Pour Martin Scorsese, Gene Tierney est certainement l’une des actrices les plus sous-estimées de l’âge d’or du cinéma américain. Actrice caméléon, jamais enfermée dans un type de rôles, comme c’était habituel à Hollywood, elle a joué tous les personnages à travers une filmographie éclectique de 34 films. Gene Tierney, née Gene Eliza Tierney le 19 novembre 1920 à Brooklyn, New York, était une actrice américaine de cinéma et de théâtre. Connue pour sa beauté exceptionnelle, elle s'est imposée comme une star hollywoodienne. Mais derrière cette image de perfection, se cachait une vie marquée par le destin, faite de drames et de tragédies. Elle a grandi dans une famille aisée et a reçu une éducation privilégiée. Toutefois, sa vie a été bouleversée par un événement tragique. Alors qu'elle attendait son premier enfant, elle a contracté la rubéole. Son histoire est un témoignage de la force de l'esprit humain face à l'adversité.
Enfance et début de carrière
Gene a grandi dans une famille aisée, son père, Howard Sherwood Tierney, étant un homme d'affaires prospère, et sa mère, Belle Lavina Taylor, étant une femme au foyer dévouée. L'enfance de Gene fut privilégiée. Elle a fréquenté des écoles privées et a grandi dans un environnement confortable et raffiné. Sa beauté naturelle et son charme ont attiré l'attention dès son jeune âge. Elle a même été couronnée "Reine de la beauté" de son école, mais ses ambitions ne se limitaient pas à la beauté physique.
Gene a toujours eu une passion pour les arts. Elle a excellé dans l'écriture et la peinture, et elle a même envisagé une carrière d'écrivain. Mais le destin en a décidé autrement. Un jour, alors qu'elle rendait visite à son frère sur le tournage d'un film à Warner Bros., un agent de casting l'a remarquée. Impressionné par sa beauté et son aura naturelle, il lui a proposé un contrat. Gene a accepté, et ainsi a commencé sa carrière d'actrice.
Au début des années 1940, Gene Tierney a commencé à se faire un nom à Hollywood. Elle a joué dans plusieurs films à succès, dont "The Shanghai Gesture" (1941) et "Laura" (1944). Sa beauté et son talent lui ont valu une reconnaissance immédiate. Elle est devenue l'une des plus grandes stars du cinéma américain des années 1940, son nom synonyme de glamour et de sophistication. Mais son parcours n'a pas été exempt de difficultés.
Rien ne prédestinait Gene Tierney à devenir actrice de cinéma, elle qui est née le 19 novembre 1920 dans une famille aisée de New York. Elle fera même une partie de ses études dans une prestigieuse école privée en Suisse, ce qui devait la conduire à faire un beau mariage au sein de la bourgeoisie de la Côte Est. Mais lors d'une visite touristique au sein des studios Warner, le réalisateur Anatole Litvak remarque son éclatante beauté et lui conseille vivement de faire du cinéma. Les parents qui veillent au grain acceptent qu'elle prenne des cours de comédie à New York dans une école huppée où sont passées Katharine Hepburn ou Grace Kelly. C'est le patron de la Fox, Darryl Zanuck qui la remarque sur une scène de Broadway et lui propose un contrat pour Hollywood en 1940. Dès ses débuts, elle joue sous la direction de Fritz Lang et de John Ford, deux grandes signatures d'Hollywood. Ses performances remarquables doublées d'une photogénie exceptionnelle lui permettent d'accéder très vite aux meilleurs projets de la Fox où elle va croiser des cinéastes déterminants qui vont bâtir sa légende. A l'entendre plus tard lors de quelques interviews, il n'est pas sûr qu'elle se rendait compte de sa chance incroyable. Pour Laura, elle bénéficie du refus du rôle par Jennifer Jones, mais ne se juge pas assez belle pour incarner l'héroïne. Elle va jusqu'à suggérer à la Fox de prendre Hedy Lamarr, ce qui semble assez insensé. Mais cette forme d'humilité participe sans doute du charme persistant de l'actrice.
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Un mariage et une maternité tragique
La vie de Gene Tierney, pourtant parsemée de succès et de reconnaissance, a été profondément marquée par un événement tragique : la naissance de sa première fille, Daria. En 1946, au sommet de sa carrière, Gene Tierney a épousé Oleg Cassini, un designer de mode renommé. Leur union semblait promettre un bonheur parfait, mais le destin avait d'autres plans.
En 1946, elle a épousé Oleg Cassini, un célèbre designer de mode. Le couple a eu deux filles, Daria et Christina. Daria, malheureusement, est née avec de graves handicaps, une tragédie qui a profondément affecté Gene Tierney. Elle a ensuite divorcé de Cassini et a continué à jouer, mais sa vie personnelle a été marquée par cette épreuve.
Pendant sa grossesse, Gene Tierney a contracté la rubéole; À cette époque, les effets de la rubéole sur les femmes enceintes n'étaient pas encore bien compris. Les médecins ont minimisé les risques, pensant que la maladie ne causerait pas de dommages irréversibles au fœtus. Malheureusement, ils avaient tort.
Alors qu’elle contracte la rubéole, Gene accouche prématurément de son premier enfant. La petite Antoinette née aveugle et handicapée mentale. Cet épisode douloureux de sa vie a partiellement inspiré la romancière Agatha Christie pour son roman Le Miroir se brisa. Suite à cette épreuve elle se sépare de Cassini.
Daria, la fille de Gene Tierney et Oleg Cassini, est née avec de graves handicaps. Elle était sourde, partiellement aveugle et atteinte d'un handicap mental. Le diagnostic a été un choc immense pour le couple. Leur rêve d'une famille parfaite s'est brisé en un instant.
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La naissance de Daria a bouleversé la vie de Gene Tierney; Elle a été confrontée à une douleur indicible, à un sentiment de culpabilité et à une profonde tristesse. Son mariage avec Oleg Cassini a été mis à rude épreuve. Le couple a divorcé quelques années plus tard, en partie à cause de la difficulté de gérer la situation de Daria.
Daria a été placée en institution pour la plus grande partie de sa vie. Gene Tierney lui a rendu visite régulièrement, mais elle a toujours été hantée par le poids de sa tragédie. Le destin semblait s'acharner sur elle, lui rappelant sans cesse l'irréparable.
En 1943, sa fille, Daria Cassini, naît avec des problèmes de vue, de surdité et un handicap mental. Un épisode tragique dont Agatha Christie s'inspirera dans Le miroir se brisa (1962), où ce même drame tourne à la vengeance.
La maladie a causé des dommages congénitaux à sa fille, Daria, qui est née sourde, partiellement aveugle et atteinte d'un handicap mental. Daria a été placée en institution pour la plus grande partie de sa vie.
Gene Tierney a eu deux filles : Daria, née en 1946, et Christina Cassini, née en 1952. Daria, malheureusement, a été atteinte de handicaps importants en raison de la rubéole contractée par sa mère pendant sa grossesse.
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Après une rupture et des retrouvailles qui seront marquées par la naissance de leur deuxième fille, le couple divorce définitivement en 1952.
Les défis et les épreuves de Gene Tierney
La vie de Gene Tierney, malgré son apparente splendeur et son succès fulgurant à Hollywood, a été jalonnée de défis et d'épreuves qui ont marqué son existence. Alors qu'elle vivait un moment de gloire, le destin lui a réservé un coup dur. Lors de sa grossesse, elle a contracté la rubéole, qui a eu des conséquences dévastatrices sur sa fille, Daria. Née avec de graves handicaps, Daria a été placée en institution, une tragédie qui a profondément affecté Gene Tierney et a jeté une ombre sur sa vie.
Le divorce d'avec Oleg Cassini, le père de ses enfants, a ajouté à ses difficultés. La séparation s'est produite en partie à cause de la difficulté de gérer la situation de Daria. Gene Tierney a dû composer avec le poids de la culpabilité et le chagrin d'une mère confrontée à la réalité de l'handicap de sa fille.
Mais les épreuves de Gene Tierney ne se sont pas limitées à sa vie personnelle. Sa carrière a également été marquée par des défis. Elle a été victime de rumeurs et de scandales qui ont terni son image. Son caractère indépendant et son refus de se plier aux conventions d'Hollywood ont parfois été mal interprétés.
Gene Tierney a été confrontée à des pressions considérables et à des attentes élevées. Elle a été jugée sur son apparence, son comportement et ses choix personnels. Elle a été victime de la machination des studios et de l'inconstance du succès. Elle a connu des hauts et des bas, des moments de gloire et des périodes de doute.
Mais malgré les difficultés et les épreuves qu'elle a traversées, Gene Tierney a toujours su se relever. Elle a fait preuve de courage, de résilience et de détermination. Elle a continué à jouer, à vivre sa vie et à se battre pour sa dignité.
La beauté et le talent d'une star hollywoodienne
Gene Tierney était une actrice américaine dotée d'une beauté rare et d'un talent indéniable. Son visage angélique, ses yeux bleus perçants et sa silhouette gracieuse ont fait d'elle l'une des plus belles femmes de son époque. Mais sa beauté n'était pas qu'un atout physique. Elle possédait une aura particulière, un charme naturel et une intelligence qui rayonnaient à l'écran.
Gene Tierney a débuté sa carrière d'actrice au début des années 1940. Elle a rapidement conquis le public avec ses rôles dans des films comme "The Shanghai Gesture" (1941), "Laura" (1944) et "Leave Her to Heaven" (1945). Ces films ont non seulement confirmé son talent d'actrice, mais aussi propulsé sa carrière au firmament hollywoodien.
La beauté et le talent de Gene Tierney ont fait d'elle l'une des plus grandes stars de l'âge d'or d'Hollywood. Elle a été saluée par la critique et adorée par le public. Son nom est devenu synonyme de glamour et de sophistication. Elle incarnait l'image de la femme idéale, une femme à la fois élégante, intelligente et mystérieuse.
Gene Tierney était une actrice polyvalente. Elle pouvait jouer aussi bien des rôles dramatiques que des rôles comiques. Elle a su donner vie à des personnages complexes et attachants, toujours avec finesse et sensibilité. Son talent d'actrice lui a valu une nomination aux Oscars pour son rôle dans "Leave Her to Heaven".
Malgré son succès fulgurant, Gene Tierney a été confrontée à de nombreux défis au cours de sa carrière. Elle a été victime de rumeurs et de scandales, mais elle a toujours su rebondir et retrouver sa place au sommet. Sa détermination et sa force de caractère lui ont permis de surmonter les obstacles et de laisser une trace indélébile dans l'histoire du cinéma américain.
Son plus grand rôle énigmatique, elle le tiendra dans Laura (1944) d’Otto Preminger, qui deviendra son réalisateur fétiche. L’année suivante, elle sera nommée aux Oscars pour son rôle de psychopathe dans Péché Mortel (1945).
Gene Tierney conserve une place très particulière dans le cœur des cinéphiles qui dépasse de loin une carrière relativement brève au cœur de l'histoire hollywoodienne. Mais en à peine une décennie où elle aligne quelques films essentiels, Gene Tierney se fabrique un destin de star très particulier qui suscite toujours un culte fervent. Ce ne peut être uniquement lié à sa beauté fulgurante qui captiva quelques-uns des grands cinéastes des années 40. L'explication est à chercher dans sa filmographie exceptionnelle et sans aucun doute dans son film le plus célèbre. Il s'agit évidemment de Laura, le chef d’œuvre noir d'Otto Preminger qui offre une séquence rare qui fait aimer le cinéma éperdument. Un détective qui enquête sur le meurtre d'une jeune femme, Laura, tombe amoureux d'elle à travers le tableau qui la représente. Un soir, il s'endort au pied du portrait et quand il se réveille la jeune femme est devant lui. Un pur fantasme de cinéma qui a subjugué des millions de spectateurs pendant des décennies et qui compte à juste titre pour l'une des plus grandes scènes de l'histoire du 7e Art. Surtout quand cette apparition possède le charme ingénu de Gene Tierney filmée par un metteur en scène dont on sent qu'il est tout autant subjugué par elle que le héros masculin de son film. Une image presque figée pour l'éternité qui occulte le fait que Gene Tierney a tourné d'autres grands films et surtout qu'elle vécut loin d'Hollywood la plus grande partie de sa vie.
Les relations amoureuses et les difficultés personnelles
En 1946, pendant le tournage du Château du Dragon, elle rencontre le jeune JFK en visite sur le plateau. Leur idylle se termine l’année suivante, ce dernier absorbé par ses ambitions politiques ne se caractérise pas par sa présence. En 1953, elle a une liaison malheureuse avec le fils de l’Aga Khan. Leur idylle, sérieuse, prend fin sur ordre du père de celui-ci. Déjà divorcé de Rita Hayworth, Ali Khan ne peut épouser une autre star hollywoodienne, l’autorité morale et religieuse n’acceptant pas cette union. En 1958, elle rencontre le baron du pétrole texan W. Howard Lee.
Elle connaît également le sort trop souvent réservé aux actrices d'Hollywood dès que les premiers signes du vieillissement se font jour. Rien de déshonorant dans cette filmographie des années 50, mais le charme se rompt doucement autour d'une femme dont les tourments ont désormais pris le dessus. De manière assez touchante, après une éclipse de plusieurs années, Gene Tierney retrouvera en 1962 Otto Preminger pour un rôle secondaire dans Tempête à Washington. Le cinéaste qui jouit pourtant d'une réputation détestable de sadisme auprès des actrices, avait de toute évidence un désir fou de la filmer une dernière fois, bataillant notamment contre les assureurs qui ne voulaient pas couvrir celle que l'on jugeait folle. Ensuite, Gene Tierney vivra l'essentiel de son existence à Houston au Texas où elle s'adonna, parait-il avec talent, à sa passion pour le bridge.
La fin de sa vie
Comme toujours, bien difficile de connaître les raisons de cette névrose. On avance le fait qu'elle ait contracté la rubéole alors qu'elle était enceinte en embrassant un soldat lors d'une manifestation de soutien à l'Amérique en guerre. La petite fille qui naîtra quelques mois plus tard en 1943, souffrira d'une déficience mentale, de surdité et de cécité, ce qui aurait provoqué la détresse de l'actrice. C'est en même temps l'apogée de sa carrière qui s'étale tout au long des années 40 où elle tourne avec quelques-uns des plus grands cinéastes de son temps au sein de la Twentieth Century Fox, le studio où elle bâtira l'essentiel de sa filmographie.
Surtout on apprit quelques années avant sa disparition, par le biais de son autobiographie, que son existence loin des studios de cinéma fut longtemps un véritable calvaire. Souffrant d'une grave dépression mentale, Gene Tierney fut internée plusieurs années en hôpital psychiatrique subissant d'innombrables électrochocs pour combattre ses envies suicidaires. Une thérapie brutale qui laissa des séquelles sur sa mémoire et l'obligea brièvement à devenir vendeuse de vêtements à Las Vegas dans les années soixante.
Après la mort de son mari en 1981, elle mène une vie reculée de tout, et décède dix ans plus tard d’un emphysème pulmonaire.
