L'arrivée d'un bébé est un événement majeur dans la vie des parents, tant pour la mère que pour le père. Cependant, cette période de joie peut parfois être assombrie par des troubles de l'humeur, notamment la dépression post-partum. Cet article vise à explorer en profondeur cette condition, ses causes, ses symptômes et les traitements disponibles, afin d'aider les jeunes parents à mieux la comprendre et à y faire face.

Introduction à la dépression post-partum

La dépression post-partum est un trouble qui touche les jeunes mères, mais aussi les jeunes pères. Elle peut apparaître après la naissance d’un bébé et est directement occasionnée par celle-ci. Contrairement au "baby blues", qui est une période de déprime passagère et bénigne touchant la majorité des mamans quelques jours après l'accouchement, la dépression post-partum est une maladie qui peut durer plus longtemps et avoir des conséquences plus graves. Il est donc essentiel de connaître les symptômes, mais aussi les causes de ce trouble psychologique afin de mieux le diagnostiquer et le traiter.

Qu'est-ce que la dépression post-partum ?

La dépression post-partum est une maladie qui touche 10 à 20% des mères après la naissance d’un enfant. Il s’agit d’un syndrome dépressif qui trouve son origine après la naissance d’un nourrisson. Elle fait partie des troubles dépressifs. Si certains jeunes parents ne se rendent pas compte de leur état, il existe des symptômes visibles de la dépression postnatale.

Près d’une mère sur cinq est touchée par une dépression post-partum dans les 4 semaines qui suivent l’accouchement. Cette maladie peut toucher tout le monde. Près d’un père sur dix traverse une dépression pendant la grossesse ou peu après la naissance de son bébé. C’est une période de changements qui peut être bouleversante pour les papas aussi.

Ce trouble psychologique qui touche de nombreux jeunes parents a lieu après l’accouchement, bien que celui-ci puisse se manifester bien plus tard, durant l’année qui suit la naissance du bébé. Le pic est généralement situé 3 mois après l’accouchement. On l’appelle également dépression postnatale puisqu’elle est directement occasionnée par l’arrivée de l’enfant.

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Différence entre baby blues et dépression post-partum

Il est indispensable de distinguer le baby blues de la dépression post-natale. Même si les symptômes sont proches, la dépression post-partum est plus longue et plus grave que le baby blues. Le syndrome du troisième jour (ou “baby blues”) est un trouble de l’humeur qui est temporaire et considéré sans gravité. Comme son nom le laisse deviner, celui-ci se manifeste quelques jours après l’accouchement. Ce phénomène est causé par les bouleversements hormonaux qui suivent l’arrivée de bébé. Si le baby blues dure plus de 10 jours, on considère qu’il s’agit d’une dépression post-partum. Il est alors urgent de se tourner vers un praticien afin de se faire prendre en charge et ne pas rester seul(e) face à ce trouble grandissant.

Symptômes de la dépression post-partum

Comme tous les types de dépressions, les symptômes - ainsi que leur intensité - sont variables en fonction des individus. Si elle peut être très courte chez certains, elle peut durer plusieurs mois chez d’autres personnes, surtout si celle-ci n’a pas été diagnostiquée et traitée.

La dépression post-partum se caractérise par une tristesse profonde et persistante, ainsi qu’une anhédonie - perte de la capacité à ressentir le plaisir - et un sentiment d'incapacité à créer un lien maternel.

Les symptômes peuvent inclure:

  • Fatigue constante paradoxalement accompagnées de problèmes de sommeil : insomnies, hypersomnie, réveils fréquents…
  • Irritabilité : crises de colère, impulsivité
  • Tristesse intense qui n’a pas de causes particulières
  • Sentiment de culpabilité intense : incapacité à établir un lien profond avec son enfant, incapacité à s’occuper de son bébé dans certains cas
  • Sentiment de dévalorisation (d’être un mauvais parent)
  • Pleurs inexpliqués fréquents
  • Absence de plaisir lorsque le parent s’occupe de son bébé
  • Anxiété constante concernant l’enfant
  • Désintérêt pour les loisirs appréciés auparavant
  • Troubles alimentaires (insuffisances ou excès)
  • Sentiment qu’il n’y a pas d’issue aux problèmes, que les choses ne pourront pas aller mieux
  • Isolement progressif
  • Dans les cas les plus graves, idées suicidaires.
  • Des changements significatifs de poids ou d’appétit.
  • Des perturbations particulièrement importantes du sommeil (insomnie ou hypersomnie).
  • Une fatigue intense et persistante.
  • Une difficulté à se concentrer ou à prendre des décisions.
  • Au-delà des symptômes classiques de la dépression, des manifestations spécifiques à la période post-partum peuvent survenir. Les mères peuvent développer une anxiété excessive concernant la santé de leur bébé, des phobies d’impulsion (peur de commettre un acte irréversible envers elles-mêmes ou leur enfant), ou encore des pensées suicidaires.

Lorsque l’on souffre de dépression post-partum, on peut présenter un ou plusieurs symptômes.

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Dépression post partum et agressivité

Le parent dépressif peut être facilement irritable. Il peut se mettre en colère contre son conjoint, mais aussi contre son enfant.

Conséquences pour le bébé

La dépression post-partum peut avoir des conséquences sur le bébé. En effet, le développement du lien entre le parent et le bébé peut être affecté. De même, le développement de l’enfant d’un point de vue cognitif, affectif et social de l’enfant peut être impacté. L’enfant peut subir des troubles du sommeil, mais aussi des coliques. Il peut présenter des retards de développement, d’un point de vue émotionnel ou cognitif et ce, jusqu’à l’adolescence.

Causes et facteurs de risque de la dépression post-partum

Comme pour tous les types de dépressions, il n’existe pas de cause unique qui mène à la dépression post-partum. C’est plutôt une combinaison de facteurs qui peut déclencher l’état dépressif et le maintenir.

Cette dépression postnatale peut être expliquée par des facteurs physiologiques :

  • Les changements hormonaux de la jeune mère
  • L’épuisement / le manque de sommeil…

Mais la dépression post-partum peut également être déclenchée par les changements qui découlent ce grand bouleversement qu’est l’arrivée du bébé. Les contraintes provoquées par l’arrivée d’un jeune enfant peuvent submerger la jeune mère et le jeune père. En effet, l’arrivée d’un enfant est un véritable bouleversement. Il faut à la fois réaménager son quotidien, son rythme, mais aussi son identité. On n’est plus seulement un individu responsable de sa propre personne : on est en charge d’un autre être humain. Pour certains parents, l’arrivée d’un enfant est synonyme de deuil. On doit faire le deuil de sa vie d’avant, mais aussi de la maternité (qu’on avait pu idéaliser), qui s’avère parfois plus complexe que prévue. Enfin, l’arrivée d’un bébé peut fragiliser l’estime de soi ou le couple, notamment pour les jeunes parents qui n’étaient pas prêts à un tel chamboulement.

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Il existe plusieurs facteurs de risque à la dépression postnatale :

  • Du stress chronique, des épisodes anxieux ou dépressifs auparavant
  • Des événements stressants précédant l’arrivée du bébé
  • Un manque de soutien social
  • Une faible estime de soi
  • Des problèmes au sein du couple
  • L'histoire familiale joue un rôle significatif dans la dépression postpartum, des études indiquant que les mères ayant des antécédents de troubles psychiatriques ont un risque accru de développer la condition par rapport à celles sans de tels antécédents.

On pense que la dépression postpartum est causée par une interaction complexe de nombreux facteurs. Ceux-ci comprennent:

  • Problèmes émotionnels
  • Le manque de sommeil, le sentiment d'être submergé et l'anxiété peuvent également contribuer au développement du baby blues ou d'une dépression postpartum plus durable. Les personnes peuvent également rencontrer des difficultés avec leur nouvelle identité de parent ou avoir l'impression de ne pas être suffisamment équipées ou compétentes pour s'occuper de leur enfant. Ces préoccupations personnelles ou conflits d'identité peuvent également contribuer à la dépression postpartum.
  • Facteurs sociaux et de mode de vie
  • Les systèmes de soutien et les réseaux sociaux agissent comme des facteurs protecteurs contre la dépression et d'autres troubles mentaux. Les nouveaux parents qui bénéficient de différentes formes de soutien social sont ainsi plus protégés contre la dépression postpartum.
  • Des problèmes relationnels avec le conjoint ou d'autres membres de la famille.
  • La violence domestique, telle que les abus sexuels, physiques et/ou verbaux du conjoint.
  • Des contraintes financières.
  • Des influences culturelles.
  • Une grossesse non planifiée ou non désirée.
  • Des difficultés d'allaitement.
  • La découverte que votre nouveau-né a une condition de santé ou des besoins spéciaux.

La dépression post-partum chez les pères

Si la dépression post-partum touche plus communément les jeunes mères, elle peut toucher les pères. En effet, ce trouble psychologique touche 8 % des jeunes papas. Les symptômes sont moins apparents chez les hommes. Elle se traduit davantage par de l’impatience, de l’irritation, des colères ou l'apparition de symptômes anxieux.Le principal facteur de risque est la dépression post partum chez la maman. Il s’agit des mêmes causes que chez la femme : sensation de ne pas être à la hauteur, changement brutal de vie, difficulté à tisser des liens avec son enfant, etc. De plus, la dépression post-partum chez l’homme peut se manifester de différentes façons, notamment par la colère, de l’irritabilité, ou une consommation d’alcool abusive.

Diagnostic et traitement de la dépression post-partum

Il est tout à fait possible de traiter la dépression postnatale et de la diagnostiquer. L’idéal est de pouvoir prévenir son apparition afin d’envisager un suivi psychologique avant que la dépression ne fasse son apparition.

Prévention de la dépression postnatale

Il est indispensable de détecter la détresse de la future maman durant la grossesse pour prévenir cette dépression. En effet, les femmes qui présentent des troubles dépressifs ou anxieux durant leur grossesse sont davantage susceptibles d’être atteintes par la dépression postnatale. Plus vite la future ou jeune mère est diagnostiquée, plus vite il sera possible de prendre en charge sa dépression. Pour prévenir la dépression post partum chez le père, il est indispensable qu’il y ait une bonne communication entre les deux futurs parents. Les pères doivent être inclus dans le suivi de la grossesse pour se sentir concernés et acteurs de la grossesse.

Diagnostic de la dépression post partum

La dépression postnatale peut être diagnostiquée par un professionnel de la santé comme un psychologue, un gynécologue ou un psychiatre si les jeunes parents présentent au moins 5 symptômes cités précédemment, pendant plus de deux semaines.

La dépression postpartum peut être diagnostiquée en évaluant les symptômes dépressifs à l'aide de différents outils de diagnostic, tels que l'échelle de dépression postnatale d'Édimbourg (EPDS), et en se référant au Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux pour les exigences diagnostiques. L'EPDS est un questionnaire de 10 items conçu pour détecter la dépression postpartum. En interrogeant sur les symptômes de la dépression, tels que le sentiment de tristesse, d'anxiété ou de culpabilité, l'EPDS peut aider les professionnels de la santé à identifier les personnes à risque de dépression postpartum et à la différencier d'un trouble dépressif chronique.

Il est recommandé de dépister la dépression postpartum chez les mères de 2 à 6 mois après l'accouchement. Un diagnostic et une intervention précoces peuvent jouer un rôle crucial dans la gestion de la dépression postpartum et favoriser le bien-être tant du parent que de l'enfant. Il est donc important que les nouveaux parents soient francs avec leurs fournisseurs de soins de santé pour s'assurer qu'ils reçoivent une représentation précise de leurs sentiments et de leurs expériences.

Traitement de la dépression post partum

Deux traitements permettent de prendre en charge la dépression post partum :

  • La psychothérapie avec un psychologue ou un psychiatre
  • Des antidépresseurs. Dans les cas les plus graves (en cas de psychose post-partum), on peut hospitaliser les jeunes parents dans une unité spéciale qui leur permet de rester avec leur bébé.

La dépression post-partum est une maladie qui se soigne. Et comme pour la plupart des maladies, on ne la soigne pas seul. Avec un psychologue, avec le dispositif Mon soutien psy on peut bénéficier de séances d'accompagnement psychologique avec une prise en charge par l'Assurance maladie. On pourra recevoir une aide, du soutien, des soins.

Comment s’en sortir ?

Comme dans beaucoup de situations, la communication est la clé de la dépression (ici, post-partum). Si on est jeune parent et que l’on se sent déprimé ou que l’on présente des symptômes dépressifs, il est indispensable de consulter un médecin rapidement et d’extérioriser. Il est tout à fait possible de se faire prescrire un arrêt de travail qui ne sera pas considéré comme un congé maternité ou parental. Votre médecin généraliste, gynécologue ou sage-femme vous orientera probablement vers un psychologue ou un psychiatre qui saura vous accompagner. La psychothérapie est indispensable lorsque l’on fait une dépression. Rappelez-vous toujours : il n’y a pas de honte à faire appel à un professionnel de la santé, dans la mesure où 13 millions de français souffrent de difficultés psychologiques. Plus vite la prise en charge sera faite, plus vite votre état psychologique va s’améliorer pour un rapport plus sain et plus serein avec son enfant, son conjoint et surtout : soi-même.

Quelles thérapies faire ?

Les psychothérapies jouent un rôle central dans la prise en charge de la dépression post-partum. Elles offrent un espace sécurisé pour exprimer ce que l’on ressent, mettre des mots sur des émotions parfois difficiles à comprendre et prendre du recul sur cette période de bouleversements intenses. Un médecin peut vous orienter vers un psychologue ou un psychiatre, en fonction de la sévérité des symptômes et de vos besoins. Différentes approches peuvent être proposées. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC), par exemple, aide à identifier et à modifier certaines pensées négatives ou culpabilisantes fréquemment associées à la dépression post-partum. D’autres approches, plus centrées sur l’écoute et le soutien émotionnel, peuvent également être bénéfiques pour traverser cette période. Ces thérapies permettent aussi d’aborder des sujets souvent difficiles à verbaliser après une naissance, comme la fatigue extrême, le sentiment de ne pas être à la hauteur, la perte de repères ou les changements dans la relation au partenaire et à l’enfant. Elles s’inscrivent dans une démarche progressive, adaptée au rythme de chacune et peuvent être proposées seules ou en complément d’un traitement médicamenteux lorsque cela est nécessaire.

Les antidépresseurs

Les antidépresseurs peuvent être recommandés si la dépression est marquée et si d’autres prises en charge n’ont pas été efficaces. Votre médecin traitant vous conseillera sur les options disponibles si vous allaitez encore. Si vous avez des antécédents de dépression ou autre trouble mental, parlez-en à votre médecin traitant lors de la grossesse. Il pourra prendre des dispositions afin que vous soyez suivie régulièrement par un professionnel de santé au cours des premières semaines suivant l’accouchement.

Demander de l’aide à ses proches

S’appuyer sur son entourage peut être une aide précieuse lorsqu’on traverse une dépression post-partum. Parler ouvertement de ce que l’on ressent permet souvent de rompre l’isolement et d’alléger le poids émotionnel de cette période. N’hésitez pas à expliquer à vos proches ce dont vous avez besoin, même si cela peut sembler difficile ou inconfortable. L’aide peut prendre des formes très concrètes : confier votre enfant à un proche quelques heures pour pouvoir vous reposer, demander un soutien pour les courses, la préparation des repas ou certaines tâches du quotidien. Accepter de l’aide ne signifie pas que vous êtes faible ou incapable mais que vous prenez soin de vous dans un moment particulièrement exigeant.

Se reposer

Le manque de sommeil est à la fois une conséquence fréquente de l’arrivée d’un bébé et un facteur qui peut aggraver les symptômes de la dépression post-partum. Se reposer autant que possible est donc essentiel, même si cela peut sembler difficile à organiser. Lorsque cela est possible, essayez de vous reposer en même temps que votre enfant, même pour de courtes périodes. Accordez-vous le droit de mettre de côté certaines obligations domestiques et de relâcher le perfectionnisme. Le repos et la récupération sont prioritaires sur les tâches ménagères, surtout dans cette phase de vulnérabilité physique et émotionnelle.

Manger sainement

La grossesse, l’accouchement et le post-partum sollicitent fortement l’organisme. Une alimentation équilibrée favorise la récupération et fournit l’énergie nécessaire. Privilégier des repas simples, réguliers et variés, lorsque cela est possible, peut aider à limiter la fatigue. Une activité physique douce, adaptée à votre état et à votre rythme, peut également être bénéfique, à condition de ne pas se mettre de pression. L’objectif n’est pas la performance mais le soutien du corps dans une période de grande adaptation.

Renforcement de la santé mentale périnatale : un engagement régional

La santé mentale périnatale est un enjeu majeur de santé publique, renforcé par la stratégie nationale des 1000 premiers jours et par les conclusions des enquêtes nationales sur les morts maternelles, soulignant la fréquence des suicides maternels. Depuis 2019, l'Agence a mis en place un groupe dédié au sein de la commission régionale périnatale qui a conduit à l'élaboration d'un plan régional de santé mentale périnatale, présenté lors des Journées des réseaux de périnatalité en 2021.

Le plan d’action régional en santé mentale périnatale repose sur cinq axes principaux :

  • Repérage de la dépression périnatale : sensibilisation des professionnels, mise à disposition d'outils et orientation des patientes vers des unités de psychopathologie périnatale en cours de structuration.
  • Mise en place de staffs médico-psycho-sociaux en maternité : renforcement des organisations pluridisciplinaires et inter-institutionnelles pour un soutien en prénatale des futures mères en situations de vulnérabilité avec anticipation de la prise en charge familiale après la naissance.
  • Développement et renforcement de l’offre de soins : financement depuis 2019 de 20 projets de psychiatrie périnatale à hauteur de 8,67 millions d'euros, avec au moins un projet par département.
  • Soutien des structures d'appui : implication des réseaux de périnatalité et des centres experts.
  • Évaluation : intégration du dépistage et de la prise en charge de la dépression périnatale dans l'évaluation du PRS3.

Plusieurs initiatives ont été mises en place :

  • Généralisation des staffs médico-psycho-sociaux à toutes les maternités franciliennes entre 2022 et 2024, avec un budget national final attribué à la région de 3,43 millions d'euros permettant le financement de temps de sage-femmes et secrétaires chargées de la coordination.
  • Renforcement des temps de psychologues et assistants sociaux en maternité, avec un financement régional pérennisé de 7,18 millions d'euros.
  • Réforme des autorisations en psychiatrie dont la mise en œuvre en Île-de-France est prévue pour fin 2025, avec la création de la mention « psychiatrie périnatale » permettant une structuration adaptée de l'offre de soins.
  • Animation des réseaux de santé en périnatalité, notamment sur les unités de psychopathologie périnatale.
  • Poursuite de l’appel à projets national en psychiatrie périnatale, avec l’installation à partir de 2023 d’un jury régional : depuis 2019, 20 projets portant sur la psychiatrie périnatale ont été financés sur l’Île-de-France, à hauteur de 8,67 millions d'euros, avec au moins un projet par département.

Combien de temps dure une dépression post-partum ?

La durée d’une dépression post-partum varie d’une personne à l’autre. Sans prise en charge, les symptômes peuvent persister plusieurs mois, voire plus longtemps, et avoir un impact important sur la santé de la mère, la relation avec l’enfant et le quotidien familial. Lorsqu’elle est repérée et accompagnée précocement, une amélioration peut apparaître en quelques semaines. La mise en place d’un suivi adapté (soutien psychologique, psychothérapie et parfois traitement médicamenteux) permet généralement une évolution favorable. Il est important de retenir que la dépression post-partum n’est pas une faiblesse passagère et ne disparaît pas toujours spontanément. Plus la prise en charge est précoce, plus la récupération est rapide et durable. Si les symptômes s’installent, s’aggravent ou empêchent de faire face au quotidien, il est recommandé d’en parler à un professionnel de santé, même plusieurs mois après l’accouchement.

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