Cet article explore l'emploi de pédiatre néonatologiste, notamment dans le contexte du service de néonatologie et réanimation néonatale de l'hôpital Necker-Enfants malades, tout en rendant hommage au Professeur Alain Larcan, figure marquante de la médecine française, dont l'œuvre et les valeurs continuent d'inspirer.

Le service de néonatologie et réanimation néonatale à l'hôpital Necker-Enfants malades

Le service de néonatologie et réanimation néonatale de l’hôpital Necker-Enfants malades est dédié à la prise en charge des nouveau-nés et des prématurés. Il s’agit d’un centre de néonatologie expert dans les pathologies à révélation néonatale qu’elles soient médicales ou chirurgicales. En interagissant avec l’ensemble des services et des centres de maladies rares de l’hôpital Necker-Enfants malades, il assure une prise en charge pluridisciplinaire ce qui lui confère une expertise unique dans les pathologies complexes à révélation néonatale.

Missions du service

Les missions de soin fondatrices du service sont :

  • Prendre en charge tous les nouveau-nés du site quelles que soient leurs pathologies.
  • Assurer une activité de recours pour les pathologies du développement.
  • Organiser les parcours patients dès la naissance.

Consultations spécialisées

Les consultations de néonatologie spécialisées sont principalement dédiées au suivi des enfants hospitalisés dans le service. Elles complètent le parcours de soins de ces enfants après le retour à la maison et permettent la coordination des soins en lien avec les services de spécialité du site et les partenaires de santé proches du domicile. Les enfants n’ayant pas fait l’objet d’une hospitalisation dans le service peuvent également être reçus dans le cadre de la consultation spécialisée de suivi pour une infection congénitale à Toxoplasme ou à CytoMégaloVirus (CMV). Des enfants peuvent être vus en consultation pour un avis ponctuel, mais seulement après accord préalable.

Spécialisation et rattachement

Le service de médecine et réanimation néonatales est spécialisé dans la prise en charge des nouveau-nés avec pathologies complexes à révélation néonatale. Rattaché au département médico universitaire « maladies congénitales et anomalies du développement (MICADO) », les enfants admis sont majoritairement nés à Necker assurant la continuité avec le centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN). Le service exerce également une activité de recours pour les maternités et les services de néonatalogie extérieurs au-delà du bassin de population, notamment pour les DOM-TOM.

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Accès à l'hôpital Necker-Enfants malades

L'hôpital se trouve à 15 minutes à pied de la gare Montparnasse et est desservi par :

  • 4 stations de métro : Duroc (Lignes 10 et 13), Sèvres-Lecourbe (ligne 6), Pasteur (lignes 6 et 12), Falguière (ligne 12).
  • 6 lignes de bus : Lignes 28, 70, 82, 86, 89 et 92 - arrêt Duroc ou Hôpital Enfants malades.

Les voitures particulières ne peuvent pas pénétrer et se garer dans l’enceinte de l’hôpital (à l’exception de quelques places réservées aux personnes à mobilité réduite).

Hommage au Professeur Alain Larcan : Un modèle d'engagement et d'excellence

Le Professeur Alain Larcan, décédé le 10 Mai, a marqué son époque par son engagement, son intelligence et son travail acharné. Son parcours exceptionnel, de la médecine d'urgence à l'histoire, en passant par l'armée, témoigne d'une soif de savoir et d'une volonté de servir son pays.

Un homme d'exception

Ceux qui l'ont croisé dans sa prime jeunesse, ont, dès cette époque, été impressionnés non seulement par sa prodigieuse mémoire, mais par la vivacité de son esprit, cette capacité à analyser une situation, à formuler une synthèse, à tirer des conclusions et à prendre, dans la foulée, les décisions qui s'imposent. Cette intelligence l'a servi en toutes circonstances. Alain Larcan était aussi un prodigieux travailleur. « J'ai été élevé dans une ambiance austère », a-t-il un jour confié. « J'en ai probablement été marqué très tôt, considérant le travail, surtout intellectuel comme un devoir, puis, tout de même un peu comme un plaisir, peut-être aussi comme une drogue, et en tout cas comme un repos ». Toute sa vie, Alain Larcan a travaillé dur, ne ménageant ni son temps ni sa peine. A l'hôpital. A la Faculté. A la tête des services d'urgence. Dans les rangs de l'Armée. A la Fondation Charles de Gaulle. Au sein de l'Académie de Stanislas ou de la Société d'histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain. Les très nombreux livres, les innombrables articles qu'il a signés, les cours et les conférences qu'il a donnés en porteront témoignage pour les générations à venir.

Pionnier de la médecine d'urgence

En 1961, survient à Vitry-le-François un accident-attentat, où deux médecins nancéiens trouvent la mort, faute d'avoir pu être secourus à temps. Une grande émotion s'empare de la ville. Profondément marqué, Alain Larcan comprend, bien avant d'autres, qu'il est absolument nécessaire de développer en France des structures de secours et des soins d'urgence efficaces en toutes circonstances. Dès 1963, il établit à Nancy, en collaboration étroite avec les sapeurs-pompiers, le service SOS, qui fut le premier Service mobile d'urgence et de réanimation de France. Alain Larcan, en prenant cette initiative, a véritablement révolutionné la médicalisation pré-hospitalière et peut, de ce fait, être considéré comme un des pères du SAMU. Dès lors, il va consacrer beaucoup de temps et d'énergie à la médecine d'urgence. Cette discipline, toute nouvelle dans le paysage médical français, mobilise l'essentiel de son activité à partir de 1962 et la totalité à partir de 1980, lorsqu'il prend la direction à la fois d'un service autonome créé spécialement à son intention et d'une chaire d'enseignement mise en place également spécialement pour lui, l'une des trois premières de France dans cette discipline.

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Un professeur passionné

« Ma carrière fut celle d'un professeur», aimait-il à dire. «Je préfère ce titre à la dénomination de médecin des hôpitaux ou de praticien auxquels je peux également prétendre ». Nommé professeur agrégé en 1958, à 27 ans, il gravit un à un tous les échelons de la carrière : professeur sans chaire, professeur titulaire, avant de terminer sa carrière en 1999 comme professeur émérite de la chaire de pathologie générale et de réanimation. Le professeur Larcan a marqué par un enseignement d'une très haute qualité des générations entières d'étudiants. En pédagogue averti, en enseignant chevronné, il leur a non seulement transmis des connaissances sans cesse actualisées, mais leur a inculqué des valeurs auxquelles il croyait lui-même avec force : l'altruisme, le dépassement de soi, la remise en cause permanente, la foi dans le travail. La pertinence de ses recherches, la qualité de son enseignement , le rôle pionnier qu'il a joué dans les progrès de la médecine d'urgence lui ont valu l'honneur d'être élu par ses pairs en 1978 membre de l'Académie nationale de Médecine puis d'être porté à la présidence de cette institution en 1994. Ce fut pour lui une grande joie et un légitime motif de fierté.

Amour de la France et de la Lorraine

L'homme était ainsi. Le portrait serait incomplet si je n'évoquais pas aussi l'attachement viscéral que le professeur Larcan éprouvait pour la France et la Lorraine. La France. Il ne prononçait jamais son nom sans solennité et sans gravité. C'est pour la défendre que son père était tombé, le 17 juin 1940, aux Riceys, dans l'Aube. C'est elle qui l'avait adopté en faisant de ce jeune orphelin de guerre, âgé d'à peine 9 ans, un pupille de la Nation. Cet amour de la France, ce sens élevé de la Nation, il a, toute sa vie, considéré qu'une institution le transcendait : l'Armée, qu'un homme l'incarnait, le général de Gaulle. Peu de gens, sauf ses proches et ses camarades, savaient que le professeur Larcan, médecin chef des services, avait rang d'officier général dans l'armée française. Il ne s'en vantait pas particulièrement, mais il en était extrêmement fier. Il est rare qu'un officier de réserve soit ainsi distingué. Ce fut pourtant le cas, en considération des services éminents qu'il avait rendus, en développant notamment le concept de médecine de l'avant, qui s'est progressivement imposé sur tous les théâtres d'opérations extérieures où est engagée l'armée française.

Alain Larcan portait également la Lorraine dans son cœur. Issu d'une famille implantée à Nancy depuis trois générations, Alain Larcan confondait dans un même attachement l'amour de la France et l'amour de la Lorraine. Très tôt, il s'est intéressé à l'histoire de notre province, qu'il jugeait à tous égards exceptionnelle. Sa culture dans ce domaine était phénoménale. C'était un homme d'une profonde érudition, qui avait, serait-on tenté de dire, tout lu, tout retenu et qui n'était pas avare de son savoir. Ses confrères de l'Académie de Stanislas peuvent en porter témoignage. C'était aussi un amateur d'art éclairé. Sa fine connaissance de l'art lorrain, du I7 eme siècle notamment, la sûreté de son goût, la pertinence de son jugement, ont permis d'enrichir les collections du Musée Lorrain. Le Musée Lorrain fut en effet une autre grande passion de sa vie. Il a siégé pendant plus de 40 ans au Bureau de la Société d'histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain, avant que la Société, reconnaissante, lui confère, il y a quelques mois, le titre de président d'honneur.

Derniers hommages

Dans sa résidence du Belvédère, sur la hauteur du village d'Amance, près de Nancy, Alain Larcan et son épouse accueillaient un groupe de personnalités et d'amis venus assister à son élévation à la dignité de Grand Croix de la Légion d'Honneur, par Monsieur Gérard Longuet, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Ainsi était rendu au grand serviteur de l'État le suprême et exceptionnel hommage de la Nation. Ainsi l'extraordinaire destin d'un médecin trouvait son achèvement, après soixante années d'éminents services. Alain Larcan devait nous quitter dans l'intimité et la discrétion, à peine deux semaines plus tard (dans la nuit du 10 mai) vaincu par la maladie. En possession de toutes ses extraordinaires capacités intellectuelles, il venait de nous donner une ultime leçon, celle du stoïcisme, ayant fait sienne la pensée de Montaigne « il faut apprendre à sou ff rir ce qu'on ne peut éviter ».

Devenu pédiatre-néonatologiste, j'avais eu la chance de travailler à ses côtés six ans durant de 1957 à 1963. Malgré une modeste di ff érence d'âge, il avait été un véritable mentor. Nous avons cosigné plus de cinquante publications (52) principalement consacrées au diabète et à ses complications dont l'acidocétose, sujet de ma thèse, et d'une monographie écrite avec lui. Par la suite, il avait accompagné avec bienveillance ma propre démarche dans la réanimation néonatale à la Maternité Adolphe Pinard de Nancy, établissement qui lui était cher parce que lié à l'action des accoucheurs de sa famille.

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