Derrière les récits personnels de femmes cherchant l'insémination naturelle se dessine une réalité encore peu visible : celle de femmes qui, pour devenir mères, ont emprunté des chemins complexes, encadrés par la médecine et souvent marqués par des obstacles administratifs, émotionnels ou légaux. Longtemps tabou, le recours au don de gamètes se fait désormais plus transparent, porté par une volonté de visibiliser ces maternités alternatives, légitimes et profondément désirées. En partageant leurs expériences, elles contribuent à faire évoluer les mentalités autour de la PMA pour toutes, et à inscrire dans l’espace public la diversité des parcours parentaux d’aujourd’hui. Une parole libérée, essentielle, dans un contexte où la reconnaissance sociale et juridique reste encore incomplète.

L'insémination naturelle : une option méconnue

L'insémination naturelle est le terme utilisé lorsqu'un homme et une femme ont un rapport sexuel dans le but de concevoir un bébé, à la différence de l'insémination artificielle qui utilise du sperme congelé. Que ce soit sur des sites de rencontre classiques, des forums consacrés à la maternité ou des sites spécialisés dans le don de sperme, les Européennes souscrivent de plus en plus à l’insémination naturelle.

Cette dernière se distingue de l’insémination artisanale qui consiste à recueillir le sperme du donneur puis à l’injecter via une pipette dans le vagin. Aucune d’entre elles ne bénéficient d’un cadre légal en France où il faut obligatoirement passer par un parcours médicalisé.

Parce qu’elles se retrouvent dans l’impasse ou parce qu’elles savent que l’insémination naturelle serait trois fois plus efficace que sa variante artisanale, nombreuses sont les femmes qui ont décidé d’y faire appel pour pouvoir fonder une famille.

De leur côté, les donneurs qui offrent ce type de service soulèvent inévitablement maintes critiques : visent-ils des femmes vulnérables en échange de rapports sexuels gratuits ? D’autant que tous ne souhaitent pas établir de contrats moraux avec la future mère - au même titre que certaines femmes ne le souhaitent pas non plus - et repartent aussitôt l’insémination réalisée. Mais les femmes en font parfois autant, aussi pour tenter d’imaginer à quoi ressemblerait leur enfant.

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Faut-il par ailleurs rappeler que l’acte sexuel, en particulier entre étrangers, passe nécessairement par un minimum d’affinité physique ? En prenant donc du recul, si la procréation ne résulte pas dans ce cas d’un projet établi à deux dans une relation stable ou même d’un accident, que la relation soit sérieuse ou non, Internet n’est finalement qu’un facilitateur.

Par ailleurs, l’insémination naturelle n’empêche pas forcément d’établir une relation de confiance entre le donneur et sa receveuse, voire une relation sur le long terme, y compris avec l’enfant ou les enfants qui naîtront. Car certains s’engagent à essayer de concevoir plusieurs frères et sœurs, souhaitent les voir grandir, même de loin, et refusent justement le don de sperme anonyme imposé par les Cecos.

Quoi qu’il en soit, aussi ancestrale qu’elle puisse paraître, l’insémination naturelle en tant que telle est une méthode de procréation qui se répand. Et qui, de par sa nouveauté, son caractère clandestin et l’utilisation d’Internet pour un acte aussi intime draine son lot d’écueils. Au même titre, la mère peut voir un jour le donneur réclamer ses droits en tant que père de l’enfant. Autant de précautions à évoquer en amont, en prenant un peu de temps pour se connaître et s’apprécier. Peu importe finalement les jugements portés sur cette méthode d’insémination qui n’est que le fruit de situations particulières et de décisions individuelles.

Témoignages de femmes ayant eu recours au don de gamètes

"Adoptée, j’ai eu mes filles grâce à un don d’ovocytes"

Charoey, 51 ans, Saint-Nazaire (44), témoigne : "Pendant longtemps, je n’ai pas voulu être maman. J’ai été adoptée à l’âge de 9 mois et ma mère m’avait toujours dit que les enfants étaient source d’ennui. Lorsqu’elle est tombée malade d’un cancer qui l’a emportée, j’ai commencé à changer d’avis. A plus de 40 ans, ma réserve ovarienne était catastrophique. On nous a conseillé le don d’ovocytes. J'ai contacté Les cigognes de l'espoir, qui accompagne les couples dans ce parcours difficile. Long délai d’attente en France, intervention coûteuse en Espagne, nous nous sommes tournés vers la Tchéquie. On m’y a transféré deux embryons fécondés avec le sperme de mon mari et j’ai accouché en 2018 de deux magnifiques petites filles. Lorsqu’elles ont eu trois ans, nous leur avons expliqué qu’une personne qu’elles ne connaitront pas a donné sa petite graine qui a été mélangée à celle de leur papa parce que maman n’arrivait pas à être enceinte naturellement… Je leur montre régulièrement les échographies de ma grossesse, j’ai aussi écrit un livre pour qu’elles connaissent leur histoire (1). J’en ai parlé à l’école, à la crèche car je ne veux pas qu’elles souffrent des remarques des autres enfants, comme ce fut le cas pour moi. Comme je suis asiatique, nous n’avons pas la même couleur de peau mais je sais qu’il y a une partie de moi en elles car je les ai portées pendant neuf mois."

(1) Et au bout du chemin la vie (Books on demand, 2025)## "J’avais besoin de connaître le visage du donneur"

Maeva, 39 ans, Paris (75), raconte : "Avec ma femme, nous avons choisi de faire une IAD (insémination artificielle avec sperme de donneur) au Danemark car là-bas, ce n’est que semi-anonyme. J’avais besoin de connaître le visage du donneur et comme nous avions décidé que c’était moi qui porterais notre premier enfant, je voulais aussi qu’il ressemble à ma conjointe. Nous avons pu choisir certains critères, par exemple des cheveux et des yeux de la même couleur que les siens. Notre fille est née en 2020 et nous savons que lorsqu’elle aura 18 ans, elle pourra, si elle le souhaite, avoir accès aux dernières informations connues sur le donneur. La maternité a été très naturelle. Si ma femme Séverine n’a pas de lien génétique avec notre fille, on sait qu’avec l’épigénétique, certains gènes s’activent aussi en fonction du quotidien des enfants, de leur environnement. Notre fille s’est imprégnée d’elle car elle lui parlait lorsqu’elle était encore dans mon ventre, se levait la nuit et prenait soin d’elle autant que moi… Elle devait porter notre second enfant mais les FIV n’ont pas fonctionné alors je suis à nouveau en parcours PMA depuis 4 ans avec les gamètes du même donneur. Depuis septembre dernier, j’ai quitté mon emploi car j’avais le sentiment que le stress au travail m’empêchait peut-être de tomber enceinte. Je milite au sein du collectif BAMP (Bamp.fr) pour que les femmes n’aient pas à choisir entre carrière et parcours parental."

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"Mon mari n’a eu aucun mal à trouver sa place de père"

Stéphanie, 41 ans, Cergy (95), explique : "Mon mari souffrant d’une azoospermie totale, nous avons contacté le Cecos (centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme humain) pour un don de sperme. Après 15 mois d’attente, j’ai eu ma première insémination, un moment assez glauque dans le sous-sol d’un CHU où je n’avais même pas la place de poser mon sac. La communication avec les médecins a été difficile, ce n’était pas facile de comprendre les instructions (dosages, horaires des injections…). J’ai eu aussi beaucoup de pression sur mon poids car j’étais dans la limite haute. Ma fille est née en 2017. L’année suivante, j’ai décidé de donner mes ovocytes. Nous avions bénéficié de la générosité d’un donneur alors c’était important pour moi de permettre à un autre couple de pouvoir devenir parents. En 2020, après un an de tentatives et 4 inséminations, nous avons eu un fils. J’avais peur que mon mari ait du mal à trouver sa place de père avec nos enfants mais il n’en a rien été. Il a un jumeau monozygote très différent de lui et il sait bien que ce ne sont pas les gènes qui font la personne que l’on est. Nous avons toujours parlé à nos enfants de leur conception et nous essayons d’accueillir toutes leurs questions, même celles qui peuvent nous heurter. Alors qu’en France, le don est totalement anonyme, ma fille de 8 ans commence déjà à dire qu’elle voudrait rencontrer le donneur pour le remercier."

"J’en avais marre d’attendre le prince charmant"

Marion, 36 ans, Toulon (83), confie : "A 33 ans, je n’avais jamais eu de relation longue et j’en avais marre d’attendre le prince charmant. J’avais un CDI, un appartement, je me sentais équilibrée. J’ai fait des examens qui ont démontré que, niveau fertilité, j’étais dans la limite basse, ce qui m’a convaincue d’essayer sans attendre d’avoir ce bébé dont je rêvais depuis mes 16 ans. J’ai trouvé une clinique en Espagne et tout a été très vite. Six mois plus tard, j’étais enceinte. Je ne voulais pas choisir un homme sur catalogue comme si on était sur Tinder. Je préfère que le donneur n’ait pas d’identité. Pour moi, c’est juste un acte médical qui ne dure pas plus longtemps qu’un frottis chez le gynécologue. Si j'étais tombée enceinte naturellement après un rapport avec un homme de passage, mon fils aurait peut-être cherché à savoir qui était son père alors que là, il n’y a pas de père donc pas de questions à se poser. Mon fils de 16 mois a par ailleurs des figures masculines autour de lui : son grand-père qu’il adore, son oncle, mon beau-frère, mes amis. Aujourd’hui, je suis heureuse : j’ai une vie de famille, une vie sociale, beaucoup d’entraide grâce, notamment, à l’association Mam’en solo (mamensolo.fr)."

L'importance de l'accompagnement psychologique et de l'information

Lidia Stankiewicz, psychopraticienne et hypnothérapeute, auteure de Don d’ovocyte, est-ce que ça vous gêne ? (Quintessence, 2025), souligne : "Il y a encore quelques années, le don de sperme était entouré d’un grand secret mais, depuis la loi de bioéthique de 2021, les hommes ont moins de difficultés à assumer leur paternité vis-à-vis d’un enfant qui ne porte pas leurs gênes. Bien sûr, certaines questions restent tout de même sensibles : la ressemblance qu’on aura ou non avec l’enfant, l’anonymat du donneur. Certaines femmes préfèrent ne rien savoir de lui, d’autres veulent laisser le choix à leur enfant lorsqu’il sera plus grand. Comme le font les témoins, il est important de raconter à l’enfant comment il est venu au monde : pouvoir s’inscrire dans une histoire est essentiel pour sa construction psychique. On peut par exemple lui dessiner un arbre généalogique pour lui montrer sa place dans la famille, lui raconter aussi à quel point il a été désiré.

L’Agence de biomédecine organise des tournées d’information dans toute la France pour mieux renseigner le public sur le don de gamètes. Si seulement 13% des Français en âge de donner sont prêts à se lancer, 77% pourraient faire un don s’ils étaient mieux renseignés.

PMA pour toutes : un accès élargi à la parentalité

Depuis septembre 2021, faire un bébé toute seule est dorénavant légal et encadré. La loi bioéthique élargit la Procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes célibataires.

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Floriane témoigne : “À force de vouloir attendre la bonne personne, l’horloge biologique qui tourne… Je ne voulais plus attendre." Elle est accompagnée dans sa démarche par le service d'aide médicale à la procréation du CHU de Rouen (CECOS).

La loi sur la PMA pour toutes était très attendue. Résultat, depuis la parution des décrets en septembre 2021 de loi bioéthique, les demandes ont explosé au service du laboratoire de biologie de la reproduction CECOS du CHU de Rouen. "C'est un tsunami à Rouen comme partout en France, avec des demandes importantes. En un an, 900 demandes de recours à une PMA avec tiers donneur (ovocytes, spermatozoïdes, accueil d’embryons et double don) ont été enregistrées, pour 90 à 100 demandes annuelles avant les changements de la loi. "Les délais risquent de s'allonger si nous n'avons pas assez de donneurs.

Depuis plus d’un an, les Françaises peuvent congeler leurs ovocytes ou ovules, sans raison médicale, pour essayer de mener ultérieurement une grossesse. C'est grâce à la loi bioéthique du 2 août 2021. Congeler ses ovules permet potentiellement de préserver la fertilité d’une femme et de suspendre pour quelque temps le tic-tac de son horloge biologique. Une méthode accessible aux femmes de 29 à 37 ans, qui peuvent les utiliser jusqu’à leur 45e anniversaire. Mais la congélation d'ovocytes ne garantit pas à 100% une fertilité ultérieure. Le dispositif est entièrement remboursé par la sécurité sociale.

Les défis et les espoirs du parcours PMA

Le parcours PMA peut être long et semé d'embûches. Une femme témoigne : "Cela fait plus d’un an que nous essayons de concevoir un enfant avec mon mari, sans succès. Pourtant dès le premier mois d’essai je suis au taquet : j’ai acheté un appareil qui mesure ma fertilité et me prévient quand je vais ovuler, histoire d’optimiser mes chances."

Elle ajoute : "On ne parle pas trop des soucis de couples en PMA. Nous on en a eu. J’ai plus facilement accepté l’entrée en parcours que lui. « Bon. Effectivement votre ovulation est moyenne et vous êtes enrobée, va falloir creuser un peu plus par chez vous. Et pour votre mari, sperme peu mobile et qui meurt très vite, faut vraiment vous rencontrer au bon moment !"

L'association BAMP est un soutien précieux pour les femmes en parcours PMA. Elle témoigne : "J’adhère à l’association BAMP, ces nanas font bouger les choses, leur site me fait du bien, je suis contente de pouvoir envoyer une micro contribution. Je découvre le forum de FIV.fr, Je n’y écris pas mais je lis çà et là pour voir à quoi m’attendre."

Malgré les difficultés, l'espoir est permis. Elle conclut : "Et finalement, on a eu beaucoup de chance. Une chance de folie. Est-ce le CD de relaxation que je mets tous les soirs où il faut lâcher des cailloux dans la rivière pour alléger le poids du stress de la PMA ? L’insémination artificielle première du nom a fonctionné. Enceinte ! Je suis de nouveau enceinte !"

Les motivations des donneurs

Le don de spermatozoïdes est un acte de générosité qui permet à de nombreuses personnes de réaliser leur rêve de parentalité. Clémentine, Louise, Sylvie, Jeanne, Gwladys, Gauthier, Thierry, Romain et Benoît ont témoigné de leurs motivations.

L'un d'eux explique : "Ce don de spermatozoïdes, c’est un parcours de quelques étapes pour vous, mais pour nous, ce don, c’est la chance d’une vie." Un autre ajoute : "Je suis persuadé que les personnes qui ont recours au don de gamètes sont des personnes qui vont donner beaucoup d’amour à leurs enfants."

Certains donneurs souhaitent donner à chacun, dans sa vie, ce dont il a besoin pour se définir et mieux se concentrer sur la construction de son propre parcours. Les équipes médicales accompagnent les donneurs durant toute la démarche de don, de façon simplifiée et organisée.

Les alternatives à la PMA : l'insémination artisanale et naturelle

En dehors des parcours médicalisés, certaines femmes se tournent vers l'insémination artisanale ou naturelle.

Bailey Ennis, Londonienne de 24 ans, raconte avoir commencé par se mettre à la recherche d'un donneur sur un site en ligne spécialisé. Elle trouve alors un homme qui a déjà aidé deux couples de lesbiennes par le passé. Les échanges se passent bien et l'homme lui propose même de réitérer son don dans quelques années si elle souhaite agrandir sa famille.

Elle s'est procuré un kit d'insémination artificielle sur internet et, à son premier essai, elle tombe enceinte. "C'était très facile et pas bizarre du tout. Il a apporté son don et ensuite m'a aidée à utiliser le kit."

Elle ne regrette pas du tout son choix de devenir mère célibataire. "Avoir un bébé toute seule est la meilleure chose que j'aie jamais faite. Être maman est génial et je suis si heureuse d'avoir décidé de me lancer seule. […] Je donne des nouvelles au donneur. Lorenzo sera au courant pour le donneur et pourra le voir s'il le veut, à un moment dans sa vie."

Il est important de rappeler que l'insémination artisanale est illégale en France.

Les risques et les dérives de l'insémination "sauvage"

L'insémination "sauvage", réalisée en dehors de tout cadre médical, comporte des risques sanitaires et juridiques.

Des annonces proposant des dons de sperme "frais" sont publiées sur internet. Sur ces derniers, les échanges sont ciblés : des couples (hétéros comme lesbiens) ou des femmes seules sont en quête d'un donneur.

Trois méthodes sont alors possibles. Celle dite "artisanale" est la plus populaire : la femme s’auto-insémine le sperme de son donneur (à l’aide d’une seringue achetée en ligne, ou récupérée d’un kit de médicament liquide).

Dans les groupes dédiés, "l’échange" est très rapide. On s’écrit, on se rencontre et si tout se passe bien, on passe à l’action.

Kyle Gordy, qui gère de nombreux groupes de donneurs, explique voir ses dons comme la manière "la plus humaine" de faire des enfants.

Mandy* est, elle aussi, tombée enceinte de Kyle Gordy "du premier coup". Cette méthode, connue sous le nom d'insémination intracervicale, "consiste à utiliser une coupe menstruelle pour retenir l'éjaculat dans le canal vaginal, près du col de l'utérus, après l'insémination.

Il est important de souligner que ce genre d'arrangement peut tourner au vinaigre, même des années après la grossesse. En 2013, le tribunal de Nantes avait ainsi accordé à Sébastien, géniteur du bébé d'un couple d'amies lesbiennes, l'exercice de sa paternité.

L'Agence de la biomédecine informe que "les propositions s’apparentant à un don de sperme 'artisanal' sur Internet sont interdites en France. Elles dérogent aux principes légaux d’anonymat, de gratuité ainsi qu’aux règles de sécurité sanitaire."

Fertilité et âge : idées reçues et réalités

Contrairement à certaines idées reçues, l'âge de l'homme n'est pas toujours un facteur déterminant dans la fertilité. Un donneur témoigne : "Je ne penses pas car j'ai aidé 3 femmes de plus de plus de 40 ans et cela a été sans soucis elles sont tombés enceinte." Il ajoute : "Oui tout à fait, c’est seulement apres 65 ans que la fertilité de l’homme chute. Avant, la qualité du sperme n’est pas vraiment affecté avec l’âge."

Il n'y a pas de différence d'efficacité entre l'insémination naturelle et artisanale. Un donneur témoigne : "J'ai fait un don à une femme de 42ans il y a quelques mois avec réussite dès premier essai en artisanal.Mais j avais déjà fait des dons à des femmes plus jeunes précédemment et pareil, premier essai en artisanal et succès au rendez vous directement."

Conseils pour l'insémination artisanale

Pour celles qui choisissent l'insémination artisanale, il est important d'être à l'aise avec la méthode et de ne pas céder à une pratique si on ne le ressent pas au fond de soi-même.

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