Introduction

La faune amniotique des océans, comprenant les mammifères marins et les oiseaux marins, joue un rôle crucial dans l'équilibre des écosystèmes marins. Cependant, de nombreuses espèces sont confrontées à des menaces croissantes, conduisant à un déclin de leurs populations et à leur inscription sur la liste rouge de l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Cet article explore la situation préoccupante de ces espèces, les causes de leur déclin, et les mesures nécessaires pour assurer leur conservation.

Déclin des Oiseaux Marins : Un Indicateur de la Santé des Océans

Au cours des dernières décennies, le déclin de certaines espèces avicoles est devenu une source de préoccupation majeure. Ces oiseaux, qui nichent, hivernent ou passent simplement quelques mois sur divers territoires, sont de plus en plus nombreux à figurer sur la liste rouge de l'UICN. Les études de 2021 menées par le Muséum National d’Histoire Naturelle et l’Office Français de la Biodiversité mettent en évidence une disparition programmée de 30 % des oiseaux communs.

Espèces Menacées et Causes du Déclin

Nombre d'espèces d'oiseaux nicheurs sont sur la liste rouge de l'UICN. Ces oiseaux communs qui vivent, nichent et élèvent leur couvée dans les marais, les îles, les archipels, les forêts, les villes et les zones agricoles ont vu leur population s’effondrer au fur et à mesure des années. D’autres espèces qui n’ont pas encore rejoint la liste rouge de l’UICN démontrent une baisse préoccupante de leur effectif. Parmi les oiseaux qui nichent, hivernent ou ne sont que de passages, les oiseaux nicheurs représentent 32 % des espèces dont la vitalité est plus que préoccupante. Le moineau triquet et même nos mésanges sont en grand danger d’extinction. Parmi les espèces en danger que pointe également l’UICN se trouvent de nombreux oiseaux migrateurs qui viennent hiverner dans l’Hexagone. Enfin, certaines espèces de passage connaissent elles aussi un état préoccupant de leur population.

En milieu urbain, périurbain et dans les zones agricoles, les ornithologues estiment que l’Europe a perdu 600 millions d’oiseaux en près de 40 ans. Aux États-Unis, c’est près de 3 milliards d’oiseaux que l’on ne verra plu, ni n’entendra plus pépier. En France, les populations de moineaux domestiques qui égayent nos villes et villages connaissent, elles aussi, un fort déclin : 75 % en seulement 13 ans. Mais c’est l’avifaune des milieux agricoles qui reste majoritairement touchée avec une diminution de 57 % quand les forêts voient leurs populations d’oiseaux diminuer de 18 %.

Plusieurs facteurs contribuent à ce déclin :

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  • Destruction de l'habitat : La progression des milieux urbains et la bétonnisation raréfient l’accès aux espaces de nidification pour les espèces comme le martinet ou les hirondelles.
  • Raréfaction des insectes : La diminution des insectes, souvent indispensables au nourrissage des couvées, est un problème majeur. Moineaux et moineaux friquets se nourrissent de graines et de fruits, quand leurs oisillons sont majoritairement nourris d’insectes et de vers.
  • Changement climatique : Les activités humaines responsables du changement climatique ne sont pas en reste pour asséner le coup de grâce à certains oiseaux. Nos espèces communes qui apprécient le froid comme la sarcelle d’hiver ou le grand Tétras supportent mal ce changement. La ponte, la couvaison des œufs et le développement des oisillons sont particulièrement impactés par le réchauffement climatique.
  • Agriculture intensive : L’agriculture intensive et la mécanisation mise en place à l’après-guerre sont aujourd'hui pointées du doigt par de nombreux ornithologues et scientifiques. Lorsque les premières céréales sont prêtes à moissonner, bien souvent, les nichées ne sont pas encore prêtes pour leur premier envol.
  • Utilisation de pesticides : Et pour les espèces avicoles qui se nourrissent presque exclusivement d’insectes ou d’invertébrés, les engrais et les pesticides ont un impact négatif pour 143 espèces. Or, leurs études ne s’appuient que sur 170 espèces analysées durant la période de reproduction. Lorsque les oiseaux éprouvent des difficultés pour trouver leur nourriture, la reproduction comme la survie des oisillons est en danger.

Conséquences et Mesures de Conservation

La disparition des oiseaux peut avoir des conséquences graves sur les écosystèmes, notamment en perturbant la lutte contre les invertébrés et les insectes qui colonisent nos cultures. Il est donc crucial de prendre des mesures pour protéger ces espèces.

La création d’espace protégé, en milieu urbain comme en milieu rural ; participerait à la vitalité ou au maintien de nos espèces. En campagne, une agriculture respectueuse de l’environnement, exempte de pesticide et s’appuyant sur des alliés naturels comme les insectes ou les oiseaux limiteraient la disparition de nombreux insectes volants et invertébrés.

Les Mammifères Marins : Un Aperçu de Quelques Espèces

Les mammifères marins sont un groupe diversifié d'animaux adaptés à la vie dans les océans. Parmi eux, on trouve des espèces emblématiques comme les phoques.

Le Phoque du Groenland : Un Exemple de Gestion des Populations

Le phoque du Groenland (Pagophilus groenlandicus) est un phoque de petite taille, mesurant en moyenne 1,60 m pour un poids de 130 kg. Il se distingue par sa face noire à l'âge adulte et par une tache caractéristique en forme de "harpe" ou de selle sur le dos et les flancs. Son régime alimentaire est constitué de poissons pélagiques, de crustacés et de mollusques.

Le phoque du Groenland est très grégaire, il est très aquatique et c'est un grand voyageur. Il effectue des déplacements précis et saisonnier. En hiver, il se dirige vers le sud pour se reproduire, à l'issue de l'hiver il remonte vers le nord pour muer. Il peut plonger jusqu'à 400 m et rester près de 15 minutes sous l'eau. Sa longévité est de 28 à 35 ans.

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Bien que l'espèce soit actuellement répertoriée comme non en danger, elle fait l'objet d'une gestion attentive, notamment au Canada, où la chasse commerciale est encadrée par des objectifs basés sur une approche de précaution. L'effectif total a été estimé à 4,4 millions d'individus en 2024 en baisse depuis 2019 ou l’effectif estimé était alors de 5,6 millions. Pêches et Océans Canada considère que le stock de phoques du Groenland dans l’Atlantique Nord-Ouest est considéré comme étant dans la zone de prudence. Il considère que la baisse est probablement imputable à l’augmentation de la mortalité des jeunes decoulant des changements climatiques et de la réduction de la couverture de glace.

En France, le phoque du Groenland est protégé par l'arrêté du 27 juillet 1995, qui interdit la destruction, la mutilation, la capture, le transport, la vente ou l'achat de spécimens de cette espèce.

Autres Espèces de Phoques

  • Le phoque gris (Halichoerus grypus) : Il se distingue par sa grande tête rectangulaire et son museau relativement long.
  • Le phoque commun (Phoca vitulina) : Il a une face qui rappelle celle d'un chien, avec de petites narines formant un "V".
  • Le phoque à capuchon (Cystophora cristata) : Le mâle possède une grande membrane nasale flexible ou « capuchon ».
  • Le phoque barbu (Erignathus barbatus) : Il a un long corps épais, une petite tête et de longues vibrisses pâles très visibles.
  • Le phoque annelé (Pusa hispida) : Il est caractérisé par de nombreux anneaux pâles sur le dos.

L'Impact des Polluants sur la Faune Marine

Les polluants, notamment les pesticides, représentent une menace sérieuse pour la faune marine. En France comme dans de nombreux pays industrialisés, le recours aux pesticides et insecticides rythme les saisons agricoles. 65 000 000 de tonnes sont déversées chaque année pour protéger aussi bien les récoltes céréalières que la betterave ou les vignes. En plus d’une raréfaction de leur habitat même dans les zones rurales, les espèces avicoles ingèrent bien malgré elles des composés toxiques.

Ainsi, la bromadiolone, anticoagulant destiné aux campagnols tuent leurs prédateurs naturels comme les rapaces. Le milan en fait bien souvent les frais. Les néonicotinoïdes interdits en France depuis 2018 ne sont pas seulement responsables du déclin des abeilles, ils agissent efficacement sur les trois quarts des insectes, proies de la plupart de nos oiseaux communs. Désherbants, fongicides et insecticides fragilisent les espèces avicoles. Leurs effets funestes sur le foie et l’encéphale sont reconnus et ne sont pas les seuls. La plupart des molécules utilisées ne possèdent pas un effet foudroyant sur les animaux, mais leur ingestion répétée met en jeu la santé de l’animal et la survie de l’espèce par ces effets transgénérationnels. C’est le cas du DDT, dont on trouve des traces dans le liquide amniotique des femmes enceintes encore aujourd’hui. Or, la pulvérisation de cette substance est interdite depuis 1970. De nombreuses substances s’accumulent ainsi dans les sols.

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