L'un des défis majeurs auxquels sont confrontés les jeunes parents est d'établir un horaire d'alimentation au biberon qui fonctionne afin que bébé dorme correctement toute la nuit. Le fait de vouloir que bébé fasse ses nuits est donc une préoccupation courante, et vous n’êtes pas les premiers parents à vous en inquiéter. Comme d’autres, vous avez besoin de récupérer et de vous reposer correctement afin d’être en forme pour vous occuper de votre petit. Alors, comment les horaires de biberon peuvent-ils influencer le sommeil de bébé ? Et quels horaires respecter pour que bébé fasse ses nuits ?

Comprendre le sommeil du nourrisson

Les premiers mois de la vie d’un bébé sont souvent épuisants pour les parents, car les nouveaux-nés ont besoin de se nourrir toutes les quelques heures, y compris la nuit. Agité ou calme, le sommeil du nourrisson évolue au fil des semaines. Bien dormir, c’est aussi bien grandir et, pour votre bébé, rien ne vaut une bonne nuit de sommeil. Son rythme se met en place peu à peu et il faudra plusieurs mois pour qu’il « fasse ses nuits », comme le veut l’expression consacrée. Votre bébé s’agite, bouge les jambes, ouvre la bouche, la referme, puis pousse un petit cri : pourtant, il dort ! Les nourrissons, tout comme les adultes, alternent des phases de sommeil calme et de sommeil agité ; simplement, ces cycles ont une durée et une fréquence différente. Leurs cycles du sommeil ne durent qu’1h entre 0 et 3 mois ; et sont composés de sommeil agité 50 à 60 % du temps. Entre ces phases de sommeil, il est naturel que votre bébé fasse des micro-réveils, qui peuvent entraîner quelques pleurs. « A 3 mois, un enfant peut avoir jusqu’à 8 micro-réveils par nuit qui peuvent durer quelques minutes », confirme le docteur Karine Garcette, gastro-pédiatre.

Grâce au sommeil, environ 15h par jour vers l’âge de 3 mois, votre bébé récupère physiquement, produit des hormones de croissance, enregistre ce qu’il a fait dans la journée, mémorise de nouvelles activités. faire dormir, si cela est possible, le bébé dans la chambre de ses parents pendant ses 6 premiers mois de vie.

Horaires d'alimentation au biberon et sommeil : établir un horaire

Fréquence des tétées

Le premier élément clé pour établir un horaire d'alimentation au biberon réussi est de déterminer la fréquence à laquelle votre bébé doit manger. Dans les premières semaines de vie, il est normal que votre bébé se réveille fréquemment pour manger, généralement toutes les 2 à 3 heures. À mesure que votre bébé grandit et prend du poids, il commencera probablement à espacer progressivement ses repas. À cet âge, la plupart des bébés ont besoin de se nourrir toutes les 3 à 4 heures, y compris pendant la nuit. Entre 4 et 6 mois, de nombreux bébés commencent à dormir plus longtemps la nuit et peuvent même faire leurs nuits sans se réveiller pour manger. Cela ne signifie pas nécessairement qu’ils n’ont plus besoin de manger la nuit, mais ils peuvent être capables d’espacer davantage leurs repas nocturnes.

Il n’y a pas de formule magique pour que les bébés fassent des nuits complètes, car chaque bébé est différent. En termes d’heures, il est difficile de vous donner des heures exactes à respecter car cela pourra varier d’un bébé à l’autre. Le mieux que vous puissiez faire est alors de tester différentes heures et de voir comment votre bébé réagit. S’il semble avoir faim, donnez-lui un biberon. Si votre bébé se réveille souvent en pleine nuit sans avoir faim, essayez de le calmer en le câlinant, en lui parlant doucement ou en lui donnant une tétine. La plupart des bébés font leurs nuits à partir de 4/6 mois mais il existe de nombreuses exceptions. Pour obtenir des réponses professionnelles spécifiques à votre situation, il est toujours judicieux de consulter le pédiatre ou le médecin référent de votre bébé. Il sera en mesure d’évaluer sa prise de poids et de vous conseiller.

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Vers un nouveau rythme de sommeil

Bien manger, bien digérer, bien dormir. Avec 8 à 10 tétées par jour, le système digestif de votre bout de chou est vraiment sollicité. Ces nombreuses prises alimentaires sont néanmoins nécessaires pour bien grandir. Allongé dans son lit, il grimace et a parfois du mal à dormir, un filet de lait coule de sa petite bouche : c’est une régurgitation. Les régurgitations sont fréquentes et bénignes. Elles sont plus courantes juste après les tétées et il vaut mieux maintenir alors son bébé assis ou à la verticale.

Entre 2 et 3 mois, votre bébé fait désormais un bon poids, il fait plaisir à voir ! Ses prises alimentaires deviennent régulières et il est capable, naturellement, de les espacer. Progressivement, il va pouvoir tenir jusqu’à 6 heures sans manger la nuit. Reste à tenter de le faire dormir… la nuit ! En fonction de l’enfant et de son rythme, on peut le coucher à 22h, après la tétée ou le biberon, et voir s’il arrive à dormir sans se réveiller jusqu’à 3h ou 4h du matin. Au fil des semaines, il devrait dormir de plus en plus longtemps. Vers 3 mois, selon l’évolution du rythme alimentaire et le poids du bébé, on peut commencer à mettre en place des plages de sommeil nocturne plus longues. Ce changement progressif, aidé par le rituel du coucher, va lui permettre de faire ses nuits.

Importance du rituel du coucher

Votre bébé a pris l’habitude de s’endormir dans vos bras après le biberon, c’est trop mignon ! Oui, mais ce n’est pas conseillé car « lorsqu’il se réveillera dans la nuit, il voudra retrouver les mêmes sensations que celles qu’il aura eues à l’endormissement », souligne le docteur Karine Garcette, gastro-pédiatre. A vous donc de mettre en place un rituel du coucher. On installe le tout-petit dans son lit, il est apaisé, serein et s’endormira progressivement seul. Votre bébé pleure au milieu de la nuit… Il est 2h du matin, votre bébé pleure, vous bondissez de votre lit, prêt(e) à aller le consoler et le prendre dans vos bras ! Pourtant, essayez de résister, au moins quelques instants. Un nourrisson qui se réveille entre 2 phases de sommeil va naturellement se mettre à pleurer et peut se rendormir naturellement. Déjà, vous n’entendez plus rien ? Il s’est rendormi ! Si ses pleurs persistent, suivez nos conseils pour l’aider à se rendormir paisiblement.… ou le soir. A cet âge, le rythme de la journée se met en place progressivement, se basant sur les prises alimentaires, régulières et de plus en plus espacées, les jeux, les échanges. La lumière du jour et l’obscurité y contribuent également. On va le voir dans sa chambre, sans le prendre dans les bras, sans allumer la lumière, en parlant tout doucement, sans stress. « Il faut aussi et surtout que les parents soient sereins pour le rassurer et l’aider à s’endormir », souligne le gastro-pédiatre Karine Garcette.

Créer un environnement calme pour votre bébé

Les trois premiers mois de sa vie, le bébé passe beaucoup de temps dans son lit. Que vous ayez choisi un berceau, un couffin ou le traditionnel lit à barreaux, votre bébé y dormira en toute tranquillité. Bien sûr, pas de radio ni de télévision à proximité de son lit ! Pas d’ordinateur ni de smartphone non plus… On veille toujours à ce que les bébés n’aient pas froid. Mais attention, la température de sa chambre ne doit pas dépasser les 19°C et il est parfois utile d’y installer un humidificateur d’air. Bien allongé sur le dos, sans couverture ni oreiller, le tout-petit respire avec facilité. Fermez les volets la nuit, entrouvrez-les dans la journée : cela aide votre bébé à comprendre les rythmes du sommeil. Aucun bruit autour de lui la nuit : comme votre bébé est bien !

Doudou peut passer à la machine à laver, mais s’il en a besoin pour s’endormir, on s’assurera qu’il soit sec pour l’heure du dodo : votre bébé apprécie le rituel du coucher et l’avoir près de lui le rassure. Le lit est bien propre car la poussière et les acariens peuvent provoquer des allergies dès le plus jeune âge. Tapis et moquettes sont d’ailleurs à éviter dans sa chambre, si possible. Passez l’aspirateur régulièrement et aérez sa chambre chaque jour. Le lit de votre bébé est également, si possible, loin des radiateurs. Ouf, de l’air frais ! Pour un sommeil le plus sain possible. Un environnement calme, c’est aussi un environnement sain, favorable au sommeil. On ne fume pas du tout dans l’appartement ou la maison.

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Aider bébé à faire la différence entre le jour et la nuit

Pour qu’il dorme bien, aidez votre bébé à bien faire la différence entre le jour et la nuit. Imposez-lui des rythmes réguliers pour les activités de la journée : toilette, repas, siestes, jeux, promenades, coucher. Après l’avoir nourri à la demande les premières semaines, régulez son alimentation sur les horaires familiaux. Vers 4 mois, pour supprimer les biberons de nuit, laissez s’écouler six-huit heures entre le dernier biberon du soir et le premier biberon du matin.

Témoignage : « Je pensais qu'elle aurait peur du noir, comme moi ! Petite fille, je ne supportais pas de dormir dans le noir. Il fallait que la porte de ma chambre soit ouverte sur le couloir allumé et ma petite veilleuse en forme de ver luisant pour me rassurer. Plus tard, j’ai eu une lampe de poche dans mon lit. Aujourd’hui encore, je ne m’endors jamais dans le noir complet et j’ai horreur des volets fermés. Du coup, je n’ai jamais laissé Mathilde dormir dans l’obscurité quand elle était bébé. J’imaginais qu’elle aurait peur du noir comme moi, mais pas du tout ! Au contraire, ma fille me demande de bien tirer ses rideaux avant de s’endormir car la lumière du matin la gêne… Trop forte !

Vous avez sûrement préféré mettre le lit de votre bébé dans la même pièce que vous les premiers mois, mais vers 3-4 mois, vous pouvez l'installer dans sa chambre. Notamment parce qu’il peut parfaitement dormir seul et la proximité physique peut perturber son sommeil. Dès qu’il manifeste l’envie de dormir - bâillements, paupières qui clignent, frottements des yeux, regard vague, posez-le dans son lit, sur le dos et éveillé. Habituez votre enfant à s’endormir tout seul, en confiance et de bon gré : c’est un apprentissage indispensable qui doit débuter tôt.

Importance de la sérénité des parents

Un parent confronté à un enfant qui dort mal peut vite s'en sentir responsable… C’est un cercle vicieux : il ne dort pas assez, vous stressez, il ressent votre stress, il dort encore moins ! Vous culpabilisez, vous êtes sûrs d’être une mauvaise mère ou un mauvais père, et les troubles s’amplifient ! Ne soyez pas anxieux, dormir n’est pas une punition, mais un plaisir ! Pour qu’un enfant puisse dormir tranquillement et longtemps, il doit sentir qu’il est en sécurité et que ses parents sont sereins de le savoir endormi seul dans son lit.

Gérer les troubles du sommeil

À 15-20 mois, il n’est pas rare qu’un enfant demande à s’endormir dans le lit des parents ou qu’il les rejoigne en pleine nuit parce qu’il sait sortir de son lit. La perspective de se retrouver seul ou dans le noir lui fait peur. Dans les deux premières années, les troubles infantiles du sommeil sont généralement liés à des problèmes de séparation. À partir de 2 ans, ces troubles infantiles peuvent aussi être liés à des conflits dans le couple. Si l’enfant comprend qu’aucune négociation n’est possible, il cessera ses tentatives d’invasion du lit parental. Bien entendu, ce principe peut être “transgressé” s’il a une poussée de fièvre ou s’il fait un cauchemar angoissant.

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Horaires de coucher et siestes

De ses premiers jours, jusqu'à ses deux ans, bébé aura besoin de 20 à 12 heures de sommeil ! Il faut donc le coucher entre 19 et 21 heures grand maximum pour qu'il ait son quota et soit bien reposé. C'est une bonne habitude à prendre jusqu’à la fin de l’école maternelle. S’il s’oppose, obligez-le à respecter les horaires et à s’installer dans son lit. Un tout-petit n’a pas conscience du temps qui passe et pour que le coucher se déroule dans la bonne humeur, prévenez votre enfant que « l’heure du dodo » arrive. Cette annonce lui permet de se préparer à la séparation et de terminer éventuellement un jeu commencé.

L’idée qu’un enfant dort moins la nuit s’il fait une sieste l’après-midi est totalement fausse. Au contraire, ceux qui zappent la sieste sont tellement épuisés et excités le soir qu’ils ont un mal fou à se coucher et passent de mauvaises nuits. Jusqu’à 4 ans, voire 4 ans et demi, un petit a besoin de faire une pause sieste l’après-midi (à partir d’un ou deux ans en moyenne, il ne fait plus de sieste le matin). Elle n’a pas besoin d’être longue, les plus grands peuvent même s’allonger et se reposer sans dormir.

Facteurs influençant le sommeil

La vie d’un enfant n’est pas un long fleuve tranquille et de nombreux facteurs peuvent entraîner des difficultés d’endormissement, un sommeil agité, ou des réveils nocturnes. Un rythme effréné d’activités pendant la journée, l’acquisition d’une compétence (le sevrage, la marche, la propreté, le langage…), tout changement important qui se produit dans sa vie (déménagement, nouveau mode de garde, entrée en crèche, vacances) sont des événements qui dérèglent son sommeil. Les peurs, colères, conflits, émotions violentes vécues au cours de la journée, les disputes conjugales dont il est le témoin et qui sont revisitées la nuit en dormant, ou encore les aléas de la période d’opposition provoquent des réveils nocturnes intempestifs.

Rituels du soir et gestion des pleurs

Une fois qu’on a fait tous les rituels du soir, pouvoir coucher son enfant même s’il pleure un peu, est une façon de l’aider à devenir grand. S’il pleurniche un peu au moment de la séparation du soir, laissez-le seul et il s’endormira. Ne restez pas l’oreille collée derrière la porte, ne revenez pas cinq minutes plus tard pour voir s’il dort. Les petits rituels au moment du coucher signifient à l’enfant que c’est l’heure de se séparer, mais qu’on est avec lui, même si on n’est pas à ses côtés. Avant 6 mois, un tout-petit a besoin de câlins, de bisous et de berceuses, bien plus agréables que le mobile musical qui peut exciter par son mouvement. À partir d’un an, en plus des câlins, évoquez ce que votre enfant a fait dans sa journée. À partir de 18 mois, racontez-lui une ou deux histoires, pas trente-six. La période des mauvais rêves débute aux alentours de 3 ans. Faire des cauchemars n’a rien d’anormal. Ne le sortez pas de son lit pour le prendre dans vos bras. Il est important qu’un enfant puisse gérer ses peurs de la nuit, il prend ainsi confiance en lui.

Importance du sommeil et conseils supplémentaires

Dormir est un besoin fondamental et c’est votre rôle de parents de donner à votre tout-petit son comptant de sommeil. Un enfant qui ne dort pas assez manifestera des troubles de l’humeur et du comportement, des difficultés d’apprentissage, de l’agitation et de l’hyperactivité. Ne laissez pas le moment du coucher et les sempiternelles « Encore cinq minutes, une histoire, un verre d’eau, etc. » durer au-delà d’une demi-heure maximum, montrez-vous intraitable. Maintenez le cap et s’il pleure la nuit, attendez 2 ou 3 minutes avant de vous déplacer dans sa chambre, la fois suivante cinq minutes, puis sept… S’il déboule dans votre chambre, ramenez-le aussitôt dans la sienne : « On est là, ne t’en fais pas. Mais toi, tu dors dans ton lit. Parlez-en à votre médecin généraliste ou votre pédiatre, qui pourra résoudre le problème avec des règles éducatives supplémentaires. Si ça ne suffit pas, une consultation spécialisée auprès d’une ou un psychologue ou pédopsychiatre spécialiste du sommeil peut être envisagée. Comme chez l’adulte, il y a de grands et petits dormeurs, des couche-tôt et couche-tard. Ceci est inscrit dans les gènes et se dévoile dès les premiers mois de vie. Bien difficile de parler de « norme » en matière de sommeil.

Conseils supplémentaires pour aider votre bébé à faire ses nuits

  • Suivez le rythme de votre bébé : Avant 3 à 4 mois ne lui imposez rien, suivez son rythme, prenez-le dans vos bras, et vous aurez un bébé calme et serein. Réveiller un nouveau-né risque de désynchroniser son rythme de sommeil, de le perturber et de le rendre agité.
  • Soyez patient et cohérent : Etablir un horaire d’alimentation au biberon demande du temps et de la patience. Soyez cohérent avec l’horaire que vous avez choisi et essayez de ne pas vous décourager si votre bébé ne s’adapte pas immédiatement.
  • Consultez un professionnel de la santé : Si vous avez des inquiétudes concernant le sommeil de votre bébé ou son horaire d’alimentation, n’hésitez pas à consulter un pédiatre ou un autre professionnel de la santé. Ils peuvent vous fournir des conseils personnalisés et vous aider à résoudre tout problème sous-jacent.

Pourquoi votre bébé ne dort-il pas ?

Les coliques et pleurs excessifs

Parfois, votre bébé pleure, il replie ses jambes, il a des gaz ou est gêné par un rot. C’est peut-être une crise de coliques ? Elles apparaissent souvent 3 semaines après sa naissance et disparaissent vers l’âge de 3 mois, ou un peu plus tard. Parfois, il pleure sans cesse et semble inconsolable. « Ces pleurs excessifs sont souvent liés à des facteurs psycho-sensoriels. Le bébé réagit à différents stimuli de manière exagérée, qu’ils soient d’origine digestive ou non », explique le docteur Karine Garcette, gastro-pédiatre. Ces pleurs sont souvent plus fréquents le soir, souvent interprétés comme un malaise digestif, mais signes d’une hyper-activité de fin de journée. Pour calmer le bébé, on lui masse le ventre en effectuant des mouvements circulaires, dans le sens des aiguilles d’une montre, ou on le berce doucement en l’installant sur notre avant-bras, sa tête dans le pli du coude. Le portage est important. Pourquoi ne pas sortir, dans le jardin, par exemple ? L’air embaume, la marche berce le petit, il retrouve des sensations qu’il a connues in utero…

La constipation

Votre bébé a peut-être un peu de mal à aller à la selle ? Si ses selles sont peu fréquentes ou trop dures, c’est qu’il est constipé. Pas facile dans ces conditions de bien dormir ! Les solutions ? Masser votre bébé, diversifier son alimentation, augmenter ses apports hydriques et demander conseil à son pédiatre. Si vous lui donnez le sein, veillez à avoir vous-même une alimentation variée et équilibrée.

Le rôle du sommeil

On le regarde avec attendrissement, il est calme à nouveau, sourit aux anges et respire avec régularité. Grâce au sommeil, environ 15h par jour vers l’âge de 3 mois, votre bébé récupère physiquement, produit des hormones de croissance, enregistre ce qu’il a fait dans la journée, mémorise de nouvelles activités. Faire dormir, si cela est possible, le bébé dans la chambre de ses parents pendant ses 6 premiers mois de vie.

Facteurs clés pour un sommeil sain

Horloge biologique et synchronisation

Il est important de renforcer les signaux de sommeil avec un rituel de coucher et des horaires de lever, de coucher, de repas et de siestes qui soient réguliers. Pour qu’un bébé fasse ses nuits, il faut d’abord qu’il soit capable de s’endormir seul. S’il s’endort chaque soir dans les bras, il aura besoin des bras lorsqu’il se réveillera dans la nuit. Le rituel du coucher est un moment d’intimité avec les parents, qui prépare à la séparation de la nuit. Qu’il s’agisse de la lecture d’un livre, d’un câlin, d’une chanson, il ne doit pas durer plus d’une quinzaine de minutes. Sa limite dans le temps renforce son côté sécurisant.

Autonomie et réveils nocturnes

Au moment des éveils nocturnes, il est important de laisser au bébé le temps de retrouver son sommeil. Ces éveils sont normaux : le bébé reste éveillé plusieurs minutes et se rendort souvent sans intervention des parents. Pendant cette période d’éveil, les bébés jouent, gazouillent et parfois pleurent. En principe, à partir de 6 mois, le bébé n’a plus besoin de tétées pendant la nuit.

Succion et objets transitionnels

Par son effet apaisant, la succion permet de ralentir le rythme cardiaque donc à l’enfant d’entrer plus facilement dans le sommeil. Les difficultés surviennent lorsque le bébé s’est habitué à avoir la tétine en bouche pour s’endormir, elle devient alors un mode d’endormissement : si bien que le bébé qui se réveille la nuit s’apercevant qu’il ne l’a plus près de lui, va logiquement la réclamer à chaque fois. C’est souvent vers 6 ou 7 mois que le bébé commence à ressentir le besoin d’un doudou. Le doudou permet à l’enfant de s’apaiser au moment où il doit se séparer de ses parents pour s’endormir. Dès les premiers mois, le bébé peut déjà identifier des objets familiers dont la vue, le contact et l’odeur, assurent une fonction de réassurance au cours des séparations, et notamment, au moment de l’endormissement. Pour le bébé ce lien d’attachement n’est pas conscient, c’est un lien sensoriel qui prolonge le contact physique avec sa figure d’attachement (personne prenant en charge le soin et le bien-être de l’enfant). Certains enfants se l’approprient très bien, d’autres moins.

Différenciation jour/nuit et siestes

Il s’agit de lui faire comprendre qu’il ne vit pas de la même façon la nuit que le jour, et qu’il y a un temps pour dormir et un autre pour les activités. La nuit on alimentera le bébé dans une demi-obscurité, au calme, en lui parlant peu et avec le moins de gestes possible. Dans la journée, le bébé doit être couché dans son lit dès qu’il commence à présenter des signes de fatigue. Pour les siestes, il ne faut pas qu’il soit dans le noir total, un peu de lumière dans sa chambre lui permettra de différencier les siestes du sommeil de nuit. À partir de 4 mois, il est habituel qu’un bébé fasse 3 siestes par jour - le matin, après le déjeuner et l’après-midi. Pour aider le vôtre à trouver son rythme, il faut, dans un premier temps, l’observer et essayer de lui proposer une sieste aux heures où il présente des signaux de sommeil : frottement des yeux, regard dans le vide, bâillements à répétition, tête qui dodeline… Ensuite, proposez les siestes à horaires réguliers, dans les mêmes conditions (demi-obscurité, dans son lit, avec son doudou…) et avec un petit rituel de sommeil préalable. Si votre bébé n’a pas envie de dormir, laissez-le dans son lit le temps qu’il trouve son sommeil.

Pleurs du soir et rythme circadien

Reflets de la mise en place de l’horloge interne du bébé, ils sont quasi inévitables. Ces pleurs incessants du soir se manifestent parfois dès la maternité, parfois quelques semaines plus tard. Ils sont très intenses à la fin du premier mois. Rien ne permet d’apaiser le bébé. Cette situation peut être très stressante, on peut se sentir dépassé (e), excédé(e). Trouvez des activités stimulantes pendant la journée. Diminuez l’intensité de la lumière le soir et ouvrez grand les volets, le matin. L’alternance lumière/obscurité est importante pour synchroniser l’horloge biologique.

Conseils pratiques pour améliorer le sommeil de bébé

  • Marquer la différence entre le jour et la nuit : Pour aider votre enfant à faire ses nuits, créez aussi une ambiance propice au sommeil de nuit. Pour cela, veillez à marquer dès sa naissance une différence entre le jour et la nuit. Dans la journée, laissez-le dormir dans une pièce dans laquelle le soleil entre et ne faites pas d’effort particulier pour abaisser le niveau sonore ambiant. La nuit, en revanche, faites dormir bébé dans une pièce dans laquelle il fait noir, et lorsqu’il se réveille, donnez-lui son biberon ou allaitez-le dans la pénombre sans trop lui parler et en chuchotant lorsque vous le faites. Utilisez une veilleuse pour vous éclairer s’il a besoin d’être changé. En marquant ainsi les différences jour/nuit, vous aidez votre bébé à établir progressivement ses rythmes de sommeil, et donc à faire ses nuits !
  • Mettre en place des horaires réguliers : Passés les 3 premiers mois, des horaires réguliers pour les repas, le bain, la promenade… aident le bébé à régulariser son horloge biologique. Il est également important de le lever et le coucher à heure fixe. Ces "donneurs" de temps aident à l’installation du rythme jour/nuit. Veillez aussi à coucher votre enfant dès qu’il montre des signes de fatigue : il se frotte les yeux, baille, pleure, est grognon… Si vous tardez à le coucher, il faudra attendre le prochain cycle de sommeil.
  • Apprendre à bébé à s’endormir seul : Pour favoriser des nuits complètes, il convient aussi d’apprendre à votre bébé à partir de ses 4 mois à s’endormir seul, et pas lors d’une tétée ou d’un biberon. S’il endort dans vos bras, ou en mangeant et qu’il se réveille la nuit, il cherchera les mêmes conditions pour se rendormir ! Alors posez-le encore éveillé dans son lit lorsqu’il est fatigué.
  • Instaurer un rituel du coucher : Mettez en place un rituel de coucher pour préparer votre bébé au sommeil : changement de couche, câlin, chanson…, et cela toujours dans le même ordre, environ 30 mn avant l’heure du coucher.
  • Ne pas intervenir immédiatement lors des réveils nocturnes : Enfin, lors des réveils nocturnes, normaux et fréquents entre deux cycles de sommeil jusqu’aux 6 mois de l’enfant, n’intervenez pas tout de suite.
  • Consulter un médecin en cas de problèmes de santé : Bien sûr, ces conseils sont valables pour des bébés en bonne santé. Des raisons médicales peuvent expliquer qu’un bébé se réveille la nuit, même passés 5 ou 6 mois : eczéma, reflux gastro-œsophagien (RGO)… N’hésitez pas à en parler avec votre médecin.

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