L'étiquette, un élément omniprésent dans notre quotidien, joue un rôle crucial dans la communication d'informations sur les produits. Cet article explore la définition de l'étiquette, en particulier dans le contexte des produits alimentaires, et examine son évolution, ses fonctions et ses implications juridiques.

Introduction

L'étiquette, au-delà d'une simple pièce de papier ou de carton, est un vecteur d'informations essentiel entre le producteur et le consommateur. Elle fournit des détails sur le produit, son origine, sa composition, et bien d'autres aspects importants. Cet article se penche sur la définition de l'étiquette, son rôle dans le contexte alimentaire, et les enjeux qui en découlent.

Définition et Caractéristiques Générales de l'Étiquette

Définition de l'Étiquette

Le Trésor de la langue française définit l'étiquette comme « un petit carton […] que l’on fixe sur un objet pour donner la dénomination, la provenance, la destination, le prix, etc. ». Dans le contexte des denrées alimentaires préemballées, l'étiquette est fixée sur l'emballage du produit avant sa présentation à la vente.

L'Étiquette : Un Objet Discursif Graphique

Selon Paveau et Rosier (2010) et Paveau (2012), l'étiquette peut être considérée comme un objet discursif graphique. Elle est dotée de traits graphiques orientant les productions discursives et s'imbrique à son support. L'étiquette est donc un discours non autonome, produit dans un contexte sociohistorique particulier.

Fonctions de l'Étiquette

L'étiquette a pour fonction de désigner, de décrire et de commenter l'item auquel elle se rattache. Elle peut influencer le pouvoir de signification et de séduction du produit en attribuant des caractères susceptibles d'attirer l'attention du consommateur. Elle assure un rapport de médiation entre le lecteur et l'objet.

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L'Étiquette dans le Contexte Alimentaire

Cadre Normatif de l'Étiquetage Alimentaire

L'étiquetage des denrées alimentaires préemballées est soumis à des règles strictes, notamment le Règlement 1169/2011 (INCO), en vigueur dans l'Union européenne depuis 2014. Ce règlement vise à garantir une transparence maximale en fournissant aux consommateurs toutes les informations nécessaires pour faire des choix éclairés.

Mentions Obligatoires et Informations Complémentaires

Le règlement INCO impose la présence de 12 mentions obligatoires sur l'étiquette, allant de la dénomination du produit à la déclaration nutritionnelle, en passant par la liste des ingrédients, le nom de l'exploitant, le lieu de production, etc. Les fabricants sont libres de fournir des informations complémentaires, à condition qu'elles ne soient pas trompeuses, ambiguës ou déroutantes, et qu'elles soient basées sur des données scientifiques pertinentes.

Le Marquage Environnemental

Le marquage environnemental a pour objet d'informer les consommateurs sur les impacts environnementaux des produits. Il est encouragé par les pouvoirs publics pour orienter la demande vers des produits plus respectueux de l'environnement et inciter les producteurs à écoconcevoir leurs produits.

Types de Communications Environnementales

La communication environnementale sur un produit est normalisée au niveau international (norme ISO 14020). Elle se décline en trois catégories :

  • Type I : L'écolabel (ISO 14024), qui tient lieu de reconnaissance officielle et se traduit par la présence de logos issus des labels nationaux ou européen de l'agriculture biologique.

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  • Type II : L'auto-déclaration (ISO 14021), qui comprend des garanties développées pour aller plus loin que le label officiel et mettre en avant des aspects tels que le respect d'une charte éthique, une production locale ou non industrielle, une agriculture biodynamique, etc.

  • Type III : L'éco-profil (ISO 14025), qui présente des données quantitatives sur les impacts environnementaux d'un produit.

Étude de Cas : La Biodiversité dans les Étiquettes Alimentaires

Méthodologie

Une étude a été menée sur un corpus d'étiquettes de denrées préemballées recueillies en France et en Italie entre janvier et mai 2017. Le critère de sélection était la présence d'une référence à la biodiversité à travers le marquage environnemental.

Observations

La présence du logo officiel européen de l'agriculture biologique suggère implicitement que le produit est issu d'une production attentive à la biodiversité. Cependant, une référence explicite à cette dernière, caractérisée par la présence d'un énoncé contenant le mot « biodiversité/biodiversità », est assez rare.

Analyse Lexicale

Le champ dérivationnel de « divers » a été exploré, ce qui a permis de relever les mots suivants : « diversifié/diversité/diversa ». En revanche, le mot « variété/varietà », en lien avec la notion d'espèce ou d'écosystème, s'est révélé beaucoup plus souvent présent.

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Actualisation du Vocable « Biodiversité/Biodiversità »

Sur les étiquettes, le vocable « biodiversité/biodiversità » s'actualise le plus souvent comme le support d'un processus.

Enjeux et Défis de l'Étiquetage

Indication d'Origine et Production Française

La question de l'indication d'origine des produits est un enjeu majeur, notamment pour soutenir la production française. Privés d’étiquetages systématiques et obligatoires, les consommateurs sont de moins en moins en capacité de faire des choix éclairés et citoyens, alors que se développe, en parallèle, la concurrence internationale des entreprises à bas-salaires.

Labels Privés et Reconnaissance Publique

Les labels privés pallient l’absence d’indication publique d’origine des produits, mais ne s’y substituent pas. Il existe un embryon de reconnaissance publique pour les produits industriels et surtout artisanaux, à travers le label d’État « Entreprise du Patrimoine Vivant » (EPV).

Schizophrénie de la Politique Française

La politique française en matière d’indications d’origine est schizophrène. D’un côté, le principe de non-étiquetage des produits artisanaux et industriels n’est ouvertement remis en cause par aucun élu. De l’autre, chacun sait bien que la France ne peut vivre sans tissu économique local, sans emploi et sans vitalité des territoires.

Exemples d'Informations Trouvées sur les Étiquettes

  • Date d'impression de l'édition : Généralement mentionnée sur la dernière page.
  • Papier vergé : Désigne le papier fabriqué à partir des fibres de la plante du même nom.
  • Armoiries : Signes héraldiques apparus au Moyen-Âge et référant à une famille, une ville, un peuple.
  • Ex-libris : Cette marque est généralement frappée sur le premier plat d'une reliure.
  • Autographe : Qui est écrit de la main de l'auteur.
  • Cul-de-lampe : Illustration au-dessus des titres de chapitres. Il peut aussi être reproduit en tête de toutes les pages. Sa surface est variable et ne doit pas être confondu avec une simple guirlande d'ornement.
  • Basane : Peau de mouton tannée à l'aide de substances végétales qu'on utilise pour les reliures ordinaires. La durée de vie de ces reliures est inférieure à celles en maroquin, veau ou chagrin.
  • Bibliographie : Ce mot désigne l'amour des livres et vient des mots grecs biblion (livre) et philia (amour).
  • Tête : Marge supérieure fixe d'une feuille, couverture ou garde.
  • Cahier : Groupe de feuillets résultant du pliage et de la découpe d'une grande feuille. Un livre est constitué de plusieurs cahiers assemblés et cousus ensemble avec du fil de lin.
  • Compartiments : Espaces entre deux nerfs du dos, appelées aussi compartiments, ou entre nerfs.
  • Cartonnage : Reliure dont les plats sont recouverts d'une percaline (toile fine). Elle est gravée par des fers ou une plaque dorée à chaud ou à froid (pour une gravure en creux sans dorure), ou illustrée en quadrichromie. Les cartonnages sont des éditions du XIXème et du début du XXème siècle.
  • Chagrin : Cuir grenu généralement fabriqué à partir de peau de chèvre, d'Âne ou de mulet et qui est utilisé en reliure pour recouvrir tout ou une partie du livre.
  • Charnière : Articulation entre le dos et le plat d'un volume.
  • Coiffe : Extrémité du dos d'un livre. On parle de coiffe de tête (extrémité supérieure) ou coiffe de queue (extrémité inférieure). C'est la partie la plus fragile d'une reliure.
  • Coins : Angle d'un livre. On parle par exemple de reliure en demi-chagrin, demi-maroquin ou demi-basane à coins : les quatre coins et le dos du livre sont alors recouverts de peau. Ils peuvent également être recouverts de toile.
  • Après couture : Ce qui commence après la couture et se termine après la rogne.
  • Points : Petites caractéristiques, souvent des erreurs typographiques, présentes dans l'édition originale d'un ouvrage.
  • Couverture : Elément du livre qui protège l'ensemble des pages et comporte généralement le nom de l'auteur, le titre et l'éditeur. Elle est dite muette quand il n'y a aucune indication, ou d'attente lorsqu'elle est recouverte d'un papier hâtivement posé dans l'attente de la reliure.
  • Broché/Relié : Un livre broché a une couverture en papier, un livre relié à une couverture rigide en carton recouverte de cuir ou de toile (percaline) ou de papier.
  • Culs-de-lampe : "Vignette décorative placée à la fin d'un chapitre et dont le contour s'inscrit généralement dans un triangle ayant la pointe en bas." (Larousse).
  • Dorure sur tranche : Une fine couche d'or apposée sur un livre.
  • Dos : Partie visible de l'ouvrage lorsqu'il est rangé dans une bibliothèque. Le dos est dit "muet" s'il ne mentionne pas le titre de l'ouvrage et/ou le nom de l'auteur.
  • Ébarbé : Se dit d'un volume dont l'extrémité des marges a été coupées afin d'enlever ce qui dépassait trop.
  • Emboîtage : Couverture ou étui de protection en papier, en tissu ou en cuir ouverte sur l'un des côtés laissant uniquement aparaitre la couverture de l'ouvrage. Généralement utilisé pour des ouvrages de luxe.
  • Édition : Au sens propre, ce terme signifie "faire paraître au public". Ensemble du tirage d'un ouvrage ayant la même mise en page, illustrations, pagination, typographie et pagination.
  • Édition limitée : Edition d'un ouvrage délibérément limitée à un nombre d'exemplaires relativement peu important.
  • Édition hors commerce : Ouvrage qui a été publié en dehors du territoire des Etats-Unis. Généralement, la vente et la distribution de telles éditions est interdite aux Etats-Unis et au Canada.
  • Édition Originale : Une édition originale ou princeps (du latin "premier") est la première édition d'un livre. Les éditions suivantes sont appelées des rééditions.
  • Émissions : Exemplaires d'une même édition mis en vente à des moments différents. Les émissions diffèrent également entre elles selon les corrections apportées au premier tirage (correction des erreurs typographiques).
  • Enluminures : Ornements de petites dimensions (souvent des lettres ornées) illustrant les feuillets d'un livre ou d'un manuscrit.
  • Éphéméras : Articles imprimés ou écrits prévus pour avoir une durée de vie limitée et désormais prisés par les collectionneurs.
  • Épreuve : Version non-corrigée d'un livre, précédant sa publication.
  • Envoi : Exemplaire d'un ouvrage dans lequel l'auteur rend hommage à une personne en particulier.
  • Ex-libris : Inscription indiquant le propriétaire du livre. Cette inscription peut prendre une forme manuscrite, un carré de papier ou une étiquette imprimée ou gravée, portant des initiales, un symbole, des armes ou un nom. Il est en général apposé au verso du plat d'un volume.
  • Filigrane : Dessin imprimé sur le papier qui ne devient visible que si la feuille est regardée par transparence.
  • Frottés : On parle par exemple de "coins frottés", "dos frotté" , "plats frottés" lorsque la reliure est usée à ces endroits du livre. Cette usure résulte du frottement de celui-ci contre une étagère ou contre d'autres livres.
  • Gouttière ornée : Motifs décoratifs imprimés sur la gouttière d'un livre dans le but de le rendre plus attrayant.
  • Grands papiers : Egalement appelés "exemplaires de tête" ou "tirage de tête", ces "grands papiers" sont des exemplaires de luxe qui se caractérisent par leurs grands formats et par leur impression sur matières nobles.
  • Hors-texte : Contraire de "in-texte". Se réfère aux enluminures polychromiques.
  • Impression : Fait d'imprimer sur papier un document. Désigne également le nombre de documents imprimés.
  • Impression à la demande : Technique d'impression digitale permettant l'impression individuelle d'un livre au lieu de l'impression simultanée de plusieurs centaines ou milliers d'exemplaires.
  • Incunable : Du latin "cunabulum" signifiant "berceau, commencement". Livre imprimé entre les débuts de l'imprimerie de Gutenberg (1450) et 1501.
  • In-douze : Livre dont les feuilles imprimées ont été pliées douze fois donnant au total vingt-quatre pages. Dimension d'un livre : format grand cahier.
  • Justification : Signature réalisée par une personne autre que l'auteur.
  • Jaquette : Couverture de protection amovible dont les deux rabats sont repliés sur les contre plats de la couverture. Elle peut comporter une illustration de l'ouvrage et donc apporter un élément de décoration supplémentaire. Elle est généralement utilisée à des fins commerciales.
  • Livre électronique : La version digitale d'un livre lisible sur un appareil électronique.
  • Livre de poche : Livre broché dont la couverture est souple. Le livre de poche le plus répandu, largeur 10,16cm/hauteur 17,78cm. Le plus souvent utilisé pour les livres de science-fiction, d'aventure et de mystère.
  • Lâche : Se dit d'un livre dont la manipulation répétée a assoupli la reliure.
  • Manuscrit : Forme originelle d'un ouvrage au moment de la rédaction par l'auteur.
  • Marque d'imprimeur : Dès les débuts de l'imprimerie apparaît à la fin des livres la marque personnelle des imprimeurs qui voient là un moyen d'authentifier leur production. Située sur la page de titre à partir du XVIème siècle, ces marques peuvent être très simples ou prendre la forme d'un monogramme ou d'une vignette.
  • Maroquin : Cuir noble et épais à grain large et apparent provenant d'une peau de chèvre originaire du Maroc.
  • Nerfs : Parfois nommées 'nervures', les nerfs sont les saillies visibles au dos d'un livre formées par les ficelles recouvertes de la couture reliant les cahiers ensemble.
  • Non coupé : Se dit d'un ouvrage dont la plupart de ses pages ne peuvent être lues sans une première ouverture au couteau.
  • Ombré : Se dit de la décoloration d'une feuille ou de la couverture d'un livre habituellement causée par l'utilisation de ruban adhésif, par exemple.
  • Page : L'une des deux faces d'une feuille.
  • Réassort : Indique que la promotion d'un livre par l'éditeur a connu un tel succès que le nombre de commandes a dépassé le nombre d'impressions initialement prévu. Une seconde ronde d'impressions est donc nécessaire.
  • Refaite : Se dit d'un livre dont les couvertures ont été changées.
  • Éloge : Courte louange d'un auteur ou annotateur.
  • Recto : Le devant d'une feuille d'un livre relié, c'est-à-dire la page de droite d'un livre ouvert.
  • Réimpression : Réimpression d'une certaine édition d'un livre. Le texte original demeure habituellement inchangé lors de chaque réimpression.
  • Reliure d'époque : Reliure d'origine datant de la publication du livre.
  • Rousseurs : Tache roussâ tre causée par une réaction chimique.
  • Serrée : La reliure d'un nouveau livre est très serrée, c'est-à-dire que le livre ne s'ouvre pas facilement et qu'il ne peut généralement pas rester ouvert sur une page en particulier.
  • Souple : Se dit d'un livre dont la couverture est flexible, molle, malléable. Cette couverture peut être couverte de tissu, de cuir ou encore de vélin.
  • Tirage : Fait d'imprimer sur papier un document. Désigne également le nombre de documents imprimés.
  • Mouillures : Mouillures qui forment des traces sombres sur les pages d'un livre.
  • Tranches : Un livre a trois tranches : ce sont ses trois côtés autres que le dos.
  • Queue : Partie inférieure des feuilles d'un livre.
  • Volume : Un livre est l'assemblage de plusieurs feuilles pliées en 2 pour les in-folio, 4 pour les in-quarto, 8 pour les in-octavo. Une fois pliées ces feuilles forment des cahiers que l'on coud ensemble. Il faut ensuite couper les extrémités inégales des pages pour rendre lisse la surface des tranches.

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