Introduction
Drew Barrymore, issue d'une dynastie d'acteurs et filleule de Steven Spielberg, a connu une carrière exceptionnelle, marquée par des débuts précoces, des défis personnels et une renaissance professionnelle. Cet article explore son parcours, de ses premières apparitions à ses rôles emblématiques et à son évolution en tant que productrice et réalisatrice.
Une Dynastie Familiale et des Débuts Précoces
Drew Barrymore n’est pas devenue actrice par hasard. Elle fait partie de l’une des plus anciennes familles d’acteurs. Le cinéma, c’est une affaire de famille, de « la famille royale de Broadway » - titre d’un film sorti en 1930 parodiant l’histoire des Barrymore. La dynastie d’acteurs a commencé avec Herbert Arthur Blyth (1849-1905), connu sous le nom de scène Maurice Barrymore. Acteur de théâtre britannique, il a émigré aux États-Unis pour faire carrière à Broadway. Sur les planches, il a rencontré Georgiana Drew (1856-1893), également actrice, comme sa mère avant elle. Ensemble, ils ont eu trois enfants, tous trois acteurs, et tous trois figures phares du cinéma du XXe siècle. Lionel Barrymore (1878-1954) est le premier de la famille Barrymore à avoir fait du cinéma. Et ça lui a réussi : en 1931, il a obtenu l’Oscar du meilleur acteur dans « A free soul », un de ses premiers films parlants. Mais il n’est pas le seul de sa fratrie à avoir obtenu une prestigieuse statuette dorée : sa sœur Ethel Barrymore (1879-1959) a remporté l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle en 1945 pour « Rien qu’un cœur solitaire ». Leur frère, John Barrymore (1882-1942) n’a, lui, jamais été récompensé, ce qui ne l’a pas empêché d’être considéré comme le plus talentueux des trois. John Barrymore, justement, a épousé l’actrice Dolores Costello (1903-1979), surnommée « la déesse du cinéma muet », avec qui il a eu deux enfants, dont John Drew Barrymore (1932-2004), dit John Barrymore Jr.
Petite-fille du comédien John Barrymore, Drew a sa voie toute tracée. Elle débute sa carrière très jeune, apparaissant dans un spot publicitaire à moins d'un an. À deux ans, elle participe à son premier téléfilm, Suddenly Love, et fait ses débuts sur grand écran à quatre ans avec Au-delà du réel (1980) de Ken Russell.
L'Ascension Fulgurante grâce à E.T.
En 1982, Drew Barrymore décroche son premier rôle au cinéma : Gertie dans E.T., l’extra-terrestre. Cet itinéraire précoce trouve son aboutissement avec E.T. l'extraterrestre (1982), film fantastique où sa prestation de fillette se liant d'amitié avec le gentil alien la fait accéder au statut de star en herbe. À seulement sept ans, elle devient l’enfant chéri des États-Unis. Un succès qui ne surprend pourtant pas venant de celle qui est issue de « la famille royale de Broadway ». Filiation ultime, son parrain n’est autre que le réalisateur de son premier film, Steven Spielberg. Son avenir semble donc tout tracé, et cette gloire ravit sa mère, Jaid Barrymore, qui, à un moment, a elle aussi rêvait d’une telle carrière. Ancienne serveuse, elle réussit enfin à rejoindre le cercle des plus grandes stars d’Hollywood, à travers sa fille. À seulement huit ans, la jeune star est en effet le laisser-passer de sa mère, et manager, dans les soirées les plus en vues de Los Angeles. Anniversaires de stars, avant-premières ou vernissages, le duo mère-fille répond à toutes les invitations. La mère dans des tenues tout en strass et en fourrure, la fille, sur-maquillée, dans des tenues de poupées. Mais aussitôt à l’intérieur, Jaid Barrymore délaisse sa fille. Tout le monde s’étonne, et s’amuse, devant une jeune Drew Barrymore au sourire espiègle dansant sur les tables à quatre heures du matin, sans que sa mère n'y prête attention. Il faut dire qu’Hollywood ne semble plus s’étonner de la vie atypique de ses enfants stars, comme l'ont été avant elle, Shirley Templey ou Mickey Rooney. Si Jaid Barrymore profite d’une vie par procuration, c’est Drew Barrymore qui en paie les conséquences.
Une Adolescence Tumultueuse et la Lutte contre les Addictions
Mais cette gloire trop rapide se retourne contre elle : son adolescence plus que mouvementée est marquée par la drogue et l'alcoolisme. Cette célébrité arrivée trop jeune lui est néfaste, elle devient alcoolique à 9 ans, fume du cannabis à 10 ans et prends de la cocaïne à 12 (!). Cette adolescence mouvementée lui vaut plusieurs cures de désintoxication (à 13 et à 14 ans), et des tentatives de suicide. « Ma vie est devenue étrange à partir du moment où 'E.T.' m’a rendue célèbre. Du jour au lendemain, alors que j’étais une petite fille, je me suis fait assaillir par une foule de gens qui me demandaient des autographes, qui voulaient me faire poser pour des photos ou tout simplement me toucher, comme si j’étais quelque chose de sacré. J’avais sept ans et j’étais censée me conduire comme une femme de trente ans. Un an plus tard, j’avais l’impression de devenir folle. Je séchais mes cours à l’école, je traînais avec des amis, j’allais au cinéma, dans des boîtes de nuit. « J’ai commencé à fumer à neuf ans et demi. Je sortais beaucoup. Je faisais tout mon possible pour me conduire mal. C’est ainsi qu’a commencé l’escalade. Au tabac, s’est ajouté l’alcool. Je ne buvais pas pour m’amuser. Je buvais pour me saouler. Quelque temps plus tard, je me suis dit : 'Ça commence à devenir ennuyeux. Je vais essayer quelque chose de plus excitant. Ron Galella/Ron Galella Collection via Getty ImagesUne enfant victime de tous les excèsLa vie entière de la jeune actrice est gérée par sa « momager » (contraction de « mom » et « manager », ndlr). De ses contrats à ses apparitions nocturnes, Drew Barrymore subit les envies de sa mère. « J'étais dégoûtée. Super. J'allais devenir son gagne-pain », confie l’actrice en 2013, dans son livre Wildflower. C’est alors la descente aux enfers qui commence pour l’enfant star. Dans ces soirées hollywoodiennes elle y découvre l’alcool. Sans surveillance ni limites posées par sa mère, elle boit son premier verre à seulement 9 ans. Pendant les quatre années qui suivent, il n’est pas rare de voir Drew Barrymore boire jusqu’à 15 bouteilles de bière, avant de perdre connaissance, parfois au bord du coma éthylique. Sa mère souvent à quelques mètres n’intervient pas. Mais bientôt l’alcool n’est plus la seule dépendance de la jeune star. À 10 ans, elle devient accro au cannabis, et à 12, elle consomme régulièrement de la cocaïne. Mais alors que des regards accusateurs commencent finalement à se tourner vers Jaid Barrymore, cette dernière se défend. « Il aurait fallu que j'arrête de me faire avoir par ses tendances manipulatrices, que j'arrête d'être dépendante d'elle », se justifie-t-elle. Le problème viendrait donc de Drew Barrymore, si bonne actrice qu’elle a réussi à cacher ses addictions, et dérapages, à sa propre mère. Personne ne semble y croire, et la presse à scandale s’empare du sujet. La « momager » est obligée d’intervenir : en 1988, Drew Barrymore, alors âgée de 13 ans, est admise en cure de désintoxication. Loin des caméras, et des soirées, la jeune fille décroche petit à petit de ses addictions. Un temps de guérison jugé surement trop long par Jaid Barrymore. Elle décide de faire sortir sa fille avant l’heure pour reprendre les auditions. Si sous la pression des médecins la mère de l’actrice consent à ralentir le rythme, Drew Barrymore est plus fragile que jamais. Moins d’un an après sa première hospitalisation, la star fait une tentative de suicide, et retourne en cure de désintoxication. Ron Galella/Ron Galella Collection via Getty ImagesViendra enfin la renaissanceEn 1990, l’actrice débarrassée de ses addictions prend une décision radicale : elle demande à être émancipée. Soutenue par ses psychothérapeutes, elle obtient du tribunal pour mineurs l’autorisation de vivre seule, et aménage dans un appartement new-yorkais. Un moment compliqué pour Drew Barrymore. L’actrice est partagée entre les recommandations de ses médecins, qui l’invitent à couper les ponts avec cette mère si destructrice, et le besoin d’une adolescente de 15 ans de voir cette dernière. Un amour ravageur qui fera replonger la star. À 17 ans, elle tente de revenir vivre chez sa mère. Cette dernière lui refuse, et lui demande de repartir dans son appartement. Un rejet insupportable pour Drew Barrymore qui fait une deuxième tentative de suicide. Cette fois-ci l’Américaine refuse de retourner en cure de désintoxication, les médecins la placent alors en hôpital psychiatrique. Une nouvelle épreuve dont la jeune femme ressort grandie.
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Après s’être débarrassée de ses addictions elle garde malgré tout l’image de « mauvaise fille » auprès des réalisateurs, qui ne lui font plus confiance. Elle ne décroche plus que des rôles dans des navets, et pose même nue pour Playboy.
Le Retour en Force et la Diversification des Rôles
En 1995, Joel Schumacher décide de croire en elle et lui propose un rôle dans Batman Forever. Batman forever (1995) et Tout le monde dit I love you (1996) marquent son retour sur le devant de la scène cinématographique, revival que vient confirmer le succès inattendu du film d'horreur Scream (1997). Très vite, la belle trouve sa voie dans des comédies gentiment déjantées comme Demain on se marie (1998), où elle a pour partenaire Adam Sandler - qu'elle retrouvera pour Amour & amnésie (2004), College attitude (1999), la saga Charlie's Angels (2000) ou encore 1 duplex pour 3 (2003), où elle cohabite avec Ben Stiller. Woody Allen refuse de tourner Tout le monde dit I Love you (1996) si elle n’est pas au casting. Elle est de retour au sommet et enchaîne les tournages. Ainsi en 1995, elle est à l’affiche de Batman Forever de Joel Schumacher, et De l’amour à la folie au côté de Whoopi Goldberg. Mais c’est avec son rôle, pourtant secondaire, de Casey dans Scream (1996) que l’actrice regagne une grande notoriété auprès du grand public. Lancée sur la voie de la reconquête, elle tournera également dans Tout le monde dit I Love You de Woody Allen (1996) ou encore À tout jamais (1998), une réadaptation du conte de Cendrillon.
Dans un registre plus romantique, on la retrouve à l'affiche de Terrain d'entente (2004), du Come-back (2006), aux côtés de Hugh Grant, et de Ce que pensent les hommes en 2009. Parallèlement à ces choix de carrière, elle parvient à surprendre son public en s'illustrant avec justesse dans des films à tonalité plus dramatique comme Ecarts de conduite (2002), dont elle est également productrice, le biopic Confessions d'un homme dangereux (2003) et Lucky You (2007), où elle fait face à Eric Bana. Drew Barrymore est également passée experte dans l'art du doublage, puisqu'elle a prêté sa voix à quatre longs métrages : Olive, renne d'un jour (1999), Titan A.E. (2000), Georges le petit curieux (2006) et Le Chihuahua de Beverly Hills (2009).
Productrice et Réalisatrice : Une Nouvelle Étape
Elle devient productrice, en particulier des deux volets de Charlie’s Angel sortis en 2000 et 2003, énormes succés commerciaux. L'année 2009 marque un tournant dans la carrière de Drew Barrymore, puisqu'elle passe pour la première fois derrière la caméra pour diriger Ellen Page dans Bliss, comédie sur les rollers derby dont elle est aussi la productrice exécutive et l'une des interprètes.
Vie Privée
Si sa carrière est au beau fixe sa vie amoureuse est plus mouvementée. Elle se marie une première fois à un barman et divorce 19 jours après, épouse Tom Green mais ils se séparent 5 mois après. Elle vit une histoire d’amour avec Fabrizio Moretti, qui dure 4 ans. Puis rencontre Justin Long, et c’est un nouvel échec amoureux. Finalement elle rencontre Will Kopelman en 2011, et semble avoir trouvé le bonheur. Ils se marient le 02 juin 2012, Drew Barrymore donne naissance le 26 septembre 2012 à une petite fille prénommée Olive. Le 22 avril 2014, la petite Frankie, née de ses amours avec Will Kopelman, voit le jour.
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Réflexions Personnelles et Projets Récents
De plus en plus rare sur les écrans, la comédienne enchaîne avec quelques productions relativement méconnues en France, à l'image de la comédie romantique Trop loin pour toi, le film familial Miracle en Alaska et la comédie Famille recomposée.
Dans une interview dans le magazine américain Glamour, Drew Barrymore se lance dans les confidences. Drew Barrymore l'a annoncé, jeudi 4 avril, lors d'une conférence, organisée à Los Angeles par le magazine Lucky: elle met sa carrière d'actrice entre parenthèses. La nouvelle circule depuis quelques mois, et va prendre vie cette semaine. Drew Barrymore lance sa ligne de maquillage chez le géant Wal-Mart.
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