L'accouchement est un moment crucial dans la vie d'une famille, mais il peut parfois virer au drame. C'est le cas de l'affaire Jessica Ross et Treveon Taylor, un couple d'Américains qui a vécu une expérience traumatisante le 9 juillet dernier dans une maternité de l'État de Géorgie.
Les faits
Jessica Ross et Treveon Taylor se sont rendus au Southern Regional Medical Center de Riverdale (Géorgie, Etats-Unis) pour l'accouchement de leur enfant. Selon leurs dires, l'obstétricienne en charge de la mère, Tracey St Julian, aurait fait usage d'une "force ridiculement excessive" lors de l'accouchement, entraînant la décapitation et la mort de leur nourrisson.
Selon les parents, la docteure Tracey St Julian aurait retardé toute intervention chirurgicale et n'a pas cherché à obtenir rapidement de l'aide lorsque le bébé est resté coincé durant l'accouchement. Au lieu de cela, ils affirment qu'elle a tiré sur la tête et le cou du petit être. "C'est quelque chose qui est clairement contre-indiqué", a déclaré leur avocat Roderick Edmond, qui est également médecin, lors d'une conférence de presse mercredi. "Aucun obstétricien crédible et raisonnablement compétent ne devrait jamais faire cela".
Près de trois heures se seraient écoulées en salle de travail avant que Jessica Ross, la mère du bébé, ne subisse une césarienne, alors que les moniteurs n'enregistraient déjà plus de battements cardiaques. Cette opération a finalement permis de sortir les jambes et le corps du bébé, mais la tête a été délivrée par voie vaginale, a ajouté l'avocat dans un récit glaçant.
Selon les documents judiciaires, Jessica Ross était en salle de travail depuis trois heures, et elle était notamment accompagnée d’une obstétricienne lorsqu’elle a été transférée au bloc opératoire pour tenter une césarienne. Son mari et elle accusent la médecin d’avoir retardé l’intervention chirurgicale. Elle aurait aussi appliqué une force excessive sur la tête et le cou du bébé, conduisant à accoucher le corps du nourrisson par césarienne, et sa tête par voie basse.
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L'enquête et les conclusions
Le bureau du médecin légiste de l'État de Géorgie a mené une expertise et a qualifié cette action d'homicide. Selon le communiqué partagé par l'équipe juridique du couple, le décès du petit garçon résulte d'une fracture des vertèbres cervicales de la colonne vertébrale. Le bureau du médecin légiste du comté de Clayton a expliqué sur CNN : "Je n’ai jamais été témoin d’une chose pareille auparavant. Personne dans notre bureau n’a vu quelque chose de pareil."
Le bureau du médecin légiste du comté de Clayton a, affirment-ils, déterminé que la cause immédiate du décès du bébé, en salle de naissance, était une fracture-luxation avec section complète de la colonne cervicale supérieure et de la moelle épinière, et qu’une action humaine était à blâmer.
Brian Byars, le directeur du bureau du médecin légiste du comté de Clayton a expliqué sur CNN : "Je n’ai jamais été témoin d’une chose pareille auparavant. Personne dans notre bureau n’a vu quelque chose de pareil". Homicide, au sens de « mort causée par les actions d’un tiers ». C’est ce que vient de conclure un médecin légiste américain dans la triste affaire Treveon Taylor junior, ce bébé décapité à la naissance il y a quelques mois dans une maternité de l’État de Géorgie.
Les accusations et la défense
Les parents accusent également la maternité d'avoir cherché à faire "disparaître les preuves". Ils affirment que l'hôpital les aurait forcés à faire incinérer leur enfant rapidement et leur aurait indiqué qu'il n'était pas possible de réaliser une autopsie dans la région. "C’est diabolique dans mon esprit", a déclaré l'un de leurs avocats, lui-même médecin. "Qu’ils aient essayé de la forcer à faire incinérer le bébé pour faire disparaître les preuves."
Même si le couple savait que son fils n’avait pas survécu, le Dr Roderick Edmond, l’un des avocats de la famille, qui est médecin, accuse le personnel médical de l’hôpital d’avoir caché la situation aux parents. L’équipe médicale aurait tenté de les convaincre d’incinérer le corps rapidement, puis assuré qu’il était impossible d’obtenir une autopsie gratuite dans tout le comté. « Qu’ils aient essayé de la forcer à faire incinérer le bébé pour faire disparaître les preuves. Qu’ils leur aient menti »… Les parents n’auraient eu connaissance de la situation que trois jours après l’accouchement, lorsque la maison funéraire chargée de l’inhumation a informé le bureau du médecin légiste du comté. « Nous voulons juste que justice soit rendue à notre fils », a imploré mercredi le jeune père, sa femme demeurant silencieuse ou en larmes à ses côtés.
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La maternité et l'obstétricienne mise en cause contestent l'intégralité des faits. Elles assurent que le bébé était déjà mort dans l'utérus et que sa blessure au cou n'a donc pas entraîné son décès. "Bien que tragique, cette issue rare a été rapportée dans la littérature médicale et peut se produire en l'absence de tout acte répréhensible de la part du médecin, ce qui est le cas ici", ont déclaré les avocats de l'établissement de santé.
L’hôpital a refusé de répondre aux questions de la presse, arguant qu’un procès était en cours. Au mois d’août, après le dépôt de la plainte des parents, le Southern Regional Medical Center avait affirmé que le bébé était mort in utero. Les avocats de la médecin mise en cause ont affirmé en septembre rejeter la conclusion selon laquelle la blessure du bébé s’était produite avant la mort. « Bien que tragique, ce résultat rare a été rapporté dans la littérature médicale et peut survenir en l’absence de tout acte répréhensible de la part du médecin, ce qui est le cas ici », avaient-ils écrit dans des documents judiciaires.
Dystocie des épaules : un facteur potentiel
Selon l’American Library of Medecine, la dystocie des épaules survient dans 0,5 à 1 % des accouchements, mais grimpe à 2,25 % lorsque le bébé à naître dépasse les 4 kg. Plusieurs manœuvres pour faire pivoter l’enfant et le bassin de la mère sont alors possibles. Les épaules du bébé sont restées coincées dans le canal vaginal lors de la tentative d’accouchement par voie basse, une urgence fœtale connue sous le nom de dystocie des épaules.
Réactions et suites
"Nous voulons juste que justice soit rendue à notre fils", a imploré le père, Treveon Taylor, tandis que sa femme était en larmes à ses côtés. Une action en justice a été intentée contre le Southern Regional Medical Centre et l'obstétricienne en charge. L'affaire est en cours d'instruction.
L'accouchement dans la culture populaire : L'exemple de Friends
La série télévisée Friends, bien que principalement une comédie, a abordé le thème de l'accouchement à travers l'expérience de Rachel Green. Plusieurs scènes se déroulent à l'hôpital, montrant les joies et les angoisses liées à la naissance d'un enfant.
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Dans un épisode, Rachel est en travail et se trouve dans une chambre d'hôpital avec Ross et ses amis. Les dialogues humoristiques et les situations cocasses permettent de dédramatiser quelque peu l'événement, tout en soulignant l'importance du soutien des proches.
La série aborde également la question des chambres privées et communes à l'hôpital, ainsi que les interactions avec le personnel médical. Les personnages secondaires, comme Janice, ajoutent une touche d'humour à la situation.
Bien que la série Friends offre une vision romancée de l'accouchement, elle permet de sensibiliser le public à cette étape importante de la vie et de susciter des discussions sur les différentes expériences et émotions qui y sont associées.
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