L'avortement, ou interruption volontaire de grossesse (IVG), est un sujet de société qui suscite des débats passionnés et divise l'opinion publique. En France, la loi Veil de 1975 a légalisé l'IVG, mais la question reste un enjeu politique majeur, notamment lors des élections. Éric Zemmour, figure controversée du paysage politique français, a exprimé à plusieurs reprises sa position sur l'avortement, oscillant entre respect de la loi existante et réserves quant à son évolution.

Les Déclarations d'Éric Zemmour sur l'IVG

Comme Marine Le Pen, Éric Zemmour ne souhaite pas revenir sur la loi Veil de 1975 ouvrant le droit à l’interruption volontaire de grossesse. "Si chaque avortement reste un drame, comme le disait Simone Veil, chaque femme doit avoir accès aux services de santé sur le territoire" a-t-il affirmé.

Cependant, s’agissant du passage du délai légal de l’IVG de 12 à 14 semaines, le candidat de Reconquête! se déclare défavorable "mais comme le président de la République", fait-il remarquer. En effet, si Emmanuel Macron souhaite inscrire l'avortement dans la charte des droits fondamentaux européens, le chef de l’Etat ne voulait pas de cette réforme qui satisfait pourtant l’aile gauche de la Macronie. Le Président, qui n’a pas encore déclaré sa candidature, estime qu’un avortement réalisé au-delà de 12 semaines serait encore plus "traumatisant" pour les femmes. "Des délais supplémentaires, ce n’est pas neutre" avait-il déclaré dans un entretien accordé au Figaro.

Éric Zemmour s’est exprimé sur l’IVG dans l’émission de Vincent Parizot sur RTL. S’arrêtant sur les 200 000 avortements annuels depuis la loi Veil, Éric Zemmour constate que ce sont aujourd’hui »7 millions de personnes » qui ne sont pas là et s’interroge sur les conséquences de ces avortements sur la croissance française. Comme l’indique le rapport de l’IGAS rendu au ministre de la Santé, il rappelle que 72% des femmes qui ont recours à l’IVG sont sous contraception.

La loi de 1975 sur l’IVG était une »loi de pis-aller compassionnel » qui tolérait l’avortement comme un moindre mal. Mais »on est passé de la loi compassionnelle à un droit acquis » regrette Éric Zemmour. »Aujourd’hui on atteint des sommets » estime-t-il avec la campagne sur la contraception et l’avortement réalisée par la région Ile-de-France. »Roselyne Bachelot veut faire de l’IVG une ‘composante obligatoire de l’offre de santé’ […] comme si tomber enceinte était une maladie grave ». Éric Zemmour se dit choqué par l’expression »offre de santé » utilisée par le ministre de la Santé : »on en parle avec l’air détaché qu’on prendrait pour parler de l’opération de l’appendicite ».

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Le Contexte Politique et Social

La position d'Éric Zemmour sur l'IVG s'inscrit dans un contexte politique et social particulier. En France, le droit à l'avortement est régulièrement remis en question par certaines franges de la population, notamment les mouvements conservateurs et religieux. Ces derniers militent pour une restriction de l'accès à l'IVG, voire son interdiction pure et simple.

Parallèlement, les associations féministes et les défenseurs des droits des femmes se mobilisent pour consolider et étendre le droit à l'avortement. Elles revendiquent notamment la suppression de la clause de conscience permettant aux médecins de refuser de pratiquer un IVG, ainsi que l'allongement du délai légal pour avorter.

L'Inscription de l'IVG dans la Constitution

Le débat sur l'IVG a été relancé récemment par la proposition d'inscrire ce droit dans la Constitution française. Cette initiative, soutenue par une partie de la classe politique et de la société civile, vise à sanctuariser le droit à l'avortement et à le protéger contre d'éventuelles remises en cause.

Marion Maréchal, tête de liste aux élections européennes du parti d'Éric Zemmour, estime que l'inscription de l'IVG dans la Constitution ne sert qu'à "faire plaisir" à une "petite minorité politisée". Elle a dénoncé la probable inscription de l'IVG dans la Constitution française comme un "gadget juridique" destiné à "faire plaisir à une petite minorité politisée". "C'est beaucoup de temps et d'énergie mis sur un sujet sur lequel les Français n'avaient rien demandé", a-t-elle estimé. Marion Maréchal estime que le droit à l'IVG n'est "absolument pas menacé".

Le Sénat a validé la constitutionnalisation de la "liberté garantie" pour les femmes d'avoir recours à une interruption volontaire de grossesse, ultime obstacle avant un vote sans suspense du Congrès à Versailles. Les sénateurs se sont accordés sur « la liberté de la femme de mettre fin à sa grossesse ». Les élus du Palais du Luxembourg ont voté une proposition de loi constitutionnelle visant à insérer « la liberté de la femme de mettre fin à sa grossesse » à l’article 34 de la Constitution. « La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté de la femme de mettre fin à sa grossesse. »

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