L'arrivée d'un nouveau-né est un moment de joie et d'anticipation, mais aussi de questionnements quant à son développement. Comment accompagner au mieux cet être fragile vers l'autonomie ? La motricité libre, concept développé par la pédiatre hongroise Emi Pikler, offre une approche intéressante, axée sur le respect du rythme naturel de l'enfant. Cet article explore en profondeur ce concept et d'autres aspects essentiels du développement du nourrisson.

La motricité libre : laisser faire la nature

Emi Pikler, forte de son expérience clinique et personnelle, a développé la conviction que le nourrisson n’a pas besoin de l’intervention d’un adulte dans son développement moteur. L'idée centrale est de laisser l'enfant explorer et développer ses compétences motrices à son propre rythme, sans intervention excessive de l'adulte. Cela implique de faire confiance à la capacité innée du bébé à se mouvoir et à découvrir son corps.

Les piliers de la motricité libre

  • Sécurité affective et relation harmonieuse: Un environnement sécurisant et une relation de confiance avec les adultes sont primordiaux. Le bébé doit se sentir aimé, protégé et encouragé dans ses explorations.
  • Un environnement adapté: L'environnement doit être stimulant, mais pas envahissant. Il doit offrir à l'enfant des possibilités d'exploration variées, sans être trop contraignant. "Ni trop, ni trop peu" résume bien cette idée. On peut aussi lui faire prendre son bain dans des conditions de motricité libre : faire couler de l’eau à hauteur des oreilles de l’enfant, dans une baignoire à fond plat.

Comment mettre en pratique la motricité libre ?

  • Ne rien faire (ou presque) : Cela peut sembler paradoxal, mais l'idée est de ne pas forcer l'enfant à adopter des positions qu'il n'est pas encore prêt à prendre. Évitez de le faire asseoir, de le mettre debout ou de le faire marcher avant qu'il ne le fasse de lui-même.
  • Observer et accompagner : L'adulte est là pour observer l'enfant, l'encourager et le soutenir dans ses découvertes. Il peut aménager l'espace pour le rendre plus stimulant et sécurisant.
  • Laisser l'enfant explorer le sol : Le tapis au sol, ferme et offrant de bons appuis plantaires, est l'endroit idéal pour que le bébé développe ses compétences motrices. Cette liberté de mouvement entraine une motricité tellement plus riche que si le bébé est placé dans un transat, qu’il va rapidement se retourner sur le ventre. Idéalement il faudrait attendre que l’enfant se retourne tout seul pour le laisser sur le ventre, mais la position ventrale présente beaucoup d’intérêt, on peut donc l’y installer un peu plus tôt.
  • Respecter les étapes naturelles : De la position quatre-pattes, l’enfant va pouvoir pousser sur ses bras pour s’asseoir de lui-même. En grandissant, l’enfant va tenter de se lever en s’accrochant aux meubles de la maison, pour être à la hauteur des membres de la famille, voir ce qu’il se passe, attraper de nouveaux objets.

Les avantages de la motricité libre

  • Développement moteur harmonieux : En respectant le rythme de l'enfant, on favorise un développement moteur plus équilibré et harmonieux.
  • Confiance en soi : L'enfant qui est libre d'explorer et de découvrir son corps développe une plus grande confiance en ses capacités.
  • Autonomie : La motricité libre encourage l'autonomie et l'initiative.
  • Prévention de certaines pathologies : la motricité libre pourrait avoir une incidence sur la réduction des morts inattendues du nourrisson. En effet, une partie conséquente de ces décès ont été recensés au moment du premier retournement de l’enfant dans son sommeil. Celui-ci n’ayant pas assez de force pour relever la tête, il y a un risque majeur d’étouffement.

Les pièges à éviter

  • Les porte-bébés non physiologiques : Petit aparté sur les porte-bébés non physiologiques où l’enfant est suspendu par son bassin, dans une position verticale artificielle demandant beaucoup trop d’effort à sa musculature, il va sans dire qu’ils sont à éviter !
  • Aider à marcher trop tôt : il est inutile de tenir la main ou les mains de son enfant pour l’aider à marcher. Si l’enfant est vraiment en demande (le mien m’a fait le coup, il venait lui-même m’attraper les mains et se mettait à marcher), il faut se baisser un maximum pour que l’enfant n’ait pas à lever trop haut les mains.

Le développement moteur : une progression naturelle

Le développement moteur du bébé est régi par des lois développementales liées à la maturation cérébrale, telles que les lois céphalo-caudale et proximo-distale. Le développement moteur du bébé fait référence à l'évolution de ses capacités physiques et motrices au fil des mois. En réalité, même si on utilise cette terminologie, le développement de la motricité du bébé est en lien étroit et impacté par toutes les autres sphères de développement (sensoriel, affectif, cognitif). Dès la vie in utero, l’activité motrice du bébé est déjà présente. Les parents peuvent la ressentir à travers les petits (parfois vifs et rapides) coups de pied à travers le ventre. Dans le ventre, il s’étire, s’enroule, se tourne dans tous les sens et porte ses mains près du visage. À la naissance, le cerveau de bébé, certes encore immature, est en quelque sorte déjà pré-câblé. Il dispose d’un répertoire moteur de base, appelé motricité réflexe. Ces réflexes sont d’ailleurs testés dès la naissance par le pédiatre, car ils témoignent d’une bonne intégrité neuromotrice.

L’essentiel est de suivre l’évolution harmonieuse des différentes étapes successives, plutôt que de sauter des étapes pour acquérir une nouvelle compétence supposée attendue. En attendant, observez comment bébé développe ses nouvelles compétences, naturellement.

Les étapes clés du développement moteur

  • De la naissance à 3 mois : Le bébé découvre son corps et apprend à contrôler ses mouvements de base.
  • De 3 à 6 mois : Le bébé commence à se retourner, à s'asseoir avec appui et à attraper des objets. Cette liberté de mouvement entraine une motricité tellement plus riche que si le bébé est placé dans un transat, qu’il va rapidement se retourner sur le ventre.
  • De 6 à 9 mois : Le bébé se tient assis seul, rampe et commence à se déplacer.
  • De 9 à 12 mois : Le bébé se met debout, marche avec appui et commence à faire ses premiers pas.
  • De 12 à 18 mois : Le bébé marche seul, monte les escaliers et court.

L'importance de l'environnement sensoriel

A cet âge, l’ambiance sensorielle est notamment essentielle : suffisamment de stimulation pour qu’il se sente entouré mais pas trop. Chaque enfant aussi à ses particularités sensorielles et il faut alors les décoder en tant que parents ; comprendre ce dont votre enfant a besoin.

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L’éveil est multisensoriel : le toucher, en premier lieu, mais aussi le goût, l’ouïe, et la vue de l’enfant, vont évoluer et contribuer à la compréhension du monde qui l’entoure. Bien que sa vue se développe encore au-delà de 3 ans, il est important de proposer à l’enfant de nombreuses sources de découverte par l’image. L’amélioration de la vision du bébé commence vers 5-6 mois, notamment pour distinguer les couleurs. L’enfant acquiert le sens de la profondeur vers 11-12 mois, puis il peut reconnaître des objets de loin vers 18 mois. Alors qu’il développe la parole, c’est plus que jamais le moment de lui proposer de nommer les choses, les couleurs, les animaux, le corps humain, et de le stimuler autour de sujets qu’il affectionne. On peut lui présenter dès 3 ans les lettres de l’alphabet, les chiffres, mais c’est surtout les illustrations d’animaux, de nature, ou de l’univers domestique, qui vont retenir son attention et lui permettre de se situer dans le monde. Entre deux et trois ans, l’enfant plus que jamais observe, imite, imagine et comprend, alors nul besoin d’attendre l’école pour stimuler son apprentissage ; celui-ci se fera facilement à travers le jeu, dans la nature ou devant des images illustrées colorées qui le passionneront. La capacité des tout-petits à s’approprier le monde est incroyable, l’accompagner sur ce chemin est une belle aventure… bien moins complexe qu’on ne le croit.

L'autonomie : un cheminement progressif

Dès les premiers mois de sa vie, le bébé nous épate à bien des égards : ses capacités étonnantes, ses facultés d’adaptation précoces, sa curiosité et la rapidité de ses acquisitions nous font oublier qu’il reste longtemps un petit être fragile et dépendant. Pour le guider vers l’autonomie, il importe de l’accompagner en douceur, en respectant son besoin de continuité, de stabilité et de sécurité. A vous de l’aider à prendre un bon départ pour qu’il vive sans drame les expériences de séparation et de perte qui vont jalonner son existence. Les premiers mois que vous vivez avec votre bébé sont essentiels pour lui. Totalement dépendant de vous, il construit son sentiment de sécurité intérieure à partir de vos réponses à ses besoins physiologiques et affectifs. Pour cela, il lui faut deux choses : d’une part, des journées régulières, où vous respectez ses rythmes et ses besoins de sommeil et de nourriture, d’autre part, l’assurance que vous répondrez à ses appels, en essayant de les comprendre et de consoler ses pleurs. Plus vous vous montrerez attentive à ce qu’il ressent, plus il aura confiance en vous, donc en la vie. Au bout de quelques mois, bébé n’a plus besoin d’être nourri au milieu de la nuit. Mais s’il ne nous réveille plus, cela signifie bien plus que ça : c’est d’abord la preuve qu’il a assimilé l’alternance jour/nuit. Il s’agit de sa première adaptation à un rythme collectif depuis son arrivée au monde. Mais c’est aussi le signe que, désormais, il est capable de se passer de notre présence physique la nuit. Lors de ses réveils nocturnes, il sait se rendormir seul, en tétant son doigt par exemple : le lien construit avec nous est suffisamment rassurant pour qu’il se sente en sécurité dans son berceau. S’il nous réveille, ne le laissons pas pleurer indéfiniment. Toutes les cinq minutes, rassurons-le en lui parlant doucement, avec notre main sur son ventre. Cela suffit souvent pour qu'il se rendorme. La tétée est une relation intime entre bébé et nous, qui lui procure un intense plaisir sensoriel et le rassasie. Pour lui, renoncer à notre sein, c’est perdre quelque chose de nous. Pourtant, si on est décidée et sereine, ce ne sera pas un traumatisme pour lui, mais le point de départ d’une nouvelle étape. En effet, détourné en douceur du sein maternel, l’enfant ouvre les yeux sur son environnement avec plus d’intérêt et de curiosité. Il commence à communiquer avec autrui à travers le babillage. Expliquez à votre bébé ce qui va se passer et anticipez, pour avoir le temps de remplacer très progressivement chaque tétée par un biberon. Quel que soit l’âge d’un bébé, pour bien vivre une séparation, il a besoin de continuité dans ses repères. Avant 8 mois, c’est encore plus important car il n’a pas conscience de ce qui se passe, il ne peut pas anticiper la séparation. Si votre bébé est gardé hors de la maison, emportez-lui des repères sensoriels : un tissu imprégné de votre odeur, un objet familier à manipuler pour se rassurer. Sans le noyer de paroles, dites-lui en quelques mots ce qui va se passer, pourquoi vous vous absentez et qui s’occupera de lui. Si vous vivez mal le fait de reprendre votre travail, exprimez-le simplement : « Ce n’est pas très facile de se séparer toute la journée, mais j’ai confiance en Unetelle, tu seras bien avec elle et on se retrouvera ce soir ». Votre bébé ne décode pas les mots, mais s’imbibe de vos émotions. Ne négligez pas le temps d’adaptation (des séances de prise de contact en votre présence) et imposez-le s’il n’est pas prévu. Profitez-en pour établir un lien de confiance avec la personne qui s’occupera de lui : s’il vous sent rassurée, votre bébé le sera. Transmettez à sa référente un maximum d’informations sur ses habitudes, sa façon de réagir, les rituels qui le rassurent, afin qu’elle puisse assurer cette précieuse continuité. Entre 7 et 9 mois, le bébé réalise qu’il n’est pas un morceau de sa mère mais un être à part entière, distinct d’elle. Il prend mieux conscience de ses absences. A peu près en même temps, il acquiert ce qu’on nomme la “permanence des choses” : il comprend que ce qui disparaît continue d’exister, peut apparaître à nouveau, et qu’il en va ainsi de sa mère aussi. C'est ce qu'on appelle “L’angoisse du 8e mois”. Ce cap marque une nouvelle organisation de la vie psychique de votre bébé. C’est un grand pas en avant dans sa compréhension du réel, mais c’est un progrès déstabilisant. Il va falloir à votre enfant quelques mois pour digérer ses acquis et apprendre à se rassurer. En attendant, tout changement, toute nouveauté l’inquiète. Offrez-lui un maximum de stabilité. Différez tout changement dans son environnement ou son mode de vie, rassurez-le tant qu’il en a besoin. Jouez avec lui aux jeux de “Coucou” qui l’aident à vérifier que vous réapparaissez toujours. A partir d'1 an un bébé est capable d’anticiper les séparations et de manifester son désaccord, et il ne s’en prive pas ! Il hurle et s’accroche à vous. Pourtant, une fois que vous êtes partie, il se calme vite et joue tranquillement. Fort de ce sentiment de “sécurité de base” qu’il a construit avec vous sa première année, il profite de sa journée. Préparez bien la séparation. Prévenez votre bébé, nommez la personne qui s’occupera de lui. Laissez-lui le temps de créer des liens avec cette personne pendant la période “d’adaptconfiance”. Les premiers pas d’un bébé changent la donne : pour la première fois, il peut s’éloigner de vous, de sa propre initiative. C’est en rayonnant autour de vous qu’il part à la découverte de son environnement : vous êtes en quelque sorte son “camp de base”. Plus il se sent en sécurité, plus le jeune explorateur s’éloigne. De temps en temps, il se retourne pour vérifier que vous le suivez des yeux. Il a besoin de ce regard protecteur pour faire ses premières expériences “en solo”. Ne le suivez pas. Laissez-le partir à l’aventure jusqu’à une certaine distance, que vous jugez raisonnable. Interpellez-le alors gentiment, « Où vas-tu, petit coquin ? », et jouez à le rattraper avant de le laisser repartir. Proposez-lui éventuellement des jeux de cache-cache. Il se dissimule pas trop loin, vous le cherchez. Puis c’est à vous de trouver une cachette. Ses jeux l’habituent à se perdre puis se retrouver, en riant, et confortent sa sécurité interne.

Après les premières étapes vers l'autonomie, votre enfant sait (et souvent, il ou elle en a aussi envie) désormais se débrouiller tout seul ou toute seule pour s'habiller, se laver et se préparer quelque chose de simple à manger. Encore une fois, chaque enfant avance à son rythme, et il ne faut pas le ou la brusquer ni l'obliger si il ou elle ne s'en sent pas capable. Il vaut mieux l'accompagner, lui montrer, faire avec lui ou elle et l'aider quand il ou elle n'y arrive pas.

Des exemples concrets d'autonomie

  • Le trajet depuis ou vers l'école: Cela dépend du développement de votre enfant, mais aussi de l'endroit ou du quartier où vous vivez, de la proximité avec l'école, des autres enfants, copains et copines avec qui il ou elle peut faire le trajet, de la présence d'un parent ou d'un grand frère ou d'une grande sœur qui peut accompagner un groupe d'enfants… Pensez également à préparer votre enfant pour sa rentrée au collège. Il se peut que le trajet et la façon de le faire changent.
  • Rester seul ou seule à la maison: Là aussi, les habitudes prises plus jeune ou l'évolution du développement de votre enfant sont importantes. C'est une grande étape et mieux vaut y aller progressivement. La première fois que vous laissez votre enfant seul ou seule à la maison, essayez de le faire sur un temps relativement court. Pensez à bien laisser à votre enfant, toutes les informations de sécurité comme les numéros d'urgence et ceux des proches, des consignes claires sur ce qu'il ou elle peut faire et ne pas faire. Si vous vous entendez bien avec eux et qu'ils sont là, prévenez un voisin ou une voisine. Prévenez également les proches.
  • Le travail scolaire: Apprentissage de la lecture, passage du cycle 2 au cycle 3…entre 7 et 11 ans, votre enfant aura besoin que vous l'accompagniez, mais aussi que vous le laissiez se débrouiller seul ou seule pour apprendre ses leçons. Demandez lui s'il ou si elle a besoin d'aide, laissez le ou la faire et à la fin des leçons, demandez lui s'il ou elle a tout compris et de vous expliquer ou réciter la leçon.

L'acquisition de la propreté : une étape naturelle

La propreté est également une étape clé. En quittant les couches, l’enfant montre à sa maman qu’il n’a plus besoin d’elle pour assouvir ses besoins physiologiques et qu’il a envie de grandir. Cette autonomie corporelle individuelle va lui permettre d’entrer dans un nouveau collectif : celui de l’école. Ne faites pas de forcing. Attendez qu’il se sente prêt, motivez-le, valorisez ce qui fait déjà de lui un “grand” (il se déshabille seul, aide à porter les courses…) et les choses devraient se mettre en place naturellement.

L’acquisition de la propreté ou plus précisément l’acquisition de la continence est une étape naturelle du développement de l’enfant durant laquelle il va prendre conscience des différents signaux envoyés par son corps pour maîtriser progressivement ses besoins. Chaque enfant est différent, et comme pour de nombreux sujets de la petite enfance il n’y a pas vraiment de règles, l’idéal reste là encore de respecter le rythme de chaque enfant. La propreté ne « s’enseigne » pas, elle fait partie des étapes du développement de l’enfant au même titre que l’acquisition de la marche ou du langage. S’il l’on sait qu’il est impossible de forcer un enfant à parler, l’idée commune de lui « apprendre la propreté » est plus établie, pourtant pour l’enfant cela s’acquiert en passant les stades de développement précédent. La capacité à contrôler ses besoins. La myélinisation du système extrapyramidal (système responsable de la posture et du développement de la motricité globale).

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Conseils pour accompagner l'enfant vers la propreté

  • Montrez l’exemple : les enfants apprennent souvent en imitant les adultes.
  • Soyez positif : félicitez votre enfant pour chaque réussite et ne vous découragez pas en cas d’échec.
  • Évitez les punitions : évitez de punir votre enfant en cas d’accident.
  • Soyez patient : chaque enfant apprend à son propre rythme.

La propreté à la crèche

L’initiative peut venir des parents ou des professionnels de la crèche. Lorsque vous envisagerez une continuité sur la crèche, il sera nécessaire d’en parler avec l’équipe et de faire le point. Comment l’enfant se comporte t-il pendant son change ? Participe-t-il à celui-ci ? Manifeste-il un intérêt pour les toilettes ? La notion de collectivité est importante à prendre en compte dans les débuts de l’acquisition. En effet vous pourrez repérer un décalage d’acquisition entre la crèche et la maison. A la crèche l’enfant est souvent pris dans son jeu, il peut oublier qu’il n’a plus de couche. L’enfant peut aussi se sentir moins à l’aise qu’avec vous pour demander à aller aux toilettes. L’équipe restera cependant vigilante et proposera régulièrement à l’enfant d’aller aux toilettes. Les professionnelles de la crèche encourageront ses tentatives et le valoriserons dans sa démarche. Dans les premiers temps de l’apprentissage, nous vous conseillons de nous fournir plusieurs lots d’affaires de rechange, car si nous n’en avons plus à disposition, nous seront contraints de lui remettre une couche. Pour le démarrage nous mettons tout de même une couche pour la sieste, celle-ci est retirer dès que l’enfant se lève. En attendant d’accompagner cette nouvelle acquisition à la crèche, nous continuons de stimuler les étapes des prérequis.

Le langage et la socialisation : s'ouvrir au monde

Le début des relations avec les autres commence vraiment avec le langage. Dans un premier temps, votre tout-petit se différencie de plus en plus de vous. Il découvre qu’il peut opposer sa volonté à la vôtre et se met à dire « Non ». Pour les gestes de la vie quotidienne, il essaie de se débrouiller sans vous. Mais lorsqu’il échoue, c’est la crise : le décalage entre ses désirs d’autonomie et ses capacités réelles provoque frustration et colères. Restez zen : il a besoin de votre confiance pour franchir ce dernier cap et en finir avec le statut de bébé. Grâce au langage le bébé peut exprimer clairement ce qu’il veut ou ne veut pas. Il est capable de communiquer avec l’adulte, mais aussi avec les enfants de son âge qu’il cherche de plus en plus à côtoyer. Laissez-le savourer le plaisir des mots sans reprendre ses erreurs.

Il est très fier d’entrer en maternelle. Pourtant, l’adaptation n’est pas facile : rythmes, exigences, règles, tout est nouveau à l’école, et tout semble trop grand, de l’effectif du groupe aux dimensions de la cour de récréation. L’école marque une rupture nette avec ce qu’il a vécu en crèche ou chez une nounou, alors qu’il a toujours besoin de continuité pour bien grandir. Les premiers temps, il peut se sentir perdu. Parlez-lui de l’école dans les semaines qui précèdent, mais sans en faire une obsession. Avant les vacances, si possible, visitez les lieux et présentez-le à sa future enseignante. Ensuite, laissez-lui le temps de s’adapter, n’en demandez pas trop. Considérez la petite section comme une année charnière où ce qui importe avant tout, c’est le bien-être de votre enfant. Faites-le parler de ses journées, soyez attentifs à ses signaux non verbaux (maux de ventre, troubles du sommeil, agressivité, énurésie…) et échangez le plus possible avec son enseignante.

Le développement in utero : les bases de la vie

Pendant les 9 mois de votre grossesse, votre organisme va devoir s’adapter aux nombreuses modifications. La fécondation marque le début de la grossesse. Tout le bagage génétique de votre futur bébé est déjà fini. L’œuf va ensuite migrer vers votre utérus afin d’y séjourner pendant ces 9 prochains mois. Il grandit et se développe de jour en jour. La colonne vertébrale apparait ainsi qu’une ébauche de ses bras. C’est ainsi que se termine votre premier mois de grossesse. C’est aussi le mois de votre première échographie ! Vous pourrez apercevoir bébé sucer son pouce pour la première fois. Peut-être même que vous le verrez plier et déplier les bras et les jambes. C’est en effet durant le troisième mois que les cellules se multiplient et forment les neurones. Sur son visage, ces sourcils apparaissent et ses sens deviennent de plus en plus fins. L’odorat se met doucement en place ainsi que son goût. D’un point de vue physique, ses os sont de plus en plus solides et donc son squelette se forme rapidement. Le cordon ombilical joue maintenant son rôle. Il apporte à bébé tout l’oxygène ainsi que les nutriments dont il a besoin pour se développer correctement. Le premier trimestre est maintenant terminé. Vous entrez dans votre 6ème mois de grossesse ! Pendant cette phase, votre bébé continue de beaucoup dormir. Petit à petit se mettent en place, durant son sommeil, les connexions neuronales essentielles au bon développement de son cerveau et il y en a des centaines de milliers. Pendant ce mois, votre bébé grandira et grossira à son propre rythme. C’est un fait nouveau car, jusqu’à la 23e semaine d’aménorrhée, tous les bébés font à peu près le même poids et la même taille. La place va donc commencer à lui manquer : ses mouvements vont être de plus en plus limités, toutefois, il bouge encore beaucoup. Et si vous vous allongiez ou preniez un bain ? Il aura ainsi plus de place lorsque votre utérus sera détendu. Au centre du cerveau de votre bébé, certains développements essentiels s’opèrent également en secret. La myélinisation se perfectionne. Ce processus essentiel permet de faciliter la transmission des messages « aller-retour », ces informations qui vont du cerveau jusqu’aux nerfs. C’est cet incroyable mécanisme qui permettra, par exemple, l’apprentissage du langage ou de la marche. La base de tous les progrès sensoriels et moteurs de votre bébé se met ainsi en place. Votre enfant a maintenant les yeux ouverts et peut réagir à des changements de lumière, il n’est pas complètement plongé dans le noir. Il a toujours son petit bout du nez retroussé et l’arête est plus nette. C’est également au cours de ce 7e mois que le système auditif de votre bébé se perfectionne. Il entend désormais de manière distincte et commence même à mémoriser certains sons. Pendant ce 8ème mois, vous faites votre dernière échographie ! Si lors de celle-là vous voyez votre bébé tirer la langue, c’est normal ! Il acquiert en effet le réflexe de succion qui lui permettra dès la naissance d’avaler le lait*. Ce réflexe lié au réflexe des points cardinaux lui permettra de tourner la tête vers la source de lait et de bouger les lèvres. Ce réflexe se déclenche en stimulant un coin de la bouche ou la joue de bébé. Il orientera sa tête du côté de la zone excitée, en cherchant à téter le « sein » évoqué par la stimulation. Il fait beaucoup de mouvements dans votre ventre mais ne peut plus se retourner comme auparavant. Votre bébé est passé de spermatozoïde à un embryon à un fœtus pour devenir l’enfant que vous prendrez dans les bras dans quelque temps… Son développement à l’intérieur de votre ventre est terminé. Découvrez la date de naissance de bébé et calculer la date d’accouchement estimée grâce au calendrier personnalisé.

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