bellay place souvent France 5 au deuxième rang des chaînes en termes d'audience, derrière TF1. De sa cabine, l'alchimiste de l'information souffle une question repérée dans les courriels des téléspectateurs, ordonne de lancer un reportage, d'insister sur un sujet, d'abréger la conversation, de passer au sujet suivant.

Pour Yves Calvi, « Bellay, c'est le deus ex machina. Je vis cela très bien : nous sommes au service de l'émission ». L'école Bellay. « Intéressez-moi! Tous les Français ont un jour ou l'autre goûté l'art de ce génial cuisinier de l'actualité, créateur de France Info et de LCI, ancien patron d'Europe 1. Les unes du Journal du dimanche (Le JDD), c'est également lui. Depuis 2013. L'interview économique d'Axel de Tarlé dans C à dire, à 17 h 30, juste avant C dans l'air, c'est encore l'idée de Jérôme Bellay. Elle aussi est réalisée par Maximal Productions, sa société nichée dans l'empire de production de Lagardère Active.

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Dans la profession, on n'approche l'animal qu'en tremblant, qu'on soit au-dessus ou au-dessous de lui dans l'échelle hiérarchique. A Jean-Luc Lagardère qui posait trop de questions sur la matinale d'Europe 1, Bellay a rétorqué qu'il ne faisait pas la radio pour lui. Son patron chez Lagardère Active, Denis Olivennes raconte : « Il me dit : “Voilà ce que tu devrais faire, mais comme t'es con, tu vas pas le faire!”. » Et poursuit : « C'est tout sauf un courtisan. C'est un fantastique journaliste, inventif, avec un flair unique sur l'information, un vrai rugueux, sans complaisance - il faut avoir des arguments solides pour le convaincre -, mais aussi un affectif, humainement très attachant.

Lorsqu'il se lance dans le journalisme, à L'Union de Reims, il n'a que 18 ans. Un hasard, assure-t-il. Il cherchait un stage d'été. Passé à l'ORTF, il a gravi les échelons quatre à quatre. En 1981, à 39 ans, il est directeur de l'information de Radio France et voit plus grand. Il a repéré aux Etats-Unis les premières radios d'information continue, et convainc quelques années plus tard le patron de Radio France, Roland Faure, d'en lancer une dans l'Hexagone. Quand TF 1 cherche la personnalité capable de donner une réalité à un projet embourbé depuis quatre ans, celui d'une chaîne d'info en continu, le nom de Bellay surgit.

Lors de la prise d'otages de l'Airbus d'Air France, à Noël 1994, c'est lui qui parle dans l'oreillette de David Puja-das. La couverture de l'affaire, premier grand breaking news, lancera la chaîne. « C'est un grand patron, rude mais bienveillant, avec un côté papa ou grand frère russe, estime Guillaume Durand, une des stars de LCI à l'époque. Derrière le côté bourru qu'il cultive, le type est honnête, pas tordu. C'est plutôt un orgueilleux, intransigeant, le contraire du lèche-cul qu'on croise dans les milieux de l'audiovisuel.

Bellay choque d'emblée. Doté des pleins pouvoirs, il supprime les conférences de rédaction où les journalistes discutent collectivement des sujets, s'enferme et conçoit seul, sans aucune aide, toute la tranche du matin : les invités, les sujets, les reportages, l'actualité, les magazines, tout… Un cadre descend les ordres du patron et les fait appliquer. Bellay entretient avec Catherine Nay ou Alain Duhamel des relations notoirement exécrables. Le tsar n'aime pas les stars. Ni les élus du personnel.

Une vie privée épanouie

Isabelle Morizet, alias Karen Cheryl, a connu un succès fou au détour des années 70 et 80. Au milieu des années 1970, l’arrivée de Karen Cheryl dans le milieu de la musique lui a offert de véritables succès sur des sonorités disco et l’accompagnement d’un certain Didier Barbelivien. Après cette période glorieuse et malgré un passage à vide dans sa carrière, Karen Cheryl, bientôt redevenue Isabelle Morizet, a pu se reconvertir, toujours de manière pertinente, en actrice, puis animatrice.

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Au moment d’évoquer les hommes qui ont parcouru sa vie, Karen Cheryl ne tarit pas d’éloges sur son mari Jérôme Bellay. D’autres relations importantes ont toutefois été à noter au fur et à mesure des années, comme celle avec le dessinateur Jean-Claude Götting qui lui fera connaître les joies de la maternité en 1995 lorsqu’elle donnera naissance à leur fils, Oscar. En dépit de leur séparation, Karen Cheryl se montre particulièrement bienveillante au moment d’évoquer sa relation avec le père de son fils. Elle explique notamment qu’ils n’ont “jamais été mariés”, mais qu’elle “garde une immense tendresse pour le père de [son] enfant, qui voit son fils régulièrement”.

Avant sa relation avec Jean-Claude Götting, Karen Cheryl a toutefois eu des mésaventures dans ses précédentes relations. Si elle précise avoir eu “des petits amis” quand elle était jeune, comme “tout le monde”, elle reste particulièrement marquée par une histoire difficile avec un homme qui n’a pas hésité à la trahir.

Heureusement, après ces années difficiles, Karen Cheryl a pu trouver l’apaisement auprès de celui qu’elle nomme “l’amour de [sa] vie”, Jérôme Bellay, ancien directeur du Journal du dimanche. C’est à lui qu’elle a dit oui pour la première fois en 2002 après avoir eu “envie de vivre” avant de se marier.

Avant de rencontrer Karen Cheryl, dans les locaux d’Europe 1, Jérôme Bellay avait déjà été marié trois fois, dont un mariage avec la journaliste Isabelle Quenin et deux autres avec Claire Mugnier-Pollet et Edith Simonnet. Il est le père de trois filles avec cette dernière.

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