Mercredi 4 mai, Elizabeth Olsen était à l’affiche de Doctor Strange in the Multiverse of Madness, reprenant son rôle de Wanda, la Sorcière Rouge, qui a cartonné dans la série Wandavision, disponible sur Disney+. À 33 ans, la petite sœur des jumelles Mary-Kate et Ashley Olsen s'est fait un prénom, devenant l'une des actrices les plus demandées d'Hollywood.
Une enfance particulière au sein d'une famille célèbre
Née le 16 février 1989 à Sherman Oaks, en Californie, Elizabeth Chase Olsen est la fille cadette de Jarnette Fuller « Jarnie » Jones, manager personnel, et de David Brian « Dave » Olsen, promoteur immobilier. Elle a un frère aîné, James Trent Olsen, ainsi que deux sœurs jumelles aînées, Mary-Kate et Ashley Fuller Olsen. Ses parents ont divorcé en 1995 après dix-huit ans de mariage.
Elizabeth Olsen s’est remémorée une enfance assez « chaotique » dans un entretien avec le site britannique The Times, dans lequel elle est revenue sur sa relation particulière avec ses deux sœurs aînées, Ashley et Mary-Kate. En pleine promotion du film Pour l’éternité, Elizabeth Olsen a accepté d’évoquer son enfance et sa relation particulière avec ses sœurs aînées, les jumelles Ashley et Mary-Kate Olsen qui, dès l’enfance, étaient les stars de la série La Fête à la maison, où elle se partageaient le rôle de Michelle Tanner. La comédienne révèle ainsi que ses deux sœurs étaient obligées de venir assister à ses spectacles de danse et de théâtre quand elles étaient plus jeunes. Elle souligne toutefois que, dans la famille, elle a toujours reçu le soutien dont elle avait besoin.
Malgré des sœurs devenues mondialement célèbres à 9 mois pour leur rôle dans la série La fête à la maison, les parents Olsen ont tout mis en œuvre pour protéger Lizzie et son grand frère James. « Quand j'étais petite, je recevais les anciens vêtements de mes sœurs. Lorsque je les ai dépassées en taille, c'était horrible. Ce sont mes amies qui ont hérité de leurs vêtements et je n'avais plus rien. Je détestais ça, parce que ce qu'elles portaient était tellement mignon ». Quand ses sœurs ont lancé leur ligne de vêtements « Elizabeth and James », l’adolescente s’était simplement dit: « Oh cool, je vais pouvoir m’habiller gratuitement. La passion pour la mode des deux jumelles semble avoir déteint sur la petite dernière.
Ses débuts et la recherche de sa propre identité
Dès l’âge de 4 ans, la petite Lizzy fréquente les plateaux. « Au début, je m’amusais avec Ashley et Mary-Kate entre deux prises. Après un petit rôle dans “Deux Jumelles dans l’Ouest”, je veux moi aussi être comédienne. » Et à 7 ans, Elizabeth demande à ses parents de l’inscrire à des cours de théâtre « pour voir si j’avais vraiment un potentiel pour ce métier ». Mais c’est à 16 ans, en jouant dans la comédie musicale d’un copain, qu’elle a enfin la certitude d’être faite pour la comédie. Elle quitte Los Angeles pour intégrer la prestigieuse Tisch School of the Arts de New York fréquentée notamment par Angelina Jolie et Lady Gaga. Le théâtre la passionne, et elle s’illustre au sein de l’Atlantic Theater Company de David Mamet et William H. Macy.
Lire aussi: Recherches et implications politiques d'Elizabeth Sheppard-Sellam
En grandissant, Elizabeth Olsen, malgré ses passions diverses et variées, avoue s’être dirigée vers la comédie sans trop y réfléchir. « Quand vous grandissez à Los Angeles, vous trouvez ça totalement banal de vouloir devenir acteur. Cela semble stupide - des gens viennent spécialement dans cette ville pour ça, et on sait comment ça se passe. J’étais une bonne élève, et je savais qu’il y avait d’autres voies que j’aurais pu emprunter, mais je n’imaginais pas faire autre chose », a-t-elle confié au site britannique The Times.
En 2021, Elizabeth Olsen s’était déjà exprimée dans l'édition britannique du magazine Glamour sur sa volonté de devenir comédienne alors qu’elle était encore une enfant, confiant au passage qu'elle ne souhaitait pas être associée à ses sœurs. « J’avais 10 ans et le fait de passer des auditions m’intriguait. Mais j’ai vite réalisé que ce n’était pas vraiment pour moi, parce que cela me privait de pratiquer mes sports d'équipe, de suivre mes cours de danse, et toutes les activités extra-scolaires. Mais à cette époque, je me souviens que je ne voulais surtout pas être associée à mes sœurs, pour une raison qui m’échappe », avait-elle confié. « Je suppose que j’avais saisi très jeune que le népotisme était la règle pour un enfant de 10 ans. Je ne crois pas que je comprenais ce mot, mais j’avais le sentiment que ce n’était pas bien de ne pas mériter quelque chose, et cela me dérangeait déjà à cet âge-là. Je devais prendre conscience de mes insécurités, mais j’avais 10 ans.
Pourtant, même loin d’Hollywood, le nom d’Olsen est difficile à porter : « Dans le milieu de la scène new-yorkaise, je sentais bien qu’on ne me prenait pas au sérieux. On ne me laissait pas auditionner pour certains rôles. J’ai compris que je devrais bosser deux fois plus que les autres pour m’imposer. Alors qu’on commence à lui proposer des projets de films, elle passe trois mois à Moscou à étudier le théâtre. « Je suis tombée amoureuse de Tchekhov. » À son retour, elle accepte un premier rôle dans un film indépendant, le portrait d’une jeune fille paumée, embrigadée dans une secte. « J’intéressais beaucoup Hollywood, bien sûr, à cause de mon nom, mais j’ai évité les productions qui me recherchaient uniquement pour cette raison, je suis allée vers les films indépendants.
L'émergence d'une actrice talentueuse
En 1994, Elizabeth lance sa carrière d'actrice, à seulement cinq ans, en faisant une courte apparition dans le film Deux jumelles dans l'Ouest, où ses sœurs tiennent les rôles principaux. Par la suite, elle auditionne pour Spy Kids, réalisé par Robert Rodriguez, mais ne décroche aucun rôle. Alors que ses sœurs ont définitivement arrêté leur carrière d'actrice afin de s'imposer dans le domaine de la mode, en 2011 Elizabeth fait une arrivée remarquée en interprétant le rôle principal de Martha Marcy May Marlene, premier film réalisé par Sean Durkin, aux côtés de John Hawkes, Sarah Paulson et Hugh Dancy. Dans ce thriller dramatique, elle joue le rôle d'une jeune fille souffrant d'hallucinations et de paranoïa après avoir fui une secte dans les montagnes Catskill. Acclamé par la critique, le film révèle Elizabeth Olsen, et lui permet d'émerger de l'ombre de ses sœurs.
Elle enchaîne avec deux autres projets indépendants : sous la direction de Bruce Beresford, elle interprète le rôle de Zoe, une jeune adolescente qui quitte Manhattan avec sa famille pour vivre dans un village américain à la suite du divorce de ses parents, dans la comédie Peace, Love & Misunderstanding, qui reçoit des critiques négatives. En 2012 elle est à l'affiche de la comédie dramatique indépendante Liberal Arts, avec Josh Radnor et du thriller Red Lights, écrit et réalisé par Rodrigo Cortés. Elle est aux côtés de Robert De Niro et Sigourney Weaver. Elle débute 2013 avec une nomination au Rising Star Award. La même année elle participe au thriller Kill Your Darlings, mené par Daniel Radcliffe et Dane DeHaan, puis en partageant l'affiche du drame Very Good Girls, avec Dakota Fanning, écrit et réalisé par Naomi Foner. Toujours La même année, elle se frotte pour la première fois à une production plus commerciale, le remake du film sud-coréen, Old Boy.
Lire aussi: Expertise en politiques de sécurité : Elizabeth Sheppard-Sellam
L'ascension dans l'univers Marvel
En 2015, elle décroche le rôle de Wanda Maximoff dans le film de super-héros Avengers : L'Ère d'Ultron, réalisé par Joss Whedon et produit par Marvel Studios, dans lequel elle retrouve Aaron Taylor-Johnson, son partenaire dans Godzilla. Pour se préparer à son rôle, Elizabeth a demandé à Marvel de lui faire parvenir les comics dont Wanda Maximoff était l’héroïne, et a avoué avoir été impressionnée par la quantité de comics qu'elle a reçue. Elle a également développé la gestuelle du personnage en prenant des cours de danse.
En 2016, elle revient dans son rôle de Wanda Maximoff pour Captain America : Civil War d'Anthony et Joe Russo. Mais elle tourne parallèlement deux projets très différents d'abord la satire Ingrid Goes West, qui lui permet d'aller du côté de la comédie noire, en incarnant une jeune influenceuse californienne, menant une parfaite vie, sur laquelle fantasme une jeune femme de Pennsylvanie, jouée par Aubrey Plaza. En 2017 elle joue dans le film Kodachrome, disponible uniquement sur la plateforme Netflix. En parallèle se conclut la post-production du blockbuster Avengers : Infinity War, attendu pour avril 2018. En avril 2019, elle revient dans Avengers: Endgame qui est un succès mondial.
Début 2020, une série Disney/Marvel, intitulée WandaVision et officialisée où elle reprendra son rôle de Wanda Maximoff aux côtés de Paul Bettany, l'interprète de Vision. Cette série est diffusée sur Disney+ en janvier 2021. Mercredi 4 mai, Elizabeth Olsen était à l’affiche de Doctor Strange in the Multiverse of Madness dans lequel elle reprend son rôle de Wanda, la Sorcière Rouge, qui a cartonné dans la série Wandavision, disponible sur Disney+.
Vie privée et relations
En septembre 2012, Elizabeth est devenue la compagne de l'acteur et mannequin américain, Boyd Holbrook. Depuis février 2017, elle partage la vie du musicien américain, Robert Nicholas « Robbie » Arnett, membre du groupe Milo Greene, ils se fiancent en juillet 2019.
Le pouvoir de dire non
S’il y a toutefois une leçon cruciale qu’Elizabeth Olsen a retenu de ses sœurs, c’est le pouvoir de dire « non ». « Je me souviens spécifiquement du mot ‘non’ de la part de mes sœurs, et de son pouvoir. Et pour les femmes, c’est un mot qui donne une force inouïe. Les gens disent qu’il faur dire non à la drogue. Mais on peut dire non à ce que l’on veut.
Lire aussi: Elizabeth II : Devoir et héritage
tags: #elizabeth #olsen #enfance
