Le don d'ovocytes est une technique de procréation assistée qui offre une chance de grossesse aux femmes ne pouvant pas concevoir avec leurs propres ovules. Cette méthode consiste en une fécondation in vitro (FIV) utilisant l'ovule d'une donneuse anonyme, fécondé avec le sperme du conjoint, puis transféré dans l'utérus de la receveuse. Bien que cette technique soit efficace, il est crucial d'être informé des risques potentiels, des aspects psychologiques et du cadre légal entourant le don d'ovocytes.

Risques médicaux pour la receveuse

Bien que la receveuse ne soit pas directement exposée aux risques physiques encourus par la donneuse, certaines complications peuvent survenir.

Risques accrus de complications liées à la grossesse

Les statistiques montrent que les risques d'hypertension gestationnelle sont plus importants dans le cadre d'une grossesse par don d'ovocytes. Le risque de pré-éclampsie, une maladie caractérisée par une tension artérielle élevée et un excès de protéines dans les urines, passe de 2,8 % à 11,2 % pour les grossesses avec don d'ovocytes. Ces risques augmentent avec l'âge de la receveuse.

Risque de transmission de maladies

Dans des cas extrêmement rares, la receveuse pourrait être victime d'une maladie transmise par la donneuse. Par exemple, si la donneuse est testée négative pour le VIH, mais est infectée après le test et avant la ponction des ovocytes, elle risque de transmettre le virus à la receveuse. Bien que ce risque soit minime, il est important d'en être conscient.

Risques médicaux pour la donneuse

Le don d'ovocytes implique des risques physiques et émotionnels pour la donneuse.

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Risques liés à la stimulation ovarienne

L'injection de médicaments pour stimuler les ovaires peut provoquer des effets secondaires tels que des maux de tête, des réactions allergiques, une pression gastrique, une prise de poids et des changements d'humeur. Dans de rares cas, une hyperstimulation peut entraîner une hypertrophie des ovaires, ce qui pourrait entraîner le développement de caillots sanguins. Une hospitalisation est alors nécessaire. Dans des cas encore plus rares, cela peut également entraîner une accumulation de liquide dans l’abdomen ou les poumons, des insuffisances rénales ou même des accidents vasculaires cérébraux.

Risques liés à la ponction ovocytaire

Le prélèvement des ovocytes guidé par échographie comporte des risques de complications telles que des infections, des saignements et des blessures aux intestins ou aux vaisseaux sanguins. La ponction ovocytaire implique une anesthésie, avec des risques mineurs comme des allergies aux antibiotiques.

Risques émotionnels pour la donneuse

Les jeunes donneuses peuvent être confrontées plus tard à des problèmes auxquels elles n’ont même pas pensé lorsqu’elles ont décidé de faire un don. Ces problèmes peuvent survenir des années plus tard, lorsque les donneuses ont leurs propres enfants. Elles peuvent s'inquiéter de ne jamais rencontrer les enfants nés de leurs ovocytes, regretter que leurs propres enfants ne connaissent pas leurs « demi-frères et sœurs », ou craindre que leur propre enfant rencontre et devienne intime avec quelqu’un issu du même don d’ovocytes, sans savoir qu’ils partagent les mêmes gènes. Elles peuvent également se demander comment l'enfant né de leurs ovocytes réagira lorsqu'il apprendra la vérité sur sa conception.

Aspects psychologiques pour les parents

La grossesse par don d'ovocytes peut engendrer des fantasmes étranges et des peurs concernant le bébé à venir : comment sera-t-il ? À quoi va-t-il ressembler ? Et s'il y avait eu erreur à l'implantation ? Cette peur de l'inconnu est normale et disparaît progressivement au fur et à mesure de la grossesse et surtout avec la naissance d'un enfant en bonne santé qui sera "votre" enfant.

Sentiment d'étrangeté

La question de savoir s'il existe un sentiment d'étrangeté des parents vis-à-vis de leur enfant né du don est importante, très personnelle et parfois délicate. Dans la plupart des cas, l'expérience montre que la vérité est la meilleure attitude. Le silence ou le mensonge risque d'altérer la relation de confiance avec les parents si l'enfant vient à l'apprendre d'une façon ou d'une autre. C'est encore pire si cela se produit à l'adolescence, période de fragilité.

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L'importance de la vérité

Inconsciemment, les personnes nées de dons ressentent quelque chose d'indéfinissable si on ne leur a rien dit. Il est préférable d'informer l'enfant dès son plus jeune âge, en adaptant les informations à son âge et en les complétant au fur et à mesure qu'il grandit. Les explications doivent être simples et claires afin que l'enfant ne se considère pas comme spécial ou différent. Il n'est pas nécessaire de lui exposer en détails toutes les difficultés du parcours de PMA qui a mené à sa naissance.

L'influence de l'épigénétique

Bien que l'enfant n'ait pas les gènes de sa mère, les recherches récentes en matière d'épigénétique montrent qu'un certain nombre de choses "passent" entre l'embryon et la femme qui le porte pendant la grossesse. L'épigénétique étudie comment certains facteurs environnementaux et le mode de vie de la mère (alimentation, habitudes comme fumer ou boire, activité physique) peuvent déterminer l'expression de certains gènes. La mère enceinte a donc une influence sur le développement de son futur bébé en modulant certaines expressions génétiques.

La recherche des origines

Il est désormais possible en France pour les dons effectués après le 1er septembre 2022, suite à la nouvelle loi de bioéthique du 2 août 2021, qui permet à l’enfant issu d’un don d’avoir l’accès aux données identifiantes et non identifiantes des donneurs et donneuses de gamètes ou d’embryons à sa majorité. Si votre enfant né d’un don cherche à connaître ses donneurs de gamètes, ne prenez pas cette demande comme un rejet de votre qualité de parents, car c'est simplement une curiosité concernant son identité. Cette demande n'existera sans doute jamais si vous avez eu une attitude claire, honnête et détendue concernant ses origines génétiques dès qu'il est en âge de comprendre.

Aspects légaux

Le don d'ovocytes doit être altruiste et non rémunéré, car la législation sanitaire interdit de faire du commerce avec le corps humain et ses cellules. Il s'agit d'un contrat gratuit et formel entre le donneur et le centre autorisé. L'anonymat du don et la confidentialité des données personnelles et de l'identité des donneurs sont garantis.

Accès aux origines

La loi de bioéthique du 2 août 2021, applicable aux dons effectués après le 1er septembre 2022 en France, permet à l'enfant issu d'un don d'accéder à sa majorité aux données identifiantes et non identifiantes du donneur. Des pays comme le Portugal, le Royaume-Uni, la Suède, le Danemark et les Pays-Bas ont des législations similaires.

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Le don d'ovocytes à l'Instituto Bernabeu

L’Instituto Bernabeu est une référence européenne dans le secteur de l’ovodonation. Le traitement de don d’ovocytes dure entre un mois et demi et deux mois. L'Instituto Bernabeu réalise une évaluation psychologique effectuée par une psychologue clinique à toutes ses donneuses d’ovocytes, sans frais pour la patiente. De plus, l'Instituto Bernabeu réalise le test le plus complet des principales maladies héréditaires, plus de 600 maladies récessives, ou 3000 (selon la modalité choisie) à travers lequel nous nous préoccupons pour la santé du futur bébé (Test de compatibilité génétique (TCG)). Ce test est réalisé sur tous les donneurs, sans coût supplémentaire.

Sélection de la donneuse

Préalablement, la patiente receveuse doit informer l'Instituto Bernabeu de son groupe sanguin et ses principaux traits physiques (poids, taille, couleur de la peau, des yeux, des cheveux, etc.) et donner une photographie pour faciliter la similitude physique. En aucun cas et selon la législation espagnole, on ne peut connaître l’identité des parents ni celle de la donneuse ou donneur, mais l'Instituto Bernabeu fournit un dossier des études médicales et génétiques réalisées, ainsi que son âge étant donné qu’ils peuvent s’avérer nécessaires dans le futur. De la même façon, l'Instituto Bernabeu procède à la garde de son matériel génétique (ADN) pendant 20 années en cas d’être nécessaire une étude génétique comparative avancée du futur enfant.

Préparation et suivi du traitement

L'Instituto Bernabeu commence la stimulation des ovaires de l’ovodonneuse au même temps que la mère réceptrice commence la thérapie pour préparer son endomètre. Après leur fécondation, ils démarrent leur développement dans des couveuses avec un milieu de culture qui leur apporte tout ce qui est nécessaire pour leur développement. 75 % des embryons dans nos cycles de don parviennent à la phase de blastocyte, et donc 100 % des transferts sont réalisés le 5ème ou 6ème jour. Une fois le stade de blastocyte atteint, on réalise le transfert embryonnaire. Si l’on ne parvient pas à la grossesse, l’équipe médicale qui est intervenue dans le traitement évalue les causes et décide des étapes à suivre. Après un test de grossesse positif, on réalisera une échographie, dans les deux semaines environ.

Conseils pour une grossesse réussie après un don d'ovocytes

  • Adopter un mode de vie sain : Arrêter de fumer, réduire sa consommation d’alcool, faire du sport et manger équilibré.
  • Prendre de l’acide folique : Dès que vous espérez tomber enceinte, prendre 400 microgrammes d’acide folique par jour, jusqu’à 12 semaines de grossesse.
  • Gérer le stress : Se ménager et prendre soin de soi.
  • Consulter un médecin : Vérifier votre état de santé général et votre fonction thyroïdienne.
  • Informer l'enfant : Dès son plus jeune âge, adapter les informations à son âge et les compléter au fur et à mesure qu'il grandit.

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