Un chant flûté et mélodieux s’élève du haut d’un peuplier en bordure du Gapeau. Le son est fort, puissant et bien clair. La strophe est courte (4 notes en moyenne) mais répétée à intervalles réguliers. Pas de doute, les Loriots d’Europe sont de retour. Le Loriot d’Europe (Oriolus oriolus), appelé également Loriot jaune, est un passereau appartenant à la famille des Oriolidae qui compte une trentaine d’espèces, et dont il est, en Europe, le seul représentant. On le trouve sur une bonne partie du continent européen.
Caractéristiques générales du Loriot d'Europe
Le Loriot d’Europe est un oiseau migrateur de la taille d’une grive, mesurant environ 25 cm de longueur au maximum. Il est du même gabarit que le merle. Son plumage particulier, plus proche de celui d’un oiseau exotique que d’un oiseau d’Europe, permet de l’identifier aisément parmi nos autres passereaux. Heureux celui qui peut l’apercevoir car cet oiseau est très farouche. Il est en revanche plus fréquent d’en apprécier son chant mélodieux qui trahit sa présence.
Plumage du mâle
Le mâle de Loriot d’Europe ne peut être confondu avec aucun autre oiseau. Il possède une livrée d’un jaune d’or à jaune orangé intense sur tout le corps, de la tête au croupion. Avec son plumage jaune vif et noir, il pourrait presque faire penser à un oiseau des forêts tropicales que l’on voit dans les documentaires animaliers. Il s’agit pourtant bien d’une espèce européenne comme son nom l’atteste. Les ailes noires, marquées d’une tache jaune un peu plus pâle, contrastent fortement. Les rectrices sont noires marginées à leur extrémité de jaune. De près, une tache noire sur les lores relie le bec, fort et d’un beau rose rouge, à l’œil rouge. Une ligne reliant les yeux aux commissures du bec ainsi que ses ailes et sa queue d’un noir profond créent un contraste saisissant avec le jaune éclatant de sa livrée.
Plumage de la femelle
Le plumage de la femelle est plus discret avec des tons verts-olives plus ternes à la place du jaune et du brun foncé là où le mâle est noir. Les femelles, aux couleurs plus discrètes, ont un manteau vert olive, le croupion et les flancs jaunâtres, les rectrices brun verdâtre marginées plus étroitement de jaune que chez le mâle. Les ailes sont brun olivâtre marquées d’une tache blanchâtre. Le dessous est gris très pâle finement strié de brun foncé, à l’exception des sous-caudales uniformément jaune citron. Le bec est d’un rose moins soutenu que chez le mâle. Certaines femelles présentent, avec l’âge suppose-t-on, un plumage plus contrasté se rapprochant de celui du mâle.
Plumage des jeunes
Les jeunes sont encore plus ternes que les femelles avec le dessus brun vert olive et le dessous blanc à stries noirâtres. Leur bec est ardoise, leurs pattes gris bleu et leurs iris bruns.
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Mue
Les adultes effectuent une mue complète dès la fin du mois de juillet, les jeunes une mue partielle durant le premier hiver qui conduit à un plumage prénuptial parfois porté plus d’un an.
Confusion possible
Si les mâles sont sans équivalent en Europe, jeunes et femelles ressemblent un peu aux jeunes étourneaux (Sturnus vulgaris) dont la taille est toutefois plus petite et la teinte, sur le ventre notamment, beaucoup plus sombre. Chez ces derniers, le front est aussi plus fuyant, le bec moins fort et le comportement très grégaire.
Chant et cris
L’un des cris, miaulant, éraillé et disgracieux poussé par les deux sexes, contraste fortement avec le chant du mâle, sur trois syllabes en général, particulièrement flûté et mélodieux. Ainsi, comme pour beaucoup de passereaux, c’est avant tout à son chant que l’on repère le Loriot. Le cri typique est un « viehh » rêche, rappelant un chat énervé.
Distribution géographique et habitat
Cette espèce niche dans la zone paléarctique, du Maroc à l’Asie centrale, schématiquement entre les latitudes 30° et 60°N. On ne distingue avec certitude que deux sous-espèces.
Sous-espèces
- La sous-espèce nominale, Oriolus oriolus oriolus, est présente dans le Paléarctique occidental, du Maroc jusqu’en Russie du Nord-Ouest incluant au passage l’Algérie, la Tunisie, la Turquie et les pays du Caucase, l’aire européenne étant limitée à l’Espagne, la France, le Benelux, l’Allemagne, la Pologne et les pays baltes puis la Mer Noire et les pays méditerranéens jusqu’à l’Italie. Cette sous-espèce est très rare en Angleterre, au Danemark et en Suède ce qui est surprenant vu sa présence dans toute la moitié sud de la Finlande.
- Une autre sous-espèce Oriolus oriolus kundoo occupe l’Asie centrale (avec de nombreuses lacunes mais aussi des imprécisions sur les sous-espèces présentes) et méridionale où elle se reproduit jusque dans le nord de l’Inde.
Présence en France
En France, le Loriot niche sur l’ensemble du territoire excepté quelques régions insulaires ou péninsulaires (Bretagne occidentale, Cotentin, Corse) où son absence ou son extrême rareté sont difficilement explicables. Il évite aussi les hauteurs des Alpes, des Pyrénées, du Massif Central, n’y pénétrant qu’à la faveur de certaines vallées.
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Habitat préférentiel
Malgré ses couleurs éclatantes, le Loriot d’Europe, reste difficile à entrevoir car il affectionne particulièrement les frondaisons denses, dans lesquelles il passe le plus clair de son temps. Il ne vient que rarement au sol. L’habitat du Loriot associe deux composantes principales que la plupart des espèces du genre Oriolus trouvent en région tropicale. La première est un environnement chaud. Ce facteur explique d’une part l’abondance de l’espèce en Europe centrale où le climat estival est continental, d’autre part son absence dans toute l’Europe au-dessus de 600 m d’altitude. Les stations les plus élevées s’observent essentiellement en région méditerranéenne (1000 m sur le plateau d’Albion, Vaucluse, 1300 m dans les Pyrénées orientales). La seconde composante de l’habitat est un milieu forestier frais et humide, dans la plupart des cas feuillu, aux frondaisons luxuriantes, mais doté de clairières. L’espèce apprécie en effet un certain effet de lisière. Cette dernière exigence l’amène à s’installer préférentiellement dans les forêts riveraines des cours d’eau (vieilles ripisylves de bois durs et surtout de bois tendres), les alignements d’arbres bordant les eaux libres (étangs, canaux…). Les plantations de Peupliers noirs sont recherchées, de préférence celles du cultivar « robusta », en raison semble-t-il de son infestation particulièrement forte par les insectes. Bien que très recherchée, la proximité de l’eau n’est pas indispensable et l’espèce s’observe aussi dans les parcs arborés, les bosquets, les vergers, les allées de grands arbres. Les massifs forestiers sont fréquentés à condition qu’ils soient parsemés d’espaces ouverts. Dans les chênaies hêtraies, il occupe les stades où les arbres sont les plus clairsemés : premiers stades sans sous-bois du taillis sous futaie et surtout le stade de la régénération en futaie régulière, très nettement préféré. Le Loriot évite en général les conifères, sauf les pins.
Habitat d’hiver
Le Loriot passe l’hiver dans des paysages africains de savane ou de mosaïque savane-forêt, de ripisylves et de forêts galeries. L’habitat utilisé ressemble fortement à celui occupé au printemps : faible diversité des espèces arborescentes dominantes et toit de la végétation à 14-16 m.
Migration
Migrateur, le Loriot revient dans notre région dès les premiers jours d’avril. Le Loriot est une espèce totalement migratrice. Dès la fin juillet, ils commencent à quitter nos latitudes, mais la plupart partira courant Août. C’est en ce début de printemps, lorsque le feuillage n’est pas encore trop dense que vous aurez le plus de chance de l’apercevoir. Privilégiez les bords de rivières ou de cours d’eau, c’est là que vous aurez plus de chances de croiser sa route… ou de l’entendre. Entre août et septembre, cet oiseau quitte l’Europe pour passer l’hiver en Afrique orientale. Mâles et femelles voyagent en groupes bien distincts. Le Loriot profite essentiellement des périodes nocturnes pour effectuer ses longs vols migrateurs. Son départ de l’Europe s’effectue dès la fin du mois de juillet et en août. Au cours de la fin de l’été, les oiseaux se dirigent vers les pays de l’Est méditerranéen (Balkans, Egypte, Libye) où ils vont constituer des réserves avant de poursuivre au sud vers l’Afrique qu’ils atteignent en octobre. La migration de retour s’effectue sur un front bien plus large incluant toute la côte nord de l’Afrique. Elle débute à la mi-avril pour s’achever à la fin du mois de mai dans les régions septentrionales. La période de migration coïncide avec celle des pluies dans les pays traversés d’Afrique intertropicale c’est à dire avec la période du maximum de feuillaison et de ressources alimentaires.
Comportement et reproduction
Les couples s’installeront préférentiellement dans forêts riveraines des cours d’eau (vieilles ripisylves), ou des alignements d’arbres bordant les eaux libres. Les accouplements ont lieu dès le retour des terres africaines. Encouragée par le chant du mâle qui se contente de la suivre, la femelle se charge de la construction du nid.
Nidification
Le Loriot est belliqueux et poursuit vivement ses rivaux en période de reproduction mais aussi de nombreuses espèces d’oiseaux et même les mammifères, y compris l’homme à proximité du nid. Il sait se contenter de plantations de deux à trois hectares pour nicher. Les mâles se cantonnent dès la fin d’avril, rejoints quelques jours après par les femelles qui sont alors serrées de près, lors de vols frénétiques et bruyants à travers les frondaisons. La fidélité au lieu de reproduction semble à ce point étroite que certains sites sont occupés pendant des décennies et même certains arbres jusqu’à sept ou huit années consécutives. Le nid est installé à bonne hauteur (6m en moyenne, mais jusqu’à 20m) dans la fourche d’une branche. Il s’agit d’une sorte de hamac suspendu de 6 à 7 centimètres de profondeur sur 8 à 10 cm de diamètre. Il est constitué de lanières de toutes sortes (feuilles, pailles, écorces) mêlées de crins, de fils d’araignées et de mousses. Il faut compter une petite semaine pour la construction ce petit berceau si solide, qu’il peut être utilisé plusieurs années de suite. Le nid est une sorte de hamac de six à sept centimètres de profondeur sur 8 à 10 cm de diamètre constitué de lanières de toutes sortes (feuilles, pailles, écorces) mêlées de crins, mousse, etc., le tout habilement tissé dans la fourche d’une branche, loin du tronc, à une hauteur de 10 à 20 m du sol (régulièrement sept mètres sous le toit de l’arbre en peupleraie). Les essences les plus fréquemment utilisées en Europe centrale et orientale sont le chêne, le peuplier, le pin et l’aulne.
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Ponte et élevage des jeunes
A peine l’ouvrage achevé, le femelle y dépose ses 4 œufs qu’elle couvera seule. Mais gare à celui qui s’approchera trop près de la progéniture du couple. Tout intrus sera pourchassé sans relâche. C’est dans ce berceau douillet que la femelle dépose tout au plus 4 œufs. La ponte de trois à quatre œufs est déposée le plus souvent entre la dernière décade de mai et la première de juin en région tempérée, un peu plus tardivement au nord, et incubée durant 15 à 18 jours par la femelle seule sous la surveillance du mâle. Des pontes de remplacement sont observées jusqu’à la fin juin. La couvaison dure deux semaines, période pendant laquelle le mâle la remplace rarement pour couver. En revanche, il veille sur le nid avec une grande attention afin de le protéger des éventuels assauts de geais, de rapaces, de corneilles mais aussi d’écureuils. Les jeunes sont nourris au nid durant 15 jours par les deux parents, équitablement d’abord puis surtout par la femelle. Des cas d’aide au nourrissage par d’autres individus de l’espèce ont été signalés. Lorsque les juvéniles ont atteint l’âge de 14 jours, ils sont capables de voler de leurs propres ailes. Toutefois, ils prolongent leur vie en famille pendant deux bonnes semaines. Les jeunes vagabondent ensuite avec leurs parents avant d’entreprendre leur première migration. Le succès de la reproduction de cette espèce tropicale est fortement affecté par les conditions climatiques.
Densité de population
Les densités de populations sont généralement faibles, de l’ordre de 0,2 à 0,5 couple/km2 . Localement, elles s’élèvent à dix fois plus, atteignant 12 à 19 couples par km2 dans les grandes peupleraies de Hollande et d’Allemagne et davantage encore dans des milieux linéaires comme les ripisylves.
Alimentation
Les Loriots se nourrissent essentiellement d’insectes de toute sorte : coléoptères, chenilles, papillons, pucerons, sauterelles… Dès la fin juillet, ils commencent à quitter nos latitudes, mais la plupart partira courant Août. L’essentiel de la nourriture est prélevé dans les frondaisons, plus rarement au sol dans l’herbe. Le régime du Loriot traduit bien l’exploitation de ces strates. Au printemps, l’espèce consomme beaucoup d’insectes : chenilles de papillons diurnes et nocturnes, libellules, mouches et hyménoptères variés, punaises, mais aussi criquets et sauterelles. En Russie, diverses études montrent une prédilection particulière pour les Lépidoptères et les Coléoptères. Le Loriot ne dédaigne pas les autres invertébrés : araignées, vers, escargots. Il peut aussi consommer des Vertébrés comme les lézards voire des batraciens et même piller les œufs ou les poussins d’autres espèces d’oiseaux. A partir de la fin de l’été et sur les voies et les sites de migration, les baies sauvages sont préférées (celles d’aubépine, ronce, sorbier…) de même que les fruits selon les disponibilités régionales (cerises, figues, dattes).
Habitats d'intérêt communautaire
Parmi les plus caractéristiques citons :
- 9160 - Chênaies pédonculées ou chênaies-charmaies subatlantiques et médio-européennes du Carpinion betuli (Cor. 41.24)
- 91EO*- Forêts alluviales à Alnus glutinosa et Fraxinus excelsior (Alno-padion, Alnion incanae, Salicion albae) (Cor.44.13, 44.2 et 44.3)
- 91FO - Forêts mixtes à Quercus robur, Ulmus laevis, Ulmus minor, Fraxinus excelsior ou Fraxinus angustifolia riveraines des grands fleuves (Ulmenion minoris) (Cor. 44.4)
- 92AO - Forêts galeries à Salix alba et Populus alba (Cor.
Pratiquement toutes les zones humides de plaine protégées peuvent héberger des couples de Loriot en période de nidification.
Statut de conservation et menaces
Grâce à l’arrêté ministériel datant du 17 avril 1981, le Loriot d’Europe est totalement protégé en France. Ainsi, il est interdit de capturer, vendre ou acheter cet oiseau, de le transporter et même de le détenir ou de le naturaliser. La loi concerne autant les oiseaux vivants que morts. Nul n’a le droit non plus de perturber ces individus de quelque façon que ce soit, de déplacer ou détruire leurs nids, d’en prélever les œufs. La population de Loriot est mal évaluée dans bien des pays. En Russie, elle serait comprise entre un et trois millions de couples. Roumanie et Turquie totaliseraient 1 à 1,5 million de couples, tandis que huit autres pays, dont quatre de l’Europe de l’Est (Bulgarie, Hongrie, Ukraine, Biélorussie) en hébergeraient chacun plus de 100 000. L’effectif européen compterait de 3,4 à 7,1 millions de couples. Depuis environ un siècle, la population semble évoluer selon des tendances en apparence contraires. D’un côté, l’espèce s’est récemment étendue sur les marges de son aire de reproduction (la Suède en 1932, le Danemark en 1950, l’est de l’Angleterre en 1967) en y développant de très petites populations aujourd’hui stables, de l’autre elle a connu des chutes d’effectifs au siècle dernier dans plusieurs bastions continentaux (Allemagne, Estonie, Ukraine). Ces tendances à la baisse, bien souvent temporaires, n’ont rien d’inéluctables, certaines populations se stabilisant ensuite (Hollande depuis les années 1970) ou retrouvant de meilleurs effectifs (Finlande dans les années 1940 après un déclin marqué de 1890 à 1930). Il est probable que les conditions climatiques dans l’aire de nidification déterminent en partie les fluctuations observées régionalement. Globalement, la population européenne paraît stable ou en léger déclin, le statut de conservation est considéré comme favorable. En France, l’aire de reproduction du Loriot a peu changé au cours des 30 dernières années. L’absence en Bretagne occidentale était déjà mentionnée par MAYAUD et la rareté en Normandie et dans le massif des Landes par YEATMAN. La présence en Corse n’est attestée que depuis 1976. L’effectif, très mal estimé, est compris entre 10 000 et 100 000 couples selon YEATMAN et 150 000 à 600 000 selon BIRDLIFE INTERNATIONAL. Cette espèce n’est guère menacée par les activités humaines. La principale menace réside sans doute dans la gestion des bords de rivière où les ripisylves, souvent très étroites, ont du mal à se maintenir car elles se trouvent prises entre divers enjeux :
- Du côté de la rivière : la volonté de maîtriser les crues et l’écoulement des eaux conduit souvent à l’enlèvement des dépôts alluvionnaires où naissent les stades pionniers des futures ripisylves.
- Sur la berge : les aménagements pour les loisirs (pêche en particulier) peuvent éclaircir les boisements riverains de certains parcours.
- Du côté de la plaine alluviale : la céréaliculture est peu encline à concéder du terrain à la forêt ou aux bosquets sur des terres très fertiles et tend à façonner des paysages ouverts peu propices à l’espèce.
Mesures de conservation
Aucune mesure spécifique de gestion ne semble nécessaire pour cette espèce abondante et largement répartie en France. A l’échelle locale, le Loriot peut profiter de mesures de conservation d’espèces menacées, cavernicoles notamment (torcol, chevêche, petit-duc, huppe…) pour lesquelles il est souhaitable de maintenir les parcs boisés, les grandes allées d’arbres, les vergers qui lui conviennent également. A l’échelle des écosystèmes, toutes les politiques de gestion des cours d’eau fondée sur la préservation d’un « espace de liberté » - c’est à dire la divagation du cours dans certaines limites - lui sont favorables car elles entretiennent les successions forestières des ripisylves. De même, les politiques de restauration et de protection de berges de cours d’eau à lit non mobile, ayant recours à la plantation d’essences ligneuses locales (bouturages sur fascines par exemple) peuvent à terme produire des habitats favorables à l’espèce. Ces actions pourront être menées prioritairement sur les surfaces où se développent des espèces invasives. Le maintien de bandes herbeuses à proximité de ripisylves, pratiquées ou préconisées pour de nombreuses espèces, gibier ou non, est aussi de nature à maintenir des ressources alimentaires exploitées par le Loriot.
Loriot et changement climatique
Dans le contexte actuel de réchauffement climatique et compte tenu des exigences de cette espèce d’origine tropicale, il pourrait être intéressant de suivre l’évolution de la distribution et de l’abondance aux limites altitudinales actuelles (600 m d’altitude) voire au-delà en région de montagne. Une expansion altitudinale viendrait corroborer l’hypothèse selon laquelle l’expansion latitudinale vers le nord-ouest de l’Europe serait liée à des températures printanières en moyenne plus chaudes. Il est très possible qu’à moyen terme, le Loriot soit un bon indicateur du réchauffement climatique dans notre pays sous réserve de pouvoir s’affranchir des variations d’abondance à court terme qui semblent habituelles chez cette espèce.
Autres oiseaux jaunes
Il est important de ne pas confondre le Loriot d'Europe avec d'autres oiseaux présentant une coloration jaune, notamment :
- Le Tarin des aulnes : Oiseau de la taille d’un Chardonneret élégant, mais au plumage vert, noir et jaune vif. Le mâle a un dos jaune verdâtre peu rayé de sombre, un croupion jaune vif, des ailes noirâtres présentant une large barre jaune vif, une queue noire à bords jaunes, des parties inférieures blanchâtres légèrement striées de gris, une poitrine, un sourcil et des joues jaune vifs, avec une bavette et une calotte noires. La femelle est plus terne que le mâle, et sa calotte n’est pas noire mais gris-verdâtre.
- Le Verdier d’Europe : Reconnaissable à son plumage verdâtre et à sa bande jaune sur les ailes et la queue.
- Le Serin cini : Un tout petit oiseau jaune-vert fortement strié de sombre.
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