Introduction
Elsa Wolinski, née en 1974, est une figure médiatique française aux multiples facettes. Journaliste, écrivaine, chroniqueuse, créatrice de mode et militante, elle est avant tout la fille de deux personnalités marquantes : Georges Wolinski, dessinateur de presse assassiné lors de l'attentat contre Charlie Hebdo en 2015, et Maryse Wolinski, journaliste et écrivaine décédée en 2021. Sa vie, marquée par ces figures parentales fortes et les tragédies qui les ont frappées, est un témoignage de résilience et d'engagement.
Jeunesse et formation
Elsa Wolinski voit le jour dans le sixième arrondissement de Paris. Elle grandit dans un environnement intellectuel et artistique stimulant. Ses parents se rencontrent en 1968 au Journal du Dimanche et se marient en 1971. Elle a deux demi-sœurs, Frederica et Natacha. Sa mère lui écrit des contes et une « Histoire des femmes », des attentions qui nourrissent l’amour d’Elsa pour les lettres. Au début des années 90, alors qu’Elsa est adolescente, son père la met en scène dans une saynète, intitulée « J’hallucine », du mensuel Phosphore publié par le groupe Bayard-Presse.
Elle est scolarisée à la prestigieuse École Alsacienne de Paris et fréquente quelques années plus tard l’institut de stylisme connu sous le nom de Studio Berçot. Elle s’intéresse rapidement au journalisme, tout comme ses parents qui disposent d’une certaine renommée dans le milieu de la presse et de la littérature.
Carrière professionnelle
Elsa Wolinski décroche des contrats pour des journaux et des magazines d’importance nationale, comme Point de vue. Elle poursuit sur sa lancée et tente une incursion dans le domaine de la littérature avec son premier livre, Je n’ai pas épousé mon père, sortie en 2007. Elle y retrace sa vie, son enfance et l’éducation reçue par des parents connus et reconnus.
En mars 2021, elle rejoint l'émission Bel & Bien, émission de bien-être diffusée sur France 2. Elle est également chroniqueuse.
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L'épreuve des attentats de Charlie Hebdo et le deuil
Le 7 janvier 2015, la vie d'Elsa Wolinski bascule avec l'assassinat de son père, Georges Wolinski, lors de l'attentat contre Charlie Hebdo. Un an après la disparition de son père, Elsa Wolinski s’est recueillie sur la tombe du dessinateur. Au lendemain des funérailles de Georges Wolinski, sa femme et sa fille nous ont reçus. Elsa Wolinski: “Papa, t’es là? Tu m’entends? Cela fait deux ans ce samedi 7 janvier qu'ont eu lieu les attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge, et de l'Hypercasher, tuant une partie de la rédaction du célèbre journal satirique. En ce mardi 7 janvier, la France commémore les victimes de l’attentat de Charlie Hebdo. Quatre ans après, l'émotion est toujours palpable.
Elle décrit une mère transformée par le deuil, qu'elle appelle désormais "Maryse" : « Le jour où mon père est mort dans l’attentat à Charlie Hebdo, je suis arrivée pour aider ma maman. Mais elle, pour s'en sortir, elle est devenue très dure. Elle n'arrivait pas à me prendre dans les bras. Elle m'a interdit de pleurer. Cette attitude a été tellement difficile à surmonter que je l’ai appelée "Maryse". J'avais besoin d'une maman. Mais à ce moment-là, elle n'était plus ma maman. Elle était un personnage : une veuve, jolie, intelligente, mais elle n'était plus ma maman. ».
Le 9 décembre 2021, Elsa Wolinski perd sa mère, Maryse, des suites d'un cancer du poumon. Elle raconte dans son livre, "À demain" (Flammarion), le difficile combat de sa mère contre le cancer. Elsa Wolinski se confie au sujet de sa mère, décédée il y a un peu plus d’un an des suites d’un long cancer des poumons. Il y a déjà un an, en ce vendredi 9 décembre, l’écrivaine et journaliste Maryse Wolinski est morte à 78 ans. Ce mardi 3 mai, Maryse Wolinski aurait eu 79 ans. Décédée en décembre 2021, la journaliste vivait depuis six ans avec le poids de la disparition brutale de son mari, le dessinateur de presse à Charlie Hebdo, Georges Wolinski. Mercredi, lors de la cérémonie d'obsèques de Maryse Wolinski*, décédée jeudi à 78 ans, la chanson de Serge Reggiani Ma liberté sera jouée. "C'est son choix et ça symbolise les combats de sa vie", confie sa fille Elsa. Ces derniers mois encore, la romancière et journaliste, épouse du dessinateur Georges Wolinski, se battait pour la création d'une Maison du dessin de presse et du dessin satirique. En septembre, elle avait publié - avec six caricaturistes - une tribune dans le *JDD*, enjoignant Emmanuel Macron à défendre l'art de la caricature. "Elle tenait par-dessus tout à la liberté d'expression, précise Elsa Wolinski. Déjà, mon père avait parlé de ce projet à Jacques Chirac. Puis Maryse a repris le flambeau. Elle a rencontré Brigitte Macron mais également Valérie Pécresse. Le président de la République a promis. Avec ma soeur, nous allons continuer ce combat pour la liberté.
Elle poursuit : "Sa mort a été tellement longue qu'hier soir j'ai dit à Wolinski : 'Maintenant ça suffit, tu récupères ta femme. Et vous me laissez tranquille.' Ce soir, je ne peux pas dire que je suis libre parce que ça ne se dit pas, mais je suis libre avec un grand vide. Je referme d'un coup le tiroir de l'attentat et le cancer du chagrin. Depuis l'assassinat de son père, le 7 janvier 2015 à Charlie Hebdo, Elsa Wolinski disait "Maryse" en parlant de sa mère. "Ce jour-là, j'ai perdu mon père mais aussi une maman, précise la journaliste et écrivaine. C'est moi qui devais la protéger, les rôles étaient inversés." Ce "cancer du chagrin" s'est révélé après l'attentat : "Elle était persuadé qu'il y avait un lien", détaille Elsa Wolinski. "Pour vivre ce que j'ai vécu, il faut être vraiment une guerrière", confiait d'ailleurs Maryse Wolinski dans le court métrage Somattentat, réalisé cette année par Ornella Gueremy Marc. "Depuis l'attentat, elle a lutté pour survivre", dit Elsa Wolinski. "Coup sur coup, on lui a enlevé l'amour, puis la santé. Elle a toujours repoussé la mort", ajoute-t-elle.
Engagements et créations
En 2019, après avoir rencontré des femmes victimes de violences, Elsa Wolinski a eu envie de s’engager pour elles. Ses collections mode, pleine de joie de vivre, de couleur, de liberté sont créées dans un but solidaire. Elsa Wolinski a également créé sa marque de vêtements féminins inclusive, solidaire et made in Europe Sisterhood en 2019. Liberté, égalité, culottée ! Voilà le slogan de cette ligne de culottes tant attendues de toutes les fashionistas.
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Dans son podcast Allez j'ose !, Elsa Wolinski souhaite libérer la parole sur cette période de la vie qui concerne toutes les femmes : la ménopause. La journaliste et écrivaine, qui y a elle aussi été confrontée, a à coeur de recueillir les témoignages d'autres femmes inspirantes afin de briser l'omerta à ce sujet. Interviewée par Voici, Elsa Wolinski se livre sans complexe sur la ménopause. Interviewée par nos confrères de Voici ce vendredi 23 février à l'occasion de la sortie de son nouveau podcast, la journaliste et autrice Elsa Wolinski a révélé avoir vécu une histoire d'amour en compagnie d'un célèbre acteur français durant un an au cours de sa jeunesse.
Vie privée
Côté cœur, elle est en couple avec un autre journaliste, Arnauld Champremier-Trigano, avec qui elle a deux filles : Lila et Bianca. Côté vie privée, Elsa épouse d’abord le réalisateur Fabien Oteniente, puis file le parfait amour avec Arnauld Champremier-Trigano, journaliste et communiquant dans le secteur politique.
Addictions et introspection
Elsa Wolinski était invitée à témoigner de ses addictions et troubles alimentaires dans l'émission Ça commence aujourd'hui, ce vendredi 31 mars. Elle a également évoqué ses problèmes d'addiction dans son livre "À demain". Elle y raconte ses états d'âmes, ses relations avec ses parents, la maladie de sa mère, la mort brutale de son père, sa vie avec les hommes, ses addictions et son envie d'aller mieux. Elle a suivi une cure de jeûne en Allemagne pour soigner ses dépendances, notamment au sucre, et a été accro pendant 14 ans aux antidépresseurs et au Xanax.
Personnalité et humour
Elsa Wolinski, une femme sans filtre Fan de Laura Felpin, éduquée à l’humour noir, elle continue de le pratiquer : « Je suis née dans un milieu où on pouvait rire de tout, où l'humour faisait vraiment partie de la maison. » Elle a, par exemple, et elle le raconte dans son livre, voulu empailler son père à son décès. Elle a aussi émis l’idée de garder les dents de sa mère. : « Ce n'est pas de l'humour noir, je n'ai pas de filtre. C'est un vrai problème pour les gens proches de moi. C'est vrai, je dis tout ce que je pense. »
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