Bruno Solo, célèbre pour ses rôles dans Caméra Café et La Vérité si je mens !, est non seulement un acteur et scénariste talentueux, mais aussi un père attentif et aimant. Sa vie de famille, bien que discrète, est tissée d'amour et de complicité. Il est le papa épanoui de deux enfants : Tom, né en 2000 d’une précédente union de Véronique Clochepin et qu’il a adopté, et Angèle, née de sa relation avec Véronique en 2005.
Une Famille Unie par l'Amour
Côté cœur, Bruno Solo partage sa vie depuis plus de vingt ans avec Véronique Clochepin, une maquilleuse rencontrée en 2002. Ensemble, ils forment une famille solide. Un an après leur rencontre, il adopte Tom, le fils de Véronique. Bruno Solo n'a jamais fait de distinction entre ses enfants : "Je n’ai jamais fait de distinguo. On a une fille, ils ont la même maman", confiait-il en 2018 dans Salut les terriens.
Bruno Solo transmet son amour à ses enfants, tout comme il l'a reçu de ses propres parents. "J’ai moi-même été élevé par des parents très démonstratifs… ", confie-t-il à Voici. L'acteur était très proche de son père, décédé en 2018. Ensemble, ils avaient fait un voyage à travers les Etats-Unis et le Mexique lorsque Bruno avait 13 ans. « Ce voyage seul avec lui m’a bouleversé, il y avait un côté initiatique », se souvient-il. Depuis, il est parti avec ses enfants faire ce même voyage. Mais ce n’était pas la même chose : « Avec mon père, nous étions partis tous les deux dans des conditions très précaires. Il était ouvrier et n’avait pas un rond. Il était érudit, curieux, il avait plus soif d’apprendre que de savoir, explique-t-il. Avec mes enfants, j’ai plus fait un pèlerinage sur les traces de mes souvenirs, ça n’a forcément pas résonné de la même manière pour eux que pour moi.
L'Adoption de Tom
En 2003, Bruno Solo et Véronique Clochepin se rencontrent sur le tournage du film Livraison à domicile, avant de se marier en 2005. Bruno Solo a adopté Tom, le fils de son épouse, Véronique, lorsqu'il avait deux ans et demi. "Il m'appelle papa, il a mon nom, poursuit-il. Je l'aime comme mon fils et je n'ai jamais fait de distinguo".
Angèle : Briser le Silence sur le Handicap Invisible
Aujourd’hui, Angèle n’est plus une petite fille. Ses vidéos respirent la spontanéité, mais elle a surpris ses abonnés avec une confession beaucoup plus intime. La jeune femme a fait des confidences sur sa pathologie, le multi-dys, un ensemble de troubles comme la dyslexie ou la dyspraxie, associé à un TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, ndlr).
Lire aussi: Vie privée de Ladislas Chollat
Angèle explique avoir passé une grande partie de sa jeunesse entre rendez-vous médicaux et examens spécialisés : "Je n'ai pas grandi comme tout le monde (…) J'ai passé mon enfance à voir des orthophonistes, psychologues, psychomotriciens qui n'ont rien fait à part voler mon enfance, ma confiance et mon estime de moi. Et me traumatiser, littéralement", confie-t-elle, évoquant sans détour une réalité souvent passée sous silence : "Les gens ne comprennent pas ce handicap invisible", ajoute-t-elle.
À l’école, la vie n’a pas été un long fleuve tranquille. Angèle raconte avoir été mise à l’écart, parfois jugée sans que personne ne comprenne ses difficultés. Elle précise cependant qu'elle peut compter sur le soutien de sa famille : "Je peux mettre 10 minutes à écrire une simple phrase. Au sport, j'avais mal au ventre… J'arrivais pas à suivre et on me choisissait toujours en dernière. J'ai appris à faire mes lacets toute seule en CM2. Je ne sais pas lire l'heure, ni compter l'argent, ni calculer un itinéraire. Mon frère et ma mère m'ont appris à me déplacer en métro car j'en étais incapable seule." Des réalités que beaucoup ignorent. Dans son texte, la fille de l'acteur précise "qu'en France on parle de 6 à 8% de troubles dys".
Angèle raconte que le traitement qu'elle a reçu de la part du corps médical a souvent été problématique. "J'ai eu le droit à des 'professionnels de santé' qui m'ont pas bien traitée et me disait des choses affreuses…". Si ses troubles dys et son TDAH ont toujours des impacts sur sa vie, elle a malgré tout réussi à dépasser certaines choses et à aller mieux, notamment avec l'aide de certaines personnes. Elle cite notamment une "AVS [ancien nom des AESH, accompagnants d'élèves en situation de handicap, ndlr] extraordinaire" qui l'a "sauvée" et avec qui elle est toujours en contact. Plus récemment, elle a fait de belles rencontres : "L'année dernière, je rentre en école de théâtre et je découvre la gentillesse des gens, leur compréhension, la sociabilité, le fait de sortir en soirée… Ça ne m'était jamais arrivé. J'étais si heureuse de sortir avec des amis", se souvient Angèle, qui a également une pensée pour sa "troupe de comédie musicale", sa "deuxième famille", ainsi que sa meilleure amie. Avec joie, elle conclut : "Maintenant, je me bagarre tous les jours, ma famille est incroyable, j'ai une psychologue exceptionnelle ! Je suis diagnostiquée de tout, même si c’est dur, j’ai accompli tellement de choses ! Il y a un an, je n’en aurai pas été capable".
En France, 6 % à 8 % des personnes sont touchées par des troubles dys. Dans le cas d’Angèle, cela l’a empêché de faire des calculs même simples, de se déplacer de manière autonome dans le métro, d’écrire une phrase aussi vite que les autres.
Bruno Solo et l'Éducation Sexuelle : Briser le Silence avec ses Enfants
Si beaucoup de parents décident de faire l’impasse sur ce sujet tabou, Bruno Solo, lui, a décidé de tout dire à son fils. Face à la caméra, il explique pourquoi est-ce si important de briser le silence. « J’ai parlé sans pudeur à mon fils et à ma fille, mais dans une moindre mesure. » Voici les mots de Bruno Solo. Interviewé par Michel Cymes dans le cadre de l’émission sans filtre Dr Good, l’acteur français s’est confié sur son rôle de père de famille. « On ne donne pas les moyens à des adultes qui sont aussi totalement démunis vis-à-vis des mots qu’il faut employer pour parler avec leurs enfants. Dès que son fils a eu douze ans, Bruno Solo a décidé de crever l’abcès. Objectif ? Le sensibiliser sur les dangers de ses contenus trop souvent violents, choquants et éloignés de la réalité. Car pour lui, il est intolérable que l’éducation sexuelle de ses enfants passe par le porno. Pour éviter cela, l’acteur n’y est pas allé par quatre chemins. « Quand une fille dit non, ça veut dire non. Dans les films pornos, ce n’est pas toujours le cas. Ce que tu vois, ce sont des performances, ce sont des acteurs, c’est monté, on voit une prise, c’est un contrechamp. « Je lui ai tout dit sur l’éjaculation, la maltraitance, l’érection, les performances, sur le fait qu’il fallait respecter et aussi sur le fait qu’il ne s’inquiète pas s’il était lui-même susceptible un jour d’être dans une situation où il ne banderait pas, où il ne tiendrait pas suffisamment longtemps. Je lui ai tout dit ! De précieux conseils pour les parents qui peinent à trouver les mots.
Lire aussi: Fabienne Chauvière : Portrait d'une Animatrice Discrète
Un Engagement Social : Parrain de la Fondation Perce-Neige
Comédien engagé, Bruno Solo parraine la Fondation Perce-Neige depuis 2002. Il a toujours eu une immense admiration pour Lino Ventura, le fondateur de Perce-Neige, et son engagement envers les personnes handicapées. Depuis sa création, il y a plus de 50 ans, Perce-Neige a contribué à ouvrir le débat sur la prise en charge du handicap et répond aux besoins de ces adultes handicapés et de leurs familles.
Bruno Solo croit fermement que chacun a un rôle à jouer pour faire avancer les choses et remuer les consciences. "On peut choisir de mettre en cause les défaillances de l’Etat ou de se défausser sur ce qui ne fonctionne pas. Ou alors, on assume ses responsabilités en tant que citoyen et on agit." En 2019, il a contribué à une vente aux enchères au profit de Perce-Neige, organisée par la Jeune chambre économique (JCE) de Laval, en Mayenne. Plusieurs artistes ont donné des objets et ils ont réussi à réunir 20 000 €.
Il a visité les Maisons Perce-Neige et a été profondément touché par l'attention, la douceur et l'engagement des personnes qui y travaillent. Il souligne l'importance de l'éducation pour intégrer la notion de différence dès le plus jeune âge. "Quand j’étais gamin, je croisais régulièrement des enfants trisomiques qui étaient scolarisés dans mon quartier. J’ai posé des questions à mon père, il m’a répondu avec des mots simples : « parfois, on est comme ci, parfois on est comme ça ». J’ai grandi en intégrant cette notion de différence. Je pense que chaque parent doit faire de même pour que l’on puisse, un jour, parler de société inclusive. Il ne faut pas avoir peur des mots pour répondre aux questions parfois brutales des enfants. Encore faut-il être suffisamment informé."
Lire aussi: Lauren Sánchez et sa famille
tags: #enfants #de #bruno #solo
