Le monde des surnoms affectueux, des animaux disparus et des expressions idiomatiques françaises est riche en symbolisme et en significations cachées. Cet article explore les différentes facettes de ces éléments, en mettant en lumière leur impact culturel et émotionnel.
Le Dodo : Un Symbole de Vulnérabilité et de Conservation
Le dodo, scientifiquement connu sous le nom de Raphus cucullatus, était un oiseau endémique de l'île Maurice, située dans l'océan Indien. Il était incapable de voler, mesurait environ un mètre de hauteur et pesait aux alentours de 20 kg. Les premières mentions du dodo remontent aux années 1590, lorsque les navigateurs portugais et néerlandais ont découvert l'île Maurice. Les explorateurs européens étaient fascinés par cette créature inhabituelle qui n'avait pas de prédateurs naturels et vivait sans crainte sur l'île. Du fait de l'absence de prédateurs, il avait perdu son aptitude au vol. Incroyablement maladroit dans ses mouvements, c'est d'ailleurs pour cette raison que les Mauriciens l'ont surnommé Dodo.
Habitat et Reproduction
Le dodo construisait son nid en pyramide à même le sol, grâce aux feuilles du palmier. Il pondait un seul œuf dans le nid qui était à tour de rôle couvé par les parents car le petit prenait du temps à se développer. La durée de vie était, au minimum, de 30 ans. Malheureusement, comme le nid était construit à même le sol, les petits du dodo bénéficiaient de peu de protection contre l'introduction des prédateurs tels que les chiens et les cochons sauvages.
Disparition
La présence humaine sur l'île Maurice a eu un impact dévastateur sur la population de dodos. Les marins qui faisaient escale sur l'île chassaient les oiseaux pour leur viande, qui était décrite comme étant savoureuse. Les animaux domestiques introduits par les colons, tels que les porcs, les chiens et les rats, ont également eu un effet néfaste en détruisant les nids de dodo et en se nourrissant de leurs œufs. En moins de cent ans après sa découverte par les Européens, l'espèce du dodo a été complètement éradiquée. Le dernier témoignage fiable de l'existence du dodo remonte à 1681.
Héritage Culturel
Le dodo plaît toujours beaucoup aux petits comme aux grands, car il est décrit comme un animal humble, gentil et naïf. Incapable de se défendre contre les prédateurs et c'est ce qui a causé son extinction. Il reste l'animal emblématique de l'île Maurice, bien que cet oiseau ait été exterminé, les Mauriciens et les touristes l'ont à jamais immortalisé. Il est resté présent dans l'imaginaire collectif et est devenu un symbole de la conservation et de la protection de la biodiversité. Aujourd'hui, l'île Maurice s'efforce de préserver sa faune et sa flore uniques, et des efforts sont déployés pour protéger les espèces indigènes restantes et restaurer les écosystèmes endommagés.
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Les Surnoms Affectueux : Un Langage de l'Intimité
Les surnoms de couple ne sont pas anodins. Mon amour, mon cœur, chéri(e) : ces petits noms sont le plus souvent donnés par les amoureux qui ont besoin de surnommer affectueusement leur moitié. Selon les sondages, 7 à 8 personnes sur 10 les emploient. Ils représentent un message tendre, une façon de dire à l'autre qu'il est aussi vital que l'air qu'on respire. Comme ce sont de grands classiques qui s'accordent avec n'importe quel partenaire, ils manquent un peu d'originalité. L'avantage c'est qu'ils peuvent rester au fil des relations successives, mais l'inconvénient c'est qu'ils ne correspondent pas à la personnalité particulière de la personne aimée.
Différents Types de Surnoms et Leurs Significations
- Classiques revisités : Aujourd'hui, mon doudou ou ma doudou, venus des Antilles, revisite le classique chéri et lui donne un petit air exotique.
- Idéalisation : Mon ange, très prisé également, dénote une volonté d'idéaliser la personne avec qui on vit, le désir de ne pas voir ses défauts, de se réconforter : «Oui, j'ai épousé un être parfait.
- Mise en scène du couple : Ma belle, équivalent féminin du fameux "coco" pub-presse-show-biz, baby, darling, sugar, beauty… Tous ces petits noms dénotent un grand besoin de mettre en scène son couple.
- Valorisation : Trésor, bijou, ma perle rare, mon soleil : ces surnoms flatteurs qui désignent des objets de grande valeur donnent à celui à qui ils sont destinés l'impression d'être exceptionnel. Si votre amoureux vous appelle comme ça, c'est pour vous signifier que vous êtes le centre de son monde, son bien le plus précieux, la personne unique et chère à son cœur.
- Infantilisation : Mon bébé, poussin, chaton, pupuce : tous ces surnoms sont donnés en principe à des petits enfants. Cela donne un côté tendre et gentil à la relation, mais pas vraiment sexe… En vous traitant comme son enfant, votre compagnon vous fait passer le message que vous ne seriez rien sans lui, que vous êtes dépendante de lui un peu comme l'est un nourrisson. Il se met dans une position protectrice et maternante.
- Retour à l'enfance : La plupart du temps, les surnoms empruntés au monde de l'enfance sont des équivalents des doudous et des peluches que nous chérissions tant étant petits. Un amoureux, une amoureuse, c'est un peu comme une peluche, un peu cet “objet transitionnel” - comme l'appellent les psychologues - dont on avait besoin pour s'endormir ou se calmer.
- Dérive filiale : Ma grande, mon grand, papounet, mamoune : ces surnoms, de même que les très vieillots “papa” et “maman”, ne sont pas des petits noms doux amoureux, au contraire, ils signifient que le couple n'est plus dans une relation d'amour mais de filiation.
- Gourmandise : Mon chou, mon sucre d'orge, ma truffe: si vous appelez votre compagnon ainsi c'est pour deux raisons. Soit votre amoureux est appétissant, soit vous êtes très gourmande.
- Animalerie Douce : Ma poulette, mon canard, biquette, ma biche… C’est connu, l’amour donne des ailes. Mais ce n'est pas une raison pour affubler votre conquête de tous les noms d’oiseaux. Mon pigeon, ma caille, ma tourterelle incitent à la tendresse, ils sont doux à l’oreille.
- Animalerie Domestique : Les animaux de la basse-cour et de la ferme du genre ma poule, mon canard, ma cocotte, ma biquette sont des animaux familiers qui ne risquent pas de s'en aller, qui ne sont pas sauvages. Cela donne une tonalité rassurante mais un peu plan-plan au couple.
- Animalerie Sauvage : Ma chatoune, mon grand buffle, mon tigre du Bengale, ma tigresse, mon grand loup des Steppes. Le choix d'animaux sauvages possède une connotation érotique et torride qui n'échappe à personne. On est là dans le registre sexuel. Ces mots excitants, susurrés au creux de l'oreille, sont bienvenus pour pimenter les échanges érotiques et magnifier la créativité du couple.
- Diminutifs Enfantins : Mumu, titi, yoyo, lolotte, riri… Tous ces diminutifs, construits à partir des syllabes d'un prénom, ont un côté hyper enfantin. Ils s'adressent davantage à la bonne copine ou au bon copain qu'à une amante ou un amant passionné. Attention, vous n'êtes pas de chouettes potes, mais deux partenaires amoureux qui forment un couple.
- Originalité Romantique : Mon canari bleu du Brésil, Ma princesse aux petits pieds, Ma sirène de miel… Les surnoms originaux et romantiques, tout droit sortis de l’imagination de son amoureux ou de son amoureuse, ont un effet aphrodisiaque. Ils sont la preuve que la personne qui vit avec vous vous aime infiniment, qu'elle apprécie vos qualités particulières et vous distingue parmi toutes les autres personnes.
- Surnoms Inappropriés : Ma crotte, ma couille, ma guenon, ma grosse mémère, Casimir (à cause du gros ventre), Choubaka (à cause du système pileux hyperdéveloppé), Mimie Mathy à cause de la petite taille)… Bien sûr, ceux qui affublent leur cher et tendre d'un surnom de ce genre affirment que c'est du second degré. Mais tout de même ! Cela n'est pas très agréable.
L'Importance de la Personnalisation
Ces petits noms très personnels et taillés “sur mesure” traduisent une belle complicité… En amour, on peut tout oser. On peut entendre toutes sortes de surnoms étranges dans l’intimité, mais on ne veut jamais les entendre en public. Soit c'est un moyen déguisé de manifester les sentiments négatifs qu'on éprouve envers l'autre sans oser les formuler.
Expressions Françaises Courantes et Leur Origine
Dans le langage humain, il existe des expressions que l’on qualifie d’idiomatiques. Il s’agit d'une construction ou d’une locution particulière à une langue, qui porte un sens par son tout et non par chacun des mots qui la composent. Le plus souvent, ce sont des expressions imagées ou métaphoriques, utilisées pour donner plus de couleur et d'expressivité à notre expression.
Expressions Animalières
Les oiseaux sont à l’origine de nombreuses expressions. On dit "avoir une cervelle d'oiseau" par exemple, pour dire que l'on est étourdi ou que l'on a très peu de mémoire. L'oiseau, et en particulier le moineau ou la linotte, qui servent à construire des variantes de cette expression, sont réputés pour être peu intelligents. Cela s’explique par le fait que les scientifiques ont longtemps cru que l'intelligence était proportionnelle à la taille du cerveau. Les chats ont également joué un rôle important dans la création d'expressions idiomatiques. Les chiens ne sont pas en reste puisqu’ils sont présents à nos côtés depuis plusieurs siècles. “Avoir une vie de chien” s’utilise lorsque la vie est pénible, "avoir un mal de chien à faire quelque chose” pour dire que l’action est très difficile, "avoir un caractère de chien” pour dire qu’une personne a mauvais caractère, "avoir l’air d’un chien battu”, pour dire qu’on a l’air triste.
Contexte Historique
De nombreuses expressions idiomatiques liées aux animaux ont finalement vu le jour à une époque où notre compréhension du fonctionnement et du comportement des animaux était limitée par rapport à ce que nous savons aujourd'hui. Longtemps, les gens ont considéré les animaux de manière empirique, en leur attribuant des caractéristiques humaines. Mais, étonnamment, ces expressions sont tellement ancrées dans les usages, que nous les utilisons toujours, alors que notre point de vue sur les animaux est autrement plus affuté. Elles font partie de notre histoire culturelle et linguistique, même si leur signification littérale peut parfois sembler dépassée.
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Expressions Maritimes
- "Allez les mecs, on met les voiles".
- "Y vaudrait mieux qu’on prenne le large". Tr : Il serait préférable que nous nous éloignions. Prendre le large, pour les marins, signifie "quitter le rivage et partir en haute mer".
- "Il a fallu ramer pour y arriver".
- "Il a viré de bord". Tr : "Il a complètement changé". Se dit beaucoup en politique, d’une personne qui a changé d’opinion au point d’être passé au parti adverse.
- "Et Paul, il est resté en rade". Tr : "Nous avons oublié Paul". Ou bien "Nous sommes partis à Lyon, mais nous sommes tombés en rade à Dijon".
- "Il a jeté l’ancre dans ce pays". Un bateau qui veut s’arrêter au bord d’un rivage et qui ne veut pas être emporté par les courants ou la houle, jette l’ancre.
- "Il a échoué dans ce trou". On peut dire par exemple : "Il a échoué à ce poste-là".
- "On est mal barré". Le pilote d’un navire tient la barre. Selon qu’il connaît bien ou mal son métier, le bateau est plus ou moins bien barré.
Expressions Mécaniques
- "Il met de l’huile dans les rouages".
- "Cette affaire tourne à plein régime".
- "ça tourne pas rond".
- "Il faut inverser la vapeur ".
- "ça roule !".
- "ça patine".
- "La direction met la pression".
- "A son travail, il lève le pied".
- "Après l’effort, je décompresse".
- "On se serre la vis".
- "ça turbine en ce moment". Tr : "On travaille dur en ce moment".
- "Aller au turbin".
- "Il n’a pas su prendre le virage".
- "Les comptes sont dans le rouge".
- "Je fais un petit roupillon pour recharger les batteries".
Expressions Couleurs
- "Il n’est peut-être pas blanc comme neige".
- "Il a des cheveux blancs….".
- "Il rit jaune".
- "C’est un jaune".
- "C’est un bleu".
- "J’ai eu une peur bleue".
- "Il n’y a vu que du bleu".
- "Il est encore vert".
- "Il était vert de peur".
- "Boire un kil de rouge".
- "Il est rouge de colère". On dit aussi : "il est vert de rage".
- "Il voit tout en noir".
- "Il broie du noir".
Expressions Familières
- "Bon Dieu" devient "bon sang de bonsoir".
Expressions du Biterrois (Languedoc)
- Aïssable : (prononcer “aïssaple”) c’est le comportement d’un garnement, insupportable, agaçant : “Ouh, mais que tu es aïssable aujourd’hui toi.
- Alincade/Arincade (une) : avant tout, ici, c’est une une sardine séchée… D’où, par extension, une personne grande et maigre. “Tu vois le poteau télégraphique là ? Eh bé de profil on dirait cette alincade de Guilhem.
- Brêle : en occitan, une brêle est une mûle. Ah ça… il buffe comme un perdu dans sa trompette, lui.
- Cagar : version plus occitane de “caguer”. Un célèbre dicton local dit aux enquiquineurs et autres coupeurs de cheveux en quatre “va t’en cagar a la vinha et porta me la clau” (prononcer : “ba t’ain caga à la bigno é pourto mé la claou”).
- Cagagne : blues, cafard, malchance, diarrhée. “Le Marcel, il est en pleine cagagne depuis que Mariette elle s’est escampée avec un type”.
- Cagnas : soleil, cagnard. “Il te fait un cagnas, à pas mettre une bête dehors”.
- Cagne : la flemme. “avec ce cagnas, j’ai la cagne d’aller au travail.
- Care : la honte. “La care qu’il s’est tapée le Gégé, quand il a empégué la bagnole de son père.
- Décaniller : faire tomber en tirant dessus, ou partir. Décaniller toutes ces boîtes pourtant bien quillées ?
- Empéguer : percuter.
- Emboucaner : à l’origine, fumer la viande. Par extension, “se faire enfumer”, se faire avoir.
- Enquiller : 1- Enfiler, mettre.“Pas moyen d’enquiller le fil dans la perle. J’en finis pas de ce collier.
- Escagasser : ratatiner, casser, abîmer.
- Escaner : égorger, étouffer. De l’occitan escanar, (égorger). “Je l’ai avalée tellement vite la soupe de la mamète, que je me suis escané.
- Esclaffer : exploser, briser. “Tu sais quoi?
- Feignas (-se) : fainéant.
- Franchimand : essayer de parler le français avec “l’accent pointu” du nord, quand on est “d’aqui”… Une trahison pure et simple, comble du ridicule. “D’abord, je te ferai dire que le nord ça commence à Lodève.
- Flambadou : outil de cuisine.
- Gnaquer : mordre“Je me suis fait gnaquer le mollet par l’espèce de ratagnol tout poilu de ma voisine.
- Gavatch : gars de la montagne.
- Jobastre : fou, malade.
- Maïsse : maissa en occitan, qui signifie mâchoire et par extension, gueule, donc “grande gueule”.
- Moucadou : un mouchoir.
- Macarel : nom de D….
- Nadal : Noël. Joyeux Noël : “Bon, Nadal”.
- Patchaque : de l’occitan pachaca : magouille. Par extension : bazar, binz.
- Péguer, Pégueux, Pégous : coller, poisser (et adjectifs y afférant bien sûr). “Comment je sais que t’y as volé la confiture? Eh bé regarde, comme tu as les doigts et le menton tout pégous, couillounét va”.
- Peille : chiffon, loque. “Va te changer le chemisier Zoé, qu’on dirait une peille”. Par extension, la “langue de peille” est une personne médisante. “Tu ferais mieux de t’occuper de ton ménage, que de faire la langue de peille comme ça”.
- Pétas/Pétasser : rapiéçage, rapiécer..
- Polit-polida : joli-jolie.
- Pesolh: le pou.
- Qu’es aquo? : qu’est-ce que c’est que ça?
- Quicher : serrer, entasser. “Mon Dieu hier, dans la navette pour le centre ville, on était quichés comme des sardines”.
- Ratchou : radin.
- Raï : c’est pas grave.
- Rèche : un gadin, une chute.
- Remballer : repousser sans ménagement. “Ouh, il m’escagasse les oreilles lui.
- Rouméguer/Roumagaïre : râler, pester, grommeler/râleur, grognon.
- Ronquer : dormir profondément. “Tu ronquais comme un loir en cure de sommeil.
- Tchuquer : boire… plus que de raison.
- Zou : allez va ! “Zou l’escouba ! Zou du balais !
La Métaphore de la Volière et l'Ornithologisation des Femmes
La notion de « zoo humain », qui a connu un grand succès, apparaît problématique pour différentes raisons, à commencer par l’indistinction des processus d’animalisation qu’elle propose de rassembler. Or, la période coloniale, qui vit se multiplier les exhibitions ethnographiques, est aussi celle du développement d’analogies entre les femmes et les oiseaux d’autant plus nombreuses qu’elles renvoyaient à des pratiques bien concrètes d’utilisation des plumes dans la mode comme au music-hall et de construction de volières coloniales (présentant les oiseaux des colonies). Ce commerce des plumes et ce succès plus large des oiseaux exotiques sont eux aussi liés à l’expansion coloniale. À l’époque, la métaphore de la volière est largement mobilisée à propos des « danses exotiques ». La construction genrée de cet imaginaire ornithologique est observable aussi bien dans les expositions coloniales ou les sections coloniales des expositions universelles que dans la mode ou au music-hall.
Expositions Coloniales et Universelles
Les expositions universelles (leurs sections coloniales notamment) et les expositions coloniales ont formé un espace publicitaire de premier plan pour l’industrie de la plume de parure. Cela s’explique notamment par la conjonction historique entre le succès des plumes dans le domaine de la mode féminine et la volonté de rationaliser l’exploitation des ressources coloniales, y compris le vivant. La démocratisation des plumes dans l’habillement féminin est ainsi directement liée à l’explosion du commerce d’oiseaux exotiques, sous forme de plumes, de peaux ou vivants, et à la multiplication des élevages d’autruches. Ce succès s’explique également en partie par la capacité des plumes à conférer aux costumes et aux corps qu’elles parent l’apparence de la légèreté et du mouvement, ces vertus cinétiques donnant l’impression de vêtements plus aériens, de gestes plus fluides, et donc d’une plus grande liberté.
La Mode et les Plumes
Les plumes sont ainsi très présentes dans l’habillement féminin à partir des années 1870 et 1880 : « Les chapeaux ronds et les toques furent ensevelis sous les plumes de lophophore, dont la vogue fut immense, de faisan, de pintade, et de beaucoup d’autres oiseaux : on porta des ailes et aussi une multitude de petits oiseaux ». En 1901, dans le magazine La vie parisienne, un commentateur notait ainsi que « les têtes des femmes ne sont plus que des parcs d’autruches, des boutiques de fleuriste, des volières […] ». Les chapeaux en effet ne se couvrent pas seulement de plumes, mais aussi d’oiseaux entiers ou d’ailes artificielles (les plumes sont montées sous forme d’aile). C’est l’époque où Jeanne Lanvin commence sa carrière, comme garnisseuse dans une chapellerie : avant de fonder sa propre maison de couture, elle passe ainsi plusieurs années à fixer plumes, fleurs et rubans sur des chapeaux. Les accessoires en plumes se multiplient : éventails, écrans, écharpes.
Critiques et Évolution de la Mode
Le commerce des plumes exotiques fait cependant l’objet de critiques grandissantes : la mode féminine serait responsable du massacre de nombreux oiseaux que des personnalités de plus en plus nombreuses appellent à protéger, stigmatisant au passage la supposée inconscience des femmes. Certains journalistes en viennent même à des noms d’oiseaux : « L’art qui consiste à emplumer des têtes de jeunes grues et de vieilles dindes n’est pas un art très relevé ».
Le Doudou, Compagnon de Voyage et Source de Réconfort
On n’imagine pas le nombre de doudous qui partiront faire le tour du monde. Le Vendée Globe est-il vraiment une course en solitaire ? On peut en douter quand on voit le nombre de personnages déjà bien calés dans les recoins des bateaux qui prendront le départ. Ils sont très nombreux à embarquer avec toutes sortes de doudous.
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Exemples de Doudous Embarqués
- Lucky et Foxy : Les deux mascottes de la navigatrice anglaise Sam Davies.
- Azalée, M. Costaud, Papagayo, Hanry, Ushu : L'équipage au complet de Jean Le Cam.
- Collier avec une perle : Le porte-bonheur d'Alan Roura qu'il porte depuis ses 4 ans.
- Jean-Jacques la plante grasse : La plante grasse solidement attachée à l’intérieur de Banque Populaire par Clarisse Cremer.
- Madeleine Sourire : Le doudou qui appartenait à la fille de Manuel Cousin.
- Une petite poule en laine : Offerte par la compagne de Charlie Dalin.
- Un ours en peluche : Le compagnon de tour du monde d'Armel Tripon.
- Une peluche poussin : Offert par un ami à Clément Giraud.
- Captain Planet : Embarqué par Alexia Barrier sur chacune de ses navigations.
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