Introduction
La question du financement de l'avortement est un sujet complexe et souvent controversé, impliquant divers acteurs, organisations et idéologies. Parmi les figures les plus souvent citées dans ce contexte figure George Soros, un philanthrope américain dont les fondations, notamment l'Open Society Foundations (OSF), ont joué un rôle significatif dans le financement de projets liés à la santé reproductive et aux droits des femmes à travers le monde. Cet article vise à examiner en profondeur le rôle de George Soros et de ses fondations dans le financement de l'avortement, en analysant les motivations, les stratégies et les impacts de leur engagement.
Le Rôle de l'Open Society Foundations (OSF)
Financement de la société civile et des valeurs libérales
Créée en 1979 par George Soros, l'Open Society Foundations (OSF) se fonde sur le concept de société ouverte développé par le philosophe autrichien Karl Popper. Son objectif est d'appuyer la société civile et les valeurs libérales en finançant des structures de défense des droits LGBT, de l'aide aux migrants ou encore de défense de l'environnement. En 2021, la fondation a financé des structures européennes à hauteur de plus de 200 millions d'euros.
Financement de l'avortement et de la santé reproductive
L'OSF est un acteur majeur dans le financement de la santé reproductive et des droits des femmes, y compris l'avortement. La fondation soutient des organisations et des individus qui œuvrent à élargir l'accès à l'avortement légal et sûr, à défendre les droits des femmes en matière de santé reproductive et à lutter contre les restrictions à l'avortement.
Exemples de financement
L'OSF a financé de nombreuses organisations qui travaillent sur la question de l'avortement, notamment :
- Le Center for Reproductive Rights : Une organisation juridique qui défend les droits reproductifs des femmes devant les tribunaux du monde entier.
- La Fédération internationale pour le planning familial (IPPF) : Une organisation mondiale qui fournit des services de santé reproductive, y compris l'avortement, dans de nombreux pays.
- L'initiative She Decides : Une initiative lancée par plusieurs gouvernements et fondations privées pour financer des structures dont les budgets sont affectés par le Global Gag Rule.
Le Global Gag Rule et la réponse de l'OSF
Le Global Gag Rule : Une restriction à l'aide américaine
Le Global Gag Rule, également connu sous le nom de Mexico City Policy, est un décret qui interdit aux ONG étrangères qui reçoivent de l'aide fédérale des États-Unis de procurer des avortements légaux, de délivrer des informations à ce propos ou encore de faire du plaidoyer pour des réformes visant à légaliser ou accroître l'accès à l'avortement. Cette politique a été activée et désactivée à plusieurs reprises par les présidents américains, en fonction de leur position sur l'avortement.
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La réponse de l'OSF au Global Gag Rule
L'OSF a été un fervent opposant au Global Gag Rule et a soutenu des organisations et des individus qui atténuent les dommages causés par cette politique. Par exemple, l'OSF soutient le CEHURD (Center for Health, Human Rights and Development) en Ouganda et le réseau KELIN (Kenya Legal and Ethical Issues Network) au Kenya.
Critiques et controverses
Accusations de financement d'organisations antisémites ou terroristes
George Soros et l'OSF ont été accusés de soutenir et de financer des organisations antisémites ou terroristes. Ces accusations ont été démenties par Soros et l'OSF, qui affirment que leur objectif est de soutenir la société civile et les valeurs libérales.
Conflits d'intérêts à la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH)
Le Centre européen pour la justice et le droit (CEJD) a publié un rapport dénonçant l'entrisme de nombreuses ONG progressistes, notamment l'Open Society Foundations de George Soros, au sein de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Le CEJD a également dénoncé le financement occulte, à la limite de la corruption, des experts des procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme par quelques fondations privées.
Financement d'experts de l'ONU
L'ECLJ a publié un rapport sur « Le financement des experts de l’ONU », montrant comment certains experts de l’ONU - notamment les experts pro-avortement - sont financés de manière opaque pendant leur mandat, parfois même recrutés, et influencés par des fondations privées telles que l‘Open Society Foundations et la Fondation Ford.
Le retrait de l'OSF d'Europe
Un nouveau modèle opérationnel
À la mi-août, la Fondation Open Society (OSF) a annoncé « un nouveau modèle opérationnel » qui implique le retrait de la majeure partie des activités au sein de l’Union européenne.
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Conséquences du retrait
Le départ de l'OSF d'Europe pourrait avoir des conséquences importantes pour les organisations qui dépendent de son financement, notamment celles qui travaillent sur la question de l'avortement. Certaines personnes craignent que ce retrait ne laisse un vide dans le financement de la société civile et des valeurs libérales en Europe.
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