Se préparer à l'accouchement est une étape essentielle pour les futurs parents, leur permettant de mieux vivre ce grand changement. Cette préparation englobe divers aspects, allant des exercices physiques à la gestion de la douleur, en passant par la compréhension du déroulement de la grossesse, de l'accouchement et de l'après-naissance. L'Assurance Maladie prend en charge 7 séances de préparation à l'accouchement si elles sont réalisées par un médecin ou une sage-femme.
Les différentes méthodes de préparation à l'accouchement
Il existe une multitude de méthodes de préparation à l'accouchement, chacune ayant ses spécificités et ses avantages. Parmi les plus courantes, on retrouve :
- La préparation à l'accouchement "classique" : Cette méthode apprend aux futures mamans à réaliser de petits exercices pour être à l'écoute de leur corps et ainsi mieux gérer la douleur des contractions. Réalisée en individuel ou en groupe, elle aborde tous les aspects de la grossesse, de l'accouchement et de l'après-naissance.
- La sophrologie : Cette technique de respiration, pratiquée lors des séances de préparation à l'accouchement, permet de réduire l'anxiété le jour J et de surmonter ses peurs.
- L'haptonomie : Cette approche permet au couple de communiquer avec son nourrisson en développant ses facultés affectives et en créant une relation tactile in utero. Elle vise à donner au bébé un sentiment de sécurité qui l'aidera, par la suite, à s'épanouir et à devenir autonome. Les deux parents doivent être présents lors des séances.
- Le yoga prénatal : Cette pratique permet de conserver une activité physique douce tout au long de la grossesse. Elle aide à se détendre et à travailler les muscles en douceur.
- Le chant prénatal : Cette méthode ludique permet à la future maman d'entrer en contact avec son bébé grâce au chant. Des jeux vocaux et corporels, ainsi que différents chants, permettent de tisser et de renforcer le lien avec le bébé. Pour la mère, les cours de chant prénatal permettent de travailler le souffle. Les sons graves, notamment, permettent au bassin et au périnée de se détendre, facilitant ainsi la dilatation du col.
- L'hypnose : L'hypnose, voire même l'auto-hypnose, pendant la grossesse est une méthode qui permet de visualiser les émotions et de les canaliser : lutter contre le stress, diminuer certains maux de la grossesse, mieux appréhender la peur de l'accouchement.
- La préparation à l'accouchement en piscine : Également appelée préparation aquatique, elle est menée par une sage-femme accompagnée d'un maître-nageur. En se concentrant sur la respiration et l'assouplissement à l'aide d'anneaux, de frites ou de planches, la préparation en piscine permet de libérer les tensions, notamment celles dans le dos, les lombaires ou la région pelvienne. Elle permet aussi de travailler sur le souffle, ce qui vous aidera lors des contractions et au moment de la poussée.
Quand commencer les cours de préparation à l'accouchement ?
Il est généralement conseillé de s'inscrire assez tôt après le début de la grossesse pour obtenir une place au cours de votre choix. Certaines maternités ont beaucoup de femmes qui souhaitent y assister et, pour préparer les groupes, elles doivent prévoir en avance leurs effectifs. Il est important de ne pas attendre le huitième mois de grossesse pour s'y intéresser.
Tout commence par un entretien individuel précoce, qui a généralement lieu au 4e mois de grossesse. La future maman rencontre une sage-femme qui dispense des cours de préparation à l'accouchement. Lors de cet entretien, la maman peut parler librement de sa grossesse, de sa vie de couple, de son travail, mais aussi de ses craintes et de ses attentes concernant ces cours de préparation. Les cours en groupe peuvent ensuite commencer. Le plus souvent, ils débutent au début du congé maternité, vers 7 mois et demi de grossesse. L'heure des cours n'est pas forcément compatible avec le travail.
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Le déroulement des cours de préparation à l'accouchement
Les cours de préparation à l'accouchement ne se limitent pas à l'apprentissage de techniques de respiration. Ils abordent de nombreux thèmes essentiels pour les futurs parents.
Thèmes abordés :
- La grossesse : Les cours suivent le déroulement de la grossesse et abordent les petits maux de la grossesse.
- Les questions pratiques : Les cours répondent aux questions pratiques que se posent les futurs parents.
- Le travail : Les cours expliquent le déroulement du travail et les différentes étapes de l'accouchement.
- La césarienne : Les cours abordent également la césarienne, afin de préparer les femmes à cette éventualité.
- La péridurale : Les cours informent sur la péridurale, ses avantages et ses inconvénients.
- L'après-naissance : Les cours abordent également l'après-naissance, les soins au bébé et le retour à la maison.
Structure d'un cours type :
Généralement, le cours se divise en une partie théorique et une partie pratique. La première partie consiste à expliquer tous les événements qui peuvent se passer au cours de la fin de la grossesse. La seconde partie du cours est réservée aux exercices. Les participantes peuvent utiliser des tapis, des ballons ou des coussins pour apprendre à soulager les douleurs au dos, par exemple, pendant la grossesse. On leur explique comment respirer par le ventre, comment pousser, etc.
L'importance des cours de préparation à l'accouchement
Les cours de préparation à l'accouchement sont utiles pour répondre aux questions et rassurer les futures mamans. Ils permettent d'aborder le déroulement de l'accouchement, d'apprendre à gérer son stress et les douleurs. Même si les femmes visitent les locaux et rencontrent les équipes, ces cours sont avant tout théoriques.
Les futurs papas sont également invités à participer aux cours. Certaines maternités proposent dans leur programme un cours pour les couples ou spécifiquement dédiés aux futurs papas. Ces cours permettent aux futurs papas de poser leurs questions, de comprendre quand il faut se rendre à la maternité, comment rassurer la maman, etc. Ils peuvent également voir les différents instruments qui seront utilisés pendant l'accouchement et poser des questions sur leurs inquiétudes.
Accouchement par césarienne et cours de préparation
Même en cas d'accouchement par césarienne prévue, il est conseillé de suivre les cours de préparation à l'accouchement. En effet, ces cours n'apprennent pas uniquement comment accoucher par voie basse. Toutes les formes d'accouchement sont abordées. De plus, les cours permettent d'apprendre à repérer les contractions. Et même si l'on doit avoir une césarienne, on a des contractions ! Enfin, dans certains cas, lorsque les femmes arrivent à la maternité et même quand une césarienne était initialement prévue, si le travail est déjà avancé, ces femmes peuvent parfois devoir accoucher par voie basse. Les cours de préparation à l'accouchement permettent donc aux femmes de connaître toutes les situations qui peuvent se présenter.
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Un autre atout de ces cours est l'échange entre les futures mamans. Ces cours sont aussi pour celles qui ont déjà accouché. Vous pouvez donc rencontrer des femmes qui ont eu une césarienne et qui pourront vous rassurer, par exemple.
Accouchement : le déroulement
L’accouchement comporte plusieurs étapes, du début du travail jusqu’à la délivrance. Le travail peut se déclencher à n’importe quel moment en fin de grossesse. Le travail est plus ou moins long selon les femmes. La phase de délivrance (sortie du placenta) a lieu dans les 30 minutes après la naissance. Généralement, cette phase est spontanée, mais dans certains cas, le placenta se décolle mal et l’obstétricien doit effectuer une révision utérine, pour s’assurer qu’aucun reste de placenta ne subsiste dans la cavité utérine.
Il est recommandé aux femmes enceintes de se rendre à la maternité lorsqu’elles ressentent des contractions régulières toutes les 2 minutes depuis 2 heures. Les femmes enceintes ne doivent pas se rendre seules à la maternité.
Une anesthésie péridurale peut être proposée à la femme enceinte dès le début du travail (à partir de quelques cm de dilatation). Ce type d’anesthésie permet de supprimer les douleurs liées aux contractions, tout en permettant à la femme enceinte de rester consciente pendant l’accouchement.
Lorsque le col de l’utérus est à dilatation complète, le bébé est engagé dans le bassin maternel et la femme enceinte doit pousser pour expulser son bébé vers l’extérieur. Cette phase d’expulsion doit être rapide (moins de 30 minutes), pour éviter une souffrance fœtale.
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Pour prévenir tout risque de déchirure vaginale, une épisiotomie est souvent pratiquée avant l’utilisation d’instruments tels que les forceps ou la ventouse. L’usage de ces instruments est réservé à l’obstétricien et doit être effectué sous anesthésie locale, péridurale ou générale selon les cas.
Le déclenchement artificiel du travail implique le déclenchement volontaire des contractions utérines pour engager le travail. Dès le déclenchement, un monitoring fœtal est installé. Les contractions induites par le déclenchement sont souvent plus douloureuses que lors du travail spontané.
La grande majorité des femmes enceintes (environ 80 %) accouchent par voie basse, c’est-à-dire que l’enfant naît par les voies naturelles.
La présentation du fœtus est généralement observée lors de la troisième échographie obstétricale au cours du 8ème mois. Si elle n’est pas céphalique, elle est surveillée jusqu’au 9ème mois pour décider d’un éventuel recours à une césarienne. Parfois, une manœuvre de retournement du fœtus peut être tentée par l’obstétricien sous contrôle échographique et monitoring fœtal.
L’accouchement est, dans la très grande majorité des cas, sans conséquence pour la mère et le bébé. En conséquence, la mère et le bébé sont surveillés étroitement par l’équipe médicale hospitalière puis par des sages-femmes libérales dans les heures et les jours qui suivent l’accouchement.
Le témoignage d'une maman : un accouchement en pleine pandémie
Une maman témoigne de son accouchement en pleine période de coronavirus. Elle raconte comment tout a commencé un dimanche matin, avec des contractions espacées, puis de plus en plus rapprochées. Elle se souvient de l'angoisse ressentie dans la voiture, en se demandant si c'était vraiment le bon moment pour partir à la maternité.
À l'hôpital, l'accueil est particulier, avec des soignants équipés de gants et de masques. Les longs couloirs vides créent une atmosphère surprenante et angoissante. Une fois arrivée dans la salle de travail, la sage-femme l'examine et constate que le travail est bien avancé. Elle lui propose différentes positions pour faciliter la descente du bébé.
La maman gère les contractions comme elle peut, avec un masque sur le visage, les fesses sur un ballon et une chemise d'hôpital. Elle est reliée à un monitoring pour surveiller le rythme cardiaque du bébé et ses contractions. L'anesthésiste arrive pour poser la péridurale.
Après plusieurs heures de travail, le col est enfin dilaté à 10 centimètres. La maman pousse de toutes ses forces, aidée par les encouragements des sages-femmes. Elle se souvient de la douleur intense, mais aussi de la sensation étrange de toucher la tête du bébé.
Finalement, après de longues minutes d'efforts, le bébé sumo de 3,950 kg vient au monde. La maman est soulagée et émue. Le papa coupe le cordon. La sage-femme s'occupe ensuite du placenta.
Après l'accouchement, la maman est recousue et les soignants surveillent son état de santé. Elle passe les premières heures avec son bébé, avant de rejoindre sa chambre de maternité.
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