Cet article explore le parcours de Gaëlle Petit, une femme diabétique depuis l'enfance, à travers son expérience de la maternité. Il aborde les défis liés à la transmission du diabète à son enfant, son vécu de mère diabétique, et se termine par le récit poignant de ses accouchements, notamment un accouchement inattendu sur le parking d'une maternité.
Le Diabète: Un Héritage Inquiétant
La question de la transmission du diabète à ses enfants est une source d'angoisse pour de nombreux parents diabétiques. Pour Gaëlle, diagnostiquée diabétique à l'âge de 12 ans en 1989, cette inquiétude était bien présente. Traitée sous pompe depuis 2005 et formée à l'insulinothérapie fonctionnelle depuis 2008, elle ne souhaitait cette maladie "même à son pire ennemi".
Malgré un risque de transmission estimé à seulement 5%, Gaëlle a choisi d'éduquer son fils en limitant sa consommation de produits sucrés. Elle réservait les sodas aux adultes et privilégiait les jus de fruits pour les enfants, faisant de même pour les bonbons.
La Découverte du Diabète Chez Son Fils
Le 27 janvier 2009, après une nuit passée chez ses beaux-parents, la belle-mère de Gaëlle lui fait part de certains signes inquiétants chez son fils : une couche débordante, un pyjama et un lit trempés, et une soif inhabituelle. Gaëlle a immédiatement compris. Bien que son entourage ait du mal à accepter cette réalité, elle décide de mesurer la glycémie de son fils le lendemain matin.
Le résultat est sans appel : 1,56 g/L à jeun. Gaëlle, forte de son expérience, sait qu'une personne non diabétique ne dépasse jamais 1,40 g/L dans ces conditions. Elle emmène son fils à l'école, prévenant la maîtresse d'une absence prolongée, puis contacte sa diabétologue et l'hôpital Robert Debré, qui lui conseillent de se rendre à l'hôpital le plus proche.
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Aux urgences, la glycémie de son fils atteint près de 2,00 g/L. Commence alors un parcours difficile pour expliquer la situation à son fils et à son entourage.
Parler du Diabète à un Enfant et aux Autres
Gaëlle a attendu de voir comment les médecins aborderaient le sujet avec son fils, mais elle a constaté que l'équipe médicale se concentrait davantage sur les parents. C'est alors qu'elle a pris les choses en main et a expliqué à son fils qu'il était "comme maman", qu'il devrait faire sa glycémie comme elle, et qu'elle aussi se piquait avant d'avoir une pompe.
Le fait que Gaëlle soit elle-même diabétique a permis à son fils de se sentir moins différent. Cependant, l'hôpital généraliste où il a été admis n'avait pas l'expertise d'un service de diabétologie pédiatrique. Le personnel soignant n'avait pas l'habitude des pompes à insuline et n'avait pas de formation spécifique pour les proches.
Gaëlle a dû faire face à des réactions maladroites, voire culpabilisantes, de la part du personnel médical. Un pédiatre a même tenu des propos alarmistes sur les risques d'hypoglycémie et d'hyperglycémie, sans pour autant fournir d'informations rassurantes.
Face à cette situation, Gaëlle a tout mis en œuvre pour que son fils soit transféré à l'hôpital Robert Debré, où elle avait elle-même été soignée durant son adolescence. Elle a réussi à le faire sortir en 10 jours, alors que l'hospitalisation dure généralement trois semaines.
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En avril, son fils a été hospitalisé à Robert Debré pour passer sous pompe à insuline. Il a pu rencontrer d'autres enfants diabétiques, et l'équipe médicale a su lui expliquer sa maladie de manière adaptée à son âge.
Le Retour au Quotidien: Adaptation et Vigilance
Le retour à la maison n'a pas été simple. Il a fallu expliquer à l'entourage les risques, les nouveaux contrôles et les points de vigilance. Gaëlle a dû faire preuve de pédagogie pour sensibiliser les personnes qui n'avaient pas conscience des implications du diabète.
Elle a également dû gérer les réactions parfois maladroites de son entourage. Certains compatissaient excessivement, tandis que d'autres minimisaient la situation. Gaëlle a dû rappeler que vivre avec le diabète n'est jamais facile, et que cela demande une vigilance constante.
Malgré les difficultés, Gaëlle a su développer une complicité unique avec son fils. Un an après le diagnostic, il faisait ses glycémies tout seul et participait aux changements de cathéter.
En conclusion, Gaëlle souligne que la vie avec le diabète n'est pas facile, mais qu'elle vaut la peine d'être vécue. Transmettre cette maladie à son enfant est une épreuve difficile, mais l'amour et les joies quotidiennes permettent de la surmonter. Elle exprime sa gratitude envers les personnes de confiance qui prennent soin de son fils avec l'attention particulière dont il a besoin.
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Récit d'un Accouchement Inattendu
En plus de son témoignage sur le diabète, Gaëlle partage le récit de son troisième accouchement, une expérience pour le moins inattendue. Le 20 juillet 2023, elle a donné naissance à son troisième fils… sur le parking de la maternité!
Pour ses deux premiers enfants, ses accouchements avaient été rapides (8h et 4h) et sous péridurale. Pour ce troisième accouchement, elle souhaitait essayer sans péridurale, mais elle ne s'en sentait pas capable. Elle s'était tout de même préparée toute sa grossesse "au cas où" elle n'aurait pas le temps de l'avoir.
Le 19 juillet, elle a vécu une journée difficile sur le plan émotionnel. Elle a demandé à son bébé de lui laisser la nuit pour se reposer avant de sortir.
Le 20 juillet au matin, elle a commencé à avoir des contractions. Après une douche et la prise de Spasfon, elle a décidé de se rendre à la maternité avec son mari. Les contractions étaient très rapprochées, mais elle les gérait bien et ne pensait pas accoucher si vite.
En voiture, elle accueillait les vagues de douleur et se répétait que la douleur finirait par disparaître. Elle profitait des moments de répit et de la luminosité sur les montagnes.
À 500 mètres de la maternité, elle a dit à son mari qu'elle espérait avoir le temps d'avoir la péridurale. Il s'est garé sur le parking visiteur, et au moment où elle s'est levée, une douleur atroce l'a irradiée. Elle ne pouvait plus marcher.
Son mari est parti chercher de l'aide, et Gaëlle s'est effondrée sur le bitume. Une équipe médicale est arrivée rapidement, et une sage-femme l'a prise en charge. Impossible de l'allonger sur le brancard, elle était accroupie, les bras autour de son cou.
Il était 8h07 lorsque Louis est né, un bébé de 3kg900. Son mari a pu assister à la naissance aux premières loges. La sage-femme a mis son fils en peau à peau sous sa robe, et elle a fondu en larmes de bonheur.
Elle a coupé le cordon sur le sol du parking et est rentrée à la maternité sur un brancard avec son bébé dans les bras. Une heure après, elle marchait déjà dans les couloirs pour le présenter aux soignants.
Premiers Pas dans la Maternité
Gaëlle a également partagé son expérience en tant que jeune maman sur Instagram, exprimant son bonheur et son émotion face à cette nouvelle étape de sa vie. Elle a publié une adorable vidéo de son bébé, sans dévoiler son sexe ni son prénom. Ses proches lui ont adressé leurs félicitations.
Gaëlle a toujours été discrète sur sa vie privée et a choisi de ne jamais dévoiler le visage de son enfant. Elle a déclaré que les parents sont très amoureux et qu'elle vit une grossesse merveilleuse.
Elle a également partagé un message touchant sur Instagram : "Tellement hâte de te rencontrer mon bébé d'amour, tu es dans ma vie depuis plusieurs mois maintenant. Merci d'être avec moi là dedans."
Allaitement: Une Expérience Personnelle
Gaëlle a partagé son expérience de l'allaitement de ses jumeaux, une fille et un garçon, aujourd'hui âgés de 14 mois. Elle n'a jamais vraiment remis en question le fait d'allaiter, cela lui a toujours semblé naturel.
Elle a laissé ses jumeaux se sevrer naturellement : sa fille à 9 mois et son fils à 10 mois. Elle allaitait partout si besoin, en utilisant une couverture d'allaitement pour se protéger des regards.
Elle allaitait à la demande, soit les deux en même temps, soit en décalé. Les débuts ont été compliqués, car ils ont été séparés à la naissance (césarienne en mode code rouge). Son fils tétait bien, mais sa fille n'avait pas assez de forces. Elle a stimulé sa lactation pour que son corps comprenne qu'il y avait deux bébés à nourrir.
Pour l'aider, elle a fait une cure de tisane d'allaitement et a stimulé sa lactation jour et nuit. Elle a consulté une conseillère en lactation qui l'a rassurée quand elle pensait que son allaitement serait impossible en raison de leur situation.
À la reprise du travail, elle a opté pour une tétée le matin et le soir en semaine, et 100% tétée le week-end. En son absence, ils prenaient soit son lait, soit du lait infantile, soit un yaourt.
Son conseil pour bien vivre son allaitement est de s'écouter, de trouver de quoi se rassurer au besoin et d'y croire toujours. L'allaitement se fait naturellement, et s'il y a des douleurs ou des choses inconfortables, il faut consulter.
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