Gamal Abina, né le 31 juillet 1968 en France, est une figure engagée dans la lutte contre le racisme et les discriminations. Fils d'immigré algérien et d'une mère franco-espagnole, son parcours est marqué par un engagement militant tardif mais constant, ainsi qu'une présence médiatique importante.

Jeunesse et origines

Gamal Abina est le fils de Belkacem Abina, un militant de la révolution algérienne, et le petit-fils d'Ali Abina, martyr de cette même révolution. Sa mère, Jeannette Le Bouler, est d'origine franco-espagnole et est née à Auch, dans le Gers.

Après sa naissance à Auch, Gamal Abina passe son enfance entre Paris (11e arrondissement), Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne) et Pantin/Aubervilliers. C'est à Paris, dans les années 80, qu'il est confronté pour la première fois au racisme, notamment à travers la présence des skinheads.

Il poursuit des études de gestion et d'économie à Paris, qu'il achève en 1992. Il travaille ensuite dans l'entreprise de bâtiment créée par son père avant de lancer sa propre agence de publicité.

Parcours artistique

Parallèlement à son engagement militant, Gamal Abina est un passionné d'art et de culture. Il se perfectionne dans le dessin, la peinture, la sculpture, la photographie et la réalisation de courts métrages. Il se lance également dans un projet de bande dessinée avec son frère cadet, Aboulhak Abina, écrivain et dessinateur. Leurs inspirations puisent dans la BD US et franco-belge, de Neal Adams à Tardi, en passant par Marvel et les éditions Pilote.

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Engagement militant

Bien que son éveil politique ait commencé dès l'âge de 12 ans sous l'influence de son père, Gamal Abina s'engage activement dans le militantisme à partir de 40 ans. La chute du mur de Berlin en 1989 et la guerre du Golfe en 1991 sont des événements qui marquent sa prise de conscience politique. Passionné d'histoire, il étudie de manière approfondie la période du XXe siècle, de la montée des fascismes à la Seconde Guerre mondiale, en passant par les décolonisations.

En 2008, il s'engage dans le milieu associatif, rejoignant des organisations antiracistes, anticolonialistes et tiers-mondistes. Il participe notamment au MIR (Mouvement des Indigènes de la République), au CCIF (Collectif Contre l’Islamophobie en France), au MIB (Le Mouvement de l'immigration et des banlieues), à Banlieue Plus & Nos Quartiers, au CAPJPO Euro Palestine, au Forum France Algérie, à l'Espace Franco-Algérien, au CRI (COORDINATION CONTRE LE RACISME ET L’ISLAMOPHOBIE), au FARR (Franco Algériens Républicains Rassemblés), à AMAL 50 (Association pour la Mémoire ALgérienne) et au MDC (Mouvement des Droits Civiques).

Prise de parole dans les médias

Gamal Abina accède à une certaine notoriété en 2010 grâce à sa participation à l'émission "L'objet du scandale" sur France Télévision, où il est confronté à Marine Le Pen et Augustin Legrand. Il y défend la mémoire de Saïd Bourarach, un vigile décédé et accusé d'antisémitisme.

Cette émission marque le début d'un long parcours médiatique. Gamal Abina participe à plus de 900 émissions en 14 ans, sur des chaînes nationales et internationales, radios, télévisions, magazines et journaux. Il intervient sur France 2, Al Jazeera, Al Magharibia, Al Araby TV, Al Arabia, RT France, RT Arabic, TRT Arabia, Radio-télévision de Turquie, agence Anadolu, Canal Algérie, Magazine NGAMBO NA NGAMBO “L'Europe parle aux congolais”, Al Janoubia, NHK, IQRA TV, Beur tv, Afrique Média TV, AZ TV Azerbaïdjan, Morandini live C news, ERE TV Sans Frontières, Canal 22 Awraas tv, Bahia TV, Radio France Maghreb 2, Beur FM, Radio Gazelle Alger Chaîne 3, Radio internationale Algérie, Ifrikya FM, Sputnik france, Ya biladi, Salama magazine.

En 2011, il participe à l'émission "Face aux Français" face à Ségolène Royal, où il critique le manque de programme politique du Parti socialiste.

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Affaire Alain Soral et Soral Wars

En 2011, Gamal Abina et d'autres militants rendent visite à Alain Soral lors d'une séance de dédicace, afin de lui demander de cesser ses opérations de séduction auprès des Maghrébins et son instrumentalisation de la jeunesse des quartiers. La rencontre est houleuse et Soral porte plainte contre Abina, plainte qui sera classée sans suite. Abina poursuit Soral pour injure et diffamation publique, mais perd pour vice de procédure.

En réponse, Gamal Abina réalise un film parodique intitulé "Soral Wars", détournement de Star Wars, dans lequel il déconstruit les idées et les manipulations du polémiste d'extrême droite.

Association AMAL 50

À l'approche du 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, Gamal Abina et d'autres militants créent l'association AMAL 50 (Association pour la Mémoire Algérienne). L'association produit un court métrage intitulé "Seine de crime", qui met en scène un Algérien de l'époque jeté dans la Seine, puis repêché par un jeune d'une cité du XXIe siècle. Le film est diffusé sur les réseaux sociaux et à la télévision algérienne, et contribue au succès de la commémoration des massacres du 17 octobre 1961 sur le pont Saint-Michel.

Par ailleurs, Gamal Abina et Sami Boumendjel envoient un courrier à chaque député de l'Assemblée nationale, appelant à la reconnaissance des méfaits de la colonisation.

Gamal Abina et Salim Laïbi

Gamal Abina s'est exprimé sur Salim Laïbi, notamment lors d'une interview sur France Maghreb 2. Il a critiqué le fait que Laïbi ait utilisé une citation de Léon Degrelle, un nazi convaincu, dans son livre "Ils aiment l'islam". Il a également souligné les contradictions du discours de Laïbi, qui se présente comme un défenseur de l'islam tout en faisant l'éloge de personnalités d'extrême droite comme Jean-Marie Le Pen.

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Abina a également dénoncé les propos de Laïbi sur la crise du coronavirus et son soutien au professeur Didier Raoult. Il a critiqué son obsession pour la franc-maçonnerie et sa fronde contre le système, ainsi que ses attaques contre Tariq Ramadan.

En outre, Abina a souligné le parcours bourgeois de Laïbi, fils de médecin et neveu d'un ancien ministre algérien, et son incapacité à tenir une posture politique cohérente sur la durée.

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