Elsa Zylberstein, figure emblématique du cinéma français, captive le public par son talent et son authenticité. Récemment à l'affiche de la comédie grinçante Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée, aux côtés d'Artus, elle continue de surprendre et d'émouvoir. Son interprétation magistrale de Simone Veil dans le film Simone, le voyage du siècle a marqué les esprits, témoignant de son engagement et de sa capacité à se transformer pour incarner des personnages complexes. Au-delà de sa carrière florissante, Elsa Zylberstein suscite également l'intérêt pour ses réflexions sur la vie, l'amour et la maternité, un sujet qu'elle aborde avec une sincérité touchante.
Une carrière accomplie
Actrice reconnue et respectée, Elsa Zylberstein a collaboré avec de nombreux réalisateurs de renom tels que Jean-Pierre Jeunet, Claude Lelouch et Olivier Dahan. Son talent lui a valu plusieurs nominations aux César du cinéma, consacrant ainsi sa place dans le paysage cinématographique français. En 2009, elle a d'ailleurs remporté le César de la meilleure actrice dans un second rôle.
En 2022, elle a épaté tout le monde avec son rôle de Simone Veil dans le film Simone, le voyage du siècle. Elle n'a pas hésité à se vieillir ni à prendre dix kilos pour cette performance sur grand écran.
Elle est aujourd’hui l’une des actrices les plus côtés du cinéma français, même si elle a savouré d’être devenue une artiste reconnue, n’a pas caché sa déception lorsqu’elle a su qu’elle n’était pas nommée à la cérémonie des César pour avoir incarné Simone Veil dans « Simone, le voyage du siècle ».
Parcours amoureux
Au fil des années, Elsa Zylberstein a vécu des histoires d'amour très médiatisées, notamment avec Antoine de Caunes, Nicolas Bedos, Georges-Marc Benamou, Yann Moix ou encore Arnaud Montebourg. Elle s'est déjà exprimée sur sa vie sentimentale en avouant : "Quand j'aime quelqu'un, c'est au fer rouge". Aujourd'hui elle fait le point sur ses sentiments : "C'est très rare d'aimer… Et moi, quand j'aime, j'aime profondément ! Avoir quelque chose pour quelqu'un est très précieux, et heureusement. Alors ça ne part pas facilement. Des fois l'amour vous tombe dessus, on ne choisit pas. L'actrice pense que nous attirons et rencontrons toujours des personnes qui sont des reflets de nous-mêmes.
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La maternité : une question en suspens
Si Elsa Zylberstein n'a pas encore eu d'enfant, la question de la maternité reste présente dans ses réflexions. Elle a confié avoir souvent pensé à adopter. Elle a partagé qu'elle n'a pas rencontré les bons partenaires avec lesquels elle aurait pu envisager de fonder une famille et qu'elle ne se sentait pas prête jusque-là car elle avait besoin de s'accomplir et de faire des choses pour elle. "Ce n'était pas assez essentiel pour moi de devenir mère. Je ne crois pas que ce soit génial de ne pas être à 100% avec son enfant, il le sent aussi."
Aujourd'hui, elle se sent "plus parée" pour fonder une famille. Alors l'adoption, pourquoi pas ? C'est comme ça la vie…". Elle ne semble pourtant pas en avoir fait le deuil : « J’y songe parfois, oui… Cela peut être dans un coin de ma tête. Mais on ne peut pas forcer les choses. Je suis plus parée maintenant. Alors l’adoption, pourquoi pas ?
Rôles de mère à l'écran : une appréhension dépassée
Pendant longtemps, Elsa Zylberstein a refusé les rôles de mère de famille, les appréhendant n'étant pas maman. Mais, pour « C’était mieux demain », de Vinciane Millereau, elle a accepté de jouer la mère de deux enfants. Son rapport à la maternité a-t-il changé ? En 1999, elle disait à Paris Match : « Je ne suis pas encore prête, mais je me pose des questions. » Questions auxquelles elle n’a « toujours pas de réponse ».
Dans Adorables, Elsa Zylberstein incarne une mère de famille qui fait sa crise d'ado en même temps que celle de sa fille. Elle estime qu'il faut quand même du cadre pour dire aux enfants qu'on les aime. Il faut qu'ils soient un minimum tenus. D'ailleurs ils cherchent ça, je pense".
L'influence de Simone de Beauvoir
Elsa Zylberstein a incarné Simone de Beauvoir, après avoir acquis les droits de sa correspondance. « Ne pas enfanter était pour elle une revendication féministe. Issue d’une famille bourgeoise, son père n’avait cessé de lui répéter qu’elle avait un esprit d’homme dans un corps de femme mais que, malgré cela, elle n’échapperait pas à sa condition, à savoir se marier et avoir des enfants. Quand Beauvoir est partie vivre sa vie aux États-Unis en 1947, c’était un acte de rébellion contre la société, et contre cette condition, justement. Ne pas devenir mère était inclus dans cette volonté. »
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Si les choses ont un peu changé depuis, Elsa Zylberstein subit tout de même la pression patriarcale : « Pour moi comme pour beaucoup, c’est toujours les mêmes questions : ‘Quand est-ce que tu te maries ? Quand est-ce que tu as des enfants ?’ Je suis libre et indépendante. Des fois j’ai envie, des fois, non. Quand je vois une mère avec sa fille, ça peut me bouleverser. Quand je croise une famille fusionnelle, ça me touche énormément - encore plus aujourd’hui », a expliqué Elsa Zylberstein, qui vient de perdre ses parents. Entre son envie de liberté et son désir de maternité, elle n’a pas tranché : « Je reste ouverte, rien n’est fermé. »
Deuil et introspection
La perte récente de ses parents a profondément marqué Elsa Zylberstein. « A leur disparition, ma vie a basculé. » Et leur absence la bouleverse : « Il ne se passe pas un jour où je ne ressens pas ce manque.
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