Le métier d'auxiliaire de puériculture est indispensable, notamment en France, où la demande de places en crèche ne cesse de croître. Face à cette problématique, l'État s'est engagé à pallier le déficit de places disponibles, ce qui implique de nombreux recrutements d'auxiliaires de puériculture. Ce métier, à la fois exigeant et passionnant, requiert des qualités spécifiques pour assurer un accompagnement de qualité auprès des enfants, en particulier en service de pédiatrie.

Introduction au métier d'auxiliaire de puériculture

L’auxiliaire de puériculture (code ROME J1304) est chargé de répondre aux besoins quotidiens de l’enfant, qu’il soit bien portant, malade ou en situation de handicap. Elle ou il contribue au bien-être, à l’autonomie et au développement de l’enfant en organisant des activités d’éveil. Les missions de l’auxiliaire de puériculture sont amenées à varier en fonction des structures dans lesquels il ou elle travaille : soins d’hygiène, repas, développement de l’enfant à travers des activités ludiques et créatives, surveillance des temps de sieste, etc. Ses activités s’inscrivent dans une dynamique d’équipe : l’auxiliaire de puériculture ne travaille pas seule.

Le métier d’auxiliaire de puériculture permet de mêler soin, écoute et éveil, tout en étant au cœur des moments essentiels de la vie d’un enfant notamment lors des 1 000 premiers jours « là où tout commence ».

Missions de l'auxiliaire de puériculture en pédiatrie

La pédiatrie accueille des enfants et adolescents de 0 à 18 ans. En tant qu’auxiliaire de puériculture en pédiatrie, vous ne travaillez donc pas uniquement auprès d’enfants en bas âge. Vous travaillez en collaboration avec une infirmière ou une puéricultrice. Le service pédiatrique accueille des enfants en chambre après une opération. Vous devez écouter l’enfant, le rassurer et être bienveillant.

L’auxiliaire de puériculture réalise la prise en charge d'enfants de la naissance à quinze ans, les guide dans les gestes de la vie quotidienne et effectue, en collaboration avec l'équipe infirmière, des soins d'hygiène et de confort. Elle peut élaborer et mettre en œuvre des projets éducatifs, des activités artistiques et d’éveil des jeunes enfants au sein d’une équipe et rédige et met à jour le dossier de l’enfant.

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En pédiatrie, il existe également les consultations externes. Les familles peuvent venir à l’hôpital avec leurs enfants pour une consultation. Vous devez également servir le déjeuner à l’enfant tout en faisant attention à son régime alimentaire. Au cours de la journée, votre rôle d’auxiliaire de puériculture en pédiatrie est d’accueillir les nouveaux patients, de prendre les constantes de l’enfant et de rassurer les parents. Votre mission est de faire en sorte que le séjour de l’enfant se passe le plus agréablement possible malgré les possibles douleurs et angoisses.

L’auxiliaire de puériculture intervient auprès des enfants (nouveau-nés à jeunes enfants), en bonne santé ou ayant des besoins spéciaux, dans différents lieux d’accueil. Ses missions principales sont :

  • Apporter les soins quotidiens : aide à l’hygiène (change, toilette), habillage, alimentation, confort, sommeil ; en respectant leurs rythmes et leurs besoins ;
  • Favoriser l’éveil de l’enfant : proposer des activités de jeu, motrices, sensorielles, encourager l’autonomie ;
  • Assurer une surveillance attentive : observer l’état de santé de l’enfant, repérer des signes de fragilité ou de mal-être, signaler aux professionnels compétents ;
  • Collaborer : travailler avec les familles, échanger des informations avec les parents, s’inscrire dans une équipe pluridisciplinaire (infirmiers, puériculteurs, éducateurs, etc.) ;
  • Participer à la vie de la structure : respecter les normes d’hygiène et de sécurité, contribuer aux réunions, au projet éducatif ou de structure.

L'auxiliaire de puériculture accompagne les apprentissages des jeunes enfants jusqu'à 6 ans, tout en veillant à leur hygiène et à leur confort.

En milieu hospitalier, l’auxiliaire de puériculture est chargé de réaliser, sous la responsabilité de l’infirmière, de la puéricultrice, de la sage-femme et en collaboration, des soins de prévention, de maintien, d’éducation à la santé et relationnels pour préserver ou restaurer le bien-être et l’autonomie de l’enfant.

Les besoins quotidiens des enfants rythment le travail de l'auxiliaire de puériculture qui assure les soins d'hygiène, prépare et donne les repas, veille au sommeil et au confort des tout-petits. Au sein d'une équipe pluridisciplinaire, l'auxiliaire de puériculture met en place des activités d'éveil adaptées à chaque âge : jeux sensoriels pour les bébés, activités motrices pour les plus grands, temps de lecture et de musique. Son rôle d'observation est indispensable pour suivre le développement de chaque enfant. Elle participe également à la surveillance de l'état de santé général de l'enfant.

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Plus spécifiquement, l'auxiliaire de puériculture peut être amenée à réaliser les tâches suivantes :

  • Préparation des biberons.
  • Assurer la propreté du matériel et des locaux.
  • Accueillir les enfants, les peser et les mesurer.
  • Tenir les dossiers à jour et conseiller les parents.
  • Aider les plus grands à manger seuls, à marcher, à devenir propres.

Qualités et compétences requises

Le métier d'auxiliaire puéricultrice en service de pédiatrie requiert des qualités spécifiques pour assurer un accompagnement de qualité auprès des enfants malades. Aimer s’occuper des tout-petits, apprécier transmettre son expérience aux parents et prendre plaisir à travailler en équipe, voilà ce qui caractérise un auxiliaire de puériculture. Mais pour exercer ce métier à la fois exigeant et passionnant, certaines qualités sont incontournables ! S’il utilise ses cinq sens pour faire preuve de créativité et d’ingéniosité afin d’éveiller, divertir et gérer les enfants en bas-âge, l’auxiliaire de puériculture doit également présenter un sens des responsabilités, de l’observation et de l’organisation ! La patience est le maître mot de l’auxiliaire de puériculture !

Voici ce qui contribue à réussir dans ce métier :

  • Sens de l’écoute et empathie pour comprendre les besoins de l’enfant et rassurer les familles ;
  • Patience et endurance physique pour supporter le rythme (lever tôt, présence debout, gestes répétitifs) ;
  • Rigueur, sens de l’hygiène et sécurité pour garantir santé et bien-être ;
  • Sens de l’observation pour détecter ce qui ne va pas (signes physiques, comportementaux) ;
  • Travail en équipe et bonnes capacités de communication, car vous intervenez avec d’autres professionnel(le)s et avec les parents.

Il faut être patient, disponible, savoir être à l'écoute et pédagogue. Tout en étant organisé(e), il faut avoir un esprit créatif.

Plus généralement, les aptitudes nécessaires sont :

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  • Sensibilité à l’univers des tout-petits ;
  • Patience ;
  • Sens des responsabilités ;
  • Souci de la sécurité et de l’hygiène ;
  • Dynamisme et endurance ;
  • Capacités relationnelles ;
  • Sens aigu de l'observation ;
  • Sens du travail en équipe ;
  • Pédagogie.

Formation et accès au métier

Le DEAP (Diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture) ne nécessite pas l’obtention d’un diplôme au préalable pour pouvoir se présenter au concours. Il est toutefois obligatoire d’avoir au moins 17 ans afin d’accéder à la formation. On trouve un certain nombre d’écoles et de formations préparant les candidats à passer le DEAP. Ce diplôme est composé de trois épreuves de sélection : deux épreuves écrites et une épreuve orale.

Une formation obligatoire de 11 mois est nécessaire pour accéder au métier d’auxiliaire de puériculture. Le diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture (DEAP) se partage entre formation en milieu professionnel lors de stages d’immersion et cours théoriques en institut de formation. La formation est accessible par la formation initiale, la formation continue et peut également être obtenu par la validation des acquis de l’expérience (VAE).

Il existe un diplôme d'État d'auxiliaire de puériculture qui se prépare en un an, au sein d'écoles spécialisées. Le concours d'entrée à ces écoles est accessible sans diplôme préalable mais le candidat doit être âgé de 17 ans au moins à la date d'entrée en formation. Il est possible d'obtenir ce DEP AP via la validation des acquis de l'expérience (VAE) et par la voie de l'apprentissage.

Les formations existent en formation scolaire ou en apprentissage suivant les etablissements, en formation en entreprise.

Pour devenir auxiliaire de puériculture, voici le chemin type :

  • Obtenir le Diplôme d’État d’Auxiliaire de Puériculture (DEAP) ; formation autour de onze mois.
  • Cette formation est accessible avec un niveau bac ou via certaines certifications comme le CAP Accompagnant Éducatif Petite Enfance (AEPE).
  • Il y a des pré requis : tests d’admission, concours ou épreuves selon les établissements ; des stages pratiques sont intégrés.

Lieux d'exercice du métier

L’auxiliaire de puériculture peut travailler dans :

  • Structures de petite enfance : crèches, multi-accueils, halte-garderies ;
  • Structures sanitaires ou médico-sociales : hôpitaux (pédiatrie, néonatalogie), maternités, instituts médico-éducatifs ;
  • Services de protection maternelle et infantile (PMI) ;
  • À domicile, parfois pour des interventions spécialisées ou en soutien familial.

L’auxiliaire de puériculture travaille au sein d’une équipe pluridisciplinaire intervenant dans les services de soins ou réseaux de soins des structures sanitaires, médico-sociales ou sociales, en établissement ou à domicile :

  • Les crèches et établissements d'accueil du jeune enfant (EAJE) ;
  • Les centres de protection maternelle et infantile (PMI) ;
  • Les instituts médico-éducatifs ;
  • Les services hospitaliers de pédiatrie et de néonatologie ;
  • Les maternités ;
  • Les pouponnières sanitaires ou sociales.

Les structures d'accueil de la petite enfance offrent le plus grand nombre de postes pour les auxiliaires de puériculture. Le milieu hospitalier propose des missions plus techniques : en maternité pour les soins aux nouveau-nés, en néonatologie pour les prématurés, ou en pédiatrie auprès d'enfants malades.

Dans une structure Petite Enfance, les professions sont réglementées par le Code de la santé publique. La capacité d'ouverture d'un EAJE est autorisée uniquement si certaines personnes qualifiées travaillent dans l'établissement. Pour quarante pour cent au moins de l'effectif, des puéricultrices diplômées d'État, des éducateurs de jeunes enfants diplômés d'État, des auxiliaires de puériculture diplômés, des infirmiers diplômés d'État ou des psychomotriciens diplômés d'État.

Conditions de travail et rémunération

Selon la structure qui l’emploie, l’auxiliaire de puériculture peut travailler le week-end, des jours fériés ou encore de nuit. C’est un travail physique avec de longues heures debout ou à se pencher à hauteur d’enfant. Avec les années et de mauvaises postures, cela peut entraîner des problèmes de dos. Une auxiliaire de puériculture qui travaille en établissement hospitalier est appelée à travailler de jour comme de nuit, et doit assurer des gardes les week-ends et jours fériés. Elle est souvent debout et travaille dans le bruit (pleurs, cris…). En PMI, les horaires sont fixes : de 8h-9h à 17h-18h. En crèche ou en halte-garderie, les horaires de travail sont réguliers, mais décalés : à partir de 7h jusqu'à 19h.

Le métier d’auxiliaire de puériculture permet de gagner un revenu compris entre 1 600 et 2 200 euros brut. En début de carrière, l’auxiliaire de puériculture gagne un salaire compris entre 1 600 et 1 700 euros brut. La rémunération nette perçue est donc comprise entre 1 250 et 1 350 euros par mois. Pour un profil disposant de plusieurs années d’expérience et d’ancienneté dans une même entreprise, il sera possible de percevoir un salaire de plus de 26 000 euros brut par an. Le salaire net mensuel touché sera alors supérieur à 1 700 euros. Le taux horaire sera souvent compris entre le SMIC horaire et 15 euros brut. Pour percevoir des salaires plus importants, il faudra souvent gravir les échelons hiérarchiques. Une éventuelle spécification permettant de prendre en charge des enfants en situation de handicap ou malades peut aussi permettre de valoriser la rémunération. Les structures privées restent les plus rémunératrices pour ce type d’emploi. Le salaire des auxiliaires de puériculture y est fixé librement par les employeurs. La situation géographique de l’entreprise recrutant ce type de professionnels ne fait que très peu varier le salaire perçu. Les horaires sont loin d’être des horaires classiques.

À l’hôpital, le salaire d’un auxiliaire de puériculture relève de la catégorie B de la fonction publique. Elle est de :

  • 1 873 € net par mois après 1 an de carrière ;
  • 2 031 € net par mois après 5 ans de carrière ;
  • 2 633 € net par mois après 20 ans de carrière ;
  • 2 968 € net par mois en fin de carrière.

Dans la fonction publique, votre rémunération démarre à 1 836€ brut mensuel en classe normale. Après plusieurs années d'exercice, ce montant peut atteindre 2 545€ brut. Pour le secteur privé, les salaires varient davantage : un débutant gagne en moyenne 1 700€ brut mensuel. Les professionnels expérimentés peuvent prétendre à 2 200€ brut, notamment dans les grandes villes.

Évolution de carrière

En termes d'évolution de carrière, l'auxiliaire puéricultrice en service de pédiatrie peut accéder à des postes de responsabilité, tels que celui de cadre de santé ou de puéricultrice.

Après 3 ans d’exercice professionnel dans leur spécialité, les auxiliaires de puériculture peuvent se présenter au concours de recrutement des Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) afin de préparer le Diplôme d’État d’infirmier.

Une fois en poste, plusieurs voies peuvent s’ouvrir :

  • Vous pouvez spécialiser vos compétences, par exemple en travaillant avec des enfants en situation de handicap ou dans des services hospitaliers comme la néonatalogie ;
  • Évoluer vers des fonctions de référent au sein d’une structure, de coordination, ou à des postes de responsabilité dans des établissements de soin ou de la petite enfance ;
  • Poursuivre des formations complémentaires (ex : puéricultrice/infirmier puériculteur, éducateur de jeunes enfants, etc.) pour accéder à d’autres métiers ou élargir le champ de vos missions ;
  • Diversifier les lieux de travail : structure publique, associatif, privé, ou encore à domicile.

Les possibilités d'évolution professionnelle s'ouvrent après quelques années d'expérience. Une spécialisation dans l'accompagnement d'enfants en situation de handicap ou la prise en charge de maladies chroniques représente une voie d'évolution valorisante.

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