Des rumeurs persistantes circulent autour de Henry Cavill, notamment concernant son poids et, de manière surprenante, des allusions à la menstruation. Cet article vise à démêler le vrai du faux, en s'appuyant sur des faits et en évitant les pièges de la désinformation.

Henry Cavill et les exigences physiques de ses rôles

Henry Cavill est reconnu pour son engagement physique dans ses rôles. De Superman à Geralt de Riv dans "The Witcher", il a toujours affiché une musculature impressionnante. Cette transformation physique nécessite un régime alimentaire strict et un entraînement intensif, ce qui peut naturellement influencer son poids.

Variations de poids : une nécessité pour l'acteur ?

Il est courant pour les acteurs de modifier leur poids pour des rôles spécifiques. Cavill n'échappe pas à cette règle. Cependant, il est crucial de distinguer les fluctuations de poids contrôlées et nécessaires pour un rôle des rumeurs infondées.

Rumeurs absurdes : Henry Cavill et la menstruation

L'une des rumeurs les plus étranges et infondées concerne des allusions à la menstruation en lien avec Henry Cavill. Il est essentiel de souligner l'absurdité de telles affirmations. La menstruation est un processus biologique exclusivement féminin, et toute association avec un homme est dénuée de sens et relève de la pure spéculation.

D'où viennent ces rumeurs ?

L'origine de ces rumeurs reste obscure. Elles pourraient provenir de forums en ligne, de réseaux sociaux ou de sites peu fiables. Il est important de se méfier de ces sources et de ne pas relayer des informations non vérifiées.

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Combattre la désinformation

La propagation de fausses informations est un problème majeur à l'ère numérique. Il est crucial de développer un esprit critique et de vérifier les sources avant de partager une information.

Comment vérifier une information ?

  • Consulter des sources fiables : Privilégier les médias reconnus et les sites d'information officiels.
  • Croiser les informations : Vérifier si l'information est confirmée par plusieurs sources.
  • Se méfier des titres sensationnalistes : Les titres accrocheurs sont souvent utilisés pour attirer l'attention et peuvent être trompeurs.
  • Vérifier la date de publication : Une information ancienne peut être obsolète ou avoir été démentie depuis.

L'impact des rumeurs sur la vie privée des célébrités

Les célébrités sont souvent la cible de rumeurs et de spéculations. Ces fausses informations peuvent avoir un impact négatif sur leur vie privée et leur carrière. Il est important de se rappeler que derrière l'image publique se cachent des individus avec des sentiments et des émotions.

Conclusion

Les rumeurs concernant Henry Cavill, son poids et les allusions absurdes à la menstruation, illustrent la nécessité de faire preuve d'esprit critique face à l'information. Il est essentiel de vérifier les sources, de se méfier des titres sensationnalistes et de ne pas relayer des informations non vérifiées. Protégeons la vie privée des célébrités et combattons la désinformation.

Annexe : Exemples de désinformation et de vérification

  • Rumeur : Henry Cavill prendrait des stéroïdes pour gagner du muscle.
  • Vérification : Aucune preuve ne soutient cette affirmation. Cavill a toujours mis en avant son entraînement rigoureux et son régime alimentaire sain.
  • Rumeur : Henry Cavill aurait des problèmes de santé liés à son poids.
  • Vérification : Aucune information médicale officielle ne confirme cette rumeur.

En conclusion, soyons vigilants et responsables dans notre consommation d'information. Ne laissons pas la désinformation nuire à la vérité et à la vie privée des individus.

La saga Highlander : Une franchise immortelle, mais pas sans failles

Née dans un éclair d’inspiration et morte dans un torrent de téléfilms, la saga Highlander est l’exemple parfait de la franchise incapable de survivre à sa propre légende. Depuis 1986, Highlander a connu toutes les vies : film culte, série télé respectée, suite honteuse, dessin animé post-apocalyptique et même téléfilm new age sous acide devant lequel on a tous vomi. Pourtant, malgré les ratés de la licence, il reste une fascination intacte. Celle d’un mythe romantique, d’un héros éternel condamné à voir mourir ceux qu’il aime, et d’une idée simple devenue légendaire : there can be only one (il ne peut en rester qu’un). Entre chefs-d’œuvre romantiques, suites mutantes et spin-offs improbables, voici le classement de la saga, par Écran Large.

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Highlander : Le Gardien de l’immortalité (Highlander : The Source)

Même avec toute la bonne volonté du monde, difficile de qualifier Highlander : Le Gardien de l’immortalité autrement que de nécrophilie cinématographique. Ce qui avait commencé comme un film de fantasy tragique se transforme ici en téléfilm de science-fiction immonde. Les dialogues sont incompréhensibles, la narration incohérente, et chaque tentative de symbolisme tourne à la parodie involontaire.

Censé redonner vie à la franchise, Le Gardien de l’Immortalité agit plutôt comme un rituel vaudou raté. La photographie grisâtre, les combats filmés dans le noir, et les effets spéciaux en images de synthèse (qui avaient déjà 10 ans de retard à la sortie du film) achèvent tout espoir d’émotion ou de spectacle. Même les fans les plus indulgents ont reconnu qu’ils préféraient revoir Highlander 2 (c’est dire).

Mais le plus triste, c’est qu’en cherchant à expliquer le mythe, le film en tue toute la poésie. L’immortalité, autrefois métaphore du fardeau existentiel, devient ici un gimmick new age pour gourous de pacotille. Dans un futur post-apocalyptique qui ressemble à un parking roumain après la guerre, Duncan MacLeod cherche « la Source », censée révéler le secret de l’immortalité. Il est accompagné d’une bande de pseudo-guerriers mystiques qui semblent sortis d’un casting raté de Matrix Reloaded. Pendant ce temps, un méchant en armure hurle des versets bibliques sur fond de CGI couleur vomi.

Highlander Endgame

Highlander Endgame voulait réconcilier deux mondes : celui du cinéma et celui de la série. Le résultat est une chimère bancale, coincée entre une grandiloquence ratée et un produit télé cheap. Adrian Paul fait ce qu’il peut, Lambert tente d’apporter un peu de gravité, mais tout sonne faux, comme une réunion de famille où personne ne s’est parlé depuis quinze ans. Et en plus, le réalisateur Douglas Aarniokoski a fait n’importe quoi avec son Donnie Yen.

C’est d’autant plus frustrant que Donnie Yen, engagé pour chorégraphier les combats (et apparaissant brièvement à l’écran), n’a même pas été écouté. Le maître du cinéma d’action hongkongais avait proposé de vraies séquences d’épée nerveuses et lisibles, balayées par la production. Le résultat, ce sont des duels sans rythme, où les immortels semblent se battre dans le noir, sans conviction ni élégance.

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Pourtant, le film a quelques bonnes intentions. Il cherchait clairement à boucler la saga, à lui redonner une dimension tragique, presque mythologique. Mais la mise en scène bâclée, les transitions sans queue ni tête et un antagoniste dont la psychologie tient sur un ticket de métro réduisent tout à néant. Pire encore, le film accumule les incohérences, dont une histoire de mariage de Duncan MacLeod qui sort de nulle part. Les deux Highlanders, Connor et Duncan MacLeod, s’unissent pour affronter un immortel psychopathe (encore un). L’un d’eux devra mourir pour que l’autre devienne “le dernier”. Un concept noble, noyé dans des ralentis approximatifs, des flashbacks indigestes et un montage qui donne envie d’appeler un prêtre exorciste.

L’Immortelle

Le concept de départ était pourtant bien pensé. En donnant le premier rôle à un personnage féminin, dans un univers dominé par les mecs à katana, L’Immortelle se voulait une série plus moderne et dans l’ère du temps, tout en écornant le mythe très macho de Highlander. Amanda Darrieux, cambrioleuse immortelle et ex-compagne de Duncan, reprend du service pour une série dérivée. Entre cambriolages glamour, romances contrariées et combats filmés comme des pubs pour des parfums des années 90, L’Immortelle essaie de conjuguer girl power et mythologie immortelle.

Mais la série ne sait jamais sur quel pied danser, hésitant entre soap romantique, thriller fantastique et conservation des codes de la série principale Highlander (les scènes de reconstitutions historiques, les scènes d’action systématiques dans chaque épisode, etc.). Elizabeth Gracen est convaincante, mais le ton global baigne tellement dans une ambiance de téléfilm au rabais qu’on finit par subir le visionnage de la série, et qu’il faut se forcer pour en voir le bout.

La réalisation très inégale et le scénario sans enjeux véritables condamnent L’Immortelle à l’oubli. Qui plus est, les maniaques de la cohérence narrative deviendront fous devant la série, tant elle efface tout ce que Highlander : La Série avait réussi à construire au niveau de la mythologie et balance des informations aléatoires sur l’origine des immortels comme si personne ne se souciait de savoir si tout ça avait un sens.

Highlander 3 (Highlander 3 : The Sorcerer)

Highlander 3 incarne la suite-copier-coller typique des années 90. Même intrigue, mêmes flashbacks, mêmes répliques vaguement mystiques que dans le premier volet, mais sans la mise en scène baroque ni la grâce tragique. Connor MacLeod revient à New York, toujours aussi mélancolique, pour affronter un sorcier immortel libéré d’une caverne en Mongolie. Il décapite, il hurle, il a des pouvoirs magiques, et personne ne s’étonne vraiment. En gros, c’est le premier film, mais en plus kitsch, plus bruyant, et avec un antagoniste cosplayé pour Japan Expo.

Visuellement, on est dans le téléfilm de luxe, avec un New York de carton-pâte et une photographie d’une laideur sidérante. Le méchant, incarné par Mario Van Peebles, cabotine comme un lycéen en option théâtre. Et malgré quelques séquences d’action honnêtes, le film s’enlise dans une redite sans âme, ponctuée de dialogues métaphysiques, sûrement écrits sur un coin de table un soir de beuverie.

Pourtant, Highlander 3 reste plus regardable que ses successeurs les plus abominables. Parce que, quelque part, il croit encore vaguement à la beauté de son mythe, même s’il ne sait plus trop ce qu’il raconte.

Highlander 2 (Highlander : The Quickening)

Rarement un film n’aura trahi son propre mythe avec autant d’enthousiasme suicidaire. Highlander 2 réécrit entièrement les règles, invente des origines extraterrestres absurdes, et transforme la tragédie gothique du premier film en opéra space punk illisible. Dans un futur dystopique (oui oui), Connor MacLeod a perdu son immortalité, est devenu tout vieux et fripé, et a aidé l’humanité à ériger un bouclier protecteur autour de la Terre. Sauf que les immortels viennent… de la planète Zeist. Et tout ce qu’on vous a raconté dans Highlander 1, en fait, c’était n’importe quoi. Connor affronte des soldats extraterrestres et rajeunit. Sean Connery ressuscite sans explication. Et le Général Katana (subtilité quand tu nous tiens) veut tuer tout le monde.

Sean Connery cabotine comme jamais, Lambert a l’air de ne pas savoir ce qu’il fait là, et la mise en scène de Russell Mulcahy (qui reniera le film) semble carburer aux anxiolytiques. Rien ne tient dans le film : ni la cohérence narrative (inexistante), ni la mythologie, et encore moins cette histoire d’aliens immortels venus sur Terre parce qu’il n’avait rien d’autre à faire de leur week-end.

Et pourtant… difficile de détourner le regard, parce que Highlander 2 est un désastre total, mais d’une sincérité presque touchante. Le film est d’autant plus fascinant qu’il existe deux versions du naufrage. La première, The Quickening, sortie en salles, reflète la vision des producteurs : un montage incohérent, des extraterrestres ridicules et une fin dite « Fairy Tale » (conte de fées) où Connor et Louise retournent sur la planète Zeist. Quelques années plus tard, le réalisateur a tenté de sauver son œuvre avec la Renegade Version, un director’s cut plus long qui efface toute mention d’aliens au profit d’une ancienne civilisation terrestre. Hélas, le doublage français, jamais corrigé, continue à parler de visiteurs de l’espace pendant que la VO tente désespérément de restaurer un peu de dignité, ce qui fait aussi de cette version un OVNI.

Highlander : La Série Animée

Contre toute attente, le dessin animé Highlander parvient à capturer l’esprit du mythe tout en le réinventant. La série s’adresse aux ados, mais aborde des thèmes très adultes, comme la mémoire, la rédemption, la responsabilité morale du pouvoir, mais aussi la dépression et les troubles mentaux. Dans un futur post-apocalyptique où la violence est interdite, un jeune descendant des MacLeod apprend à devenir un Highlander sans verser le sang. C’est une version pacifiste du mythe, avec des samouraïs mutants, des lapins géants archers, des motos volantes, des types qui se baladent à dos de dinosaures et un méchant immortel digne d’un conte mythologique.

L’animation, certes datée, a un vrai cachet, et le ton plus philosophique que martial fonctionne étonnamment bien. On y retrouve Marc du Pontavice à la production, futur fondateur de Xilam et responsable de pépites comme Oggy et les Cafards, Les Zinzins de l’espace ou Les Daltons. Autant dire qu’il y a un vrai savoir-faire frenchy derrière cette série, à la fois inventive, rythmée et bien plus sophistiquée que ne le laissent penser ses airs de dessin animé du dimanche matin.

La série ne trahit jamais la mythologie de la franchise, mais le transpose avec intelligence dans un contexte presque onirique. En mettant la violence et l’écologie au centre de sa réflexion, Highlander : La Série Animée prouve que l’immortalité n’a de sens que si elle sert à apprendre quelque chose.

Highlander : Soif de vengeance

Produit par Madhouse et réalisé par Yoshiaki Kawajiri (Ninja Scroll, Vampire Hunter D: Bloodlust), Highlander : Soif de vengeance est un pari hautement gonflé, consistant à fusionner Highlander avec l’animation japonaise. Colin MacLeod (oui, encore un), guerrier immortel au deuxième siècle en Grande-Bretagne, cherche à se venger de Marcus, général romain qui a massacré son clan. Guidé par l’esprit d’un druide un peu lourdingue, il finit dans un New York post-apocalyptique où la civilisation s’est effondrée. Entre deux flashbacks antiques et des batailles futuristes, il découvre que la vengeance éternelle, ça fatigue.

Le résultat est visuellement soigné, plein de fureur baroque et de décors apocalyptiques magnifiques. Les affrontements sont parmi les meilleurs de toute la saga. Les chorégraphies sont fluides, brutales, organiques. Les épées tranchent les membres, les gerbes de sang surgissent comme des geysers. Le film n’hésite pas à plonger dans le gore sans jamais tomber dans le grand-guignol. L’animation permet des envolées temporelles que le live a toujours rongées par ses contraintes économiques. Ici, on voyage entre Antiquité, guerres mondiales et un New York ruiné avec une élégance visuelle qui fait regretter que la saga n’ait pas plus souvent envisagé cette voie.

Highlander : La Série

C’est la série télé Highlander qui a fait de la franchise un univers cohérent. Avec ses moyens modestes, elle développe la mythologie, invente de nouvelles règles, et donne à son héros une profondeur que le cinéma n’avait jamais atteinte. Duncan MacLeod, cousin de Connor, parcourt le monde au fil des siècles, affrontant d’autres immortels selon un code d’honneur strict : il ne peut en rester qu’un. Chaque épisode alterne entre présent et flashbacks historiques, avec du duel à l’épée, des amitiés maudites, des aventures amoureuses contrariées et un légendaire catogan.

Adrian Paul y incarne un Duncan à la fois noble et mélancolique, qui assume toute la dimension tragique du concept d’immortel condamné à voir périr les personnes qu’il aime. Highlander : La Série a eu l’intelligence de comprendre que l’immortalité n’est pas un superpouvoir, mais une malédiction. Ce que les suites ratées du film avaient oublié. En ancrant chaque épisode dans une époque différente, la série invente une narration éclatée où les flashbacks sont devenus des éléments constitutifs de son identité. Côté mythologie, la série a introduit des codes fondateurs : la « Zone sacrée » où aucun combat n’est permis, les Guetteurs qui surveillent les immortels, la rivalité fraternelle avec Methos, le plus vieux d’entre eux, et l’aptitude très décriée de pouvoir détecter les immortels en devenir, avant leur premier décès. Autant d’éléments devenus cultes et jamais égalés au cinéma.

Highlander (film original)

Connor MacLeod, guerrier écossais immortel, affronte à travers les siècles d’autres immortels pour remporter “le Prix” : un pouvoir absolu qui ne peut revenir qu’à un seul être sur Terre. Du Moyen Âge à New York, il croise l’amour, la mort, Sean Connery.

Batman v Superman : L’aube de la justice - Un affrontement titanesque

À un peu plus d'un mois de la sortie du film Batman v Superman, le réalisateur Zack Snyder a tourné un moment mémorable dans l’histoire cinématographique des superhéros : l’affrontement entre Superman et Batman.

Un décor réaliste pour Gotham City

Détroit, Michigan. Une nuit. L’extérieur de la gare centrale Michigan désaffectée est glauque au possible. Le bâtiment d’une quinzaine d’étages est abandonné depuis 1988 et, pendant longtemps, a porté le doux surnom de plus grande fumerie de crack de Détroit. Sur son millier de fenêtres, celles encore intactes se comptent sur les doigts d’une main. Comme pour une prison, il est entouré de grillages et de barbelés censés dissuader les vandales et les drogués. De grandes bâches noires ont été ajoutées pour décourager le regard des curieux. Des policiers officiels et des gardes de sécurité privés sont postés tous les 10 m. Il n’a finalement fallu qu’altérer légèrement la réalité pour se sentir dans la fictive Gotham City. C’est en effet au pied de cette gare en ruine que doivent s’affronter Superman et Batman.

L'origine du conflit

Le film Batman v Superman : L’Aube de la justice commence par un flashback de l’attaque sur Metropolis par le général Zod vue de la perspective de Bruce Wayne. Ce dernier a été touché personnellement par cet événement tragique avec la destruction d’un de ses bâtiments, le Wayne Financial. Et la mort de ceux qui y travaillaient. Deux ans plus tard, Superman continue à sauver la veuve et l’orphelin à Metropolis avec parfois des dommages collatéraux auxquels il ne s’attend pas. Batman, quant à lui, marque au fer rouge les criminels les plus dangereux de Gotham, et notamment les agresseurs d’enfants, afin qu’ils ne fassent pas de vieux os en prison. D’un côté, Bruce Wayne se demande ce qu’il se passerait si cet extraterrestre décidait finalement de se retourner contre les humains. De l’autre, Clark Kent trouve que Batman dépasse les bornes du justicier en devenant quasiment juge, jury et bourreau. Après une première bisbille sans conséquence, ils en viennent finalement aux mains pour l’un et aux mitrailleuses pour l’autre.

La préparation de l'affrontement

« J’ai d’abord pensé qu’à la fin de Man of Steel, je pourrais montrer un colis de kryptonite en train d’être livré chez Bruce Wayne pour prouver que Batman existe dans l’univers de Superman, raconte le réalisateur Zack Snyder. Puis j’ai pensé que Batman pourrait être le vilain d’une nouvelle aventure de Superman. Pas le méchant mais au moins celui qu’il affronte. Et une fois cette idée émise à haute voix, il est devenu impossible de penser à autre chose. Le décor de l’affrontement des deux superhéros est planté entre deux murets, sur un terrain en pente. Le tournage se déroulant de nuit, de gros projecteurs éclairent l’endroit. Des rampes de pluie surplombent l’ensemble. Sur le terrain, Batman a tendu un piège à Superman en cachant des canons à sons et des mitrailleuses de 50 mm. Beaucoup de choses vont voler dans cette séquence, dont des balles, une plaque d’égout et Batman - contre son gré et avec l’aide de Superman. Cette nuit, les mitrailleuses entrent en action.

L'acteur Henry Cavill dans le rôle de Superman

Au milieu de la pente, comme pour une scène de crime, un ruban jaune délimite un carré de terre où sont plantés une trentaine de petits fanions rouges. « Hot set » est inscrit sur le ruban. Ce qui pourrait être traduit par « Pas touche ! ». Et pour cause. Ce bout de terrain contient 55 petits explosifs, là pour figurer les impacts de balles des mitrailleuses. Et au milieu d’eux se tient Henry Cavill habillé en Superman. Il est d’un calme olympien. Il sait qu’il ne risque rien. Le costume a beau y faire pour beaucoup, il reste néanmoins impressionnant par la présence intense qu’il dégage. « Superman n’a pas changé par rapport à celui qu’il était dans Man of Steel, confie l’acteur. Il doit juste faire face à de nouveaux problèmes. Cette histoire repose moins sur son parcours que sur la perception que le public a désormais de cet extraterrestre et surtout de la perception que Batman en a. Alors que les pyrotechniciens retirent ruban et fanions, un technicien relie des câbles au harnais caché sous le costume de Superman. L’acteur sautille ensuite sur place, fait des mouvements de bras et de hanches. Ses vêtements et ses cheveux sont trempés d’avance pour la scène. Il ne doit pas avoir chaud. La nuit est tombée et la température descend rapidement. L’humidité créée par les rampes de pluie n’arrange rien. Henry Cavill parait tout fragile et presque tout nu au milieu de gens emmitouflés dans des parkas et autres doudounes. Des parasols chauffants ont aussi fleuri un peu partout sur le plateau attirant aussitôt les techniciens en pause comme des insectes autour de lampes anti-moustiques. L’odeur de la soupe aux légumes se mêle à celle du café. Avec l’attente, une légère torpeur commence à s’installer quand un assistant fait sursauter tout le monde en criant dans son micro. Il prévient que chacun doit se munir de bouchons d’oreilles pour se protéger les tympans des explosions. Les rampes de pluie se déclenchent, indiquant qu’une première prise va être tournée. A « Action ! », tout le monde retient inconsciemment son souffle. Les explosifs pétaradent autour de Henry Cavill alors tiré en arrière par les câbles. A l’écran, des balles ajoutées en postproduction ricocheront sur le torse de Superman et la violence des impacts le fera reculer. L’acteur résiste à la traction en s’arquant sur ses jambes alors que ses pieds glissent sur le sol. A la fin des détonations, il se redresse, les poings serrés.

Ben Affleck dans le rôle de Batman

A quelques mètres du décor, Ben Affleck attend patiemment de tourner, assis sur une chaise à regarder des vidéos sur son smartphone. « J’ai très vite pensé à lui pour incarner Batman, avoue Zack Snyder pour expliquer son choix du comédien, controversé par les batmanophiles. L’acteur devait avoir la quarantaine car mon Bruce Wayne joue les Batman depuis 15 ans, il est usé et pas loin de la folie après toutes ces années à être témoin d’atrocités. Il devait aussi être plus grand qu’Henry Cavill car je voulais que Superman soit obligé de lever les yeux pour regarder Batman. Ben fait 1,92 m et gagne encore cinq bons centimètres avec ses bottes. Henry fait 1,85 m. Et l’acteur devait être bon, beau et intelligent. » Ben Affleck, quant à lui, ne se serait jamais vu en Batman s’il n’avait été convaincu du personnage que Zach Snyder voulait créer. « Un Bruce Wayne frustré, amer et en colère, affirme le comédien. Il pense réellement que Superman est une menace extrême pour l’humanité et qu’il doit donc le détruire avant qu’il ne soit trop tard. Cette peur va faire ressortir ce qu’il y a de pire en lui. » L’acteur estime que tout son travail vise à incarner Bruce Wayne, personnage « plus compliqué et intéressant », et non Batman. Pour Batman, il suffit d’enfiler le Batcostume.

Le Batcostume et la Batarmure

Si Henry Cavill est impressionnant dans son costume de Superman, Ben Affleck paraît indestructible une fois dans sa Batarmure. Elle est directement inspirée des dessins de Frank Miller dans son roman graphique The Dark Knights Returns. Le costume s’avère massif, lourd et encombrant. Entre deux plans, pour plus de confort, l’acteur quitte son casque, sa cape et les bras de son armure. Ces derniers doivent être dévissés avec une visseuse à piles. Dans les scènes d’action, ils sont aussi retirés et des marqueurs de motion capture sont posés sur les bras de l’acteur. Bruce Wayne troque son Batcostume pour sa Batarmure quand il a besoin de plus de force et de protection. Sans elle, il ne ferait pas le poids face à Superman. Ce n’est d’ailleurs même pas sûr qu’il le fasse avec…

Deux faces d'une même pièce

« Batman et Superman sont les deux faces d’une même pièce, affirme Ben Affleck. Ils ont le même but, à savoir aider les gens et faire le bien dans le monde, mais leurs idées diffèrent quant à la façon de l’atteindre. Ils sont différents et pourtant pareils. » Suffisamment en tout cas pour faire équipe face à un ennemi commun : Lex Luthor. Un des meilleurs méchants de l’univers DC Comics qui, ici, tire des ficelles insoupçonnées à la fois pour son profit et son amusement. Batman et Superman ne seront pas assez de deux pour le combattre. Non, trois ! Wonder Woman débarque en effet pour les sortir du pétrin. Quatre avec Aquaman ? Cinq avec The Flash ? Pour l’heure, le tournage de l’affrontement entre Batman et Superman se poursuit. Il est plus de minuit quand Ben Affleck entre en piste pour le contre-champ du plan de Superman qui vient d’être filmé. Les deux mitrailleuses radiocommandées de Batman vont jaillir de deux bennes à ordures comme deux diables de leur boîte, pivoter vers Superman et l’arroser copieusement. Devant cette perspective, une nouvelle énergie se fait sentir sur le plateau.

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