L'histoire des mariages et des naissances est riche et variée, allant des cérémonies romantiques interrompues par un accouchement inattendu aux unions royales motivées par des raisons politiques et dynastiques. Cet article explore ces différents aspects, en s'appuyant sur des exemples historiques et contemporains.
Un mariage interrompu par l'arrivée d'un heureux événement
L'histoire de Dannie Mountford et Carl est un exemple frappant de la façon dont la vie peut réserver des surprises, même lors d'événements planifiés avec soin. Alors que Dannie, enceinte de 36 semaines, épousait son compagnon Carl le 18 décembre 2017, personne ne s'attendait à ce que leur petite fille décide de pointer le bout de son nez au beau milieu de la cérémonie.
Lors de la traditionnelle danse d'ouverture du bal, Dannie a perdu les eaux, obligeant les futurs parents à quitter précipitamment la fête pour se rendre à l'hôpital. Encore vêtue de sa robe de mariée, Dannie a donné naissance à une petite Jasmine six heures plus tard. Cet événement inattendu a marqué leur vie à jamais, transformant leur mariage en une histoire unique et mémorable.
Les enjeux politiques et dynastiques des mariages royaux
Les mariages royaux ont souvent été motivés par des considérations politiques et dynastiques, plutôt que par l'amour. Le mariage d'Henri IV avec Marie de Médicis en est un exemple éloquent. Pour des raisons financières et dynastiques, Henri IV se résout à épouser Marie de Médicis, la fille du duc de Toscane. Le mariage se déroule par procuration à Florence, puis Marie prend la route pour retrouver son époux, de 22 ans son aîné. Le couple fait connaissance à Lyon et, le soir même, Henri IV consomme son mariage avec Marie. Neuf mois plus tard, Marie accouche du futur Louis XIII.
Le récit de cet accouchement, rapporté par la sage-femme Louise Bourgeois, témoigne de l'importance de la naissance d'un héritier royal et des protocoles complexes qui l'entourent. La présence des princes du sang était essentielle pour attester de la légitimité de l'enfant, et le roi lui-même supervisait attentivement le déroulement de l'accouchement.
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Les grossesses hors mariage : entre réprobation sociale et rédemption divine
Dans le Nouveau Testament, les Évangiles relatent l’histoire de la naissance de Jésus. Ces récits, qui se déroulent aux débuts de l’Empire romain, créent l’image rayonnante d’un jeune couple qui aurait donné naissance au fils de Dieu dans la ville de Bethléem. Depuis des siècles, la religion chrétienne célèbre l’histoire de Marie, de Joseph et de l’enfant Jésus. Pourtant, à l’époque des faits, cette situation n’aurait pas été acceptée aussi ouvertement, la grossesse hors mariage constituant encore un crime passible de la peine de mort.
La littérature historique sur Marie provient des Évangiles selon Matthieu et Luc, écrits approximativement entre l’an 70 et l’an 110 de notre ère. Fille d’Anne et de Joachim, Marie naquit à Nazareth. Elle aurait arboré des traits caractéristiques du Moyen-Orient, avec des cheveux et des yeux foncés, et aurait parlé un patois araméen.
Marie se serait mariée jeune, comme toutes les filles de son époque, l’espérance de vie n’étant alors que de quelques dizaines d’années.
« Dans ce monde, le luxe de l’adolescence n’existait pas », note Byron McCane, historien à la Florida Atlantic University. « Dès que les jeunes hommes et les jeunes femmes montraient qu’ils étaient capables de se reproduire, ils se mariaient et commençaient à avoir des enfants. »
Ces unions étaient arrangées par les familles, et dans une ville comme Nazareth, qui ne comptait que quelques centaines d’habitants, il est possible que Marie ait connu Joseph avant de l’épouser. Selon l’ancienne tradition juive, Marie et Joseph se fiancèrent, complétant la première partie de la cérémonie de mariage, qui s’effectuait en deux phases.
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Lors de l’erusin, la première phase, Joseph dut donner une dot, appelée un mohar, à la famille de Marie. Les deux étaient alors mariés devant la loi. La tradition voulait cependant que l’épouse continue à vivre avec ses parents pendant environ un an après les fiançailles. Pendant cette période, Marie et Joseph durent attendre la missuin, une cérémonie de mariage, après laquelle la jeune femme put enfin quitter la maison de ses parents.
Cependant, après l’erusin, alors qu’elle vivait encore chez ses parents, Marie tomba enceinte. Aucune preuve tangible ne permet de savoir comment cela se produisit. L’Évangile selon Luc, l’un des deux Évangiles qui décrivent la naissance de Jésus dans le Nouveau Testament, raconte que l’ange Gabriel apparut à l’adolescente et l’informa qu’elle avait été choisie par Dieu. « L’ange entra chez elle et dit : "Je te salue, pleine de grâce ; le Seigneur est avec toi. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus" » (Luc 1:28 et 1:31).
Cette nouvelle troubla la jeune femme, qui ne savait pas comment cela avait pu arriver, puisqu’elle n’avait pas eu de relations physiques avec Joseph. Selon Luc, Gabriel expliqua à Marie que, bien qu’elle soit encore vierge, un événement transcendant était sur le point de se produire. « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi l’enfant qui va naître sera saint ; il sera appelé Fils de Dieu » (Luc 1:35).
L’Évangile selon Matthieu poursuit cette histoire. Lorsque Joseph apprit la grossesse de sa fiancée, sa réaction ne fut pas positive. Respectant les commandements de la Bible et espérant ne pas mettre Marie dans l’embarras, le jeune homme chercha à mettre discrètement fin à l’erusin. Toutefois, alors qu’il réfléchissait à la manière de procéder, il s’endormit. Un ange apparut alors dans son rêve et lui affirma : « N’aie pas peur de prendre chez toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient de l’Esprit Saint » (Matthieu 1:20). À son réveil, Joseph comprit que Marie avait été fidèle et ils firent le nissuin, et il prit « sa femme chez lui ».
Immaculée Conception ou non, une grossesse hors mariage pouvait s’avérer dangereuse. « Après les fiançailles, c’était considéré comme un adultère », explique Carol Meyers, professeure de religion à l’Université de Duke. Malgré l’édit biblique stipulant que « quand un homme commet un adultère avec la femme de son prochain, l’homme et la femme adultères seront tous deux punis de mort », la lapidation n’était pas toujours appliquée.
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La grossesse de Marie serait toutefois mal vue par la communauté, et pourrait déshonorer sa famille. Nazareth étant une petite ville, les voisins connaissaient les affaires des autres et entretenaient une longue mémoire collective. Les implications sociales et familiales étaient également importantes pour Marie et Joseph. Leur société était fondée sur la parenté, et l’identité d’une personne était établie par la lignée paternelle, comme l’indique le premier chapitre de l’Évangile selon Matthieu, qui détaille la lignée masculine de la famille de Jésus en commençant par le patriarche Abraham.
« Ils voulaient s’assurer que tous ces enfants étaient du même père, car celui-ci devait subvenir à leurs besoins », ajoute McCane.
La population juive de l’Antiquité était tenue de payer des impôts à Rome et au roi Hérode, mais aussi la dîme des récoltes au Temple. Comme il s’agissait d’une année de recensement, selon Matthieu et Luc, le futur couple se rendit à Bethléem pour payer ce qui avait été réclamé par l’empereur Auguste. Le voyage de Marie et Joseph depuis Nazareth dut prendre environ une semaine. Ils suivirent probablement une route leur permettant de s’arrêter à des sources pour se reposer, et de trouver un abri dans de petites villes.
Selon les Évangiles, à leur arrivée à Bethléem, l’accouchement commença. Le couple se mit donc à la recherche d’un endroit où Marie pouvait donner naissance à son fils. L’auberge locale n’ayant pas assez de place, il se serait réfugié dans une grotte de calcaire utilisée pour rassembler les animaux domestiques. D’autres spécialistes proposent une autre version à cette histoire, soutenant que les futurs parents auraient en réalité séjourné avec de la famille, dans une chambre d’amis qui, dans une maison palestinienne, était traditionnellement installée dans une pièce inférieure dans laquelle étaient également gardés les animaux. Quoi qu’il en soit, Marie donna naissance à Jésus à Bethléem, un événement célébré aujourd’hui encore, des milliers d’années plus tard, auquel on a donné le nom de Noël.
L'accouchement public : un calvaire pour les reines
L'accouchement public était une coutume royale qui consistait à ce que la reine accouche en présence d'un grand nombre de courtisans, afin de prouver la légitimité de l'enfant. Cette pratique était un véritable calvaire pour les reines, qui devaient supporter la douleur et l'humiliation d'être ainsi exposées en public.
Marie-Antoinette a particulièrement souffert de cette coutume. Pudique, elle réprouvait cette pratique pourtant inéluctable. La naissance de Madame Royale, un cauchemar. La venue au monde du premier enfant du couple royal, après de si nombreuses années d’attente, est un événement que personne ne veut manquer. Pendant la dernière semaine de grossesse de la Reine, au mois de décembre 1778, plus de 200 courtisans qui séjournent habituellement à Paris viennent se loger au château. Le 18 décembre 1778, vers minuit, la reine ressent les premières douleurs. Elle fait appeler son mari à une heure et demie. Pendant ce temps, Madame de Lamballe, surintendante de sa maison, court avertir la famille royale. Lorsque les douleurs la reprennent, avec violence, Marie-Antoinette s’installe dans un petit lit de travail dressé exprès près de la cheminée. Les courtisans, massés dans l’antichambre de la reine et le cabinet du roi, sont si nombreux qu’ils se répandent jusque dans la Galerie des Glaces. Tous trépignent d’impatience. Lorsqu’on ouvre enfin les portes, ils s’élancent dans les appartements de la Reine et s’agglutinent jusqu’à son lit. Même du temps de Louis XIV, on n’avait jamais vu une foule si dense ! La pauvre souveraine croit mourir, et serre les dents pour ne pas donner à ces yeux scrutateurs le spectacle de sa souffrance. La naissance est un supplice. Un instant, on croit que l’enfant est mort, mais des vagissements se font entendre : il vit. La reine n’a pas le temps de s’en réjouir. Elle n’en peut plus. La tension, l’émotion, l’atmosphère confinée et étouffante, le vacarme des courtisans, le travail éreintant de douze heures… Elle est prise d’une convulsion et s’évanouit. Terreur du médecin. Il faut la saigner pour la ranimer et reprendre les suites naturelles de l’accouchement ! Marie-Antoinette n’apprend que plus tard qu’elle a donné le jour à une fille, et pleure abondamment. Baptisée Marie-Thérèse et surnommée Madame Royale, la petite sera très choyée par ses parents, et l’unique survivante de sa famille après la Révolution.
Marie-Antoinette ne se remettra jamais totalement de ce premier accouchement, pratiqué dans des conditions désastreuses. Les contemporains de la Reine mentionnent un « terrible accident » survenu pendant le travail : il s’agit probablement d’une hémorragie. La nouvelle de cette catastrophe passe les frontières puisque l’on voit Marie-Thérèse terriblement angoissée à Vienne : paranoïaque, elle imagine même sa fille victime d’un complot manigancé par ses beaux-frères, les comtes de Provence et d’Artois, pour l’empêcher de donner un héritier au trône… La reine souffrira dorénavant de graves problèmes d’ordre gynécologique, et ses futures grossesses seront très difficiles : fièvres à répétition, chute de cheveux, très grande fatigue… Un état inquiétant que les médecins aggravent en la saignant quatre à cinq fois à chaque nouvelle grossesse. Elle développe même progressivement un cancer de l’utérus, dont les symptômes se manifestent clairement lors de son emprisonnement à la Conciergerie : elle perd régulièrement beaucoup de sang. Si elle avait échappé à la guillotine, la pauvre femme n’aurait de toute façon probablement pas eu de longues années devant elle…
À la suite de cet épisode éprouvant, Marie-Antoinette prend prétexte d’une rougeole attrapée en avril 1779, qui fait suite à ses relevailles difficiles, pour aller s’isoler à Trianon avec sa petite troupe de joyeux compagnons. Elle n’a pas la moindre envie de reprendre les relations sexuelles avec Louis XVI. La situation dure plusieurs mois, avant qu’elle ne se résigne à tomber de nouveau enceinte, redoutant déjà le jour de la délivrance. Lorsqu’il apprend que son épouse attend un nouvel enfant, le roi se souvient de l’enfer lors de la naissance de Madame Royale, et il refuse de lui faire subir le même supplice. Il prend des libertés avec le protocole. Le jour de l’accouchement, le 22 octobre 1781, seuls les membres de la famille royale, quelques dames de la Maison de la Reine et le garde des Sceaux sont autorisés à pénétrer dans la chambre de la Reine. Que les autres patientent dans le salon voisin ! Louis XVI accepte de les laisser entrer au tout dernier moment, et encore, ils restent bloqués au fond de la pièce, pour que l’air puisse circuler correctement. Marie-Antoinette donne naissance au fils tant attendu, que Louis XVI lui présente avec ces mots : « M. le Dauphin demande à entrer ». Il s’agit de Louis-Joseph, qui mourra de la tuberculose en 1789.
Pour la naissance de son second fils, Louis-Charles, futur prisonnier du Temple, Marie-Antoinette recourt à un subterfuge qui, sans abolir la pratique intrusive de l’accouchement public des reines, lui permet d’en limiter la pénibilité. Le 27 mars 1785 au petit matin, Marie-Antoinette sent que le travail est imminent. Elle ne met dans la confidence que son amie la duchesse de Polignac, et donne le change face aux courtisans pour dissiper leurs soupçons. Elle se fait ainsi violence pour repousser jusqu’à l’extrême limite le moment d’en faire l’annonce officielle. Le Mercure de France rapporte que la reine a accouché « après un travail fort court » et que de tous les princes du sang, seul le duc de Chartres se trouvait au baptême de l’enfant, « les autres princes et princesses n’ayant pu se rendre assez tôt pour s’y trouver ». La ruse de la souveraine a parfaitement fonctionné ! Elle n’aura pas à user du même stratagème pour la naissance son quatrième et dernier enfant. La princesse Sophie, prématurée, prend au dépourvu les courtisans, le roi et la reine elle-même. Marie-Antoinette met davantage de temps à se remettre de ce dernier accouchement, ses problèmes gynécologiques s’aggravant sensiblement. Elle se plaint en outre de grandes douleurs dans les jambes. La petite fille meurt le 19 juin 1787, venant à peine d’atteindre sa première année. La Reine est tellement affectée par la perte de son « cher petit ange » qu’elle demande à sa portraitiste attitrée, Elisabeth Vigée-Lebrun, de l’effacer d’une peinture où la souveraine est représentée en mère épanouie avec ses quatre enfants…
Marie-Antoinette et Louis XVI n’auront pas d’autre enfant. Après avoir donné à la France deux Dauphins et deux princesses, même si la cadette n’a pas survécu, la reine estime avoir rempli son devoir dynastique. Elle décide de mettre un terme aux relations charnelles avec son époux, que ni elle ni lui n’ont jamais appréciées… Un cinquième accouchement, compte tenu de son état, lui aurait peut-être été fatal.
Quand l'accouchement s'invite au mariage : des histoires insolites
Il arrive parfois que l'accouchement s'invite au mariage de manière inattendue, donnant lieu à des histoires insolites et mémorables. L'histoire de Coralie Dufourny et Ludovic Boyer, deux jeunes Lavallois, en est un exemple. Ils devaient se marier samedi après-midi à Laval, en Mayenne. Mais les contractions de la future maman en ont décidé autrement… si bien que la cérémonie a eu lieu à la maternité, dans la salle de travail ! Coralie Dufourny et Ludovic Boyer, deux jeunes Lavallois, se sont rencontrés un 25 avril. Ils tenaient donc à se marier le jour anniversaire de leur idylle naissante. La cérémonie est donc programmée samedi, même si la future épouse est presque à terme de sa grossesse. Elle doit accoucher le 2 mai - en théorie ! - d’une petite fille. Patatras, au petit matin de samedi, jour de mariage, les premières contractions sont apparues. Impossible d’attendre plus. Vers 10 h, direction l’hôpital. Tant pis pour la cérémonie, prévue à 14 h 30 avec l’adjointe au maire, Gwendoline Galou. Tant pis aussi pour les invités, priorité au bébé. Une sage décision qui ne convient toutefois pas complément à Alain, le père du marié qui a fait le déplacement du Sud-Ouest de la France. Tout annuler ? « Il me semblait avoir entendu une histoire similaire qui avait nécessité de déplacer, au dernier moment, l’horaire de la cérémonie de mariage », témoigne-t-il, un brin opiniâtre. La question est posée à l’état civil, un peu dans l’embarras. Vérification faite, c’est en effet possible sous condition d’une autorisation du procureur de la République et, bien sûr, de l’hôpital de Laval. À 11 h 30, tout est prêt dans la salle de travail de la maternité pour la cérémonie. Forcément, les invités sont triés sur le volet : sept personnes, dont l’adjointe au maire, autour de la future maman et deux sages-femmes. « À midi, le mariage a été prononcé. Iris, sa petite fille, est née sans problème, elle pèse 2,9 kg. « Elle est arrivée à 14 h 30, à l’heure prévue pour le mariage », constate le jeune couple.
Trahison maternelle et mariage incestueux : une histoire choquante
L'histoire de Lauren est une histoire choquante de trahison et d'inceste qui a bouleversé sa vie. Lauren a rencontré Paul le jour de la Saint Valentin, à l'âge de 18 ans. Les deux jeunes Britanniques vivent une grande histoire d'amour et, quelques mois plus tard, la jeune femme tombe enceinte. Si le bébé n'était pas prévu, le couple se réjouit de l'arrivée de cet enfant, une petite fille, en mars 2004. Ils décident même de se marier, et se disent "oui" quelques mois après la naissance, en août, raconte-t-elle au Mirror. "Bien que nous n'ayons pas prévu d'avoir une famille si vite, quand notre fille est née nous étions ravis. La mère de Lauren, prénommée Julie, se réjouit de ce mariage et décide même de le payer. Elle débourse donc 15 000 £, soit environ 17 500 euros, pour que sa fille vive le mariage de ses rêves. Pour la remercier, Lauren et Paul lui proposent gentiment de les accompagner pendant leur voyage de noces dans une région de Grande-Bretagne, le Devon. La mère et le mari de la jeune femme s'entendent à merveille, pour son plus grand bonheur. Aujourd'hui âgée de 34 ans, Lauren explique : "Je devais être trop jeune et naïve parce que je pensais que tout allait bien". "Paul s'est toujours très bien entendu avec Maman. Je n'ai jamais pensé que cela était étrange, puisque qu'elle était sa belle-mère et qu'il était juste sympathique avec elle. Ils riaient souvent ensemble. Je ne me suis pas inquiétée du tout. Dans les semaines qui suivent, Paul s'absentait pendant des heures et faisait toujours attention à ne pas laisser traîner son téléphone, se souvient Lauren. De son côté, la jeune femme commence à se douter que quelque chose cloche quand sa sœur, après avoir utilisé le téléphone de Julie, lui raconte avoir découvert des échanges de SMS avec Paul. Elle essaye d'en parler avec elle : "Maman a tout démenti, en me disant que j'étais folle. Quelques jours plus tard, huit semaines après lui avoir passé la bague au doigt, Paul déménage, laissant derrière lui Lauren et leur fille de 7 mois. Le jeune homme et Julie continuent de nier avoir une relation, mais la Britannique n'est pas dupe : "J'avais l'impression que mon monde s'effondrait. J'étais une enfant de 19 ans avec un enfant". Les choses empirent quand elle apprend que son mari, dont elle n'a pas encore divorcé, s'est installé avec sa mère : "Je n'arrivais pas à croire que les deux personnes que j'aimais et à qui je faisais le plus confiance pouvaient me trahir ainsi. […] C'est l'une des pires choses qu'une mère puisse faire à sa fille. Il pouvait être un mari lâche, mais elle, c'est ma mère. Elle est supposée m'aimer et me protéger avant tout. Si le fait que son mari la quitte pour sa mère était déjà difficile à avaler, Lauren n'était pas au bout de ses peines. A peine quelques semaines après avoir entendu des rumeurs sur l'emménagement de Paul avec Julie, elle croise sa mère dans sa rue avec un petit ventre. "Quand je l'ai vue dans la rue et que j'ai remarqué qu'elle avait un ventre arrondi, mon cerveau s'est emballé. Elle a agrippé son ventre et m'a dit : "c'est un kyste". Je me sentais si mal que je suis rentrée à la maison et que j'ai détruit toutes les photos de notre mariage", se rappelle Lauren. En juillet 2005, moins d'un an après le mariage et neuf mois après que Paul a déménagé, Julie accouche de leur enfant, une petite fille. L'enfant est donc à la fois la demi-sœur et la tante de l'enfant de Lauren et Paul… Lauren ne peut pas s'empêcher d'envoyer un SMS ironique à sa mère : "Je lui ai envoyé un message pour lui dire : "alors tu as fait retirer le kyste ?" Elle a essayé d'affirmer que le père était un autre petit ami mais je connaissais la vérité. Cinq ans après que Paul a dit "oui" à Lauren, il passe cette fois la bague au doigt à sa mère, Julie. Une cérémonie à laquelle Lauren a assisté, pour le bien de sa fille, explique-t-elle. Une situation d'autant plus étrange que la date du mariage n'était pas anodine : "C'était bizarre. Je me suis mariée le 14 août 2004, ils se sont mariés le 15 août 2009. C'est presque impossible à supporter mais je l'ai fait pour ma fille. Je suis allée voir Maman épouser le même homme que j'avais épousé cinq ans plus tôt. Après le mariage, mère et fille essayent tant bien que mal de se réconcilier, à l'initiative de la première, qui s'est excusée à plusieurs reprises. Sans surprise, leur relation est loin d'être parfaite et la jeune femme a bien du mal à tourner la page de cette histoire : "Nous nous entendons bien, puis nous avons une énorme dispute, et ainsi de suite. Je continue à en parler et à faire des commentaires, et elle n'aime pas ça. Lauren continue à beaucoup en vouloir à Paul qui, dit-elle, "n'a jamais demandé pardon ou essayé de s'excuser". "Je lui parle parce qu'il est marié à ma mère. Aujourd'hui, Lauren a un nouveau compagnon et est heureuse d'attendre son quatrième enfant. Néanmoins, comme on peut l'imaginer, son histoire fait qu'elle a eu du mal à gérer ses relations suivantes : "Ce qui est arrivé a toujours un impact sur moi, ou sur chaque relation que j'ai eue. Je vais avoir des problèmes de confiance jusqu'à la fin de ma vie. Le temps est un bon guérisseur, et Maman et moi avons essayé d'avoir une relation normale. Contactée par le Mirror, Julie, 53 ans, a bien voulu commenter, tout en continuant à nier avoir eu une relation extraconjugale avec le mari de sa fille : "Nous sommes mariés. Nous n'avons pas eu de liaison. Nous sommes mariés et c'est tout".
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