Plongez dans l'univers enchanteur des bijoux pour enfants dinh van, où chaque pièce raconte une histoire unique. Ces créations, conçues avec savoir-faire et amour, rendant chaque bijou un trésor à offrir. Dinh Van est une marque moderne et classique à la fois qui a été créée par un artisan joaillier français, Jean Dinh Van, breton d’origine vietnamienne par son père.

L'émergence d'une vision novatrice

Homme de son temps, il se nourrit des courants nouveaux qui gagnent Paris et l’Europe au milieu des années 60. Au cœur de cette ébullition créative, il découvre que dans le design comme dans la mode ou la littérature, de jeunes talents explorent des territoires nouveaux d’expression : le Bauhaus, le sculpteur César, l’écrivaine Françoise Sagan ou encore des grands noms de la couture comme Courrèges et sa première mini-jupe ou bien Yves Saint-Laurent, petit prince de la haute-couture, qui invente la version moderne du prêt-à-porter de luxe. Cette révolution qui n’a pas encore touché la joaillerie, Jean Dinh Van choisit de s’en saisir et commence à rêver d’autre chose. À la force de son génie créatif, il réussit l’alliance du design moderne et d’une certaine forme de simplicité et concrétise ses premières idées dès 1965 où il réinvente l’idée que l’on se fait du bijou précieux.

Un parcours atypique

Il travaille pendant 10 ans chez Cartier où il apprend avec attention son travail d’artisan joaillier et où il livre les bijoux que son père réalise en laque de Chine. Dans un élan créatif et las de son quotidien, il ouvre son propre atelier en 1965 sur la place Gaillon à Paris. En 1976, il ouvre sa première boutique Rue de la paix, époque à laquelle il crée sa fameuse ligne de bijoux menotte qui connait un réel succès dans le monde de la mode parisienne. Dans les années 1990s, la maison Dinh Van est en pleine gloire. Le pendentif en or pur 24 carats et martelé à la main, le PI chinois, voit alors le jour. Proche des grands de la mode, le créateur propose à certains de créer des bijoux comme Paco Rabanne. Mais, il est tout d’abord connu pour avoir créé avec Pierre Cardin la bague carrée 2 perles. Avec le sculpteur César, il crée en 1980 la broche en forme de sein. Cette renommée lui permettra d’ouvrir d’autres boutiques à New York, Bruxelles et Genève.

L'empreinte Dinh Van : Simplicité, modernité et sens

Jean Dinh Van opte pour des bijoux faciles à porter et surtout plus modernes que l’on peut acheter ailleurs que dans une joaillerie de luxe. C’est grâce aux bracelets carrés distribués au Drugstore Publicis que sa marque est connue du grand public. Il détourne alors les objets du quotidien pour en faire des bijoux de luxe (lames de rasoir, boutons de manchette, punaises et menottes…) montés sur la matière or (blanc, jaune, rose) ou sur de l’argent. Ceux sont les motifs menottes qui ont fait le succès de la marque. On trouve aussi des carrés en impression, des cœurs entrelacés, des boucles d’oreilles punaises, des bagues et bracelets menottes (même en modèle enfant) sur chaines de perles.

Une vision du luxe revisitée

Avec sa vision, Jean Dinh Van fait bouger les lignes de la joaillerie en proposant des créations épurées et pour soi. Il écrit au travers de ses créations sa propre définition d’un luxe qu’il pense discret, non ostentatoire; donnant vie à des bijoux dont l’esthétique est ramenée à l’essentiel, qui se portent au quotidien comme de véritables compagnons, des objets d’affection, pour tous les styles et toutes les occasions.

Lire aussi: Organiser une Chasse au Trésor Inoubliable

L'inspiration du quotidien transposée en art

Jean Dinh Van qui s’est toujours affranchi des figures traditionnelles de la joaillerie, pousse son esprit frondeur jusqu’à puiser son inspiration dans les objets du quotidien qui l’entourent. La menotte, la serrure, la punaise ou la lame de rasoir sont muées en bijoux. Le travail du vide et du plein revient comme un refrain et certaines formes, à l’instar du carré, s’inscrivent dans les collections. Dans les années 1970, Jean Dinh Van veut offrir un cadeau à un ami graphiste. Il attrape une punaise et grave le nom de sa marque au centre. La collection Punaise est déclinée à l’occasion de cet anniversaire -depuis avril 2015- en or jaune pavé de diamants.

Le bijou de clan : une joaillerie transgénérationnelle

Alors que la transmission familiale préside depuis des siècles aux destinées de la joaillerie, dinh van invente le bijou de clan, sans genre, ni âge. Libéré de toute référence culturelle et historique, il peut être indifféremment porté par les hommes comme par les femmes, toutes générations confondues.

Les collections emblématiques

Menottes dinh van

L’iconique collection dinh van Menottes, avec ses deux cercles ouverts et entrelacés a été inspirée par un porte-clé que s’était confectionné Jean Dinh Van, lassé de perdre ses clefs en permanence. 2016 sera marqué par les 40 ans de Menottes et le lancement d’un nouveau design. Les motifs menottes qui ont fait le succès de la marque.

Serrure

Serrure, le jonc parfait Comme point de départ de cette collection, l’envie pour Jean Dinh Van de créer le jonc parfait, minimaliste et allégé de tout mécanisme. A la manière d’un sculpteur, il passe d’abord par le travail de la main pour aboutir à cette forme. Il étudie sa plasticité, son élasticité et résistance jusqu’à parvenir à l’équation parfaite d’un fil d’or suffisamment souple pour s’ouvrir et assez rigide pour ne pas se déformer. Dénué de tout ornement, il aura suffi d’un léger coup de marteau pour aplatir l’extrémité et ajouter un fermoir rappelant le dessin d’une serrure. Des rééditions et des déclinaisons de sa bague double Serrure des années 1970 arrivent en boutique en septembre et en octobre.

Pi

« J ’avais touché le métal, une passion était née : j’aimais l’or ! » - Jean Dinh Van. En 1991, en réaction à la loi autorisant l’importation d’or 9 carats en France, Jean Dinh Van, amoureux de la matière, prend une fois de plus le contre-pied et choisit de travailler de l’or pur, de l’or 999 millièmes (24 carats). Inspiré de l’art chinois ancien, le Pi symbolise le ciel, l’infini, l’idéalisme. Martelé à la main, chaque pièce est unique. Perfectionniste et animé par les figures géométriques et minimales, il retravaille la forme jusqu’à trouver les proportions parfaites de cet élément aussi essentiel que complexe.

Lire aussi: Tout savoir sur les rollers Oxelo enfant

Deux Perles

Premier succès de Dinh Van en 1967, en collaboration avec Pierre Cardin, et symbole de la tendance des bijoux carrés, la bague Deux Perles est réinterprétée au travers d'une collection pour octobre 2015. Jean Dinh Van reste fidèle aux materiaux classiques : beaucoup de métal et surtout l’or jaune. Iconoclaste par ses inspirations, essentiel dans ses formes, la maison Dinh Van s’est taillée une place à part dans l’univers codifié de la joaillerie. Imprégnée de design et de ses courants forts, comme le Bauhaus, elle a créé son langage épuré et intemporel. Au milieu des années 1960, alors que la joaillerie est prisonnière de ses traditions, la mode comme le design explorent de nouveaux territoires. Révélateurs du bouleversement de cette société qui entre dans une nouvelle ère, Courrèges décline la mini-jupe à l’infini, Cardin crée la première ligne de vêtements unisexes et Yves Saint-Laurent invente le prêt-à-porter de luxe avec sa ligne Rive Gauche. Son premier succès, une bague en or jaune à la silhouette carrée où s’inscrivent côte à côte deux perles de couleurs différentes est lancée en 1967. Dinh Van : bague en or jaune 2 perles à la silhouette carrée où s'inscrivent côte à côte deux perles de couleurs différentes, lancée en 1967. Crée pour Pierre Cardin le modèle est distribué dans les magasins du couturier.

Punaise

Dans les années 70, Jean Dinh Van veut offrir un cadeau personnalisé à un ami graphiste. Il attrape alors une simple punaise et grave le nom de sa marque au centre.

Bijoux pour enfants

Plongez dans l'univers enchanteur des bijoux pour enfants dinh van, où chaque pièce raconte une histoire unique. Ces créations, conçues avec savoir-faire et amour, rendant chaque bijou un trésor à offrir. Les bracelets pour enfants se parent de motifs symboliques. Ils peuvent être ornés de charms en forme d'étoiles, de menottes, de trèfles ou de croix pour un cadeau personnalisé selon la signification. Les pendentifs peuvent être gravés, ajoutant une dimension unique au bijou. Les bijoux pour enfants sont fabriqués à partir de matériaux nobles tels que l'or et l'argent. Ils ont été pensés pour résister au rythme effréné des enfants tout en restant esthétiques et élégants, adaptés à leur univers. Ceux en cordon, idéals pour un usage quotidien, sont ajustables et suivent ceux qui le reçoivent sur de nombreuses années. Offrir un bijou est un geste empreint de signification, que ce soit pour un anniversaire, une communion, ou un baptême. Explorez notre collection de bijoux de créations qui allient fraîcheur, luxe et magie enfantine.

L'art de la création chez Dinh Van

Traditionnellement en joaillerie, ce sont les croquis qui lancent le processus créatif. Jean Dinh Van, lui, part de la matière pour créer ses bijoux. L’or est travaillé à l’instinct jusqu’à livrer la forme finale. Faune, flore, motifs symboliques, Dinh Van s’est affranchie des figures traditionnelles de la joaillerie pour inventer son propre vocabulaire. L'OBJET SCULPTÉ Alors que les autres maisons de la place Vendôme ne s’aventurent pas sans croquis préalables, Jean Dinh Van, lui, part de la matière pour créer ses bijoux. Il travaille l’or à l’instinct, l’intuition guidant sa main jusqu’à livrer la forme parfaite et ainsi matérialiser son idée en un bijou comme autant d’accidents créatifs qui s’imposent à lui comme une évidence. Anti-conventionnel de nature, il a l’idée d’associer à ses précieuses créations en or un simple cordon de satin donnant à voir une certaine idée du bijou décomplexé. Moderne, facile à associer, il s’impose progressivement comme un porté dans l’air du temps et l’un des plus grands succès de la maison, rendant ainsi accessible une joaillerie qu’il pense pour tous.

Dinh Van et la couleur

Le goût pour les pierres, Jean Dinh Van fondateur de la maison, le tient de ses premières années passées dans les ateliers Cartier. Puis arrive l’année 1967 où il crée pour Pierre Cardin la bague « Deux Perles », un bijou qui sera « la clé de tout ce qui est venu ensuite ».

Lire aussi: Reconnaître et traiter l'appendicite chez l'enfant

L'héritage Dinh Van

Chez Dinh Van, il y en a donc pour tous les goûts et pour toutes les tailles. Le créateur fait de ses créations une joaillerie personnelle destinée à celles qui la porte et qui souhaitent se les acheter. C’est-à-dire un bijou de tous les jours, celui à porter en tant que pièce unique, aux formes douces et simples. Dinh Van est une marque moderne et classique à la fois qui a été créée par un artisan joaillier français, Jean Dinh Van, breton d’origine vietnamienne par son père. "En restant fidèle à son esprit d’origine. La maison a été fondée sur l’idée de faire descendre le bijou dans la rue (…) Certains nous reprochent notre design très épuré, le côté « Less is More ». Mais c’est exactement grâce à cette spécificité que nos collections traversent le temps. Certains de nos bijoux datent des années 60 et restent parfaitement modernes. "2016 sera marqué par les 40 ans de Menottes et le lancement d’un nouveau design. Nous allons également continuer l’exploration de nouveaux matériaux au-delà de l’or, de l’argent et du carbone que nous travaillons déjà".

Dinh Van : Un esprit libre

Dinh Van raconte dans un ouvrage* son destin d’esprit libre de la joaillerie, signé Bérénice Geoffroy-Schneiter. Dinh Van : bague en or jaune 2 perles à la silhouette carrée où s'inscrivent côte à côte deux perles de couleurs différentes, lancée en 1967. Crée pour Pierre Cardin le modèle est distribué dans les magasins du couturier. Surdoué et visionnaire, il est sélectionné comme un des 4 joailliers français les plus talentueux pour exposer à Montréal.

L'importance de la couleur dans l'histoire du bijou

Jusqu’à la Renaissance, il est souvent difficile de préciser la provenance géographique des bijoux. Au XVIIe siècle, les motifs religieux dominent encore très largement l’iconographie de la parure, comme le prouvent les différents pendentifs conservés au musée. Souvent originaires d’Espagne, ils sont ornés de scènes peintes sous verre ou réalisées en fixé-sous-verre - feuilles d’or placées sous des plaques de cristal de roche ou de verre - représentant l’Annonciation, la Nativité, l’Assomption de la Vierge ou un saint en contemplation. Les bijoux reliquaires sont toujours appréciés, telle cette croix constituée de six petits compartiments ronds ayant appartenu à l’archiprêtre Claude Laborieux et daté de 1645. Au XVIIe siècle, les bijoux de tête et les épingles sont très en vogue ; les ornements de corsage peuvent être portés en pendants, suspendus ou cousus au vêtement. Les bijoux profanes empruntent leurs formes à la nature. Le XVIIIe siècle voit le triomphe de la joaillerie. Le diamant provient des mines de Golconde en Inde jusqu’à ce que l’on découvre vers 1726-1729 les mines d’Amérique du Sud. Matériau rare, il avait été réservé pendant des siècles aux rois, aux princes et aux trésors de l’Église. À l’époque rocaille, les pierres fines - rubis, saphirs, topazes, grenats - sont largement employées, dans des compositions multicolores. Au milieu du siècle, les riches parures sont réalisées en diamants, souvent remplacés par des topazes blanches. L’invention du strass, verre au plomb très brillant, ouvre le marché du bijou à une clientèle moins fortunée. Les pierres transparentes sont alors montées sur fond d’argent : la culasse - partie pointue des pierres - est sertie dans une petite cuvette de métal, quelquefois tapissée de paillons d’argent. Le nœud de ruban constitue depuis la seconde moitié du XVIIe siècle un thème récurrent de la joaillerie. La pièce la plus spectaculaire de la collection date de la fin du XVIIe siècle ou du début du XVIIIe siècle. C’est un ornement de corsage de forme triangulaire, destiné à l’origine à être cousu, puis qui sera fixé sur un crochet au XVIIIe siècle. Il est constitué de trois éléments dont deux sont arrondis pour épouser la forme du buste tandis que le troisième se termine en pointe vers la taille. Ces éléments sont composés de plusieurs superpositions de plaques ajourées, formées de rinceaux feuillagés en argent semés de diamants et de fleurs en émeraudes serties d’or. Tous les types de bijoux sont présents au XIXe siècle, mais les femmes se plaisent tout particulièrement à porter des ensembles harmonieux où dominent les mêmes pierres et les mêmes ornements. Ainsi apparaissent les parures avec collier et les demi-parures comprenant uniquement une broche et une paire de boucles d’oreilles. Ces pièces suivent la mode vestimentaire : sous la Restauration apparaît la boucle de ceinture, qui correspond à la mode des tailles hautes très marquées et des manches gigot. Le XIXe siècle voit la mise au point de la monture « à jour », sans fond de métal, technique qui renforce la réfraction de la lumière sur les facettes des pierres taillées. Sous l’Empire et la Restauration apparaissent le graineti (petits grains d’or serrés les uns contre les autres) et la cannetille (fil de métal enroulé), utilisés conjointement dans des parures comprenant collier, boucles d’oreilles, paire de bracelets et boucle de ceinture. De même que les peintres et les écrivains, les créateurs de bijoux redécouvrent vers 1825 le Moyen Âge et la Renaissance, et s’en inspirent pour donner naissance à des bijoux composites d’une très grande virtuosité. Le goût pour la Renaissance est toujours manifeste dans les pièces présentées à l’Exposition universelle de 1878. Les civilisations du pourtour méditerranéen inspirent aux bijoutiers des pièces qui empruntent au Maghreb les nœuds algériens, les boules de lapis-lazuli et les motifs de coloquintes en pendants. Après la Révolution, la prospérité et l’enrichissement de certaines classes de la société entraînent une augmentation sensible de l’offre et de la demande pour les produits de luxe. Pour la bijouterie, le phénomène atteint son point culminant avec la découverte en 1867 des mines de diamants du Cap, en Afrique du Sud, qui apporte sur le marché une quantité de diamants jamais atteinte jusqu’alors. La joaillerie n’est plus l’exclusivité des classes supérieures et son rôle prend une autre signification. Après l’Art nouveau, dans les premières années du XXe siècle les formes naturelles se simplifient et se synthétisent, annonçant les figures géométriques des années 1920. Les bijoutiers s’inspirent des styles Empire et Louis XVI pour réaliser des parures souvent composées de platine pour réaliser des montures plus fines et plus souples. Le noir et le blanc, l’onyx et le cristal introduisent des oppositions plus franches, tandis que l’utilisation du lapis-lazuli, du jade et du corail permet de créer une joaillerie haute en couleurs. Les créateurs aiment conjuguer le mat et le brillant, le transparent et l’opaque au service d’une bijouterie très contrastée par les couleurs, les matières, mais aussi les thèmes. La veine naturaliste persiste avec des broches « pot de fleurs » ou « bouquet de fleurs » où le joaillier peut donner libre cours à son goût pour les mélanges de couleurs. À la polychromie des années 1920 succède la monochromie des bijoux des années 1930 représentés par des œuvres de Raymond Templier ou de Jean Després. La confrontation des artistes à l’art du bijou prend dans les années 1950 une importance nouvelle. Certains s’investissent dans ces créations grâce à la rencontre d’un orfèvre de talent ou, plus rarement, réalisent eux-mêmes leurs œuvres comme Alexandre Calder. Ce courant original est représenté au musée par des pièces de Georges Braque, Henri Laurens, Alexandre Calder et Jean Lurçat. Les bijoux de Calder frappent par la simplicité de leur conception, qui a surpris le public lors de leur première exposition à New York en 1940. Réalisés à partir de fines bandes de métal, ils évoquent souvent la légèreté de ses mobiles. Deux des broches du musée reproduisent les initiales de l’actrice Delphine Seyrig à qui ces bijoux ont appartenu. Les bijoux de Jean Lurçat, réalisés chez François Hugo puis chez Philippe Patek, s’inscrivent, quant à eux, dans le répertoire familier de l’artiste : soleil, lune, coq… Plus que les peintres, ce sont souvent les sculpteurs qui s’intéressent au bijou. Artiste indépendante, Line Vautrin s’est appliquée à bousculer les conventions d’une bijouterie « comme il faut ». Son collier Saute-mouton (1950-1955) ou sa broche Soleil enchaîné (1955-1960) relèvent d’une même conception facétieuse, entre humour et mythologie personnelle. Le travail de l’argent reste en revanche une des grandes constantes des pays scandinaves et les créations de Torun, mais aussi de Saara Hopea Untracht et de Henning Koppel, attestent de ce goût pour les métaux blancs et un style raffiné, souvent épuré. La Suédoise Torun, installée en France dans les années 1950, a eu une influence très importante sur la création française. La collection compte également des pièces de joailliers de renom pour les années 1940-1960 : Suzanne Belperron, Georges Delrue, Pierre Sterlé, Jean Schlumberger. De ce dernier, le musée possède bijoux, boîtes et boutons. Jean Schlumberger débute sa carrière en réalisant dans les années 1930 des bijoux fantaisie pour la créatrice de mode Elsa Schiaparelli et conçoit pour elle des parures, des broches et des boutons ; il ouvre après guerre un atelier à New York et un magasin à Paris ; en 1956, à la tête d’un département indépendant de Tiffany, il est au faîte de sa gloire. Son style se caractérise par un mélange hardi de couleurs et une inspiration puisée dans la nature. Fleur, étoile de mer, cactus, poisson… À partir des années 1960 les créateurs modifient de façon spectaculaire l’usage des matériaux de la bijouterie traditionnelle. À l’étranger, plus encore qu’en France, certains cherchent à dépasser l’idée qu’un bijou puisse être seulement signe de richesse. L’Anglais David Watkins, le Néerlandais Onno Boekhoudt, le Suisse Christoph Zellwegger, la Norvégienne Tone Vigeland, pour ne citer que quelques-uns des artistes de la collection, proposent un nouveau rapport au corps. Traitant l’argent comme une dentelle, le torque Mains de la Néerlandaise Jacomijn van der Donck est caractéristique du bijou mi-parure mi-vêtement. Les étonnantes écharpes en papier bonbon ou pellicule photographique de la Suisse Verena Sieber Fuchs jouent plus encore de la confusion entre vêtement et ornement. En Italie, en revanche, le travail de l’or garde tout son prestige. Une école située à Padoue a notamment formé, depuis les années 1970, des créateurs remarquables qui travaillent essentiellement la matière précieuse tout en jouant sur les textures et en affirmant l’omniprésence de la géométrie. Sur la scène internationale, la France s’illustre depuis les années 1970 par le renouvellement des matériaux sans mettre totalement de côté le travail des matières précieuses. Grande créatrice de bijou de ces années, Costanza utilise indifféremment or et altuglas pour de spectaculaires bagues ou pectoraux. Henri Gargat défend également les matières non conventionnelles, même si sa formation traditionnelle lui a laissé le goût des matériaux nobles qu’il glisse toujours subtilement dans ses bijoux, comme en témoigne le bracelet du musée, pièce en aluminium articulée grâce à des vis en or. Afin de faire sortir le bijou de son carcan traditionnel de préciosité, Jean Dinh Van puise ses sources dans le quotidien (pendentif Lame de rasoir) et dans certaines civilisations (pendentif Pi). Gilles Jonemann utilise ardoise, bois, plastique ou graines en y ajoutant toujours une note précieuse. Un collier en écailles de poisson et or, un autre en galets montés sur fil de pêche ainsi qu’une bague en graine de Ségou et argent illustrent cette tendance. Dans une veine totalement différente, les bijoux de Claude Lalanne utilisent ses deux techniques favorites : empreinte et galvanoplastie. Tout en restant à l’écart des grandes maisons de joaillerie, Jean Vendôme a aussi su mettre admirablement en valeur le travail des pierres. Ces dernières années, la joaillerie a connu un nouveau souffle. Les œuvres récentes de JAR, Cartier, Boucheron, Chanel, Van Cleef et Arpels, Dior, Hermès, Lorenz Baümer, Marie-Hélène de Taillac et Solange Azagury Partridge témoignent de ce renouvellement. L’importance de la couleur dans la joaillerie contemporaine est particulièrement évidente dans ces pièces qui puisent leur inspiration à des sources très diverses. Le bracelet de JAR est exemplaire de la liberté d’expression de son créateur qui privilégie couleur, mouvement et emploi d’une grande variété de matériaux. Les références aux collections lointaines, qui ont toujours été si importantes chez Cartier, trouvent dans des collections récentes comme Baiser du dragon une nouvelle expression.

L'esprit Dinh Van : Une ode à la liberté

Le style des bijoux dinh van est emblématique d’une époque où la joaillerie s’affranchit de ses codes statutaires. Pressentant les bouleversements artistiques et la véritable révolution sociale qui allait s’emparer de son pays en 1968, Jean Dinh Van prend les devants et réfléchit à un bijou plus facile à porter au quotidien, épuré, contemporain. Les femmes ont pris le chemin de l’émancipation ? Parfait, les bijoux dinh van sont justement faits pour elles, elles pourront les acheter seules et pour elles-mêmes comme un petit talisman personnel. Pour elles, le bijou dinh van est une nouvelle façon de porter une parure, avec un chic discret et un style indémodable. Les créations sont légères et finement dessinées. Après avoir travaillé pendant dix ans chez Cartier, Jean Dinh Van en a certainement retenu la rigueur des lignes et l’inspiration de l’Art déco qui a toujours été centrale chez le joaillier français. Il en a gardé l’envie de rendre précieuses les formes les plus simples. Il en a le savoir-faire, le goût et l’expertise, toutes qualités qu’il va transmettre à la conception des bijoux dinh van. Lorsqu’il décide de créer ses propres collections, il ne pense plus qu’à cette précieuse sobriété de l’objet. Il introduira le premier une forme de minimalisme dans le bijou et fera école auprès des autres marques, y compris place Vendôme où le bijou se voulait jusqu’ici plus statutaire. Mais cela ne suffit pas au fondateur qui veut donner aux bijoux dinh van un sens, une signification, il veut que chacun raconte une histoire.

Un héritage pérenne

"Très simplement, par le style de la maison : épuré, dans un juste équilibre entre audace et discrétion. Nous avons la volonté permanente de surprendre, de penser différemment, de ne pas faire comme les autres. Débarrassés de toute fioriture ou références culturelles, nos bijoux du quotidien vont à l’essentiel et touchent ainsi à l’universel. Chacun peut y projeter son histoire. "En restant fidèle à son esprit d’origine. La maison a été fondée sur l’idée de faire descendre le bijou dans la rue (…) Certains nous reprochent notre design très épuré, le côté « Less is More ». Mais c’est exactement grâce à cette spécificité que nos collections traversent le temps. Certains de nos bijoux datent des années 60 et restent parfaitement modernes. "2016 sera marqué par les 40 ans de Menottes et le lancement d’un nouveau design. Nous allons également continuer l’exploration de nouveaux matériaux au-delà de l’or, de l’argent et du carbone que nous travaillons déjà". Dinh Van raconte dans un ouvrage* son destin d’esprit libre de la joaillerie, signé Bérénice Geoffroy-Schneiter. Exposition "Dinh Van. L'esprit libre de la joaillerie" jusqu'au 7 septembre 2015. Eléphant Paname. 10, rue Volney. Dinh Van est une marque moderne et classique à la fois qui a été créée par un artisan joaillier français, Jean Dinh Van, breton d’origine vietnamienne par son père.

tags: #dinh #van #enfant #histoire

Articles populaires: