L'Espagne, pays de soleil et de culture, est parfois le théâtre de faits divers d'une horreur insoutenable. Des découvertes archéologiques révélant des pratiques cannibales préhistoriques aux infanticides récents, la péninsule ibérique est confrontée à la part sombre de l'humanité. Cet article explore ces événements tragiques, en s'appuyant sur les informations disponibles.
Cannibalisme préhistorique : L'enfant décapité de Gran Dolina
Le site de Gran Dolina, situé dans la Sierra d’Atapuerca (Burgos), est un haut lieu de la paléoanthropologie. Une découverte récente a relancé le débat sur le cannibalisme chez les premiers humains. Des archéologues y ont mis au jour les ossements d’un enfant de deux à quatre ans, décapité il y a environ 850 000 ans.
Selon l'équipe de l’Institut catalan de paléoécologie humaine et d’évolution sociale (Iphes), dirigée par Palmira Saladié, les marques de coupe observées sur les os de l'enfant sont nettes et méthodiques. Ces traces laissent penser à une décapitation volontaire, un acte qui ne serait pas isolé. La précision des marques de coupe, attribuées à Homo antecessor, un ancêtre probable de Sapiens et de Néandertal, est particulièrement remarquable.
L'analyse des ossements a révélé des coupures sur la vertèbre et des marques de morsures humaines sur plusieurs os. Palmira Saladié confirme que « des traces de morsures humaines ont été identifiées sur les os. C’est la preuve la plus fiable que les corps découverts sur le site ont bel et bien été consommés », soulignant l’existence d’une véritable pratique de consommation de chair humaine chez cette espèce.
Dix squelettes, datés entre 780 000 et 850 000 ans, ont été exhumés dans cette grotte espagnole. Cette découverte représente à la fois la plus ancienne preuve de présence humaine en Europe et le plus ancien témoignage de cannibalisme sur le continent. Ces découvertes suggèrent que le traitement des morts n'était pas exceptionnel, mais répété, possiblement comme moyen de contrôler leur territoire.
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Infanticides contemporains : Des drames récurrents
Malheureusement, l'Espagne contemporaine est également le théâtre d'infanticides. Plusieurs affaires récentes ont marqué l'opinion publique.
Le meurtre de Mateo à Mocejón
En décembre 2024, un enfant de 11 ans, Mateo, jouait avec des amis sur un terrain de football à Mocejón, dans la province de Tolède, lorsqu'il a été pris pour cible et tué. La police espagnole a rapidement interpellé le meurtrier présumé, un jeune homme de 20 ans. D’après les éléments recueillis, l’homme arrêté séjourne chez son père ou sa grand-mère, lorsqu’il vient à Mocejón. Le reste de l’année, il vit à Madrid avec sa mère.
Le bébé retrouvé dans une usine de recyclage à Loeches
Le 12 décembre 2024, le corps sans vie d’un nourrisson a été retrouvé dans une usine de recyclage située à Loeches, près de Madrid. Le bébé était une petite fille, née cinq jours seulement avant le drame. L’autopsie a révélé que la fillette, vivante au moment des faits, a été égorgée avant d’être jetée aux ordures. La mère de famille a été arrêtée et est poursuivie pour homicide volontaire avec circonstance aggravante liée à des liens familiaux. Elle est également soupçonnée d’avoir tué un autre bébé, un petit garçon né en 2004, décédé quelques jours après sa naissance.
Le corps décapité d'un bébé retrouvé sur une plage de Catalogne
Un cadavre sans tête avait été retrouvé sur une plage de Catalogne. Selon le quotidien El Periodico, le bébé dont le corps, décapité a été découvert sur une plage catalane aurait moins de 6 mois, ce qui explique que les passants aient d'abord cru voir une poupée… En effet, la garde civile étudie actuellement différents scénarios, parmi eux, celui du naufrage d'un bateau en provenance de l'Algérie. C'est que qu'avance le maire de la station balnéaire espagnole où a été retrouvé le corps sans vie du bébé. Ensuite, les courants marins l'auraient emporté jusqu'à la plage de la province de Tarragone. Une autopsie pourra permettre aux enquêteurs de mieux comprendre les circonstances de la mort de cet enfant, mais la nature du drame, le fait que ce corps ait été découvert sans tête complique les recherches médico-légales.
Le corps d'un enfant retrouvé sur la Costa Daurada
Le 11 juillet 2023, le corps sans vie d'un enfant de 2 ou 3 ans a été retrouvé sur le rivage de la Costa Daurada, à Roda de Berà près de Tarragone. Le corps, dont la tête a disparu, était là depuis la veille mais les passants l'avaient pris pour un petit mannequin. Pere Virgili, le maire de Roda de Berà, a indiqué qu'il pourrait s'agir d'une victime de la "Mare Mortum", en faisant référence à ces migrants qui meurent en traversant la Méditerranée. Le corps était vêtu « d’une grenouillère pour bébé, d’une sorte de survêtement et d’une veste ». Il y a plus d’une semaine, le corps démembré d’une femme avait déjà été retrouvé sur une autre plage de Tarragone.
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L'ascenseur mortel de Séville
Une jeune espagnole de 26 ans est morte décapitée par un ascenseur, dimanche 20 août, alors qu'elle venait de mettre au monde son troisième enfant, rapporte le quotidien El Pais. Alors qu'un membre du personnel médical tentait de sortir Rocío Cortés Núñez de l'ascenseur qui semblait défectueux, l'appareil s'est mis à monter, le buste de la femme encore à l'intérieur. La ministre régionale de la Santé, Marina Alvarez, a annoncé avoir ouvert une enquête, tout en assurant que l'ascenseur avait passé des tests de sécurité le 12 août dernier. "C'est un accident tragique et inhabituel", a-t-elle indiqué.
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