Le désir d'enfant est une aspiration fondamentale. L'Assistance Médicale à la Procréation (AMP), ou Procréation Médicalement Assistée (PMA), regroupe l’ensemble de techniques médicales et biologiques conçues pour aider les individus et les couples à concrétiser leur projet parental. En France, l'AMP est encadrée par des lois de bioéthique qui garantissent l'accès élargi à ces techniques, l'éthique et la sécurité des pratiques.

Qu'est-ce que l'Assistance Médicale à la Procréation (AMP) ?

L’assistance médicale à la procréation (AMP), ou procréation médicalement assistée (PMA), consiste à manipuler un ovule et/ou un spermatozoïde pour favoriser l’obtention d’une grossesse. Elle permet de pallier certaines difficultés à concevoir, sans nécessairement traiter la cause de l’infertilité. L'AMP englobe l’ensemble des pratiques cliniques et biologiques nécessitant la manipulation des gamètes (ovocytes et spermatozoïdes) ou des embryons, dans le but d’accompagner ceux qui le désirent dans leur projet parental.

Il s'agit d'une démarche médicale globale, impliquant une équipe pluridisciplinaire (médecins, biologistes, psychologues, infirmiers, etc.), visant à pallier une infertilité ou à répondre à un projet parental pour des situations particulières où une conception naturelle n’est pas possible.

Qui peut bénéficier de l'AMP ?

La loi permet la PMA pour :

  • Les couples hétérosexuels n’arrivant pas à concevoir malgré un désir d’enfant persistant.
  • Les couples de femmes souhaitant concrétiser leur projet familial.
  • Les femmes célibataires ou non mariées souhaitant devenir mère.
  • Les personnes exposées à une pathologie risquant de compromettre leur fertilité (cancer, maladie chronique…).
  • Les porteurs de maladies génétiques graves ne souhaitant pas les transmettre à leur descendance.

Aucune discrimination n’est permise selon l’orientation sexuelle ou le statut matrimonial, conformément à la révision de la loi de bioéthique. Cela garantit l’égalité d’accès à la parentalité et intègre la diversité des modèles familiaux.

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Conditions d'âge pour l'AMP

La PMA est ouverte à toutes les femmes, sous réserve de critères médicaux et d’âge, pour garantir la sécurité et les chances de réussite :

  • La prise en charge peut débuter à 18 ans et jusqu’à la veille des 43 ans de la femme qui va porter.
  • Le prélèvement d’ovocytes est possible jusqu’au 43e anniversaire.
  • Le recueil de spermatozoïdes est autorisé jusqu’au 60e anniversaire.
  • La femme qui portera l’enfant doit avoir moins de 45 ans (pour l’insémination ou le transfert d'embryon). Les gamètes prélevés peuvent être utilisés jusqu’au 45eme anniversaire. Ce sont des limites légales (et non négociables).
  • Pour le conjoint ou la conjointe qui ne porte pas l'enfant : l'AMP peut être réalisée jusqu'à son 60e anniversaire.

En réalité, la fertilité baissant après 35 ans, la prise en charge en France peut être refusée plus tôt selon l’état de votre réserve ovarienne. On constate aujourd’hui que passé 39 ou 40 ans, les équipes médicales sont frileuses.

Quand envisager l'AMP ?

Les indications médicales et sociétales pour envisager l'AMP sont les suivantes :

  • Immédiatement en l’absence de partenaire masculin.
  • Après 12 mois de rapports sexuels non protégés sans grossesse chez un couple jeune.
  • Après 6 mois chez les femmes de plus de 35 ans.
  • En cas d'infertilité avérée ou inexpliquée.

Un bilan de fertilité est alors proposé, incluant des examens hormonaux, échographiques et un spermogramme. Plus l’âge avance, plus il est recommandé de consulter rapidement. Il est parfois recommandé d’agir également plus rapidement, si une pathologie connue altère la fertilité ou si les conditions ne permettent pas d’attendre.

Il est essentiel de consulter un médecin spécialisé en médecine de la reproduction si vous rencontrez des difficultés à concevoir ou si vous êtes concerné par l'une des situations mentionnées. Le médecin pourra évaluer la situation, réaliser les examens nécessaires et proposer un parcours d'AMP adapté, en collaboration avec l'équipe du Centre d'Assistance Médicale à la Procréation. Un entretien d'information et de soutien est d'ailleurs obligatoire avant l'engagement dans un parcours d'AMP, afin d'aborder les aspects médicaux, psychologiques et légaux de la démarche.

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Causes de l'infertilité

La principale indication historique de l'AMP est l'infertilité. Les causes de l'infertilité sont multiples et peuvent être :

  • Féminines: Troubles de l'ovulation (ex : syndrome des ovaires polykystiques), anomalies des trompes (occlusion des trompes, séquelles d'infections), endométriose, insuffisance ovarienne.
  • Masculines: Altération de la quantité, de la mobilité ou de la morphologie des spermatozoïdes (oligo-asthéno-tératozoospermie), absence de spermatozoïdes dans l'éjaculat (azoospermie).
  • Mixtes: Lorsque les deux partenaires présentent des facteurs d'infertilité.
  • Inexpliquées: Lorsque le bilan complet ne permet pas d'identifier de cause précise.

L'AMP peut également être envisagée pour éviter de transmettre une maladie génétique ou infectieuse grave à l'enfant. Dans ce cas, un Diagnostic Préimplantatoire (DPI) peut être réalisé lors d'une FIV, afin de ne transférer que les embryons non porteurs de la maladie. Le recours au don de gamètes (sperme ou ovocyte) peut également être une solution pour contourner ce risque.

AMP pour les couples de femmes et femmes célibataires

Depuis la révision de la loi de bioéthique en 2021, l'AMP n'est plus uniquement réservée aux couples hétérosexuels confrontés à l'infertilité. Elle est désormais ouverte aux situations où un projet parental existe en dehors du cadre de la conception naturelle possible :

  • Couples de femmes : Elles peuvent recourir à l'Insémination Artificielle avec Donneur (IAD) ou à la Fécondation In Vitro avec Donneur (FIV-D).
  • Femmes célibataires : Elles peuvent également recourir à l'IAD ou à la FIV-D pour réaliser leur projet de monoparentalité.

Techniques d'Assistance Médicale à la Procréation

Il existe plusieurs techniques d'AMP, dont le choix dépend de la situation médicale spécifique des patients :

1. Insémination Artificielle (IA)

L'Insémination Artificielle est souvent la technique la plus simple et la moins invasive. Elle consiste à déposer des spermatozoïdes, préalablement préparés en laboratoire, directement dans l'utérus de la femme au moment de l'ovulation (Insémination Intra-Utérine ou IIU).

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  • Insémination avec le sperme du conjoint (IAC) : Elle est généralement utilisée en cas d’infertilité masculine modérée, d’utilisation de spermatozoïdes congelés avant un traitement stérilisant, d'anomalies de la glaire cervicale ou d'infertilité inexpliquée.
  • Insémination avec sperme de donneur (IAD) : Elle est requise en cas d'absence de spermatozoïdes (azoospermie) chez le conjoint, de risque de transmission d'une maladie génétique grave, pour les couples de femmes ou pour les femmes célibataires.

Déroulement d'une insémination intra-utérine (IIU)

  1. Consultation et ordonnance : Elle a lieu entre le premier et le troisième jour des règles. L’objectif de cette consultation est d’obtenir l’ordonnance donnant accès au traitement de stimulation ovarienne.
  2. Stimulation ovarienne : Le bon déroulement de la stimulation ovarienne est crucial pour la suite du parcours PMA. Les chances de succès dépendent en grande partie de cette phase. Les erreurs de traitement sont fréquentes ! La phase de stimulation ovarienne a une durée moyenne de 2 à 3 semaines. Il n’y a pas de durée précise de traitement, cela dépend essentiellement de la réponse de la patiente aux hormones.
  3. Monitorage ovarien : Le bon déroulement de cette phase est contrôlé à partir du dixième jour, toutes les 48 heures par le gynécologue. L’échographie permet de quantifier le nombre de follicules en croissance dans l’ovaire. Chacun d’entre eux renferme un ovocyte pouvant être fécondé par un spermatozoïde. Les taux de LH sont mesurés afin de s’assurer que l’ovulation n’a pas eu lieu spontanément. Le 17β-œstradiol est également dosé : cette hormone ovarienne est le reflet de la maturation des follicules. En fonction des résultats du monitorage ovarien, votre traitement est adapté par le gynécologue.
  4. Déclenchement de l'ovulation : Lorsque les follicules ovariens ont atteint une taille suffisante et que les taux d’hormones sont jugés optimaux, l’ovulation est déclenchée. Une heure précise sera communiquée à la patiente par l’équipe médicale. Il est très important que vous respectiez précisément l’heure indiquée par votre médecin pour le déclenchement de l’ovulation. En effet, celle-ci aura lieu 36 à 40 heures suivant votre injection.
  5. Recueil et préparation du sperme : Le jour de l’insémination intra-utérine, le recueil de sperme est réalisé par masturbation après 2 à 5 jours d’abstinence sexuelle. Le sperme est préparé au laboratoire et les spermatozoïdes les plus mobiles sont sélectionnés pour l’insémination artificielle.
  6. Insémination : Elle a lieu au centre de PMA 36 heures après le déclenchement de l’ovulation. Elle se déroule en position gynécologique: les spermatozoïdes sélectionnés sont placés dans un tube souple (un cathéter).

Taux de réussite de l'IIU

Technique la plus utilisée en France, l’insémination intra-utérine est pourtant loin d’être la plus efficace ! Seuls 5 868 bébés sont nés suite aux 49 367 inséminations artificielles réalisées en 2017. Ce type de procréation médicalement assistée présente donc un taux de réussite avoisinant les 12%. Suite à plusieurs échecs de protocoles d’insémination intra utérine artificielle, le couple sera dirigé vers un protocole de fécondation in vitro.

2. Fécondation In Vitro (FIV)

La FIV est une technique plus complexe où la rencontre entre l'ovocyte et le spermatozoïde est réalisée en laboratoire, "in vitro" (dans un milieu artificiel). Elle se déroule en plusieurs étapes :

  1. Stimulation Ovarienne: L’intention est de stimuler vos ovaires pour obtenir beaucoup d’ovocytes et les ponctionner sous anesthésie vers le quatorzième jour de votre cycle menstruel.

  2. Prélèvement d'Ovocytes (ponction) : Prélèvement des ovocytes sous échographie et anesthésie. La ponction nécessite une hospitalisation ambulatoire de quelques heures.

  3. Recueil et Préparation des Spermatozoïdes au laboratoire

  4. Fécondation:

    • FIV Conventionnelle (FIVc) : Les ovocytes et les spermatozoïdes sont mis en contact dans une boîte de culture, la fécondation se fait spontanément.
    • Fécondation In Vitro avec Micro-Injection (ICSI) : Un seul spermatozoïde est injecté directement dans chaque ovocyte mature à l'aide d'une micro-pipette. Cette technique est principalement utilisée en cas d'altération importante de la qualité du sperme.
  5. Culture et Développement de l'Embryon : Les ovocytes fécondés (embryons) sont cultivés pendant 2 à 5 jours au laboratoire d’AMP.

  6. Transfert d'Embryon (TE) : Un embryon (exceptionnellement deux) est choisi pour être transféré dans l'utérus de la femme, par voie vaginale. Les embryons surnuméraires de bonne qualité peuvent être congelés pour une utilisation ultérieure. Le transfert se fait généralement entre 11h et 13h. Il vous sera remis des consignes pour la période post-transfert et une ordonnance pour les tests de grossesse sanguins, dont le premier est fait quelques jours après le transfert. Si une grossesse débute, la 1ère échographie doit être faite pour votre Gynécologue référent environ 4 semaines après le transfert.

La FIV-ICSI

La fécondation in vitro avec ICSI (pour « intracytoplasmic sperm injection ») représente désormais 67% des FIV. Cette technique consiste à injecter directement un spermatozoïde dans l’ovocyte. Elle a résolu la grande majorité des problèmes d’infertilité masculine puisque seuls quelques spermatozoïdes mobiles sont nécessaires pour obtenir des embryons. La micro-injection est réalisée par un biologiste, sous contrôle d’un microscope. Elle est renouvelée pour chaque ovocyte mature fécondable. Les autres étapes sont identiques à celles de la FIV, depuis la stimulation hormonale de la femme jusqu’au transfert d’embryons.

Taux de réussite de la FIV

En permettant de maximiser les chances de fécondation, la FIV et la FIV-ICSI affichent un taux de succès supérieur à l’insémination intra-utérine. En effet, 18% des tentatives se concrétisent par une naissance ! Ces deux protocoles permettent également d’avoir recours au don de spermatozoïdes ou au don d’ovocyte en cas d’une infertilité sévère de l’un des deux partenaires.

3. Accueil d'Embryon

Cette technique repose sur le transfert d’un embryon issu d'un autre couple, qui a réussi son projet parental par AMP et qui a consenti au don de ses embryons congelés restants. Cette technique est proposée aux couples ou femmes pour lesquels l'utilisation de leurs propres gamètes est impossible.

4. Autoconservation de Gamètes

Bien que ne permettant pas la conception immédiate, l'autoconservation de gamètes (ovocytes ou spermatozoïdes) fait partie de l'AMP. Elle permet de préserver la capacité de procréer à une date ultérieure, notamment avant un traitement médical (chimiothérapie, radiothérapie) susceptible d'altérer la fertilité, ou pour des raisons sociétales.

Déroulement Général d'un Parcours d'AMP

Démarrer un parcours de PMA nécessite différentes étapes et implique une démarche médicale, psychologique et parfois sociale :

  1. La consultation médicale initiale : auprès d’un gynécologue spécialisé dans un centre d’AMP. La porte d’entrée dépend de chaque centre. En général, il s’agit d’un CHU qui héberge les deux structures. Votre gynécologue peut vous orienter vers différentes techniques AMP qui vous sont expliquées dans les guides.
  2. Un bilan complet de la fertilité : pour les deux partenaires ou pour la femme seule. En général, ces examens prennent 2 à 3 mois.
  3. La discussion du projet parental : avec l’équipe médicale. Elle existe en France depuis longtemps dans le cadre des parcours AMP avec don de gamètes pour les couples hétérosexuels. Elle permet de se poser des questions qu’on n’a peut-être pas abordées. Ou de verbaliser des craintes qu’on a du mal à exprimer. Ou simplement faire le point.
  4. La sélection de la technique la plus pertinente : selon les résultats du bilan et les recommandations médicales.
  5. Traitement hormonal : stimulation ovarienne si nécessaire.
  6. Recueil des gamètes : spermatozoïdes et ovocytes.
  7. Fécondation et transfert embryonnaire : en cas de FIV.
  8. Le suivi post-transfert : pour confirmer la grossesse et assurer le suivi médical. Environ 2 semaines après la tentative, vous réaliserez une prise de sang pour doser le taux de beta HCG qui témoigne d’une grossesse ou non. Vous recontactez le centre avec ce résultat pour la continuité du suivi approprié selon le résultat.

Rôle du psychologue dans le parcours AMP

Oui, le·a psychologue fait partie de l’équipe pluridisciplinaire qui validera votre dossier à la prochaine étape. Le rendez-vous est souvent imposé, rarement proposé comme facultatif. Mais ce ne doit pas se dérouler comme un examen de passage.

Une prise de contact vous sera proposée avec le psychologue ou le psychiatre du centre. Libre à vous de l’accepter ou non. Son rôle : vous aider à formuler et faire face à vos doutes et inquiétudes. Cet accompagnement peut être ponctuel, à un moment où vous sentez que vous avez besoin de faire le point sur votre parcours. Conseil : ne négligez pas cette main tendue. Au moment où l’on vous présente cette possibilité, il est possible que vous n’en ressentiez pas le besoin, mais il se peut qu’à un autre stade du parcours vous soyez très déstabilisé et souhaitiez une aide. S’il n’y a pas de psychologue dans votre centre d’AMP (tous n’en disposent pas), le psychologue de ville est un recours à connaître.

Commission médicale pluridisciplinaire

Le·a médecin qui vous suit présente votre dossier à la commission médicale pluridisciplinaire. Cette commission évalue les chances de succès en fonction de votre dossier médical et valide le protocole : insémination artificielle avec sperme de donneur intra-utérine (IAD ou IIU) ou fécondation in-vitro (FIV). Cette commission peut refuser l’accès à la PMA.

Consentement à l'AMP

Vous pouvez faire cette démarche avant même votre parcours PMA. Ces actes notariés sont obligatoires et doivent être signés avant de tomber enceinte. Sans le consentement à l’AMP, pas de parcours PMA en France.

Délais en AMP

L’agence de biomédecine a annoncé le 17 octobre 2022 un délai moyen entre la prise du premier rendez-vous et la première tentative de 13,8 mois. Ce délai a augmenté autour de 15,5 mois fin 2023 et 17,7 mois fin 2024.

Que faire en cas d'échec ?

En cas d’échec, une prochaine tentative peut en général être programmée lors d’un prochain cycle.

Deuxième enfant après AMP

Le parcours reprend au début. Nous ne savons pas aujourd’hui s’il est possible, pour un couple de femmes, de transférer chez l’une un embryon provenant d’ovocytes ponctionnés chez l’autre lors d’un précédent cycle. Vous devrez resigner le consentement à l’AMP chez le notaire (et la RCA si vous êtes en couple).

Prise en charge financière de l'AMP

En France, l'AMP est prise en charge à 100% par l'Assurance Maladie, après accord, dans la limite de :

  • 6 Inséminations Artificielles pour obtenir une grossesse.
  • 4 tentatives de Fécondation In Vitro (FIV/ICSI) pour obtenir une grossesse.

La prise en charge est valable jusqu’à 43 ans pour la femme. Au-delà, les frais sont à la charge des patients, sauf exceptions médicales.

Pour une PMA à l’étranger, vous pouvez demander la prise en charge au préalable à la Caisse Nationale des Soins à l’Etranger avec un certificat médical provenant d’un gynécologue. Le code du travail autorise des absences pour les salariées ayant recours à la PMA ainsi que leur partenaire le cas échéant.

AMP à l'étranger

La PMA en France est une chance et cela conviendra à beaucoup. Tant mieux ! On peut néanmoins toujours aller à l’étranger et certaines conditions peuvent répondre à vos projets. Les délais varient mais sont en moyenne inférieurs à la France. Les conditions d’anonymat ou d’accès aux origines sont variées. Renseignez-vous précisément. Des pays comme le Danemark, les Pays-Bas ont des conditions plutôt ouvertes. Le don de gamètes est parfois dédommagé ou rémunéré (Espagne, Danemark), il est gratuit en France et en Belgique. Il est possible de choisir son parcours si vous êtes bien renseigné·e, et c’est une des missions de l’APGL.

Accès aux origines pour les enfants conçus par AMP avec donneur

Mon enfant est conçu après le 1er septembre 2022. Pour les PMA réalisées jusqu’au 30 mars 2025, la réponse est “non, ce n’est pas garanti”. Bien que les donneurs et donneuses soient obligés depuis septembre 2022 de consentir à l’accès aux origines, les centres ont utilisé des paillettes anonymes en priorité jusqu’à écoulement de cet ancien stock et au plus tard le 30 mars 2025. Depuis le 31 mars 2025, il est interdit d’utiliser les paillettes anonymes et des embryons confiés pour l’accueil anonymes. A noter que les embryons créés avant le 31 mars 2025 ne bénéficient pas de la garantie de l’accès aux origines même s’ils sont transférés après cette date. Cela concerne uniquement les embryons surnuméraires conservés pour un projet parental (et non le don d’embryon).

Bénéfices et limites de l'AMP

La PMA est porteuse d’espoir, mais son parcours peut être difficile. Les traitements hormonaux et les interventions médicales peuvent être éprouvants physiquement et moralement, et le taux de réussite n’est jamais garanti. En France, le taux de réussite de l’AMP s’établit entre 10% et 22% par cycle, avec de grandes disparités selon l’âge et les situations médicales. Les personnes accompagnées doivent être informées des probabilités, des risques et du chemin à parcourir, afin de prendre les bonnes décisions.

Aspects éthiques et législatifs

La France interdit la gestation pour autrui (GPA) : il n’est pas possible de recourir à une mère porteuse sur le territoire. En revanche, toutes les techniques d’AMP mentionnées sont autorisées et encadrées par la loi. L’anonymat du don de gamètes est obligatoire mais l’accès aux origines est garanti pour les personnes issues d’une AMP avec tiers-donneurs depuis la loi de bioéthique de 2021, protégeant la vie privée et l’éthique du processus.

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