L'implantation fundique de l'embryon est un terme que les futures mamans peuvent entendre lors des échographies de grossesse. Cet article, revu par le Dr Ludovic Friederich, chirurgien gynécologue, a pour but d'éclaircir ce concept, de le situer dans le contexte des anomalies placentaires possibles, et de présenter les options de diagnostic et de prise en charge.
L'Utérus et l'Implantation Embryonnaire
L’utérus est un organe clé de l’appareil reproducteur féminin, constitué d'un corps utérin, d'un isthme et d'un canal cervical. Il joue un rôle essentiel dans la nidation de l'embryon et son développement tout au long de la grossesse. L'utérus est un organe creux (sorte de poche musculaire) qui permet l’implantation d’un embryon et son développement pour aboutir à un fœtus puis à un enfant qui naîtra après 9 mois de gestation.
L'utérus est issu de la fusion de deux tubes creux : les canaux de Muller. Ceux-ci se « collent » l’un à l’autre au cours de la vie embryonnaire, puis fusionnent pour ne donner qu’un seul utérus qui se termine vers le haut par 2 trompes et 2 ovaires. Parfois ces mécanismes de fusions font défaut et les anomalies de cette fusion peuvent plus ou moins marqués pouvant aller jusqu'à la présence de 2 utérus avec 2 cols et deux vagins !
Qu'est-ce que l'Implantation Fundique ?
Le terme "fundique" fait référence au fond de l'utérus, c'est-à-dire sa partie supérieure. Ainsi, un placenta fundique est un placenta qui s'est implanté dans cette zone. En général, il doit être implanté au fond, c’est-à-dire dans la partie supérieure. C’est ce qu’on appelle un placenta fundique. Cette position est considérée comme idéale, car elle permet un développement optimal du fœtus et n'entrave pas le passage du bébé lors de l'accouchement. Il va se décoller après la naissance et n’entrave pas le passage du bébé au moment de l’accouchement.
Le placenta est un organe très particulier, puisqu'il se crée dans le but exclusif de la grossesse et n'existe que pendant cette période. C'est grâce au placenta que le fœtus trouve sa source de nutrition et d'oxygène pendant la gestation. Avoir un placenta en bonne santé permet au fœtus de se développer correctement.
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Les Anomalies d'Insertion Placentaire
Il est important de noter que le placenta peut s’installer dans n’importe quelle partie de l’utérus. Au moment où le placenta se forme, c’est-à-dire dans les premières semaines de la grossesse, il se place généralement dans la partie basse de l’utérus. A ce stade, jusqu’à la 18ème semaine de la grossesse, ce fait n’a rien d’alarmant. A mesure que l’utérus prend du volume et que le fœtus grandit, le placenta migre et s’écarte du col. Ce changement de position du placenta est possible grâce à l’étirement des fibres musculaires utérines. L’insertion correcte du placenta assure en grande partie le déroulement parfait de la grossesse.
Plusieurs anomalies d'insertion placentaire peuvent être diagnostiquées pendant la grossesse. Parmi les plus courantes, on retrouve :
- Placenta bas inséré (Placenta praevia): Le placenta recouvre partiellement ou totalement le col de l’utérus. Généralement diagnostiquée lors de l’échographie morphologique (ou 2e échographie) au second trimestre, cette mauvaise position placentaire peut cependant évoluer favorablement au cours de la grossesse, le placenta migrant petit à petit. En revanche, si elle demeure, elle contre-indique l’accouchement par voie basse et requiert la réalisation d’une césarienne, sans quoi le risque d’hémorragie de la délivrance est trop important. Les insertions basses du placenta, c’est-à-dire à proximité du col de l’utérus, augmentent les risques de devoir passer par la césarienne. D’ailleurs, si le placenta couvre l’orifice interne du col utérin, l’opération césarienne constitue le seul recours pour faire sortir le fœtus et éviter une hémorragie du travail.
- Placenta accreta, increta et percreta: Le placenta n’est pas séparable de l’utérus. On parle de placenta accreta lorsque le placenta est légèrement inséré jusque dans le myomètre, de placenta increta lorsqu’il est complètement inséré dans ce muscle, ou encore de placenta percreta lorsqu’il atteint les organes voisins, notamment la vessie. Ce type de placenta engendrera surtout des difficultés au moment de l’accouchement, puisqu’il ne se détachera pas, ou pas complètement, au moment de la délivrance. Il s’agit là d’une anomalie d’insertion du placenta. Normalement, le placenta s’insère au niveau de la muqueuse utérine. Ce mécanisme, qui arrive très tôt au cours de la grossesse, peut se dérouler de façon anormale. C’est le cas lorsque l’adhésion d’une partie ou de la totalité du placenta s’étend plus profondément qu’elle ne devrait dans l’utérus. On parle alors de placenta accreta. Cette implantation heureusement rare (1/2 500 à 1/1 000 grossesses) peut se compliquer d’hémorragie au moment de la délivrance.
- Décollement placentaire: Le placenta se sépare prématurément de la paroi utérine, créant un hématome (poche de sang) entre la paroi utérine et le placenta qui provoque une interruption des échanges materno-fœtaux. Quand le décollement concerne tout le placenta, on parle d’hématome rétro-placentaire. Cette complication, peu fréquente heureusement, peut avoir des conséquences graves sur la maman et le bébé. Les premiers signes sont généralement caractéristiques : saignements et douleur abdominale brusque, très vite suivis d’une souffrance fœtale. Une fois le diagnostic posé, pas de temps à perdre !
Facteurs Pouvant Influencer la Position Placentaire
Plusieurs facteurs peuvent influencer la position du placenta, notamment :
- Antécédents de césariennes ou de chirurgies utérines: Ces interventions peuvent altérer la muqueuse utérine et favoriser une insertion basse du placenta.
- Grossesses multiples: Les grossesses gémellaires ou multiples augmentent le risque de placenta praevia.
- Âge maternel avancé: Les femmes de plus de 35 ans ont un risque légèrement plus élevé de placenta praevia.
- Tabagisme et consommation de cocaïne: Ces substances peuvent altérer la vascularisation utérine et favoriser les anomalies d'insertion placentaire.
Diagnostic et Suivi
La position du placenta est généralement évaluée lors des échographies de routine, notamment lors de l'échographie morphologique du deuxième trimestre. Si une anomalie est détectée, une surveillance accrue est mise en place, avec des échographies de contrôle régulières.
- Échographie: L'échographie est l'examen de référence pour visualiser la position du placenta et détecter d'éventuelles anomalies. L’échographie est utilisée pour apprécier à la fois la hauteur de la cloison, son épaisseur et sa vascularisation. Surtout, elle permet de différencier les uterus cloisonnés des uterus doubles (ou il n’y a pas eu de fusion des 2 tubes) qui sont une contre indication à leur traitement Hystéroscopique.
- Hystéroscopie diagnostique: L’hystéroscopie diagnostique permet de confirmer le diagnostic, mais elle a également un intérêt curatif. Le principe est d’introduire un optique monté sur une caméra, appelé hystéroscope, dans le vagin afin d’atteindre l’utérus et d’aller observer l’intérieur de la cavité utérine.
- Hystérographie: Si la synéchie est complexe, un examen radiologique complémentaire peut être nécessaire, il s’agit de l’hystérographie. Cet examen consiste à faire une radiographie de la cavité utérine après y avoir introduit un produit opacifiant et ainsi montrer une image indirecte de la synéchie.
- Hystérosonographie et échographie pelvienne tridimensionnelle: L’hystérosonographie ou l’échographie pelvienne tridimensionnelle permettent également d’évaluer la vacuité de la cavité utérine et des trompes.
Prise en Charge des Anomalies Placentaires
La prise en charge des anomalies placentaires dépend du type d'anomalie, de sa sévérité et du terme de la grossesse.
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- Placenta praevia: En cas de placenta praevia, le repos est souvent recommandé, ainsi qu'une surveillance accrue. Si le placenta recouvre toujours le col en fin de grossesse, une césarienne est programmée.
- Placenta accreta: Le placenta accreta nécessite une prise en charge multidisciplinaire, avec une équipe de gynécologues-obstétriciens, de chirurgiens et d'anesthésistes expérimentés. Une césarienne est généralement pratiquée, suivie d'une hystérectomie (ablation de l'utérus) pour éviter les hémorragies graves.
- Décollement placentaire: Le décollement placentaire est une urgence obstétricale qui nécessite une hospitalisation immédiate. La prise en charge dépend de la sévérité du décollement et du terme de la grossesse. Si le fœtus est viable, une césarienne est souvent pratiquée en urgence.
L'Importance du Suivi Médical
Il est essentiel de souligner l'importance d'un suivi médical régulier tout au long de la grossesse. Les échographies permettent de surveiller la position du placenta et de détecter d'éventuelles anomalies. En cas de doute ou d'inquiétude, n'hésitez pas à en parler à votre médecin ou à votre sage-femme.
Synéchie Utérine et Impact sur l'Implantation Embryonnaire
Les synéchies utérines sont des adhérences fibreuses partielles ou complètes des parois de l'utérus, pouvant se situer à divers endroits, y compris le fond utérin. Elles peuvent être une des principales causes d’infertilité secondaire et représentent même la complication la plus fréquente des gestes endoscopiques intra-utérins. Des synéchies pourraient également être liées à une rétention trophoblastique via un processus inflammatoire.
Les synéchies peuvent être à l’origine d’un défaut d’implantation de l’embryon, notamment quand elles touchent le fond utérin. Elles peuvent également agir en amont de la fécondation en altérant la migration des spermatozoïdes ; en altérant la vascularisation de l’endomètre ou en réduisant la taille et la capacité d’expansion de l’utérus.
Diagnostic et Traitement des Synéchies Utérines
L’hystéroscopie diagnostique permet de confirmer le diagnostic, mais elle a également un intérêt curatif. Au cours de l’examen, la distension de l’utérus par le sérum physiologique et l’effondrement mécanique par l’extrémité de l’hystéroscope peuvent suffire à lever les synéchies récentes et superficielles. Si l’hystéroscopie diagnostique n’a pas suffi à lever la synéchie, l’intérêt d’une intervention se discute notamment en fonction d’un désir de grossesse. Dans ce cas, le gold standard est l’hystéroscopie opératoire sous contrôle échographique. La prévention des récidives est essentielle. Une hystéroscopie diagnostique de contrôle six semaines post opératoire pour lever les accolements superficiels. Autre artifice éventuel pour éviter les récidives : gel hyaluronique.
L'Intérêt d'un Deuxième Avis
L’intérêt de demander un deuxième avis dans le cas d'une synéchie utérine est d’être bien renseigné sur les enjeux qui se cachent derrière cette pathologie et d’accéder à la prise en charge la plus adaptée. En premier lieu, il sera possible de préciser le diagnostic de synéchie utérine et son grade, tout en expliquant le mécanisme de la pathologie. Il faut également noter que la principale raison de traiter les synéchies est l’infertilité.
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Pour un deuxième avis, vous pouvez consulter un gynécologue-obstétricien qui a l’habitude de traiter des synéchies. Un gynécologue-obstétricien est un spécialiste de l’appareil génital féminin, ainsi que des grossesses et des accouchements. S’il est spécialiste des synéchies, il pourra dans un premier temps vous renseigner sur l’intervention pour traiter la synéchie utérine, puis dans un deuxième temps, il pourra vous aider à appréhender une grossesse s’il y a un désir d’enfants.
Symptômes des Synéchies Utérines
Les symptômes des synéchies sont très variables en fonction de l’étendue, de la localisation des synéchies et de la sévérité des adhérences. Les symptômes qui doivent alerter sont les suivants : l’aménorrhée (disparition des règles), l’oligoménorrhée (diminution du flux des règles), l’infertilité ou des fausses couches à répétitions.
Adénomyose et Implantation Embryonnaire
L’adénomyose est une pathologie utérine qui désigne une anomalie du tissu reliant l’endomètre et le myomètre, souvent appelée « l’endométriose interne », est une maladie gynécologique fréquente et bénigne. Ce trouble chronique peut être détecté par échographie ou IRM pour un diagnostic médical précis. L’utérus, parasité par des kystes de tissu endométrial, augmente, pouvant doubler, voire tripler de volume.
L’adénomyose est intimement liée à l’endométriose (6 à 20 % des cas), mais pas systématiquement. Selon les facteurs de risque identifiés, cette anomalie utérine toucherait 11 à 13% de la population féminine, dont 25 % des femmes de 36 à 40 ans. Tout comme les fibromes utérins, il existe différents types d’adénomyose. Des gynécologues et des sages-femmes sont disponibles en téléconsultation. L’adénomyose est une pathologie bénigne, qui n’a pas vocation à devenir maligne, ni conduire à un cancer.
À l’heure actuelle, les causes de l’adénomyose demeurent encore mystérieuses. L’échographie pelvienne et l’IRM pelvienne sont les deux examens d’imagerie de référence pour diagnostiquer l’adénomyose.
Impact sur la Fertilité et Traitement
L’adénomyose n’est pas une maladie grave mais elle peut fortement impacter la qualité de vie. Elle provoque souvent des douleurs pelviennes intenses, des règles très abondantes et parfois de l’infertilité.
Les traitements de l’adénomyose sont prescrits aux femmes symptomatiques. Une contraception adaptée à l’adénomyose, comme la prise d’une pilule en continu pour stopper les règles, bloquer l’ovulation et empêcher la prolifération de l’endomètre. Quand l’adénomyose est symptomatique, elle doit être traitée. Le choix de la contraception est à déterminer avec le médecin ou la sage-femme qui vous suit. Le seul moyen de guérir définitivement l’adénomyose est l’ablation chirurgicale de l’utérus (hystérectomie). Pour les symptômes, on utilise souvent des médicaments comme les anti-inflammatoires, les progestatifs, ou le DIU hormonal, ainsi que des traitements conservateurs comme l’embolisation des artères utérines.
Fibromes Interstitiels et Implantation Embryonnaire
Les myomes, également connus comme fibromes ou léiomyomes, sont des tumeurs bénignes du muscle lisse de la paroi de l’utérus, qui peuvent apparaître au cours de l’époque de reproduction d’une femme dans 30% des cas. La taille et l’emplacement sont très variés. Le muscle utérin peut être le siège d'un fibrome, c'est-à-dire une tumeur bénigne des cellules musculaires. Ce fibrome est entièrement intégré dans le muscle. Il ne présente pas de risque de devenir cancéreux.
Les fibromes interstitiels peuvent varier en taille et en nombre. "Ils peuvent être petits et asymptomatiques, ou ils peuvent devenir volumineux et provoquer des symptômes tels que des saignements menstruels abondants, des douleurs pelviennes, une pression abdominale et des problèmes urinaires", explique le Dr Hélène Pol, gynécologue-obstétricienne. Les fibromes interstitiels peuvent également affecter la fertilité dans certains cas.
En raison d’un effet mécanique, ils peuvent déformer la cavité où niche l’embryon, entraver l’entrée des spermatozoïdes par le col de l’utérus et même obstruer la sortie des trompes de Fallope. Les symptômes dépendront de leur taille, de l’emplacement et du nombre. La taille des myomes peut parfois augmenter pendant la grossesse. Dans la plupart des cas, ils ne représentent pas un problème et le comportement est expectant, avec un contrôle échographique annuel. Il existe des traitements médicaux qui réduisent temporairement leur taille (ils sont les plus utilisés chez les femmes qui souhaitent procréer) et chirurgicaux (en reséquant le myome ou en enlevant l’utérus).
Diagnostic et Traitement des Fibromes Interstitiels
"Le diagnostic des fibromes interstitiels est généralement effectué par une échographie pelvienne ou d'autres examens d'imagerie tels que l'IRM". Plusieurs examens peuvent être demandés pour diagnostiquer un fibrome interstitiel. "Tout d'abord, un examen pelvien permet au médecin de détecter toute anomalie ou masse palpable dans l'utérus", constate la gynécologue. Le médecin peut utiliser ses mains pour examiner l'utérus et les organes pelviens. L'échographie pelvienne est souvent utilisée comme première étape pour diagnostiquer les fibromes. "Elle permet de visualiser les structures internes de l'utérus à l'aide d'ondes sonores. L'échographie peut identifier la présence de fibromes, leur taille, leur emplacement et d'autres caractéristiques". L'IRM peut fournir des images plus détaillées de l'utérus et des fibromes. Enfin, l'hystéroscopie est une procédure qui permet d'observer directement l'intérieur de l'utérus à l'aide d'un hystéroscope. "Cela permet d'identifier la présence de fibromes et de visualiser leur emplacement et leur taille. Une biopsie de l'endomètre peut également être réalisée lors de cette procédure pour exclure d'autres affections".
Le traitement dépend de plusieurs facteurs, notamment la taille et les symptômes associés aux fibromes, l'âge de la femme et ses souhaits de fertilité future. En général, un fibrome interstitiel n'est pas considéré comme dangereux. "Il s'agit d'une tumeur bénigne, ce qui signifie qu'elle n'est pas cancéreuse et ne se propage pas à d'autres parties du corps, répond le médecin. La plupart des fibromes interstitiels sont de petite taille et n'entraînent aucun symptôme, ce qui signifie qu'ils ne nécessitent souvent aucun traitement spécifique". Cependant, dans certains cas, les fibromes interstitiels peuvent provoquer des symptômes gênants ou douloureux.
Le traitement des fibromes interstitiels dépend de plusieurs facteurs, tels que la taille, l'emplacement, les symptômes, l'âge de la patiente et son désir de fertilité future. "Si les fibromes sont petits, asymptomatiques ou ne causent pas de problèmes majeurs, une approche d'attente vigilante peut être adoptée, confirme le médecin. Dans de nombreux cas, les fibromes peuvent se stabiliser ou rétrécir naturellement avec le temps, surtout après la ménopause". Certains médicaments peuvent être prescrits pour soulager les symptômes liés aux fibromes. "Les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent aider à soulager la douleur. Les contraceptifs hormonaux, tels que les pilules contraceptives, peuvent réduire les saignements menstruels abondants". "Différentes procédures peuvent être envisagées pour cibler spécifiquement les fibromes tout en préservant l'utérus, comme l'embolisation des fibromes utérins (EFU) qui consiste à bloquer les vaisseaux sanguins qui alimentent les fibromes, ou la myolyse par radiofréquence qui utilise de l'énergie thermique pour détruire les fibromes". Si les symptômes sont graves ou si les fibromes sont volumineux, la chirurgie peut être recommandée. "Différentes options chirurgicales peuvent être envisagées, telles que la myomectomie (ablation chirurgicale des fibromes tout en préservant l'utérus), ou dans certains cas, l'hystérectomie (ablation de l'utérus)".
Décollement Placentaire au Premier Trimestre
Au cours du 1er trimestre de grossesse, des saignements vaginaux sont susceptibles de survenir, sans qu’ils ne revêtent un caractère anormal ou ne soient le signe d’un décollement ou d’une fausse couche. Dans ce cas, on parlera davantage de "spotting" pour qualifier ces petites pertes sanguines, souvent rosées ou marron clair. Les pertes marron, quant à elles, révèlent souvent une perte sanguine ancienne qui n’aurait pas été évacuée rapidement et se serait légèrement oxydée. Il n’y a bien souvent pas lieu de s’inquiéter davantage qu’en présence d’un spotting plus classique. Elles ne sont pas systématiquement préoccupantes si elles sont isolées, mais peuvent nécessiter une consultation médicale par précaution. En revanche, un saignement rouge vif, abondant et accompagné de douleurs pelviennes vives, requiert une prise en charge en urgence, car il peut être le signe d’une fausse couche.
Causes du Décollement Placentaire
Plusieurs facteurs peuvent être à l'origine d'un décollement placentaire, dont principalement :
- Traumatisme abdominal: Un choc violent au niveau de l'abdomen, comme lors d'un accident de voiture ou d'une chute, peut provoquer un décollement placentaire.
- Hypertension artérielle (liée à la grossesse ou chronique): L'hypertension (HTA) chez la femme enceinte peut entraîner une mauvaise implantation du placenta, favorisant ainsi son décollement.
- Infections intra-amniotique: L'infection intra-amniotique se caractérise par une infection, ainsi que l'inflammation qui en découle, affectant le chorion, l'amnios, le liquide amniotique, le placenta, la caduque basale, le fœtus ou leur association.
Diagnostic du Décollement Placentaire
La suspicion d'un décollement placentaire au 1er trimestre de grossesse peut être évoquée devant l'apparition de signes tels que des douleurs abdominales, des contractions ou des saignements vaginaux. La surveillance de la fréquence cardiaque fœtale, parfois complétée par des analyses sanguines de la coagulation et des indications échographiques occasionnelles, constitue le protocole de diagnostic du décollement placentaire (hématome rétroplacentaire).
Le bilan du décollement placentaire (hématome rétroplacentaire) peut inclure divers examens tels que l'enregistrement du rythme cardiaque fœtal, la numération formule sanguine, le typage sanguin et Rh, le temps de prothrombine, le temps partiel de thromboplastine, la mesure du fibrinogène, le dosage des PDF (Produits de Dégradation de la Fibrine), une échographie pelvienne, et éventuellement le test de Kleihauer-Betke chez les patientes présentant un facteur Rh négatif.
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