Introduction
L'infertilité est un problème qui touche de nombreux couples. On considère qu'un couple est infertile lorsqu'il n'arrive pas à concevoir un enfant après deux ans de rapports sexuels réguliers et non protégés. Les causes de l'infertilité peuvent être féminines, masculines ou mixtes. Dans certains cas, l'Infertilité du couple provient de la piètre qualité du sperme et notamment de la faible mobilité de ses spermatozoïdes. L'injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde (ICSI) est une technique de procréation médicalement assistée (PMA) qui peut être proposée aux couples confrontés à ce type de problème.
Le cas de Madame X
Ce couple n'arrive pas à avoir d'enfant depuis deux ans et peut donc être considéré comme infertile. La femme de ce couple a montré des examens anatomiques tout à fait normaux des ovaires, glandes sexuelles féminines productrices d'ovocytes et d'hormones, et de l'utérus, organe où se fait la nidation. Le col de l'utérus montre une glaire normale susceptible de laisser passer les spermatozoïdes. Les examens hormonaux se montrent également normaux avec des pics d'œstrogène à J12 et de LH à J13, signe d'une maturation normale au sein de l'ovaire et d'une décharge ovulante efficace. Enfin l'examen radiologique est aussi normal puisque le produit opaque émis au niveau du col diffuse dans les trompes de Fallope et se retrouve en partie dans la cavité abdominale, signe de non-obstruction des trompes. La femme ne présente au vu de ces examens aucun signe à l'origine de l'infertilité du couple.
Par contre, le spermogramme de l'homme montre plusieurs paramètres « anormaux », le principal étant la très faible mobilité et même l'immobilité d'une grande proportion d'entre eux (80 %). Seuls 10 % se montrent vraiment mobiles, ce qui est en dessous de la norme (32 %). De plus la concentration en spermatozoïdes est plus faible que la normale (moins de 10 millions par mL contre plus de 15 normalement). On peut donc émettre l'hypothèse que l'infertilité de ce couple provient de la piètre qualité du sperme et notamment de la faible mobilité de ses spermatozoïdes.
L'ICSI : Une solution adaptée
Face à ce constat, le biologiste a proposé une « ICSI » qui permet de remédier efficacement au problème de mobilité spermatique. En effet, cette technique est une variante de la FIVETE (ou fécondation in vitro et transfert d'embryon), dans laquelle des ovules sont prélevés chez la femme après stimulation hormonale, et où la fécondation avec les spermatozoïdes a lieu in vitro, en dehors des voies féminines. Dans l'ICSI (injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde), un et un seul spermatozoïde est sélectionné par le biologiste et injecté directement dans le cytoplasme de l'ovule grâce à une micro aiguille. Une fois la fécondation réalisée, on laisse deux ou trois divisions se dérouler puis on place l'embryon de 4-8 cellules au sein de la cavité utérine, chez la femme, en seconde partie de cycle. Ici, l'ICSI est la technique la plus adaptée puisque le problème vient des spermatozoïdes peu mobiles du mari et que dans cette technique justement il y a aide à l'introduction du spermatozoïde dans l'ovule.
Examens et suivi du protocole ICSI
Plusieurs examens et un suivi rigoureux sont nécessaires dans le cadre d'un protocole ICSI.
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Suivi de la température basale
Pendant 2 mois, la température est notée chaque matin avant le lever. Elle fournit souvent des indications précieuses. En effet, la température rectale s’élève de quelques dixièmes de degrés après une ovulation (sous l’effet de la progestérone, l’hormone de la nidation).
Dosage hormonal
Toujours réalisé pendant la seconde moitié du cycle, le dosage de la progestérone renseigne sur le fonctionnement du corps jaune. Cette petite structure de l’ovaire a un rôle capital dans le maintien de la grossesse. Mesure relativement récente, elle permet d’apprécier la réserve ovarienne. Plus le nombre d’ovocytes en réserve est faible, plus l’AMH est basse. Une AMH basse inférieure à 1 ng est un mauvais pronostic. Le dosage de ces hormones est effectué à partir d’une prise de sang le 3ème jour du cycle, sauf pour la progestérone, dosée en deuxième partie de cycle après l’ovulation.
Échographie et comptage des follicules antraux
Les ovocytes de la réserve sont hébergés dans des petits follicules de quelques millimètres de diamètre appelés follicules antraux. Au cours de l’échographie réalisée en début de cycle, ces follicules antraux sont soigneusement répertoriés sur les deux ovaires. 5 à 6 follicules antraux en moyenne apparaissent dans chaque ovaire.
Hystérosalpingographie
Ce prélèvement est analysé au microscope. Lorsqu’il ne rencontre pas d’obstacle, le produit injecté remplit la cavité utérine, diffuse jusqu’à l’extrémité de chacune des trompes et finalement se disperse autour de chaque ovaire dans la cavité péritonéale. A lieu en début de cycle, nécessite une anesthésie générale.
Analyse génétique
Le généticien observe les 23 paires de chromosomes (lequel est composé d’ADN), en vérifie le nombre et leur composition.
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