Un couple consulte un médecin, le 8 septembre, confronté à la complexité de la fécondation in vitro (FIV). Les personnes voulant avoir un enfant par voie médicale ne savent pas toujours dans quoi elles s'embarquent. Quelles sont les étapes d'une FIV ? Combien de temps dure la procédure ? Quel est son prix ? Son taux de réussite ? Cet article vise à fournir des informations claires et complètes sur la FIV, en particulier pour les femmes de 48 ans, en abordant les taux de réussite, les options disponibles et les considérations importantes.

La FIV : Un Aperçu Général

L’utilisation de la FIV par les personnes désirant un enfant en France est en constante augmentation depuis l’apparition de ce procédé, au début des années 1980. Ainsi, fin 2019, près de 400 000 enfants étaient nés à l’aide de cette technique de PMA (procréation médicalement assistée), dont 100 000 sur la seule période 2014-2019. Cette augmentation devrait se poursuivre dans les années à venir, notamment grâce à la nouvelle loi de bioéthique promulguée le 3 août 2021, laquelle autorise désormais l’accès à la PMA (et donc à la FIV) aux couples de femmes ainsi qu’aux femmes seules.

Le Processus de la FIV

"Cette technique permet de court-circuiter les trompes (stérilités tubaires) et de rapprocher les spermatozoïdes des ovocytes (stérilités masculines)". Le processus commence par une étape essentielle : la stimulation des ovaires. C'est cette dernière qui va permettre le développement de plusieurs follicules. Ensuite, ces ovocytes prélevés (ponction) sont mis en contact dans une boîte de culture avec les spermatozoïdes du conjoint. Au bout de 48 heures, des embryons à 2 ou 4 cellules peuvent être obtenus. Ils sont alors replacés dans l’utérus (transfert) où ils pourront effectuer leur nidation.

Qui a droit à une FIV ?

La fécondation in vitro ou FIV est une technique très encadrée en France. Un échec de fécondation pourra nécessiter le recours à une autre technique qui s'appelle l'ICSI, ou injection intracytoplasmique de spermatozoïde. En effet, pour que la fécondation soit possible, il est nécessaire que les spermatozoïdes "soient en nombre suffisant, qu’ils soient mobiles et qu’ils aient une morphologie normale", rappelle le CHU de Toulouse. Cette technique "a résolu la grande majorité des problèmes d’infertilité masculine puisque seuls quelques spermatozoïdes mobiles sont nécessaires pour obtenir des embryons", explique l'Inserm. En effet, avec l'ICSI, on injecte directement un spermatozoïde dans l’ovocyte, ce qui augmente les chances d’obtenir des embryons (ovocytes fécondés).

L’assistance médicale à la procréation (AMP), ou procréation médicalement assistée (PMA), consiste à manipuler un ovule et/ou un spermatozoïde pour favoriser l’obtention d’une grossesse, explique l'Inserm. Selon une étude publiée sur le site The Conversation, lors de l’année 2019, 3,7% des enfants nés en France ont été conçus par PMA. Ce chiffre se partage entre 2,9% d'enfants nés par FIV et 0,8% par insémination artificielle.

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Les Étapes Clés de la FIV

  1. Stimulation Ovarienne : "C’est l’étape essentielle de la FIV, elle en conditionne les résultats. Elle a pour objectifs de contrôler et d’assurer une stimulation de la croissance folliculaire correcte permettant le déclenchement de l’ovulation au bon moment", explique le CHU de Toulouse. "Lorsque la stimulation et la maturation folliculaire sont suffisantes, on peut déclencher l’ovulation en mimant le pic de LH". Dans 11 % des cas, la stimulation n’est pas de bonne qualité.
  2. Ponction Folliculaire : La ponction des follicules s’effectue environ 36 heures après l’injection d’Ovitrelle® (médicament qui contient une hormone stimulant les organes de la reproduction). Elle est réalisée sous contrôle échographique au bloc opératoire, sous anesthésie locale ou générale. La femme étant installée en position gynécologique, le médecin insère dans le vagin la sonde d’échographie sur laquelle est attachée une aiguille. L’œil rivé à l’écran, il ponctionne à travers le vagin les liquides folliculaires dans les ovaires et les aspire à l’aide de seringues.
  3. Mise en Contact et Culture des Ovocytes : C'est au laboratoire que se fait la mise en contact des cellules sexuelles. Recherche et mise en culture des ovocytes : les ovocytes mûrs sont isolés et choisis selon leur aspect. Surveillance de la croissance embryonnaire : la fusion des cellules sexuelles se produit sous l’œil d’un embryologiste par examen au microscope dans les heures suivant leur rencontre.
  4. Transfert d'Embryons : "Deux ou trois jours après la ponction selon les cas, les couples téléphonent dans le service à 9 heures, afin de savoir s’ils ont des embryons", explique le CHU de Toulouse. L'intervention se déroule à l'hôpital. Les embryons sont déposés dans la cavité utérine de la patiente, à l’aide d’un fin cathéter. "Le transfert est indolore et très rapide". L’absence de règles 2 semaines après la réimplantation conduit à pratiquer un dosage sanguin des ßHCG (hormone spécifique de la grossesse) afin de faire le diagnostic d’une éventuelle grossesse.

La FIV à 48 Ans : Réalités et Considérations

Le nombre de femmes recherchant un traitement de fertilité à l’âge de 40 ans et plus est en augmentation. Il y a plusieurs raisons à cela, incluant de précédentes tentatives de FIV échouées, un mauvais pronostic de conception naturelle en raison de l’âge, une décision retardée pour privilégier sa carrière ou parce qu’on n’a pas de partenaire, ou encore une prise de conscience soudaine de l’imminence de la ménopause.

Les chances de concevoir diminuent naturellement avec l’âge de la femme. Une femme naît avec un nombre défini d’ovocytes et, à mesure qu’elle vieillit, ses ovocytes vieillissent également ; les estimations suggèrent qu’à l’âge de 40 ans, les femmes n’ont que 5% de chances d’avoir une grossesse naturellement. Cependant, il ne faut pas penser non plus que la FIV à 40 ans est une panacée - les chances qu’une FIV fonctionne à 40 ans sont inférieures qu’à 30 ans. Le taux de réussite moyen par cycle de FIV pour les femmes de plus de 40 ans est d’environ 9 % - un chiffre inférieur au pourcentage des patientes plus jeunes. La FIV représente l’une des meilleures options pour les femmes de plus de 40 ans qui souhaitent tomber enceinte.

Taux de Réussite et Facteurs Influents

De nouvelles données compilées par des chercheurs de la Victorian Assisted Reproductive Treatment Authority montrent que la plupart des femmes qui y ont recours ont besoin de plus d'un cycle de fécondation in vitro pour une chance raisonnable de succès et que ces chances chutent avec l'âge. Ainsi, dans tous les groupes d'âge, les chances de succès augmentaient à chaque cycle de FIV, mais diminuaient avec l'âge. Le but est donc de faire savoir que la FIV ne doit pas être considérée comme une "police d'assurance" et que les personnes souhaitant avoir un bébé devraient essayer le plus tôt possible. Les chercheurs rappellent cependant que bien que l'âge soit un facteur clé de succès pour une FIV, d'autres facteurs peuvent influencer négativement le résultat : tabac, surcharge pondérale, stress…

Le taux de réussite de la FIV diminue avec l'âge. Le taux de réussite pour les femmes de moins de 34 ans est d'environ 40%. Le taux de réussite pour les femmes de 40 ans et plus n'est pas plus de 17%. Le taux de naissance vivante est également mesuré pour déterminer le succès de la FIV.

Options de Traitement pour les Femmes de Plus de 40 Ans

Il existe différentes options de traitement pour les femmes de plus de 40 ans. La première est le cycle de FIV stimulé. Les femmes de plus de 40 ans reçoivent généralement des doses plus élevées de médicaments de stimulation afin que les médecins puissent obtenir le nombre d'ovocytes qu'ils jugent nécessaires. Parfois, une double stimulation est utilisée, et cela provoque deux stimulations en un seul cycle. Lorsque les simulations ne fonctionnent pas, la FIV naturelle peut être utilisée. Avec la FIV naturelle, les médecins obtiennent l'ovocyte du follicule qui s'est développé naturellement pendant le cycle menstruel.

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Pour les patients qui souhaitent une investigation plus approfondie de leurs embryons, le diagnostic préimplantatoire peut être utilisé. Grâce au diagnostic préimplantatoire, les médecins sont en mesure de regarder les informations génétiques de l'embryon avant de le transférer. Pour ce test de diagnostic, les médecins doivent obtenir plus d'embryons. Le diagnostic préimplantatoire ne permet aux médecins de voir que les informations génétiques, ils ne sont pas en mesure de changer quoi que ce soit à l'embryon.

Alternatives à la FIV avec les Propres Ovocytes

Il y a toujours d'autres options en plus de la FIV pour les femmes de plus de 40 ans, comme une donneuse d'ovocytes ou une mère porteuse. Les traitements de don d’ovocytes représentent les meilleures chances possibles passé 40 ans.

Lorsqu’on recherche les meilleures cliniques de FIV pour les femmes de plus de 40 ans, les taux de réussite à eux seuls ne racontent pas toute l’histoire. Par exemple, les cliniques de FIV aux États-Unis sont réputées pour leurs technologies de pointe et leur large sélection de donneurs, ce qui en fait un excellent choix pour celles qui recherchent une approche hautement personnalisée. Cependant, le coût du traitement y est parmi les plus élevés au monde.

Impact Psychologique et Soutien Émotionnel

"Il faut de l’endurance, explique Caroline. C’est la course entre les rendez-vous, les traitements, le travail, le quotidien. Trois ans après, on y est encore. Si je l’avais su, je me serais organisée autrement". Depuis 2016, la loi permet aux femmes de “bénéficier d’une autorisation d’absence pour les actes médicaux nécessaires” et au conjoint de l’accompagner à trois rendez-vous par protocole.

"Les couples ont parfois le sentiment d’une perte de temps, mais le corps doit se reposer", souligne le Dr François Olivennes, gynécologue, spécialiste de l’infertilité. "Il faut attendre deux ou trois mois entre chaque FIV. "Au début, mes rendez-vous duraient de 10 à 15 minutes, les médecins se contentaient du minimum et j’assimilais les infos lentement", raconte Caroline. "C’est l’infirmière qui m’a expliqué le traitement, ses effets secondaires… Je regrette que les médecins ne prennent pas le temps de se poser pour parler". Pour le Dr Olivennes, il y aurait des efforts de pédagogie à faire, "mais les médecins sont noyés sous les demandes. Je ne peux consacrer plus de 20 minutes à chacune".

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"Il ne faut jamais oublier qu’un bébé se fait à deux, et que sans l’homme rien ne se réalise", souligne Alix Franceschi-Léger, psychologue au centre de fertilité des Diaconesses (Paris). "Le couple est malmené car c’est une médecine très intrusive. Mais il doit rester un lieu où parler, être écoutée et écouter l’autre".

Le traitement contre l'infertilité est bien souvent un parcours du combattant. "Je n’imaginais pas que ce serait si dur", raconte Caroline, en cours de traitement depuis trois ans. Entre les mauvais résultats aux examens, les échecs des inséminations, la peur de ne jamais avoir d’enfant et le sentiment que personne ne comprend, "notre moral est tombé très bas, jusqu’au jour où nous avons décidé d’aller chez un psy, ce qu’aucun médecin ne nous avait proposé". Céline a, elle aussi, fini par aller consulter. La loi impose aux centres d’Assistance médicale à la procréation (AMP) d’inclure un psychologue dans le processus. "Mon conseil, se constituer une équipe de soutien : un psychologue, un généraliste avec qui on peut discuter, un gynécologue avec qui on s’entend, un prof de yoga pour faire la paix avec son corps…

Conseils pour Améliorer les Chances de Succès

Si vous avez 40 ans ou plus, il y a un certain nombre de choses que vous pouvez faire pour augmenter vos chances d’obtenir et de mener à bien une grossesse. Beaucoup de ces choses sont recommandables à toute femme, quel que soit son âge, avant d’initier un traitement de FIV. Tout d’abord, faites un premier bilan de fertilité et de santé générale ; idéalement auprès d’un obstétricien/gynécologue indépendant, d’un spécialiste de la fertilité et/ou d’un médecin généraliste. Une procédure de FIV réussie, quel que soit l’ âge nécessite que les patients soient en bonne santé. En vieillissant, vous devenez plus vulnérable à certaines conditions telles que le diabète et l’hypertension artérielle. Faites attention à votre mode de vie et, si nécessaire, modifiez-le pour améliorer les chances de tomber enceinte. En plus de votre santé physique, prenez soin de votre santé mentale. Enfin, faites vos recherches. Certains prestataires de soins revendiquent des taux de réussite plus élevés pour les femmes plus de 40 ans. Prenez votre temps avant de décider du traitement ou de la destination. Demandez aux cliniques leurs taux de réussite spécifiques pour les patientes de votre âge ; assurez-vous que leurs statistiques sont transparents et faciles à comprendre.

Après l’âge de 35 ans, les femmes courent un risque plus élevé de développer du diabète et de l’hypertension artérielle. Par conséquent, il peut être conseillé de faire un bilan de santé général avant de commencer tout traitement. Rappelez-vous que l’IMC peut également influencer le succès de traitement par FIV. Si votre problème de fertilité provient d’un blocage des trompes de Fallope, d’une faible viabilité ou d’un faible nombre d’ovocytes, d’une endométriose sévère ou si votre partenaire souffre d’infertilité masculine, l’IIU n’est pas un traitement approprié. Chaque patiente est différente, et il appartient à votre gynécologue de vous conseiller quel mode de traitement est le plus adapté pour vous, et de vous indiquer les chances de succès en utilisant vos propres ovocytes ou en passant par un don d’ovocytes.

Ovocytes Frais vs. Ovocytes Congelés

Lorsque vous recevez un traitement avec des ovocytes de donneuse, on peut vous proposer des gamètes frais ou congelés. La plupart des cliniques suggèrent que les taux de réussite sont globalement similaires, et que la décision est plutôt d’ordre logistique : il est plus facile de fixer une date pour un transfert en utilisant des ovocytes congelés, que de devoir s’adapter à une date de ponction ovocytaire qui est plus variable.

Aspects Financiers et Remboursement

Dans le cadre d’une PMA, un maximum de quatre FIV est remboursé à 100% par la Sécurité Sociale.

Effets Secondaires et Complications Possibles

On oublie souvent d'en parler, mais en cas de FIV, des effets indésirables peuvent apparaître le temps des traitements. "Lors des premiers traitements, j’avais des maux de tête, des vertiges, des nausées et une grosse fatigue", raconte Axelle, en cours de sa cinquième FIV. "Les effets secondaires sont différents selon le protocole et les réactions de la patiente", souligne le Dr Olivennes. Les complications graves, comme les risques de thrombose et de phlébite, sont rares, de 1 à 2 % des cas, rassure-t-elle. Selon une étude publiée en juin 2021, les médicaments couramment utilisés pour libérer des ovules pendant la fécondation in vitro n'augmentent pas le risque de développer un cancer du sein.

Le Rôle des Cliniques de Fertilité et Leur Sélection

Si vous avez plus de 40 ans, que vous rêvez d’avoir un enfant ou que vous essayez d’avoir un petit frère ou une petite sœurpour votre enfant et que vous envisagez une FIV, cet article vous aidera à en savoir plus sur les meilleures cliniques de fertilité au monde et en Europe, leurs taux de réussite, et plus encore.

Quels critères sont utilisés pour identifier la meilleure clinique de fertilité en Europe pour les plus de 40 ans ? Les taux de réussite jouent évidemment un rôle, ainsi que le coût et la disponibilité des donneuses. Si vous avez moins de 50 ans, la plupart des pays européens proposeront une grande variété de cliniques et les destinations les plus populaires correspondent à celles que préfèrent les patientes plus jeunes.

En fin de compte, la meilleure clinique de FIV est celle qui répond à vos besoins spécifiques, qu’il s’agisse de l’accessibilité financière, de l’accès à un large choix de donneurs ou de protocoles spécialisés pour les femmes de plus de 40 ans.

Grossesse et Accouchement Après 40 Ans

Avoir un enfant après 40 ans comporte des risques, cela ne fait aucun doute. Mais le nombre d’anomalies et de maladies congénitales serait moins élevé chez les femmes qui ont eu recours à un FIV que chez celles qui ont conçu naturellement. En effet, la procréation médicalement assistée, comme la FIV, a tendance à augmenter les risques pour l’enfant à naître. Mais le "phénomène inverse tout à fait remarquable", inexpliqué par les chercheurs, a lieu chez les mères de 40 ans et plus ayant eu recours à cette méthode.

Globalement, lorsqu’on ne tient pas compte de l’âge de la mère, la fréquence moyenne des anomalies ou maladies congénitales est de 5,7% pour les bébés conçus naturellement, de 7,1% pour ceux issus d’une FIV et de 9,9% pour ceux issus d’une ICSI. Or, en cas de conception naturelle, le chiffre est de 5,6% pour les jeunes femmes et de 8,2% chez les femmes de plus de 40 ans. Les risques d’anomalies sont dont moins fréquents lorsque la future mère ayant dépassé la barre des 40 ans a eu recours à une FIV plutôt qu’en cas de conception naturelle.

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