Introduction

Larbi Ben M'hidi, surnommé « Carburateur » pour son énergie et son enthousiasme, et « Hakim » (le sage) dans la clandestinité, est une figure emblématique de la guerre d'Algérie et un héros vénéré en Algérie. Son parcours, son engagement et son exécution tragique en ont fait un symbole de la lutte pour l'indépendance. Cet article se propose de retracer sa biographie, son rôle au sein du FLN et les circonstances de sa mort.

Jeunesse et Engagement Nationaliste

Né en 1923 près d'Aïn M'Lila, dans le Constantinois, Larbi Ben M'hidi est issu d'une famille de notables ruraux déclassés. Son engagement dans le nationalisme algérien débute dès son jeune âge. Il rejoint d'abord le mouvement des Scouts Musulmans, puis le Parti du Peuple Algérien (PPA) dirigé par Messali Hadj. Après l'interdiction du PPA en 1946, il rejoint le Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD).

Son engagement se radicalise lorsqu'il rejoint l'Organisation Spéciale (OS), le bras armé clandestin du MTLD. En 1950, il est condamné par défaut à 10 ans de prison pour ses activités au sein de l'OS. Contraint à la clandestinité, il est envoyé en Oranie par le MTLD, où il commande la zone qui deviendra la Wilaya 5.

Rôle au Sein du FLN et Stratégie de la Guerre d'Algérie

En 1956, Larbi Ben M'hidi accède au plus haut niveau de la direction du Front de Libération Nationale (FLN). Le Congrès de la Soummam le nomme au Comité de Coordination et d'Exécution (CCE), l'organe exécutif central du FLN. Avec Abbane Ramdane, il incarne l'orientation politique du congrès, prônant « la primauté du politique sur le militaire et de l'intérieur sur l'extérieur ».

Il quitte alors l'Oranie pour Alger, où il est chargé de la Zone Autonome d'Alger (ZAA). À ce titre, il est responsable de l'activité politique et militaire dans la capitale. Il supervise notamment Yacef Saadi, qui dirige la branche armée, et assume la responsabilité d'attentats visant des civils à l'automne 1956, en riposte aux exécutions de condamnés à mort et aux attentats des Européens contre des civils algériens.

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Avec les autres membres du CCE, Abbane Ramdane, Krim Belkacem, Saad Dahlab et Benyoucef Benkhedda, il met en œuvre les orientations du Congrès de la Soummam, qui privilégie l'implication des masses urbaines dans la lutte, jusque-là principalement soutenue par les populations rurales.

En novembre 1956, sous son impulsion, le CCE décide d'appeler à une grève générale anticoloniale de huit jours dans toutes les villes d'Algérie et parmi l'émigration en France. Cette grève, soutenue par les syndicats nationalistes comme l'UGTA, vise à démontrer le soutien dont bénéficie le FLN auprès de la population algérienne.

La Bataille d'Alger et l'Arrestation de Ben M'hidi

L'annonce de la grève générale décide le gouvernement de Guy Mollet à militariser la répression à Alger. L'opération est qualifiée de « bataille d'Alger » contre « le terrorisme ». Larbi Ben M'hidi, comme les autres membres du CCE, est activement recherché.

Il est arrêté le 23 février 1957. Malgré de longs interrogatoires, il ne livre aucune information.

Exécution et Dissimulation

Détenu par l'armée française, Larbi Ben M'hidi est exécuté dans la nuit du 3 au 4 mars 1957. Sur ordre de sa hiérarchie, les généraux Salan et Massu, le colonel Marcel Bigeard confie Ben M'hidi au lieutenant Paul Aussaresses. Aussaresses, qui dirige un escadron de la mort, avouera en 2001 avoir exécuté Ben M'hidi par pendaison dans une ferme coloniale à Djebli, dans la Mitidja.

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Un faux procès-verbal de « suicide » est rédigé pour dissimuler cette exécution extrajudiciaire, comme cela sera le cas pour l'avocat Ali Boumendjel et d'autres.

Conséquences de sa Mort

L'arrestation et la mort de Ben M'hidi constituent un coup dur pour le FLN d'Alger. Les autres membres du CCE fuient Alger et s'exilent en Tunisie et au Maroc. La répression de la grève des huit jours affaiblit la ligne politique défendue par Ben M'hidi et Abbane Ramdane au sein du FLN, laissant le champ libre à une stratégie axée sur la lutte armée.

En décembre 1957, Abbane Ramdane est assassiné par des membres du FLN, marquant la fin de la « primauté du politique sur le militaire et de l'intérieur sur l'extérieur ».

Héritage et Mémoire

La mémoire de Larbi Ben M'hidi est largement vénérée en Algérie. Toutes les villes ont une rue à son nom, et il est inhumé au Cimetière des Martyrs à Alger. Durant le Hirak algérien, son portrait a été brandi par les manifestants. Il reste un symbole de la lutte pour l'indépendance et de l'idéal d'une Algérie libre et démocratique.

Stade de Reims : Un Match en Hommage à la Solidité et à l'Audace

Le Stade de Reims, lors de son avant-dernier match à domicile, a offert une prestation remarquable contre Marseille, alliant solidité et audace. Bien que le match se soit déroulé bien après la disparition de Larbi Ben M'hidi, l'esprit de combativité et de détermination qu'il incarnait semble avoir inspiré l'équipe.

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Une Première Mi-Temps Éblouissante

Les Rémois ont dominé la première mi-temps, démontrant une envie et des combinaisons appréciables. Oumar Diakité a été précieux en pivot, lançant Marshall Munetsi dans la profondeur, qui a trompé Pau Lopez d'un tir magnifique, malheureusement annulé pour une infime position de hors-jeu. L'équipe n'a pas baissé les bras et a continué à attaquer, récompensée par un but contre son camp de Chancel Mbemba, suite à un centre parfait de Junya Ito.

Résistance et Solidarité en Seconde Période

En seconde période, malgré la domination territoriale de Marseille, les Rémois ont résisté grâce à une défense solide et un gardien irréprochable, Yevhann Diouf, qui a remporté un duel important face à Luis Henrique. L'équipe a tenu bon, décrochant une victoire méritée et offrant un spectacle réjouissant à ses supporters.

Un Adieu Émotionnel à Yunis Abdelhamid

Ce match a également été l'occasion de préparer un dernier au revoir au capitaine, Yunis Abdelhamid, un pilier de l'équipe et un symbole de la solidité et de l'engagement, des valeurs qui rappellent l'esprit de Larbi Ben M'hidi.

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