Introduction
La pilosité féminine est un sujet complexe, influencé par des facteurs hormonaux, génétiques et environnementaux. Des changements hormonaux liés à la ménopause ou à des troubles comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) peuvent entraîner une pilosité excessive, source d'inconfort et de préoccupations esthétiques. Cet article explore les causes de la pilosité féminine, en particulier pendant la ménopause et en cas de SOPK, ainsi que les solutions disponibles pour y remédier.
La pilosité et la ménopause
L’arrivée de la ménopause apporte son lot de désagréments gênants et inconfortables. Parmi ces bouleversements provoqués par des perturbations hormonales, certaines femmes de 50 ans découvrent des poils sur leur menton ou un duvet sur leur visage.
Causes de l'apparition de poils à la ménopause
Au moment de la ménopause, cette carence en œstrogènes entraîne une augmentation des taux d’androgènes (des hormones mâles) provoquant une hyperandrogénie, c’est-à-dire une perturbation hormonale de la sécrétion sébacée et du système pileux. Ce désordre hormonal est en fait très courant et ne provoque pas uniquement une hyper pilosité. D’ailleurs, 87% des femmes ressentent au moins un symptôme (en plus de l’arrêt des règles) durant cette période indique l’Inserm. En effet, la peau est une autre victime de la diminution des taux d’œstrogènes : le collagène, protéine naturellement produite par le corps pour renforcer la peau et l’élastine, protéine responsable de son élasticité, s’amenuisent. Le déséquilibre hormonal n’est pas le seul responsable de ce duvet qui apparait sur le visage d’une femme ménopausée. En effet, l’hyper pilosité touche davantage les femmes originaires des pays méditerranéens, du Moyen-Orient ou du sud de l’Asie.
Solutions pour gérer la pilosité à la ménopause
Si, chaque matin, vous traquez les poils de votre menton ou de votre visage, il est temps de consulter un médecin car vous aggravez progressivement le problème avec la pousse de poils plus épais et une pilosité qui augmente. Le traitement hormonal substitutif (THS) prescrit par le gynécologue, en l’absence de contre-indications, peut aider à limiter l’apparition de nouveaux poils. Les recommandations officielles préconisent un traitement dans les 10 ans suivant le début de la ménopause (au mieux dans les 5 ans). A l’heure actuelle, moins de 6% des femmes ménopausées suivent un traitement hormonal substitutif recommandé par la Haute Autorité de la Santé. Or, cette étude, aujourd’hui controversée, avait été réalisée auprès de femmes de 63 ans en moyenne, majoritairement ménopausées depuis plus de 10 ans : 2/3 étaient en surpoids, 1/3 d’obèses.
Épilation laser et électrique
L’épilation laser du visage est une technique qui a pour cible la mélanine du poil. Elle n’est possible que tour celles qui ont encore des poils pigmentés. L’épilation laser est possible pour les pour foncées ou noires grâce au laser Nd Yag. L’épilation électrique est utile pour toutes celles qui présentent des poils pour les poils clairs ou blancs. En revanche, il n’existe pas de solution miracle ou de remèdes naturels pour freiner la pilosité provoquée par la ménopause.
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Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et la pilosité
Avoir des poils sur le menton ou dans le dos quand on est une femme, ce n'est pas normal et c'est pourtant la dure réalité à laquelle se confronte de nombreuses femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Cette maladie hormonale complexe touche environ 10% des femmes en âge de procréer, rendant leur quotidien parfois difficile.
Qu'est-ce que le SOPK ?
Le syndrome des ovaires polykystiques est défini par un dérèglement hormonal. En effet, les taux des deux hormones régulées par l'axe hypothalamo-hypophysaire, la LH et la FSH sont totalement déréglés chez les femmes atteintes du SOPK. La variation habituelle du taux de ces hormones joue un rôle fondamental dans la régulation du cycle ovarien en permettant le développement des ovocytes et, en milieu de cycle, marqué par une augmentation soudaine des taux de LH, le déclenchement de l'ovulation. Chez les patientes, ces taux ne varient presque pas au cours du cycle et aucune augmentation de LH n'est observée, ne permettant donc pas le déclenchement de l'ovulation. Ce premier dérèglement entraîne des troubles du cycle menstruel, avec des règles irrégulières causées par des cycles menstruels longs, pouvant dépasser les 40 jours, et allant parfois jusqu'à une absence totale de règles (aménorrhée). Par ailleurs, les taux de LH étant anormalement élevés durant tout le cycle, cela entraîne, au niveau ovarien, une production excessive d'androgènes (hyperandrogénie), notamment la testostérone.
L'hirsutisme dans le SOPK
L'hirsutisme se manifeste par une poussée de poils épais et foncés dans des zones typiquement masculines, dites androgéno-dépendantes, comme le visage, le menton, la poitrine, le dos ou le bas de l'abdomen. Pour définir l'hirsutisme, et l'importance de la pilosité, le score de Ferriman et Gallwey est utilisé. Un score allant de 0 à 4 est attribué à 9 zones du corps sensibles aux androgènes. Plus la pilosité est importante plus le score est haut. Cette hyperpilosité est expliquée, chez des femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques, par les taux anormalement élevés d'hormones "masculines" : les androgènes et particulièrement la testostérone.
Solutions pour gérer l'hirsutisme lié au SOPK
Pour les patientes souffrant d'hirsutisme plusieurs solutions peuvent être envisagées.
- Pilule oestro-progestative : En première intention les médecins recommandent la prise d'une pilule oestro-progestative, c'est-à-dire d'une contraception hormonale qui aura pour objectif premier de réguler le cycle menstruel. Ce type de contraception possède également un effet anti-androgénique, qui en diminuant la sécrétion des gonadotrophines permettra la diminution du taux de testostérone circulant et ainsi la diminution des symptômes associés dont l'hirsutisme. Cependant, il existe de potentiels effets indésirables associés à la prise de ce type de solution hormonale tels qu'une prise de poids, l'hypertension artérielle ou la thrombose.
- Acétate de cyprotérone : Pour des formes sévères d'hirsutisme et face à l'échec de la pilule oestro-progestative le traitement recommandé est l’acétate de cyprotérone associé à une oestrogène naturel. Par ailleurs, il bloque également les effets périphériques des androgènes en empêchant la liaison à leurs récepteurs. De cette façon, les androgènes n'ont plus d'effet sur le corps des patientes et l'hirsutisme diminue nettement en 6 mois.
- Dépilation et épilation : La dépilation (par rasage ou avec une crème dépilatoire) coupe le poil et permet donc de retirer la partie visible qui dépasse de la surface cutanée. L'épilation (avec de la cire, une pince à épiler ou un épilateur électrique) retire le poil à la racine.
- Épilation au laser et par électrolyse : L'épilation au laser est une épilation définitive qui est pratiquée dans des instituts spécialisés. Le laser va venir détruire le follicule pileux ce qui empêchera le poil de repousser. L'épilation par électrolyse est également une épilation définitive qui vient détruire toute la structure du poil par de petites décharges électriques. Cette technique offre l'avantage de pouvoir détruire tous les types de poils sur toutes les couleurs de peaux.
- Décoloration des poils : Certaines patientes font le choix de simplement décolorer leurs poils afin de les éclaircir et ainsi les rendre ainsi moins visibles. C'est simple, facile et peu onéreux et peut être suffisant notamment pour un hirsutisme léger à modéré.
- Alimentation : L’alimentation peut également jouer un rôle important : en limitant la consommation d'aliments pro-inflammatoires et oxydants et en ayant un régime alimentaire varié et équilibré, les patientes atteintes du SOPK peuvent permettre à leur organisme de retrouver un équilibre hormonal et donc de faire diminuer la quantité d'androgène et les symptômes qui y sont associés, notamment la pilosité excessive. L’alimentation ne représente pas une solution à elle seule mais combinée à d’autres solutions, elle aura un effet positif sur le quotidien.
- Suivi psychologique : Enfin, il est important d'avoir un suivi psychologique. Souffrir du SOPK, et plus spécifiquement d'hirsutisme, au quotidien, peut avoir un impact important sur la vie des patientes : éloignement social, peur du regard des autres, moqueries, honte…
Vivre avec le syndrome des ovaires polykystiques, et en particulier d'hirsutisme, peut être un véritable défi, tant sur le plan physique qu'émotionnel. La pilosité excessive peut affecter la confiance en soi, mais il est important de rappeler que des solutions existent.
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Puberté précoce et pilosité
Voir sa fille changer physiquement avant ses 8 ans, c’est souvent déroutant. Est-ce normal ? Faut-il s’inquiéter ? Imaginez : votre enfant, encore en train de jouer à cache-cache dans le jardin, commence à montrer des signes de puberté avant ses copines. Vous vous demandez peut-être : "Est-ce normal ? Dois-je m’inquiéter ? Pourquoi cela arrive-t-il si tôt ?". Pas de panique.
Qu'est-ce que la puberté précoce ?
La puberté précoce survient lorsque le corps d'une fille commence à se transformer en celui d'une femme avant l'âge attendu, généralement avant 8 ans. Ces changements, déclenchés par une activité hormonale prématurée, incluent le développement des seins, l’apparition de la pilosité ou encore l’arrivée des premières règles. Ce qui rend la puberté précoce préoccupante, c’est le fossé entre le développement physique et la maturité émotionnelle. Imaginez une petite fille de 7 ans avec des caractéristiques d’adulte : cela peut perturber son estime de soi et attirer des regards ou commentaires déplacés.
Signes à surveiller
Reconnaître la puberté précoce dès ses premiers signes est essentiel pour agir rapidement. Le développement des seins est souvent le premier indicateur. Chez certaines filles, cela peut commencer dès 6 ou 7 ans. Si vous remarquez également une pilosité pubienne ou axillaire, des modifications corporelles comme une croissance rapide ou l’apparition d’odeurs corporelles plus marquées, il est temps de rester attentif. Comparez avec les filles de son âge. La puberté est considérée comme précoce lorsqu’elle débute avant l’âge de 8 ans. À 9 ans, bien que cela reste dans une zone limite, il est important de consulter un pédiatre si des signes de puberté apparaissent.
Que faire en cas de puberté précoce ?
Oui, absolument. Si des signes hormonaux ou physiques apparaissent, prenez rendez-vous rapidement avec un endocrinologue pédiatrique. À 7 ans, la puberté précoce est considérée comme un signal d’alerte majeur. Les impacts de la puberté précoce ne se limitent pas au moment présent. Si vous repérez ces signes, n’attendez pas. Prenez rendez-vous rapidement. Un spécialiste pourra réaliser des tests comme un bilan hormonal, une échographie ou une radio de l’âge osseux pour confirmer le diagnostic.
Accompagnement et solutions
Communication et écoute sont vos meilleurs alliés. Expliquez à votre fille que ces changements sont normaux, même s’ils arrivent plus tôt que prévu. Les culottes menstruelles pour jeunes filles sont une option pratique pour les premières règles. Pas de fuites, pas de stress. Adopter une alimentation équilibrée, riche en légumes et en protéines maigres, peut aider à réduire les impacts des déséquilibres hormonaux. Des traitements hormonaux peuvent être proposés pour ralentir la puberté précoce. La puberté précoce chez les filles n’est pas une fatalité. En surveillant attentivement les signes et en agissant rapidement, vous pouvez aider votre fille à traverser cette période difficile avec sérénité. Rappelez-vous : votre soutien, votre écoute et une prise en charge adaptée (qu’il s’agisse d’un traitement médical ou d’un suivi familial) feront toute la différence.
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Éducation à la sexualité et tabous
Au collège Jules Verne, dans le 12e arrondissement de Paris, des élèves de 5ème ont assisté à une séance d'éducation à la sexualité. Au programme, les corps qui changent et les relations entre filles et garçons. Dans ce collège qui a connu des violences, c'est la nouvelle principale qui a mis en place ces trois séances d'éducation à la sexualité.
L'importance de l'éducation à la sexualité
La loi de 2001 a rendu obligatoire une éducation sexuelle, du CP à la terminale, à raison d'au moins trois séances annuelles. Objectifs: répondre aux questions de santé publique -grossesses précoces non désirées, infections sexuellement transmissibles- et à celles des relations entre les filles et les garçons, des violences sexuelles ou encore des préjugés sexistes ou homophobes. Ces interventions ont été préconisées lundi par le Défenseur des droits. "L'éducation à la sexualité doit contribuer, dès le plus petit âge, à détruire stéréotypes et préjugés", a commenté Jacques Toubon, rappelant le rôle de l'école dans la lutte contre les comportements sexistes, les violences et le harcèlement.
Lever les tabous et les secrets
Pascale Garcia, l'infirmière scolaire, témoigne au quotidien des "tabous, secrets, non-dits" des adolescents. Comme ces jeunes filles qui viennent la voir pour leur dire qu'elles ont leurs "hum hum", expression synonyme de menstruations. Après qu'Alice, jeune collégienne, a parfaitement décrit le mécanisme biologique à l'oeuvre quand une femme a ses règles, Véronique reprend l'explication. Attentifs, tous les élèves sont pendus à ses lèvres.
Regards et respect
Sarah pense que "c'est gênant de parler de cela devant les garçons". "C'est un peu dégueulasse", lance Mickaël, assis en face. "C'est vrai que ça sort pas d'un endroit pas commun", dit Alice. Véronique ne laisse rien passer: "Oui, cela peut sentir, c'est à cause de l'oxydation du sang dans l'air." Chaque réflexion a son explication. Fatima veut savoir si une fille qui n'a pas ses règles, "ça veut dire qu'elle n'a pas grandi?". "Non, pas du tout, ça peut venir de 10 et demi à 15 ans".
Conséquences positives de l'éducation à la sexualité
Des interventions comme celle-là portent leurs fruits affirme Pascale Garcia, l'infirmière scolaire: "L'impact est énorme, le collège a été pacifié, les élèves utilisent aujourd'hui des mots, plutôt que des gestes, pour dire ce qu'ils ressentent, ils ne restent pas avec des interrogations."
Nana et la symbolique de la menstruation
En repérant, dans les états préliminaires de Nana, la constitution particulière du cahier des charges culturelles d’une « vie à l’envers », cet article étudie la narrativisation d’une locution idiomatique reconfigurée par le travail scriptural : « Nana faisant tourner une société, comme une femme fait tourner le lait ». Reprenant une croyance répandue, celle d’une force dangereuse du sang menstruel, les avant-textes rénovent et narrativisent des imaginaires folkloriques de la physiologie féminine, et notamment de la « période rousse » de la femme. Nana apparaît, dès sa genèse, physiologiquement et symboliquement, comme un être de travers. Son destin textuel sera de mettre Paris à l’envers en le pourrissant et en l’ensanglantant par l’entremise de son sexe déréglé.
La locution et ses significations
De la composition symbolique de la physiologie féminine et de l’origine des puissants pouvoirs de putréfaction de sa célèbre courtisane, Zola ne donne, dans son roman Nana, qu’une rapide allusion, réfractée par l’article de Fauchery intitulé « La Mouche d’or » : « Elle devenait une force de la nature, un ferment de destruction, sans le vouloir elle-même, corrompant et désorganisant Paris entre ses cuisses de neige, le faisant tourner comme des femmes, chaque fois, font tourner le lait. » Nana fait donc tourner Paris à la manière des femmes qui, périodiquement, font tourner le lait au moment de leurs règles. La sémiosis zolienne à l’œuvre dans les avant-textes reprend une croyance répandue, celle d’une force dangereuse du sang menstruel, croyance qu’elle rénove et narrativise pour en faire la matrice métaphorico-culturelle de ce récit fondé sur la décomposition sociale.
Nana, un être de travers
Personnage marqué dès sa conception, Nana est, physiologiquement et symboliquement, un être de travers qui a le pouvoir de transformer les composantes de la matière. Son destin textuel sera de mettre Paris à l’envers en le pourrissant et en l’ensanglantant par l’entremise de son sexe déréglé. On verra que le complexe locutif possède (au moins) deux codages symboliques, qui se recoupent tout en se distinguant : faire tourner Paris, par le pouvoir d’une odeur et d’un sexe déréglé, c’est le transformer, c’est opérer un changement d’état (« tourner » dans le sens « d’altérer » et de « passer d’un état à un autre ») ; en revanche, faire tourner Paris, au sens de le mettre à l’envers, c’est plutôt le renverser, le retourner, sans nécessairement en changer les composantes et les propriétés, ce qui suggère une possibilité de le redresser (« tourner » a alors le sens de « changer », de « prendre une autre direction »). Mais d’autres déclinaisons sont possibles : Nana fait tourner Paris, en tournant les têtes et en faisant mal tourner les hommes. Elle le fait aussi tourner à la mort, en précipitant la débâcle du second Empire.
Imaginaires folkloriques et physiologie féminine
La locution faire tourner une société, comme une femme fait tourner le lait suppose une apériodicité du cycle menstruel et évoque le « pouvoir putréfiant » des femmes lors de leurs menstruations. Indice programmatique renvoyant à un réseau de croyances et de représentations « populaires » relatif à ce que les ethnologues appellent la « période rousse » de la femme, période où cette dernière est travaillée par un sang dangereux, « force de séduction tout autant que force d’infection », ce schème culturel de la femme indisposée par un sang ambivalent traverse le dossier préparatoire où Zola insiste sur la « puissante odeur de femme » que dégage Nana.
Nana et la mauvaise odeur
Dans bien des sociétés du monde, le sang menstruel est considéré comme porteur de la mauvaise odeur. En effet, le sang catéminal se répand non seulement par contact, mais surtout par son odeur particulière : « On prétendait autrefois, dans le Midi de la France, que l’odeur exhalée par certaines femmes pendant leurs règles faisait mourir les vers à soie et tourner le lait ». Ainsi, on pourrait dire, suivant les travaux d’Yvonne Verdier, que Nana est symboliquement marquée par « une infirmité de la périodicité » : ayant perdu son « balancier interne » qui organise la bonne régulation des humeurs et des odeurs, la courtisane zolienne est présentée dans les avant-textes comme un être constamment déréglé. De surcroît, recouverte d’un « duvet roux » et dotée d’une « peau vermeille de rousse », elle possède toutes les caractéristiques « maléfiques » des rousses, qui, du point de vue de la culture, sont symboliquement des hémorroïsses ayant la capacité de vicier leur entourage par leur puanteur : « si le pouvoir de corrompre provient d’une haleine marquée, plus violente et plus chaude durant les règles, les rousses, dont on dit “qu’elles sentent fort”, qu’elles sont dotées d’une mauvaise odeur et d’une haleine puissante, et cela en permanence, sont spécialement virulentes. » Ainsi, le « cul dans toute sa puissance » prendra l’aspect, dès l’Ébauche, d’une putréfaction et, dès la Fiche personnage de Nana, d’une odeur.
La corruption par l'odeur
Le ferment de destruction et la dissolution des fortunes et des mœurs apparaissent graduellement dans le processus d’écriture comme les effets et les conséquences d’une conversion aromatique des humeurs du corps féminin : Nana « sentant la femme, très femme. » (fo 191), écrit Zola. Cette dernière apparaît comme une femme dépourvue de son « balancier olfactif : rousse, toujours odorante, à la fois putride et fascinante, comme si un cycle détraqué [la] faisait évacuer des règles perpétuelles […]. » N’est-ce pas ce que le roman actualise en faisant du pouvoir de corrompre la société la matrice principale de la narration : « en trois mois, elle avait corrompu sa vie, il se sentait déjà gâté jusqu’aux moelles par des ordures qu’il n’aurait pas soupçonnées. Tout allait pourrir en lui, à cette heure. » (p. 1270) ?
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