L'infection par le papillomavirus humain (HPV) est l'une des infections sexuellement transmissibles les plus courantes au monde. Bien que le HPV soit principalement transmis par contact sexuel, il est possible de le contracter par d'autres moyens. Les mères atteintes de cette infection peuvent le transmettre à leur bébé lors de l'accouchement. Cet article explique les risques de transmission du HPV de la mère au bébé, les mesures de prévention et les options de traitement.

Qu'est-ce que le HPV ?

Les papillomavirus humains (HPV) sont une très grande famille de virus extrêmement contagieux qui touchent aussi bien les hommes que les femmes. Il existe plus de 200 types d'HPV différents. La plupart d'entre eux sont inoffensifs et ne présentent aucun symptôme pendant l'infection. Une infection à HPV ne signifie donc pas automatiquement que vous allez tomber malade : 90 % des infections guérissent d'elles-mêmes dans les deux ans.

La contamination aux HPV s'effectue par les muqueuses : muqueuse <-> muqueuse ou muqueuse <-> peau <-> muqueuse. Toutefois, l’organisme a la capacité de neutraliser les virus. Ce n’est néanmoins pas le cas pour nous tous, pour 10% des individus, le virus reste dans l’organisme.

Risque de transmission du HPV de la mère au bébé

Les papillomavirus humains peuvent également être transmis au nouveau-né lors de l'accouchement. Dans une étude canadienne, plus de 1 000 femmes enceintes ont été examinées à cet effet. Chez environ 40 % des participantes, le frottis vaginal était positif au HPV. Deux tiers des femmes positives à l'HPV étaient infectées par au moins un type à haut risque. Toutefois, seuls environ sept pour cent des nouveau-nés étaient positifs à l'HPV jusqu'à l'âge de trois mois. Après six mois, plus aucun virus HP n'a pu être détecté chez les bébés. Ces résultats montrent que la transmission au bébé à la naissance n'est pas permanente.

Il est important de noter qu'au cours de la grossesse, le papillomavirus humain (HPV) n’est dangereux ni pour la mère, ni pour le bébé. L’infection par l’HPV ne modifie pas non plus les chances de tomber enceinte.

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Conséquences potentielles pour le bébé

Dans la majorité des cas, les infections à papillomavirus ne provoquent aucun symptôme. Cependant, dans de rares cas, le bébé peut développer des papillomes respiratoires récurrents (PPR), une affection dans laquelle des verrues se développent dans les voies respiratoires. Cette condition peut nécessiter des interventions chirurgicales répétées pour enlever les verrues et assurer une respiration normale.

Prévention de la transmission du HPV

Bien qu'il n'existe aucun moyen de prévenir complètement la transmission du HPV de la mère au bébé, certaines mesures peuvent réduire le risque :

  • Traitement des verrues génitales : L’infection à Papilloma virus est découverte à l’occasion du développement de petites verrues externes ou condylomes exophytiques (ou crêtes de coq ou végétations vénériennes). Ces verrues ne sont pas à risque de cancer mais le virus qui les cause (Papilloma virus à bas risque HPV 6 ou 11) peut se transmettre à l’enfant lors de l’accouchement. Il convient dès lors de les traiter, afin de les faire disparaître avant l’accouchement par les voies naturelles.
  • Vaccination : La vaccination reste la stratégie de prévention la plus efficace. Plus précisément, il existe plusieurs vaccins. Le vaccin nonavalent GARDASIL® 9 du laboratoire MSD actif contre les HPV 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52 & 58. La vaccination contre le papillomavirus est recommandée pour les filles et les garçons âgés de 9 à 14 ans. Les vaccinations manquées peuvent être rattrapées jusqu'à l'âge de 17 ans. Les jeunes adultes jusqu’à 26 ans peuvent également bénéficier de la vaccination s’ils ne l’ont pas encore reçue.
  • Césarienne : Néanmoins le risque de transmission au nouveau-né ne justifie pas à lui seul (en règle générale) une intervention de césarienne.

Dépistage et diagnostic

Puisque les symptômes relatifs au développement du virus ne sont pas systématiquement identifiables, il est important de consulter en cas de présence d’une ou de plusieurs petites verrues sur les parties génitales ou l’anus.

Chez les femmes, le frottis cervico-utérin et le test HPV consistent tous deux à prélever des cellules de la muqueuse du col de l'utérus et du bord extérieur du col de l'utérus et à les analyser afin de détecter le plus tôt possible toute modification cellulaire. En Allemagne, un examen sous forme de frottis est prévu chaque année entre 20 et 34 ans. À partir de 35 ans, les caisses d'assurance-maladie légales remboursent aux femmes un examen tous les trois ans au moyen d'une méthode combinant frottis cervico-utérin et test HPV.

En ce qui concerne les analyses sanguines, il existe des marqueurs tumoraux. Néanmoins un taux élevé d’un marqueur tumoral ne permet pas de poser forcément le diagnostic d’un cancer. A l’inverse, un taux normal d’un marqueur tumoral n’exclue pas la présence d’un cancer.

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Traitement

Il n'existe pas encore de traitement médicamenteux contre l'HPV, mais dans 90 % des cas, un traitement n'est pas nécessaire car l'infection guérit d'elle-même. En cas d'infection persistante, les symptômes doivent être surveillés et traités.

Les verrues génitales peuvent être traitées avec des solutions, des crèmes, des pommades ou encore des suppositoires que vous pouvez utiliser chez vous pendant plusieurs semaines. Les médecins peuvent également enlever les verrues. Cela peut se faire à l'aide d'une cuillère fine, de ciseaux chirurgicaux ou d'un laser, ou encore par glaçage ou cautérisation.

HPV et grossesse : ce qu'il faut retenir

  • L'infection par le HPV est très fréquente.
  • La transmission du HPV de la mère au bébé est possible, mais rare.
  • Dans la plupart des cas, l'infection à HPV chez le bébé est temporaire et ne cause pas de problèmes de santé graves.
  • La vaccination contre le HPV est recommandée pour les jeunes filles et les jeunes garçons afin de prévenir l'infection et les complications associées.
  • Les femmes enceintes atteintes du HPV doivent discuter avec leur médecin des options de traitement et de la surveillance pendant la grossesse.

Information complémentaire

Les traitements chirurgicaux des états pré-cancéreux du col de l’utérus, notamment la conisation, peuvent avoir des conséquences, rares, sur l’accouchement : augmentation très modérée du risque d’accouchement prématuré et du risque de césarienne. La conisation est une opération très fréquente, pratiquée souvent chez des femmes qui auront ensuite une ou plusieurs grossesses.

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