Harman Kardon, une marque existant depuis 70 ans, continue d'innover dans le domaine des enceintes Bluetooth. Cet article compare deux modèles récents : l'Aura Studio 4, une enceinte sédentaire au design unique, et la Go + Play 3, une enceinte portable axée sur la qualité sonore et le design élégant.

Harman Kardon Aura Studio 4 : L'Art de la Lumière et du Son

L’Aura Studio 4 est une enceinte sans-fil sédentaire qui se démarque par son design atypique en forme de dôme transparent, laissant apparaître un jeu de lumière d’ambiance. Parmi ses produits aux lignes épurées et discrètes, Harman/Kardon se laisse aller à un petit excès de folie avec son enceinte Aura Studio 4. Elle se caractérise avant tout par son design atypique avec dôme transparent, qui renferme un système d’éclairage multicolore dédié à créer une belle ambiance lumineuse.

Design et Ergonomie

L’Aura Studio 4 fait partie de ces enceintes reconnaissables entre mille grâce à son design singulier. Elle se compose d’une base circulaire renfermant les différents composants électroniques et les haut-parleurs, recouverte de tissu sur l'entièreté de son pourtour. Une bague en plastique, qui regroupe les boutons de commande, fait quant à elle le joint entre cette base et le dôme en plastique transparent. Ce dernier laisse apparaître un petit monticule quadrillé de losanges servant de support au système d’éclairage. Tout ce petit monde repose sur des patins en caoutchouc qui assurent une excellente stabilité, limitant un tant soit peu les vibrations et servant à surélever l’enceinte pour laisser le haut-parleur de grave, placé sur le dessous, s’exprimer. Par ailleurs, le niveau de finition est exemplaire et aucune trace d’assemblage ne trahit l’ensemble, une habitude chez Harman/Kardon. Quant à son gabarit, l’Aura Studio 4 affiche des dimensions de 28,4 x 23,2 x 23,2 cm, ce qui demande une place non négligeable sur un meuble. Aux côtés de l’enceinte, on retrouve un simple câble d'alimentation de 2 m.

Connectivité et Fonctionnalités

L’Aura Studio 4 est principalement pensée pour le Bluetooth. Bien que la puce (version 4.2) soit un peu vieillissante, elle offre une excellente stabilité et une fonction multipoint qui permet de relier deux appareils simultanément. Pas de Fast Pair, par contre, mais le processus d’appairage a le mérite d’être très simple : il suffit d’appuyer sur le bouton estampillé du logo Bluetooth. La latence s’établit quant à elle aux environs de 225 ms, un délai qui est compensé sur les apps vidéo, mais empêche malheureusement la pratique vidéoludique. On retrouve également une entrée mini-jack à l’arrière de l’enceinte, juste à côté de la prise d’alimentation. Il faut toutefois désapparier tout appareil jumelé en Bluetooth pour l’utiliser, car l’enceinte ne change pas automatiquement de source et il n’y a aucun moyen de la forcer. En l’absence de connectivité wifi, impossible de joindre l’enceinte à un réseau multiroom et d’utiliser des protocoles comme AirPlay, Chromecast ou Spotify Connect. Comme pour ses homologues portables Go + Play 3 et Luna, l’Aura Studio 4 est bien chiche en fonctionnalités embarquées. Aucune app n'est mise à disposition, ce qui empêche de facto de profiter d'une éventuelle mise à jour du produit ou de profiter d’un égaliseur, par exemple. L’Aura Studio 4 se met en veille automatiquement au bout de 20 min sans action de la part de l’utilisateur et sans diffusion de musique.

Facilité d'Utilisation

Cette épure a toutefois du bon puisque l’enceinte est très facile à prendre en main. Les interactions possibles se limitent donc aux six boutons tactiles répartis sur la bague en plastique servant à (dans l’ordre de gauche à droite) : la mise sous tension, l’appairage Bluetooth, la gestion du volume, changer le type d’éclairage et gérer la luminosité. Vous l’aurez sans doute remarqué, aucune trace d’interface pour commander la lecture ou la navigation entre les pistes, dommage. Ces surfaces tactiles ont au moins le mérite d’être parfaitement réactives. De plus, différentes actions sont accompagnées d’alertes sonores ou lumineuses (appairage, volume…) pour aider l’utilisateur.

Lire aussi: Partage de défis

Performance Audio et Ambiance Lumineuse

La principale attraction de cette Aura Studio 4 est bien évidemment son éclairage rayonnant à 360°. Il est possible de choisir entre cinq motifs différents (orangé style feu de camp, reflets bleutés, reflets verts…) et trois niveaux de luminosité. Vous l’aurez sans doute compris à la vue de l’engin, la totalité des haut-parleurs est cachée à l'intérieur de la base, la bulle transparente ne servant qu’à satisfaire le plaisir des yeux. On retrouve donc six haut-parleurs médiums/aigus de 4 cm savamment disposés tout autour de l’enceinte et un haut-parleur de graves de 13 cm rayonnant vers le bas du dôme. Cette organisation a des avantages, mais aussi des inconvénients que nous allons développer ci-dessous.

La disposition des haut-parleurs permet ainsi de profiter d’une diffusion sonore à 360°, tout autour de l’enceinte. Cela pose toutefois un véritable biais dans l’appréciation de la scène sonore. En effet, l’Aura Studio 4 diffuse un rendu stéréo : les trois haut-parleurs de gauche s'occupent de reproduire le canal gauche, idem à droite. Un choix particulièrement appréciable lorsqu’on se trouve face à l’enceinte, puisqu’elle parvient à offrir de beaux effets latéraux à même de sortir légèrement de ses limites physiques. Mais, hormis cette position d’écoute idéale, toute notion de stéréophonie disparaît lorsque l’auditeur se décale légèrement sur un des côtés. Une diffusion à 360° réussie, certes, mais au prix d’une scène sonore biaisée. L’emplacement du haut-parleur de grave permet quant à lui de diffuser des basses fréquences homogènes tout autour de l’enceinte. Cependant, un peu comme ce que nous avions constaté sur l’Authentics 200 de JBL, cette disposition a tendance à faire vibrer certains supports sur lesquels l’Aura Studio 4 est posée. Il faut donc éloigner tout objet métallique (clavier, tasse, couverts…) pour ne pas causer de vibrations indésirables.

Outre ces avantages/inconvénients dus au placement, l’Aura Studio 4 offre des prestations sonores tout à fait en phase avec ce à quoi nous a habitués Harman depuis quelques années. L’enceinte profite ainsi d’une signature sonore chaleureuse et définie, mais manquant légèrement de maîtrise. Nous apprécions la belle extension dans les basses fréquences, qui apporte une vraie chaleur et une assise confortable à l’ensemble. Le haut-parleur profite d’une très bonne réactivité à même de reproduire avec précision de rapides roulements de tambour. Les impacts sont toutefois un peu trop ronds et auraient mérité un peu plus d’attaque. Nous aurions aussi souhaité pouvoir réduire un peu le niveau des graves qui peuvent parfois se montrer un peu envahissants, mais en l’absence d’égaliseur c’est impossible. L’enceinte fait aussi la part belle aux médiums. Les voix et de nombreux instruments ressortent bien du mix, mais cette mise en avant peut parfois devenir éreintante, d'autant plus sur des morceaux avec plusieurs guitares saturées type AC/DC, par exemple.

Harman Kardon Go + Play 3 : L'Élégance Nomade et la Performance Audio

Moins baroudeuse, la Go + Play 3 a davantage vocation à passer du salon à la cuisine ou à la terrasse, plutôt qu’à officier à la plage dans le sable. Ses atouts reposent sur un système acoustique stéréo à trois voies, qui offre une restitution détaillée des trois registres de fréquences.

Design et Ergonomie

L’Harman Kardon Go + Play 3 est une enceinte relativement imposante, avec 49 cm de largeur, 24 cm de hauteur et 19 cm de profondeur. Il faut bien cela pour accueillir tous ses transducteurs et produire un son avec un minimum de coffre. Elle pèse d’ailleurs 4,7 kg, preuve qu’elle n’est pas remplie avec du vide, mais bien avec des haut-parleurs sérieusement motorisés. Malgré son gabarit, l’enceinte est très élégante, tout en arrondis. Elle se démarque par son arceau de transport en aluminium brossé et un plateau supérieur en verre, où sont logés les contrôles tactiles et de petites LED indiquant le niveau de charge. La face arrière héberge un petit panneau de connectique, avec une entrée analogique au format mini-jack 3,5 mm, un port USB-C (jusqu’à 10 W pour la charge d’un appareil tiers) et une prise secteur. La face inférieure est flanquée de deux imposantes pattes en silicone, qui assurent la stabilité de l’enceinte et évitent qu’elle ne transmette de vibrations à la surface sur laquelle elle est posée.

Lire aussi: Homme enceint : le récit d'Ali

Architecture Audio Avancée

La Harman Kardon Go + Play 3 est donc une enceinte à 3 voies, ce qui signifie qu’elle utilise trois groupes de transducteurs distincts pour reproduire séparément les registres de sons graves, médiums et aigus. C’est un avantage en comparaison des enceintes avec transducteurs large-bande (voie unique), car chacun des transducteurs embarqués dans la HK Go + Play 3 est spécialisé. Il est d’ailleurs aidé à cela par un radiateur passif qui augmente son rendement. Sur la face avant sont présents deux transducteurs de 7 cm de diamètre, dédiés aux sons moyens, ainsi que deux tweeters à dôme de 2 cm de diamètre, taillés pour les sons aigus. Ce montage rappelle d’ailleurs celui de la JBL Boombox 3, cousine baroudeuse - et hautement musicale - de cette Go + Play 3.

Simplicité d'Utilisation et Connectivité

Harman Kardon semble chercher à simplifier à l’extrême l’utilisation de ses enceintes Bluetooth. Tout comme la petite Luna, la Go + Play 3 ne dispose pas d’application de contrôle. Il faut donc se contenter des contrôles tactiles de son panneau de verre (contrôle du volume, appairage Bluetooth, prise d’appel téléphonique et mise sous/hors tension). L’absence d’application n’est donc pas pénalisante pour l’enceinte. Le fabricant a eu la bonne idée de lui faire émettre à chaque mise sous tension un son de calibration, qu’elle mesure systématiquement afin d’adapter sa signature sonore à son environnement. C’est loin d’être superflu, car chaque pièce résonne différemment, réduisant et amplifiant certaines fréquences.

Pratique, la connexion Bluetooth est multipoint et l’on peut donc utiliser successivement deux sources Bluetooth, sans besoin de se déconnecter de l’une pour l’autre. La connexion Bluetooth peut être exploitée pour appairer deux Go + Play 3, ce qui est pratique pour installer une ambiance musicale plus immersive dans une grande pièce de vie ou au jardin. La portée Bluetooth est classique, limitée donc à 10 mètres, mais parfaitement stable. La musique n’a pas cessé de jouer et sans micro-coupure. Si l’on décide d’utiliser l’enceinte avec un jeu vidéo, il faudra composer avec un léger retard de diffusion du son par rapport à l’image. Mieux vaut dans ce cas, si la source le permet, utiliser l’entrée ligne mini-jack. En revanche, la synchronisation image et son est parfaite lors du visionnage de films et séries.

Qualité Sonore

Cette enceinte devrait plaire à de nombreuses oreilles, tant le son qu’elle propose est homogène et facile à écouter. Même à faible volume, graves, médiums et aigus se mêlent harmonieusement, sans excès d’aucune sorte. Le caisson de basses intégré est mesuré, bien placé en volume et l’extension vers l’infra-grave plaisante. Justement, l’examen de la courbe de réponse montre une petite inflation dans l’extrême grave, vers 40 Hz, qui semble être la fréquence de coupure du radiateur passif. En plaçant l’enceinte stratégiquement, on peut augmenter sensiblement son rendement dans cette zone. Sans cela, le grave présente déjà une belle extension et, surprise, celle-ci ne varie pas avec le volume. Habituellement, les fabricants réduisent le volume des basses au-delà du mi-volume, pour ne pas endommager les transducteurs ou engendrer des bruits mécaniques ; ce n’est pas le cas avec la Go + Play 3 qui conserve donc son équilibre à plein volume. Les registres médium et aigu sont équilibrés et les variations dans la courbe se tiennent dans une amplitude de 6 dB. Autrement dit, on a toujours une impression d’homogénéité. Beaucoup de décontraction dans la restitution des écarts dynamiques et des crescendos, une qualité à mettre sur le compte de la qualité des transducteurs, mais aussi de l’amplification qui peut cumuler jusqu’à 160 W en crête. C’est beaucoup pour une enceinte nomade et le gage d’un contrôle permanent de la plage dynamique. Bien que l’enceinte fonctionne en stéréo, ses dimensions limitent nécessairement la largeur de la scène sonore. Il ne faut pas s’attendre à l’ampleur d’une paire d’enceintes espacées.

Fonctionnalités Supplémentaires

Grâce à deux microphones, l’un de proximité et l’autre à longue portée, on peut passer et recevoir des appels téléphoniques, voire participer à une visioconférence en se servant de l’enceinte, peu importe où l’on se trouve dans la pièce. La qualité de captation de la voix est très bonne. Sans surprise, on entend également très bien son interlocuteur.

Lire aussi: L'étrange fanfiction Harry Potter

Autonomie

Harman Kardon annonce une autonomie maximale de 8 heures, selon le volume d’écoute et la nature de la musique jouée. Ce dernier point peut paraître surprenant, mais l’enceinte reproduisant de très basses fréquences, les titres en contenant beaucoup sollicitent nécessairement davantage l’amplification. Pour aller au-delà, il faudra écouter au tiers ou au quart du volume donc, ce qui correspond à un volume déjà confortable. Notez que l’enceinte intègre sa propre alimentation et qu’elle ne se décharge pas lorsqu’elle est utilisée sur secteur.

tags: #enceinte #bluetooth #harman #kardon #comparatif

Articles populaires: